Sur les Chansons d’appel aux Croisades

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Chronologie de l’Ordre du Temple

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Chronologie de l’Ordre du Temple

1095
Première Croisade

1098
(Mars) Fondation de l’Ordre de Cîteaux

1118
Mort de Godefroy de Bouillon.

1119
Couronnement de Baudouin, roi de Jérusalem.

1119
Fondation de l’ordre du Temple par Hugues de Payens et Geoffroy de Saint-Omer.

1125
Le comte de Champagne se fait templier.

1126
Voyage d’Hugues de Payens en Europe.

1128
(13 janvier) Concile de Troyes, élaboration et approbation de la Règle du Temple.
Quatorze frères sont connus par les actes.

1129
Le Temple s’implante en Espagne et au Portugal.

1134
Traité de Saint Bernard sur la Milice nouvelle.

1136
(24 mai) Mort d’Hugues de Payens. – Robert de Craon, 2 ème maître du Temple.

1139
Innocent II confirme l’ordre du Temple par sa bulle, Omne datum optimum au 1er concile du Latran.

1143
Baudouin III, roi de Jérusalem.

1146
Saint Bernard prêche la II ème croisade à Vézelay.

1147
(13 janvier) Mort de Robert de Craon. – Evrard des Barres. 3 ème maître du Temple.
(28 avril) Première mention d’un chapitre général.
La forteresse de Kalaat-Rawaah, en Espagne, est prise aux musulmans et confiée aux Templiers.

1148
Eugène III fixe définitivement l’habit des chevaliers du Temple et leur donne la croix rouge.

1149
Attaque d’Ascalon et donation de Gaza aux Templiers.

1150
Echec de la II ème croisade – Construction de Gaza.

1151
(mai juin) Evrard des Barres démissionne et se retire à Clairvaux. Bernard de Tremblay 4e maître du Temple.

1153
(19 août) Mort de Bernard de Tremblay au siège d’Ascalon. Evrard II, 5 ème maître du Temple.
(20 août) Mort de saint Bernard à Clairvaux.

1154
Mort d’Evrard II. (17 octobre) André de Montbard, 6 ème maître du Temple.

1156
Traité de Baudouin, roi de Jérusalem avec les Pisans. Bataille du lac Méron. Le Maître du Temple est fait prisonnier.

1162
Amaury Roi de Jérusalem

1163
Expédition d’Amaury contre les Fatimides du Caire. Traité avec le Sultan et mise en défense d’Antioche.

1164
Perte d’Arin et de Belvias.

1167
Livraison de la forteresse de Belvias aux musulmans.

1169
(2 janvier) Mort de Bertrand de Blanquefort. Philippe de Milly ou de Naplouse, 8 ème Maître du Temple.

1171
(3 avril) Philippe de Milly démissionne.
Eudes de Saint-Amand. 9 ème Maître du Temple.

1172
Ambassade des Ismaéliens auprès du roi de Jérusalem.
Assassinat des ambassadeurs par des frères du Temple.

1174
Baudouin IV, roi de Jérusalem. (hiver) Saladin assiège Alep.

1176
Deuxième siège d’Alep par Saladin.

1177
Bataille de Mongésirat.

1178
Construction de la forteresse du Gué Jacob.

1179
Prise du Gué Jacob par Saladin. Le maître du Temple est fait prisonnier.

1181
Mort d’Eudes de Saint-Amand. Arnaud de Tour Rouge, 10 ème maître du Temple.

1183
Désastre de Séphonie.

1184
(30 septembre) Mort d’Arnaud de Tour Rouge à Vérone.
Gérard de Ridefort, 11 ème Maître du Temple.

1185
Mort de Baudouin IV.

1186
Coup d’Etat de Guy de Lusignan.

1187
Bataille d’Hattin. Perte de Tibériade, Acre est donné en échange.
(20 décembre) Début du siège de Jérusalem par les musulmans.

1188
Perte de Gaza.

1189
Mort de Gérard de Ridefort au siège d’Acre. Robert de Sablé, 12 ème Maître du Temple.

1191
Capitulation d’Acre. Troisième croisade.

1192
Conrad de Montferrat est assassiné.
Les Templiers vendent Chypre à Guy de Lusignan, qu’ils avait reçue l’année avant de Richard Coeur de Lion.

1193
(13 janvier) Mort de Robert de Sablé. Gilbert Erail, 13 ème Maître du Temple.

1194
Exemption du Temple par Célestin III.

1195
Yacoub ben Yousef débarque à Algésiras et entame la conquête de la péninsule Ibérique.

1196
L’ordre de Saint-Sauveur de Montréal est affilié au Temple; dans le royaume d’Aragon, c’est la fin de cet ordre.
Trêve de cinq ans signée entre le roi d’Angleterre et Saladin le Maître du Temple participe.

1198
Almançor débarque à Tarifa et continue la conquête de la Péninsule ibérique.

1200
(20 décembre) Mort de Gilbert Erail. Philippe du Plaissiez, 14 ème Maître du Temple.

1204
Nouvelle trêve de six ans avec les musulmans. Prise de Constantinople.

1205
Mort d’Amaury de Lusignan, un conseil de régence est créé pour le royaume de Jérusalem.

1208
Le maître du Temple propose aux maîtres de l’Hôpital et des Teutoniques une trêve de cinq ans avec les musulmans.

1209
(12 novembre) Mort de Philippe du Plaissiez.

1210
(début de l’année) Guillaume de Chartres, 15 ème Maître du Temple.
(octobre) Al-MU’AZZAM dévaste la banlieue d’Acre.
Siège de Salvatierra en Espagne.

1211
Gautier de Montbéliard pille le rivage de Damiette.
L’évêque de Ségovie demande au pape la bulle de croisade pour l’Espagne.

1212
Bataille de Las Navas de Tolosa en Espagne.

1215
II ème concile du Latran.

1216
(16 juillet) Mort d’Innocent III, le pape du Temple.

1217
Début de la V ème croisade.

1218
(9 mai) Une partie des croisés s’engage à l’embouchure du Nil avec la flotte du Temple.
(20 mai) Combat naval contre les Egyptiens est gagné par les Francs.
(24 août) Prise de la Tour de Cosbaine.
(26 août) Mort de Guillaume de Chartres. (septembre) Pierre de Montaigu, 16 ème Maître du Temple.

1219
(5 novembre) Prise de Damiette.

1220
Invasion mongole.

1221
(printemps) Offre de paix par le sultan d’Egypte.

1228
Frédéric II part pour la croisade.
Le parti guelfe s’installe en Italie.
Les Cortes de Barcelone confient aux Templiers d’Aragon l’expédition sur les Baléares.

1229
(17 mars) Frédéric II entre à Jérusalem.
(21 mars) Négociation de l’empereur avec les musulmans. Traité de Jaffa.
(1 er mai) Départ de Frédéric II de Terre sainte.

1230
Vengeance de Frédéric II contre les Templiers par la calomnie.

1232
Mort de Pierre de Montaigu. Armand de Périgord, 17 ème Maître du Temple.
Alliance de Frédéric II avec le sultan Al-Kamül.
Annexion des Baléares à la Couronne d’Aragon.

1233
Concorde entre les Maîtres du Temple et de l’Hospital.

1236
Ibiza devient Espagnole.

1239
Nouvelle Croisade demandée par Grégoire IX.

1241
Invasion mongole sur la Terre sainte. Traité de Damas.

1242
Conquête du royaume de Valencia.

1243
Conquête du royaume de Murcia.

1244
Louis IX, roi de France, se croise.
17 octobre) Désastre de Forbie.
Le maître du Temple est blessé.
Jérusalem est à jamais perdu.
(20 octobre) Mort d’Armand de Périgord. Guillaume de Sonnac. 18 ème Maître du Temple.

1245
(juillet) Concile de Lyon.

1248
Louis IX s’embarque pour la croisade.
(décembre) Le roi de France reçoit l’ambassade du Grand-Mongol.

1250
(6 avril) Saint Louis est fait prisonnier à Damiette.
(6 mai) Damiette est remise aux musulmans, Saint Louis est libéré contre une rançon de 200 000 livres.
(3juillet) Bataille de Mansourah.
Mort de Guillaume de Sonnac. Renaud de Vichier, 19 ème Maître du Temple.

1252
(mars) Louis IX signe une trêve de quinze ans avec les Egyptiens.

1253
Attaque et fortification de Sidon.

1256
Ravages des Mongols.

1260
Acquisition des places de Sayette et Beaufort.

1265
(27 février) Prise de Césarée par les musulmans. (26 avril) Prise d’Arsuf, par les musulmans.

1266
Perte de Saphet.

1268
Perte de Jaffa, Beaufort. Banyus, Antioche. Gastein.

1273
(25 mars) Mort de Thomas Beraud. Guillaume de Beaujeu, 21 ème Maître du Temple.

1275
Concile de Lyon auquel assiste le Maître du Temple et plusieurs maitres d’écoles militaires.

1278
Nouvelle trêve avec les musulmans.

1285
Tripoli accepte la protection des Mameluks.

1291
Prise d’Acre, perte de la Terre sainte.
Mort de Guillaume de Beaujeu. Thomas Gaudin, 22 ème Maître du Temple.

1292
Retour en France des Templiers survivants.

1292
(16 avril) Mort de Thibaud Gaudin. Jacques de Molay 23 ème Maitre du Temple.

1292
Chapitre général de Montpellier.

1296
Jacques de Molay prend parti pour Boniface VIII dans le conflit qui l’oppose à Philippe le Bel.

1302
Concile de Rome. Bulle Unam Sanctam contre Philippe le Bel.

1305
Les Templiers sont dénoncés au roi d’Aragon et à Philippe le Bel. Election de Clément V.

1306
Philippe le Bel confisque les biens des juifs.
Le roi de France se réfugie au Temple pendant une émeute.

1307
Ouverture d’une enquête sur les Templiers par Clément V. sur la demande de Jacques de Molay.
(12 octobre) Jacques de Molay assiste aux obsèques de Charles de Valois.
(13 octobre) A l’aube, les Templiers de France sont arrêtés.
(25 octobre) Aveux de Jacques de Molay.
(27 octobre) Protestation de Clément V contre les inquisiteurs.
(17 novembre) Bulle de Clément V ordonnant l’arrestation de tous les Templiers du monde.

1308
Les inquisiteurs sont cassés de leur pouvoir par le pape, au scandale de Philippe le Bel.
(10-20 mai) Etats généraux de Tours.
(l7-20 août) Les Templiers, envoyés à Poitiers pour rencontrer Clément V,
sont arrêtés à Chinon et questionnés par Nogaret.

1309
(août) Deuxième série d’interrogatoires.

1310
Philippe, impose Philippe de Marigny comme archevêque de Sens,
il fait brûler cinquante-quatre templiers devant l’abbaye Saint-Antoine de Paris.
(juillet) Interrogatoire de Castille.
(octobre) Interrogatoire de Florence. Pendant cette même année, déroulement des conciles régionaux de Mayence, Rouen, York, Lisbonne, Tarragona, Salamanca, Medina del Campo.

1311
(5 juin) Fin du deuxième interrogatoire Concile de Canterbury Londres.

1312
(3 avril) Bulle Vox Clamantis.
(2 mai) Bulle Ad Providendam.
(6 mai) Bulle Considerantes dudum.

1313
(décembre) Procès de Jacques de Molay.

1314
(18 mars) Le même jour, jugement, rétractation de Jacques de Molay et de Geoffroy de Charnay.
Ils sont brûlés le soir même à la pointe de l’lie aux Juifs à Paris.

1317
(10 juin) Fondation de l’ordre de Montesa en Aragon.

1319
(19 mars) Fondation de l’Ordre du Christ du Portugal.

Ces deux Ordres sont les seuls à prétendre être les successeurs de l’Ordre du Temple.

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La Règle Primitive du Temple(extraits)

La Règle Primitive du Temple(extraits)

Ici commence le prologue de la Règle des pauvres soldats du Christ et du Temple de Salomon

Art 1.

Nous parlons en premier à tous ceux qui ont le mépris de suivre leur propre volonté, qui désirent servir le cœur pur le véritable Souverain Roi et qui, avec une intense sollicitude, préfèrent user de la très noble arme de l’obéissance avec persévérance. A vous qui êtes de cette chevalerie séculière qui fut jusqu’à ce jour, en laquelle le Christ ne fut pas nus en témoignage, mais que vous avez embrassée par la seule faveur humaine; nous vous avertissons que vous serez parmi ceux que Dieu a élu de la masse de perdition et qu’Il a réuni par sa bienveillante générosité pour la défense de la sainte Eglise afin que vous vous hâtiez de vous joindre à eux perpétuellement.

Art 2.

Avant toute chose, toi qui es chevalier du Christ, choisissant une sainte conversion, ajoute à ta profession une sainte diligence et une ferme persévérance, qui est si digne et si sainte à être connu de Dieu, que si elle est gardée avec pureté et durée, te fera mériter une place parmi les martyrs qui donnèrent leur âme pour le Christ. Alors en cela l’Ordre de la chevaleries refleurit et revit; cet ordre qui méprisait alors l’amour de la justice en ne défendant ni les pauvres ni les églises, tâche qui pourtant lui incombait, préférant voler, dépouiller et tuer. Bien agit envers Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ celui qui dirige ses amis depuis la Cité sainte jusqu’aux marches de France et de Bourgogne, lesquels pour notre salut et pour la propagation de la vraie foi ne cessent d’offrir le sacrifice agréé de leur âme à Dieu.

Art 3.

C’est ainsi qu’en toute joie et toute fraternité, à la prière de maître Hugues ( Hugues de Payns fondateur et premier Maître de l’Ordre ) par qui la dite chevalerie prit naissance, nous nous assemblâmes a Troyes, venant des diverses provinces ultramontaines, sous la conduite de Dieu, avec la grâce du Saint-Esprit, pour la fête solennelle de saint Hilaire, ( le 14 janvier ) en l’an 1128 de l’incarnation du Fils de Dieu, neuvième année depuis le commencement de la dite chevalerie. Et nous pûmes entendre de la bouche du devant dit maître Hugues les divers chapitres des manières et observances de l’ordre de chevalerie, et, selon la modeste étendue de notre science, nous louâmes ce qui nous sembla bon et profitable et nous rejetâmes ce qui nous sembla inutile.

Art 4.

Et tout ce qui, en ce présent concile, ne put être relaté ou enregistré, loin de l’abandonner à notre légèreté, avec sagesse nous le laissâmes à la providence et à la discrétion de notre vénérable père Honorius ( Honorius II Pape de 1124 à 1130 ) et à l’illustre Etienne, patriarche de Jérusalem, ( patriarche de 1128 à 1130 ) qui n’ignore rien des besoins et des ressources de la Terre d’Orient et des pauvres soldats du Christ. Par le conseil de l’autorité commune, tout ceci nous l’approuvâmes. Maintenant puisqu’un très grand nombre de pères qui s’assemblèrent en ce concile d’inspiration divine reconnurent l’autorité de notre dit, nous ne devons pas passer sous silence les véritables sentences qu’ils découvrirent et proférèrent.

Art 5.

Moi, Jean Michel, par la grâce de Dieu, méritai d’être l’humble écrivain du présent texte à la demande du concile et du vénérable père Bernard, abbé de Clairvaux, à qui avait été confiée cette tâche.

Art 6.

Les noms des pères qui furent au concile. En premier: Matthieu, évêque d’Albano, légat par la grâce de Dieu de la sainte Eglise de Rome. Le second. Renaud, archevêque de Reims. Le troisième: Henri, archevêque de Sens. Et après leurs souffrageants: Goeffroi, évêque de Chartres; Gocelin, évêque de Soissons; l’Évêque de Paris; l’Évêque de Trois; le Prélat d’Orléans; l’Évêque d’Auxerre; l’Évêque de Meaux; le Prélat de Châlons; l’Évêque de Laon; l’Évêque de Beauvais; l’Abbe de Vézelay qui fut, par la suite, fait archevêque de Lyon et légat de la sainte Église de Rome; l’Abbe de Cîteaux; l’Abbe de Pontigny; l’Abbe de Trois-Fontaines; l’Abbe de Saint Denis de Reims; l’Abbe de Saint-Étienne de Dijon; l’Abbe de Molesmes; sans oublier le ci-devant nommé Bernard, abbé de Clairvaux. Ils louèrent tous d’une voix franche la sentence prescrite. Il y avait aussi maître Aubri de Reims; maître Fouchier et plusieurs autres qu’il serait long d’énumérer. Il y en avait d’autres, des non-lettrès, dont nous pouvons garantir qu’ils n’étaient pas moins des témoins aimant la Vérité. A savoir: le comte Thibaud, le Comte de Nevers et André de Baudemant qui étaient au concile et qui, avec un soin extrême, étudièrent le meilleur et délaissèrent ce qui semblait sans raison.

Art 7.

Il y avait aussi le maître de la chevalerie, le nommé Hugues, et les frères qui l’accompagnaient. A savoir: frère Godefroy, frère Roland, frère Goeffroy-Bissot, frère Payen de Montdidier et Archambaut de SaintAmand. Ce même maître Hugues avec ses disciples fit savoir aux susnommés pères les manières et observances au commencement de son ordre de chevalerie selon l’étendue de sa mémoire et selon l’exorde de Celui qui
dit :
C’est moi qui suis le principe, moi qui vous parle » (C’est-à-dire le Christ, voir l’Evangile selon Saint Jean, VIII, 25).

Art 8.

Il plut au concile que les avis  » qui furent examinés et corrigés avec diligence à la lumière des saintes Écritures tant avec la providence du Pape de Rome qu’avec celle du Patriarche de Jérusalem et l’assentiment du chapitre des pauvres soldats du Christ qui sont à Jérusalem  » soient mis par écrit, qu’ils soient transmis sans oubli, fermement gardés; allant en droite ligne à son fondateur, qui est plus suave que le miel, s’identifiant ainsi comme le fait l’absinthe avec la quintessence de son amertume, méritant de parvenir à la dignité, se distinguant en servant et pouvant servir dans l’infinité des siècles des siècles. Amen.

Ici commence la Règle des chevaliers du Temple

Art 1.

De l’audition de l’office divin.

Vous qui renoncez à vos propres volontés pour être, pour le salut de vos âmes a tout jamais, les soldats du Souverain Roi par les armes et à cheval, vous vous appliquerez dans tous les cas à entendre avec un pieux désir les matines et l’office en entier selon les dispositions canoniques et les habitudes des Maîtres réguliers de la Cité sainte. Pour cela, vénérables frères, vous vous devez à l’extrême parce que vous avez promis de mépriser ce monde trompeur, perpétuellement, pour l’amour de Dieu aux dépens de la vie présente et des tourments de vos corps: rassasié et sanctifié par le corps du Christ, fortifié et instruit par ses préceptes, nul ne doit, après l’accomplissement de l’office divin, craindre d’aller à la bataille mais doit être prêt pour la couronne du sacrifice.

Art 2.

Que faire si l’on n’a pu entendre l’office.

Mais si d’aventure, pour les besoins de la chrétienté d’Orient, un frère est éloigné, chose qui ne saurait manquer d’advenir, et qu’il ne peut entendre, par cette absence, l’office divin, nous lui demandons de dire de vive voix: pour matines, treize oraisons; pour chacune des heures, sept oraisons; pour les vêpres, neuf oraisons. Mais si cela arrive, ceux qui, pris par cette tache salutaire, ne peuvent assister à l’heure dite à l’office divin, n’en sont pas pour autant dispensés et restent en dette vis-à-vis de Dieu.

Art 3.

Des frères défunts.

Lorsqu’un frère passe de vie à trépas, lequel n’est épargne a personne, nous demandons de dire une messe solennelle pour le repos de son âme; et l’office doit être accompli par les prêtres qui servent le prêtre supérieur, les chapelains, les clercs: vous qui oeuvrez par charité à terme. Et les frères qui servent passeront la nuit toute entière en oraison pour le salut des frères défunts, ils s’acquitteront de cent oraisons durant les sept jours qui suivent le décès; ainsi nous demandons que du jour du décès du frère jusqu’au jour d’accomplissement des cent oraisons que celui-ci soit l’objet de la plus pure attention fraternelle. Aussi prions-nous, au nom de la miséricordieuse et divine charité, et demandons par notre autorité pastorale que, chaque jour, soit dépensé ce qui devait être donné au frère disparu, et ce jusqu’au quarantième jour, pour sustenter un pauvre tant en viande qu’en boisson. Nous défendons expressément toutes les autres offrandes que les pauvres soldats du Christ ont coutume de faire d’eux-mêmes pour soulager la misère: que ces offrandes soient faites à l’occasion de la mort d’un frère, de la fête de Pâques ou de toute autre fête.

Art 4.

Des dons aux chapelains.

Toutes les offrandes et toutes les aumônes de quelque manière qu’elles soient faites aux chapelains ou à ceux qui servent à terme, à I’unanimité du chapitre, nous demandons qu’ils les rendent avec sollicitude. Les serviteurs de l’église, selon l’autorité, reçoivent la subsistance et le vêtement, et ne peuvent prétendre à rien d’autre à moins que le Maître, de son bon gré, ne le leur donne par charité.

Art 5.

Des chevaliers qui oeuvrent à terme.

En vérité, sont chevaliers de la maison de Dieu et du Temple de Salomon, ceux qui, par miséricorde, servent a terme avec vous. Nous vous d dons par compassion et vous prions, si la puissance redoutable de Dieu fauche l’un d’eux pendant son temps, pour l’amour de Dieu, par chante fraternelle et pour le repos de son âme, de nourrir un pauvre pendant sept jours et que chacun dise, trente oraisons à Dieu.

Art 6.

Du don de soi.

Nous décidons qu’aucun frère du Temple ne saurait accomplir le don de soi si, de jour comme de nuit, il ne reste avec un cœur pur. dans le déroulement de ses actes: en pouvant se comparer au plus sage des prophètes qui dit:  » je prendrai le calice du salut  » . C’est-à-dire le salut par ma propre mort, imitant ainsi la mort du Christ par ma propre mort. Parce que comme le Christ sacrifia sa vie pour mon salut, de même je suis prêt à mettre ma vie au service de mes frères. Telle est l’offrande qui convient, tel est le sacrifice que Dieu agréé.

Art 7.

De la station debout pendant l’office.

Il nous a été rapporté par des témoins dignes de foi que, sans modération, vous entendiez l’office divin debout: cela nous ne vous recommandons pas de le faire, et même nous le blâmons. Mais, tant aux forts qu’aux faibles, afin d’éloigner le scandale, nous vous commandons de chanter assis le psaume  » Venite esxultemus Domino  » (I’invitatoire et l’hymne en entier). Nous vous commandons, vous qui êtes assis, à la fin du psaume quand résonne le  » Gloria patri « , priant vers l’autel en l’honneur de la sainte Trinité, de vous lever et aux faibles de s’incliner. Ainsi nous vous commandons de rester debout lorsque l’Évangile se lira, que le  » Te Deum lau,amus  » résonnera, et durant toutes les laudes jusqu’au  » Benedicamus Domino  » ainsi que durant les matines à la Vierge Marie.

Art 8.

De l’attitude durant le repas.

Au palais, qu’il serait mieux de nommer réfectoire, vous devez manger en commun. Quand d’inéluctables signes d’ignorance se manifestent, il convient de les élucider avec calme et en privé. Tout le temps qui vous est nécessaire à table doit être autant d’instants où s’exerce l’humilité et la pieuse soumission. Comme dit l’Apôtre:  » Mange ton pain en paix « , et le Psalmiste vous vivifie en disant:  » je mettrai continuellement un frein à ma bouche « , c’est-à-dire je reste silencieux pour ne pas faillir, c’est-à-dire en parole, c’est-à-dire je mets un frein à ma langue pour ne pas parler à mal.

Art 9.

De la lecture durant le repas.

On récitera la sainte Écriture tout le temps que dure le déjeuner et le dîner. Pour honorer Dieu, nous devons écouter attentivement son Verbe salutaire et ses préceptes. Le lecteur de la sainte Écriture vous enseigne à garder le silence.

Art 10.

De la consommation de la viande.

Il vous suffit de manger de la viande trois fois par semaine excepté le jour de la fête de la Nativité de notre Seigneur, de Pâques, de la fête de Notre-Dame et de la Toussaint, parce qu’une fréquente consommation de viande altère le corps. mais s’il advient que le mardi soit l’un de ces jours de jeûne où l’on ne doit pas manger de viande, il en sera donné abondamment le lendemain. Le dimanche il sera donné deux plats de viande convenables à tous les frères du Temple ainsi qu’aux chapelains. Aux autres, les écuyers et les sergents, se contenteront d’un seul plat en rendant grâce à Dieu.

Art 11.

De la tenue pendant le repas.

Il faut que les frères mangent deux à deux afin qu’ils aient le souci l’un de l’autre et qu’aucune fausse réserve ou aucune rudesse se mêle ainsi au repas en commun. Il nous semble juste que chaque soldat ou frère reçoive une égale mesure de Vin.

Art 12.

Du repas sans viande.

Les autres jours, à savoir le deuxième, le quatrième et aussi le samedi, nous croyons suffisant de donner deux ou trois plats de légumes ou d’autre aliment ou encore de la soupe. Et nous demandons que cela soit respecté; car si, par hasard, un frère ne peut manger de l’un des plats, qu’il puisse en manger d’un autre.

Art 13.

Des aliments du vendredi.

Le sixième jour que soit donné la nourriture du carême par respect pour la passion du Christ, à toute la congrégation (exception faite pour les malades et les faibles); ceci s’appliquera de la Toussaint à Pâques, a l’exception de la fête de la Nativité, de celle de Notre Dame et de la fête des apôtres. Le reste de- I’année, si un jeûne général n’est pas décrété, on pourra manger deux fois.

Art 14.

Des grâces à rendre après le repas.

Après le déjeuner et le dîner, dans une église si elle est proche ou sinon là où ils sont, les frères devront rendre grâce, avec humilité, au Christ qui est le suprême Pourvoyeur. Que les restes de pain soient donnés aux serviteurs et aux pauvres par charité fraternelle. Que les pains restés entiers soient conservés.

Art 15.

Du don de la dixième part du pain.

Le vœu de pauvreté est à mettre en avant parce que le règne des Cieux appartient indubitablement aux pauvres. Pour que la foi chrétienne en ceci soit reconnue, il convient de donner chaque jour le dixième du pain par votre aumônier.

Art 16.

De la collation.

Quand le jour s’en va et que la nuit vient, lorsque la cloche sonne ou selon les usages de la contrée, que tous se rendent aux complies. Mais nous demandons auparavant de prendre une collation générale. Cette collation sera mise à l’arbitrage du Maître, jugeant quand il faut donner de l’eau ou, par miséricorde, modérément du vin. En vérité, il convient d’en prendre avec mesure et non par excès parce qu’il détourne de Dieu les sages.

Art 17.

Du silence.

A la fin des complies, il convient d’aller se coucher. Dans ce cas à la suite des complies, aucune permission n’est donnée aux frères de parler publiquement à moins d’une impérieuse nécessité. S’il a besoin de parler à son écuyer, qu’il le fasse avec modération. Mais si, parce que la durée du jour n’ayant suffi, vous êtes poussé par une impérieuse nécessité liée aux besoins de la chevalerie ou de votre maison, dans cet intervalle à la sortie des complies, il vous est alors possible, à un certain nombre de frères ou même au Maître, de parler mais avec mesure. Et nous demandons qu’il en soit fait ainsi parce qu’il est écrit:  » L’abondance de parole ne va pas sans faute » et aussi:  » Mort et vie sont au pouvoir de la langue ». Dans les entretiens, nous défendons toutes les paroles oiseuses, les bouffonneries et les éclats de rire. Et en respectant tout ce qui précède, lorsque vous irez au lit, nous vous commandons de dire une oraison à Dieu avec humilité et dévotion.

Art 18.

De la dispense des matines.

Les frères qui sont épuisés peuvent être dispensés des matines qu’avec l’assentiment du Maître ou de ceux qui en sont chargés par le Maître. Nous commandons cependant à ces derniers de chanter treize oraisons afin que l’âme loi s’accorde à la voix comme le dit le prophète:  » Chantez pour Dieu de tout votre art  » et aussi Je chanterai tes louanges en présence des anges « . Que ceci soit fait selon l’arbitrage du Maître.

Art 19

De la vie en commun.

On lit dans la sainte Écriture:  » On distribuait à chacun selon ses besoins « . En cela, nous ne disons pas que tous doivent être acceptés mais qu’il faut avoir considération de la faiblesse. Que celui qui a peu de maux rende grâce à Dieu et ne s’attriste pas; que celui qui souffre plus s’humilie pour sa faiblesse et ainsi qu’il s’affermisse sans s’enorgueillir de sa propre miséricorde; et ainsi tous les membres seront en paix. Nous défendons aussi que nul ne fasse abstinence sans mesure, mais qu’il vive pleinement la vie commune.

Art 20.

Des vêtements.

Nous demandons que les vêtements soient d’une même couleur, à savoir blanche, noire ou, comme on la nomme, de bure. Nous octroyons à tous les frères chevaliers le manteau blanc, en hiver comme en été, puisqu’ils ont abandonné une vie de ténèbres, afin qu’ils se reconnaissent comme réconciliés avec le Créateur par ce vêtement blanc, signe de pureté, la blancheur étant le signe de chasteté. La chasteté est tranquillité de l’âme et santé du corps. Si un frère ne reste pas chaste, il n’obtiendra ni le repos éternel ni la vision de Dieu, comme le dit l’apôtre Paul:  » Recherchez la paix avec tous, et la pureté sans laquelle personne ne verra le Seigneur « . Mais ces vêtements doivent être sans arrogance ni ostentation, nous ordonnons à tous que chacun ne puisse se vêtir et se dévêtir, se chausser ou se déchausser comme bon lui semble. L’intendant ou celui qui est en charge de cette fonction doit attribuer aux frères suivant leurs besoins des vêtements ni trop court ni trop long mais à la juste mesure de l’utilisateur. Ceux qui reçoivent des vêtements neufs doivent rendre les anciens, en les remettant où il convient ou à celui qui tient cet office, pour qu’ils soient donnés aux écuyers et aux sergents et parfois aux pauvres.

Art 21.

De l’interdiction du port du manteau blanc.

Nous réfutons fermement la présence de celui qui serait dans la maison de Dieu et des chevaliers du Temple sans le discernement et l’avis de tout le chapitre; et nous ordonnons de combattre fermement cette faute particulière. Que les écuyers et les sergents il, n’aient pas de vêtements blancs, car ce serait un grand préjudice. Dans les provinces d’outre-mont, des faux frères, mariés ou autres, surgirent en se disant du Temple alors qu’ils étaient du siècle. Ceux-ci impliquèrent tant de préjudices et de données à l’ordre du Temple; et les sergents du Temple n’eurent pas à s’en enorgueillir, car, à cause de cela, ils firent naître de nombreux scandales. Donc qu’ils soient vêtus de noir; qu’ils mettent, si l’on ne peut trouver d’autre toile, les toiles que l’on trouvera dans la province d’une seule couleur et à bas prix, c’est-à-dire de la bure.

Art 22.

Les chevaliers du Temple doivent être vêtu de blanc.

A nul autre, s’il n’est nommément chevalier du Christ, nous octroyons le droit de porter le manteau blanc et la robe blanche.

Art 23.

Du port de la fourrure.

Nous décidons d’un commun avis qu’aucun frère du Temple n’ait de fourrure, ni de pelisse ou autre qui servent à couvrir le corps, ni même de couverture. Nous autorisons celles d’agneau ou de mouton.

Art 24.

Du don des vêtements usagés.

L’intendant et le drapier donneront avec loyauté et équité aux écuyers, aux sergents et parfois aux pauvres, avec tous les égards, les anciens vêtements.

Art 25.

Du frein au soucis d’élégance.

Si un frère du Temple par un mouvement d’orgueil ou par désir veut avoir le plus beau ou le meilleur vêtement, comme une chose due, qu’il lui soit donné le plus vil.

Art 26.

De la quantité et de la coupe des vêtements.

Il convient de porter son attention sur la quantité des vêtements et sur les proportions du corps: grandeur et corpulence; que ceci soit à la charge du drapier.

Art 27.

De la juste mesure des vêtements.

L’intendant doit tenir compte du regard des frères pour la longueur du vêtement qui doit être déterminée avec exactitude afin que les yeux des médisants ne puissent rien noter. Et ainsi il doit penser avec humilité à recevoir en toute chose le don de Dieu.

Art 28.

Au sujet des cheveux.

Tous les frères du Temple doivent avoir en principe les cheveux ras afin qu’ils puissent se considérer comme reconnaissant la règle en permanence; afin de respecter le règle sans dévier, ils ne doivent avoir aucune inconvenance dans le port de la barbe et des moustaches.

Art 29.

Des becs et des lacets de souliers.

Les becs et les lacets sont une habitude des païens. Et comme nous reconnaissons celle-ci comme une abomination, nous défendons que quiconque en ait. Nous interdisons formellement aux serviteurs les becs et les lacets, les cheveux longs et les vêtements d’une longueur immodérée. Car s’applique aux serviteurs du Souverain Créateur de l’intégralité du Monde ceci qu’il énonce: « Sois pur comme je suis pur « .

Art 30.

Du nombre (d’écuyers) et de chevaux.

Chaque frère ne peut avoir que trois chevaux, à moins qu’il n’ait une permission du Maître, parce que la Maison de Dieu et du Temple de Salomon ne peut permettre, par manque de prévoyance, de risquer d’accroître la pauvreté.

Art 31.

Du service de l’écuyer.

Chaque frère ne peut avoir qu’un seul écuyer; et si cet écuyer sert gracieusement, c’est-à-dire par esprit de charité, le frère ne doit pas le frapper pour quelque faute qu’il fasse.

Art 32.

Comment sont reçus les frères qui servent à terme.

A tous les chevaliers qui, l’âme pure, désirent servir jésus Christ à terme dans cette maison, nous commandons de se procurer, par une juste négociation, un cheval, des armes et tout ce qui leur sera nécessaire. Ensuite nous demandons à l’une et à l’autre partie d’apprécier équitablement la valeur du cheval, et, pour qu’il ne soit pas oublié, de noter par écrit son prix. Et que tout ce qui est nécessaire au chevalier, à son écuyer et à ses chevaux (en comptant les fers des chevaux) leur soit donné selon les ressources de la Maison avec un sentiment de charité fraternelle. Si à la fin de son terme, le chevalier désire regagner son pays, qu’il laisse par amour de Dieu la moitié du prix du cheval au Temple et s’il veut, il recevra l’autre moitié comme un don de ses frères.

Art 33.

De l’obéissance.

Il convient, car rien n’est plus cher au Christ, que les chevaliers qui sont proférés, pour accomplir leur service, pour obtenir la gloire béatifique ou pour éviter le feu de l’Enfer, observent une obéissance sans faille envers le Maître. Lorsqu’un ordre aura été émis par le Maître, ou par celui à qui le Maître en aura donné le pouvoir, qu’il soit exécuté sans le moindre délai comme si c’était Dieu qui l’avait commandé. Ainsi que le dit cette vérité:  » Au premier mot ils m’obéissent « .

Art 34.

Du séjour dans la Cité.

Nous commandons fermement à tous les chevaliers qui ont renoncé à leur volonté propre, comme à tous ceux qui servent à terme, de ne point aller dans la Cité de Jérusalem sans la permission du Maître, ou de celui à qui le Maître en a donné le pouvoir, excepté de nuit au saint Sépulcre et sur les lieux de prières qui se trouvent dans les murs de la Cité sainte.

Art 35.

Des déplacements.

Ceux qui se déplacent n’osent parcourir leur chemin, ni de jour ni de nuit, s’ils ne sont protégés par les chevaliers ou les frères du Temple. En campagne, lorsqu’ils sont au campement, aucun chevalier, ni aucun écuyer, ni aucun sergent, ne doit aller au campement d’un autre chevalier pour le voir ou pour lui parler sans la permission du Maître ou de son représentant. Par ce concile qui est ordonné par Dieu, nous commandons que nul ne combatte ni ne se repose selon son propre vouloir, mais qu’il le fasse selon les commandements du Maître auquel tous se soumettent, s’efforçant de suivre cette sentence de notre Seigneur qui dit:  » je ne viens pas accomplir ma volonté mais celle de celui qui m’a envoyé ».

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Profession de Foi des Chevaliers

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Profession de Foi des Chevaliers Moi…, faisant profession publique de la religion chrétienne, ainsi que de la doctrine  et des vérités évangéliques qu’elle enseigne, je déclare spécialement que je crois fermement à l’existence d’un seul Dieu créateur et principe unique de toutes choses, dont l’action toute puissante s’est manifestée dans l’univers par la triple essence, puissance et action indivisible du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je crois que l’homme a été originellement créé dans un état de pureté, de justice et d’innocence, dont il est tombé par sa faute ; que par là il a dégradé sa nature originelle et a été assujetti à la corruption et à la mort dans le levain du péché.   Je crois que le Verbe divin qui par sa parole toute puissante a créé le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent, s’est fait homme et incarne, et qu’il a vécu visiblement parmi les hommes sous le nom adorable de jésus Christ pour opérer la rédemption du genre humain, le régénérer à la grâce, et lui ouvrir la porte du salut.   Je crois qu’il est, comme il l’a dit, la voie, la vie et la vérité, et que nul ne peut aller à la vie éternelle que par lui ; qu’il a répandu son sang et souffert la mort pour sauver l’homme; qu’il est ressuscité glorieusement par sa propre puissance le troisième jour, et qu’il s’est manifesté dans ce nouvel état à ses disciples ; qu’il est ensuite monté aux cieux, d’où il a envoyé son Saint Esprit parmi les hommes, pour les éclairer et les affermir dans la foi, l’espérance et la charité ; qu’il est le seul Seigneur du ciel et de la terre, et qu’il est un indivisiblement avec le Père et le Saint Esprit. Je crois à la vie future et éternelle, dans laquelle chacun recevra suivant qu’il l’aura mérité.   Je crois enfin à la Sainte Eglise universelle et apostolique, visible et invisible, des membres réunis par la foi en notre Seigneur et divin maître jésus Christ.   Et si je me trouve encore faible dans la foi à quelques uns de ces articles fondamentaux de notre sainte religion, qui étonnent ma raison, j’espère que celui qui est la source de toute lumière et de toute vérité voudra bien M’éclairer et me raffermir dans tout ce que je dois croire et professer pour arriver au salut ; et pour cette fin je prie aussi tous les Frères, de m’aider de leurs secours.  
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Les Douze Règles pour le Combat Spirituel du Templier

121PSHL257.jpgLes Douze Règles pour le Combat Spirituel du Templier

I. – Si l’homme trouve dure la route de la vertu, parce que sans cesse il nous faut lutter contre la chair, le diable et le monde, qu’il se souvienne que quelque vie qu’il ait choisie, fut-elle selon le monde, beaucoup d’adversité, de tristesses, de désagréments, de travail s’y rencontreraient.  

II. – Qu’il se souvienne que, dans les choses du monde, plus longtemps on combat, plus péniblement un travail succède à un autre travail, avec, au bout, le châtiment éternel. III. – Qu’il se souvienne qu’il est insensé de croire qu’on puisse parvenir au ciel autrement que par une lutte de ce genre, de même que notre chef, le Christ, n’est monté au ciel que par la Croix ; la condition du serviteur peut-elle être meilleure que celle du Maître ? 

IV. – Qu’il se souvienne que non seulement il faudrait supporter ce combat, mais le désirer, même s’il ne nous arrivait aucune récompense, seulement pour se conformer à la doctrine du Christ notre Dieu et Seigneur. Chaque fois qu’en résistant à l’un quelconque de tes sens tu te fais violence, pense à la partie de la Croix du Christ à laquelle tu te rends ainsi conforme. Quand, résistant à ton ventre, tu mortifies le goût, rappelle-toi sa boisson de fiel et de vinaigre ; quand tu retires ta main du rapt de quelque chose qui te plaît, pense à ses mains fixées pour toi sur le bois de la croix ; et si tu résistes à l’orgueil, rappelle-toi celui qui, alors qu’il avait la forme d’un Dieu, a accepté pour toi la forme d’un esclave et a été humilié jusqu’à mourir sur la croix, et quand tu es tenté par la colère, souviens-toi que lui qui était Dieu, et le plus juste de tous les hommes, se voyant malgré cela raillé, insulté, flagellé, couvert de toutes sortes d’opprobres comme un voleur, mélangé avec des brigands, n’a cependant donné aucun signe de colère ou d’indignation, mais supportant tout très patiemment, répondait à tous avec la plus grande douceur, et ainsi, en suivant tout point par point, tu ne trouveras aucune souffrance qui, par un certain côté ne te rende conforme au Christ. V. – Mais ne te fie pas à ces douze armes pas plus qu’à aucun moyen humain ; confie-toi en la seule vertu de Jésus-Christ qui a dit :  » Prenez confiance, j’ai vaincu le monde  » et ailleurs :  » Le prince de ce monde est jeté dehors  » ; aussi fions nous à sa seule force pour vaincre le monde et dompter le diable ; et pour cela, nous devons toujours demander son secours par la prière et le secours de ses saints. 

VI. – Souviens-toi quand tu as vaincu une tentation, que toujours une autre va venir, car le diable rôde toujours autour de nous, cherchant à nous dévorer. C’est pourquoi il faut toujours se tenir dans la crainte et dire avec le prophète :  » je me tiendrai sur mes gardes. «  VII – Non seulement il ne faut pas être vaincu par le diable, mais il faut toi-même le vaincre, et cela se fait quand non seulement tu ne pèches pas, mais que, dans ce qui t’avait tenté, tu trouves l’occasion d’un bien ; de même, si quelque bonne, action t’est procurée, pour que tu te laisses aller à ce sujet à une vaine gloire, pense aussitôt que ce n’est pas ton oeuvre, mais un bienfait de Dieu ; humilie-toi, et songe à être plus reconnaissant envers Dieu de ses bienfaits. 

VIII. – Quand tu combats, combats comme sûr de la victoire, et devant avoir enfin une paix perpétuelle, car Dieu t’accordera peut-être cette grâce que le diable, confus, de ta victoire, ne reviendra pas ; quand tu as vaincu, comporte-toi comme si tu allais encore combattre, comme si tu combattais encore. Souviens-toi toujours de ta victoire, et, dans la victoire, souviens-toi du combat. IX. – Quoi que tu te sentes bien gardé et fortifié, fuis cependant toujours les occasions de pécher ; le Sage a dit :  » Qui aime le danger y périra  ». 

X. – Dans les tentations, cours toujours au principe et précipite les enfants de Babylone sur la pierre ; la pierre, c’est le Christ ; car le remède est toujours préparé tardivement, etc.  XI. – Souviens-toi que même dans le moment du combat, c’est une ruse de la tentation de montrer la bataille : et, cependant, il est bien plus doux de vaincre la tentation que d’aller au péché où la tentation t’appelle. Et, en cela, beaucoup sont trompés ; car ils ne comparent pas la douceur de la victoire à la douceur du péché, mais le combat au plaisir : et cependant l’homme, qui mille fois a fait l’expérience de ce qu’était céder à la tentation, devrait bien, une fois du moins expérimenter ce qu’est amère ta tentation. XII. – En outre, parce que tu es tenté, ne te crois pas abandonné de Dieu ou peu agréable à Dieu, ou peu juste et imparfait. Souviens-toi qu’après que Paul eut vu la divine essence, il subît les tentations de la chair que Dieu permit qu’on lui envoyât, pour lui éviter celles de l’orgueil. Et en cela l’homme doit remarquer que Paul, qui fut un vase d’élection et fut ,enlevé jusquíau troisième ciel, était cependant en danger de s’enorgueillir de ses vertus comme il le dit lui-même : «  Pour que la grandeur des révélations ne me fut pas un danger, on m’a donné l’aiguillon de la chair qui me souffletât « . Ainsi, de toutes les tentations, celle de l’orgueil est-elle celle dont l’homme doit le plus se défier, car l’orgueil est la racine de tous les maux : le seul remède contre elle est de songer sans cesse que Dieu s’est humilié pour nous jusqu’à la croix et que la mort, malgré nous, nous humiliera jusqu’à faire de nous la nourriture des vers.

Publié dans : L'ordre des Templiers | le 13 septembre, 2006 |Pas de Commentaires »

Les Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale

Les Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale

L’Ordre ne doit pas être confondu avec le Système des Clercs du Temple établi en 1767 par Jean-Auguste von Starck qui s’inspira du grade de Magnus Sacerdos Templarium ou Clerc du Temple quatrième et dernier grade du système créé en Russie par le comte de Mélésino, officier d’origine grecque qui avait mis son épée au service du Tsar. Mélésino s’étant peut-être, lui aussi, inspiré d’un haut grade importé en Russie par le baron de Tschoudy, originaire de Metz et qui était en 1760 orateur d’une Loge de Pétersbourg……

La date de la première apparition de l’Ordre est assez imprécise mais l’on peut vraisemblablement la situer entre 1770 et 1780 en Irlande tout d’abord et à Bristol, dans sa version particulière de Souverain Prince Rose Croix des Monts du Calvaire et d’Heredom (VII° grade de la série du Rite de Baudouin ou de Baldwyn ).

A cette époque il était d’usage, lorsqu’une loge ne comptait pas assez de membres titulaires d’un grade pour le travailler individuellement, qu’elle se joigne à une ou même deux autres loges pour constituer un Union Band pour pouvoir le conférer convenablement.

Dans le début des années 1800, le grade gagna les loges de la côte orientale de l’Angleterre ainsi que l’Ecosse par le canal du Grand Rite Primitif mais ce n’est seulement qu’en atteignant Newcastle upon Tyne qu’il trouva un havre où il put survivre avec une certaine pérennité. C’est ainsi que fut formé l’Ordre Illustre des Chevaliers Grand Croix du Saint Temple de Jérusalem .

Cette première période prit fin vers 1820-1830 et l’Ordre s’éteignit presque complètement sauf à Newcastle upon Tyne.

Un renouveau mené par quelques frères parfois plus enthousiastes que compétents est à signaler durant la période 1850-1870 dans la région de Manchester. Ce renouveau prit cependant fin aussi rapidement qu’il démarra.

Vers la fin du XIX° siècle, l’Illustre Ordre des Chevaliers Grand Croix du Saint Temple de Jérusalem contrôlait un certain nombre de grades qu’elle tenait de la grande loge des Anciens.

L’Ordre était conservé au sein du Tabernacle Royal Kent à Newcastle dont l’origine remonte au moins à 1809, avec un certain nombre d’autre grades. La collection complète s’élevait à une quarantaine de grades …. Dont beaucoup avaient totalement disparu.

Le Tabernacle pratiquait la Croix Rouge de Babylone conjointement avec l’Arche Royale depuis 1822 et les grades Cryptiques de Maître Royal, Maître Choisi et Super Excellent Maître depuis 1830.

A noter qu’une variante de l’Ordre , l’Ordre de la Grande Prêtrise était conservé au sein du Tabernacle Concorde tenant patente du Tabernacle Paix, Vérité et Lumière de Manchester.

Lorsqu’en 1893, les maçons cryptiques du Tabernacle Royal Kent demandèrent, un peu tardivement, une charte au Grande Conseil des Maîtres Royaux et Choisis de Londres fondé en 1873, le Grand Scribe de l’époque, Charles Fitzgerald Matier découvrit avec surprise que des grades dont il n’avait pas connaissance y étaient pratiqués.

Quarante et un grades étaient donc ainsi communiqués sans aucune Juridiction centrale. Le plus important était l’Ordre des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale ou Ordre de la Sainte Sagesse. Dix huit d’entre eux semblent provenir du Grand Rite Primitif d’Ecosse et seuls cinq d’entre eux peuvent être retrouvés aux Etats Unis, six sont de véritables grades collatéraux conférés sans droits et sans qu’il en soit gardé un compte rendu et les autres, enfin, ne peut être eux non plus retrouvés qu’aux Etats Unis sans qu’il en reste la moindre trace en Angleterre.

Le 1° Janvier 1897, un accord intervint, plaçant l’Ordre des Chevaliers du Temple Prêtres ainsi qu’un nombre imposant de grades appendants sous la juridiction du Grand Conseil des Grades Maçonniques Alliés, le Tabernacle de Newcastle conservant cependant le droit de conférer les rang et dignité de Chevalier Grand Croix du Saint Temple de Jérusalem ce dont il use encore avec cependant beaucoup de parcimonie.

En 1920, le Colonel C.W. Napier-Clavering devint Grand Maître du Grand Conseil des Grades Maçonniques Alliés et de même qu’il renonçait aux prérogatives du Grand Conseil sur l’ordre du moniteur Secret, mettant ainsi fin à une polémique de 37 ans, il demanda au Conseil Royal Kent, héritier du Tabernacle du même nom, de s’ériger en Grand Collège des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale pour l’Angleterre, le Pays de Galles, les Colonies et Dépendances de la Couronne Britannique. Ceci fut fait, les avis divergent, le 23 mai 1923 ou le 15 mai 1924. Le Grand Conseil Allié renonça officiellement à ses droits sur l’Ordre le 17 novembre 1924.

Aux Etats-Unis, la plus ancienne mention de l’Ordre remonte à 1829 dans l’Etat de Rhode Island.

Cinq Tabernacles furent par la suite constitués entre 1840 et 1931 sans qu’aucun d’eux ne parvienne à se maintenir longtemps actif.

Le 31 octobre 1931, le Chevalier Prêtre Sidney Clifton BINGHAM de Christchurch en Nouvelle Zélande sans aucune nouvelles de son Grand College anglais depuis plusieurs années le pensa éteint. Il admit donc dans l’Ordre John Raymond Shute II, John Edward Allen et Luther Thompson Harstell Jr., trois Chevaliers du Temple de Caroline du Nord en vertu de l’article 3 des Anciennes Constitutions de 1813 qui prévoyait qu’une telle procédure pouvait être utilisée en cas d’extrême urgence. Il leur accorda de même trois patentes aux fins de constituer des Tabernacles en Caroline du Nord.

Le 14 mai 1933, les Précepteurs de ces trois Tabernacle se réunirent en convention à Raleigh, Caroline du Nord, et convinrent de s’ériger en Corps souverain ce qu’ils firent le 27 du même mois en constituant le Grand Prieuré d’Amérique, Ordre Clérical du Temple.

En 1934 les Chevaliers Prêtres américains apprirent que l’Ordre qu’ils avaient cru éteint était toujours actif en Angleterre… Souhaitant un échange de Grands Représentants ils furent informés que les circonstances de leur constitution était jugée irrégulière.

Une délégation fut envoyée en Angleterre durant l’été 1934 et il fut proposé au Corps anglais de procéder à la régularisation du Grand Prieuré américain .

John Edward Allen fut alors reçu l’année suivante, le 16 août 1935, au sein du Tabernacle Royal Kent. Il fut installé et reçut une patente constitutive pour fonder le Tabernacle Etats Unis n° 9.
De retour aux Etats Unis il reconsacra les Tabernacles existants selon l’usage anglais et le 27 octobre 1935 ils en requalifia tous les membres.

Les actes du Grand Prieuré d’Amérique furent confirmés et lors de l’assemblée annuelle de 1936 la patente de reconnaissance anglaise fut enfin être produite. Il fut relevé que la juridiction anglaise s’intitulait Grand Collège d’Angleterre, Ordre des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale ou Ordre de la Sainte Sagesse et leur exemple fut donc imité.

Des démarches pour fonder des Tabernacles de l’Ordre en France furent entamées dès 1993 mais n’aboutirent que le 5 mars 1999 par la création par le Grand Collège d’Amérique des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale de trois Tabernacles immédiatement constitués en Juridiction souveraine, le Grand Collège pour la France des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale. 

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LES DOUZE REGLES POUR LE COMBAT SPIRITUEL

ordres.jpgLES DOUZE REGLES POUR LE COMBAT SPIRITUEL  I. – Si l’homme trouve dure la route de la vertu, parce que sans cesse il nous faut lutter contre la chair, le diable et le monde, qu’il se souvienne que quelque vie qu’il ait choisie, fut-elle selon le monde, beaucoup d’adversité, de tristesses, de désagréments, de travail s’y rencontreraient.  II. – Qu’il se souvienne que, dans les choses du monde, plus longtemps on combat, plus péniblement un travail succède à un autre travail, avec, au bout, le châtiment éternel.  III. – Qu’il se souvienne qu’il est insensé de croire qu’on puisse parvenir au ciel autrement que par une lutte de ce genre, de même que notre chef, le Christ, n’est monté au ciel que par la Croix ; la condition du serviteur peut-elle être meilleure que celle du Maître ? IV. – Qu’il se souvienne que non seulement il faudrait supporter ce combat, mais le désirer, même s’il ne nous arrivait aucune récompense, seulement pour se conformer à la doctrine du Christ notre Dieu et Seigneur. Chaque fois qu’en résistant à l’un quelconque de tes sens tu te fais violence, pense à la partie de la Croix du Christ à laquelle tu te rends ainsi conforme. Quand, résistant à ton ventre, tu mortifies le goût, rappelle-toi sa boisson de fiel et de vinaigre ; quand tu retires ta main du rapt de quelque chose qui te plaît, pense à ses mains fixées pour toi sur le bois de la croix ; et si tu résistes à l’orgueil, rappelle-toi celui qui, alors qu’il avait la forme d’un Dieu, a accepté pour toi la forme d’un esclave et a été humilié jusqu’à mourir sur la croix, et quand tu es tenté par la colère, souviens-toi que lui qui était Dieu, et le plus juste de tous les hommes, se voyant malgré cela raillé, insulté, flagellé, couvert de toutes sortes d’opprobres comme un voleur, mélangé avec des brigands, n’a cependant donné aucun signe de colère ou d’indignation, mais supportant tout très patiemment, répondait à tous avec la plus grande douceur, et ainsi, en suivant tout point par point, tu ne trouveras aucune souffrance qui, par un certain côté ne te rende conforme au Christ. V. – Mais ne te fie pas à ces douze armes pas plus qu’à aucun moyen humain ; confie-toi en la seule vertu de Jésus-Christ qui a dit :  » Prenez confiance, j’ai vaincu le monde  » et ailleurs :  » Le prince de ce monde est jeté dehors  » ; aussi fions nous à sa seule force pour vaincre le monde et dompter le diable ; et pour cela, nous devons toujours demander son secours par la prière et le secours de ses saints. VI. – Souviens-toi quand tu as vaincu une tentation, que toujours une autre va venir, car le diable rôde toujours autour de nous, cherchant à nous dévorer. C’est pourquoi il faut toujours se tenir dans la crainte et dire avec le prophète :  » je me tiendrai sur mes gardes.  » VII – Non seulement il ne faut pas être vaincu par le diable, mais il faut toi-même le vaincre, et cela se fait quand non seulement tu ne pèches pas, mais que, dans ce qui t’avait tenté, tu trouves l’occasion d’un bien ; de même, si quelque bonne, action t’est procurée, pour que tu te laisses aller à ce sujet à une vaine gloire, pense aussitôt que ce n’est pas ton oeuvre, mais un bienfait de Dieu ; humilie-toi, et songe à être plus reconnaissant envers Dieu de ses bienfaits. VIII. – Quand tu combats, combats comme sûr de la victoire, et devant avoir enfin une paix perpétuelle, car Dieu t’accordera peut-être cette grâce que le diable, confus, de ta victoire, ne reviendra pas ; quand tu as vaincu, comporte-toi comme si tu allais encore combattre, comme si tu combattais encore. Souviens-toi toujours de ta victoire, et, dans la victoire, souviens-toi du combat. IX. – Quoi que tu te sentes bien gardé et fortifié, fuis cependant toujours les occasions de pécher ; le Sage a dit :  » Qui aime le danger y périra  ».  X. – Dans les tentations, cours toujours au principe et précipite les enfants de Babylone sur la pierre ; la pierre, c’est le Christ ; car le remède est toujours préparé tardivement, etc. XI. – Souviens-toi que même dans le moment du combat, c’est une ruse de la tentation de montrer la bataille : et, cependant, il est bien plus doux de vaincre la tentation que d’aller au péché où la tentation t’appelle. Et, en cela, beaucoup sont trompés ; car ils ne comparent pas la douceur de la victoire à la douceur du péché, mais le combat au plaisir : et cependant l’homme, qui mille fois a fait l’expérience de ce qu’était céder à la tentation, devrait bien, une fois du moins expérimenter ce qu’est amère ta tentation. XII. – En outre, parce que tu es tenté, ne te crois pas abandonné de Dieu ou peu agréable à Dieu, ou peu juste et imparfait. Souviens-toi qu’après que Paul eut vu la divine essence, il subît les tentations de la chair que Dieu permit qu’on lui envoyât, pour lui éviter celles de l’orgueil. Et en cela l’homme doit remarquer que Paul, qui fut un vase d’élection et fut ,enlevé jusquíau troisième ciel, était cependant en danger de s’enorgueillir de ses vertus comme il le dit lui-même : «  Pour que la grandeur des révélations ne me fut pas un danger, on m’a donné l’aiguillon de la chair qui me souffletât « . Ainsi, de toutes les tentations, celle de l’orgueil est-elle celle dont l’homme doit le plus se défier, car l’orgueil est la racine de tous les maux : le seul remède contre elle est de songer sans cesse que Dieu s’est humilié pour nous jusqu’à la croix et que la mort, malgré nous, nous humiliera jusqu’à faire de nous la nourriture des vers. Les douze armes du combat spirituel que l’homme doit avoir sous la main au moment où le péché l’attire : 1. Le plaisir est court et faible. 2. Il a pour compagnon : le dégoût, le remords. 3. C’est la perte d’un plus grand bien. 4. La vie est un rêve, une illusion. 5. La mort est là, venant à l’improviste. 6. La crainte de l’impénitence.  7. La récompense est éternelle ; le châtiment.  8. Dignité et destination de l’homme.  9. Paix de l’âme pure.  10. Bienfaits de Dieu.  11. La Croix du Christ.  12. Le témoignage des martyrs, l’exemple des saints. Les douze conditions de celui qui aime :  1. Aimer une seule personne, tout dédaigner pour elle.  2. Estimer malheureux l’amant séparé de celle qu’il aime.  3. Tout souffrir, même la mort pour être avec elle.  4. Prier qu’on lui plaise.  5. Etre toujours avec elle, au moins en pensée, si matériellement c’est impossible.  6. Aimer tout ce qui lui touche de près : ses amis, sa maison, ses habits, ses portraits.  7. Désirer entendre ses louanges, ne pouvoir supporter un mot offensant à son égard.  8. Croire d’elle les plus grandes merveilles, souhaiter aussi que tous les croient.  9. Désirer souffrir pour elle et trouver du plaisir à cette souffrance.  10. Pleurer souvent à son sujet, de douleur en son absence, de joie en sa présence.  11. Toujours languir, toujours brûler de désir pour elle.  12. Servir, sans arrière-pensée de payement ou de, récompense

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Dialogue du Chevalier du Temple

chevalier.gifDialogue du Chevalier du Temple

. Promettez-vous à Dieu et à Notre-Dame que tous les jours de votre vie vous serez obéissant au Maître du Temple et à n’importe quel commandeur que vous aurez ? «    » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que tous les jours de votre vie, vous vivrez chastement de votre corps ? «    » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à notre Dame sainte Marie que vous, tous les jours de votre vie, vous vivrez sans avoir rien en propre ?  » :  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à notre Dame sainte Marie que vous observerez tous les jours de votre vie les bons usages et les bonnes coutumes de notre Maison, ceux qui y sont et ceux que le Maître et les prud’hommes de la Maison y mettront?  »  » Oui, s’il plaît à Dieu, sire. «  

  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que vous, tous les jours de votre vie, vous aiderez à conquérir, avec la force et le pouvoir que Dieu vous a donnés, la sainte terre de Jérusalem, et que vous aiderez à garder et à sauver celles qui sont tenues par les chrétiens, selon votre pouvoir?  »  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que jamais vous ne quitterez cet ordre pour plus fort ni pour plus faible ni pour pire ni pour meilleur, à moins que vous ne le fassiez par congé du Maître et du couvent qui en ont pouvoir?   » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que jamais vous ne serez en lieu ou place où nul chrétien ne soit privé à tort et sans raison de ses biens, ni par votre force ni par votre conseil?  »  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu. «  

 » Et nous, de par Dieu et de par notre Dame sainte Marie, et de par monseigneur saint Pierre de Rome, et de par notre père le pape et de par tous les frères du Temple, nous vous admettons à tous les bienfaits de la Maison, qui lui ont été faits dès le commencement et qui lui seront faits jusqu’à la fin, et vous, et votre père, et votre mère et tous ceux de votre lignage que vous voudrez accueillir. Et vous aussi, admettez-nous à tous les bienfaits que vous avez faits et que vous ferez. Et ainsi nous vous promettons du pain et de l’eau et la pauvre robe de la Maison, et beaucoup de peine et de travail. «  

Publié dans : L'ordre des Templiers | le 13 septembre, 2006 |1 Commentaire »

L’Ordre du Christ

Après l’abolition de l’Ordre du Temple, le roi du Portugal Denis ler obtint, en 1319, du pape Jean XXII l’autorisation de créer la  » Milice du Christ « . Ce fut, dans le principe, une simple continuation, sous un nom nouveau, de celui du Temple et de nombreux Templiers y trouvèrent refuge. Les chevaliers du Christ, comme ceux du Temple, étaient destinés à combattre les Maures. Le chef-lieu de l’Ordre était à Castro-Marino; plus tard, il fut transporté à Thomar.

Cet Ordre était soumis à la règle de saint Benoît et les chevaliers jouissaient de tous les privilèges, droits, exemptions et juridictions dont avaient bénéficié les chevaliers du Temple. Ils furent peu à peu déchargés des trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Alexandre VI (pape de 1492 à 1503) leur permit de se marier et les rois de Portugal les comblèrent de richesses. Jean Ier (roi de 1385 à 1433) leur abandonna même toutes les possessions et les colonies de l’Afrique, ne se réservant que le droit de suzeraineté. Mais l’Ordre devint si puissant qu’il fut décidé que ses nouvelles conquêtes seraient une propriété de la couronne et le pape Jules 111 réunit, en 1550, la grande maîtrise de l’Ordre à la couronne. de Portugal. Les rois, à dater de ce jour, devinrent les administrateurs de l’Ordre. En 1789, l’Ordre du Christ, comme celui d’Aviz, fut réorganisé par la reine Maria qui lui donna de nouveaux statuts, en vigueur jusqu’en 1918. Il était devenu purement honorifique. Les statuts actuels datent du 24 novembre 1963 et l’Ordre prend place après celui d’Aviz.

Publié dans : L'ordre des Templiers | le 13 septembre, 2006 |Pas de Commentaires »

Serment de Chevalier du Temple

Au nom de la Très Sainte, Bénie et Glorieuse Trinité et en présence des Chevaliers ici assemblés, par ceci et sur ceci, je promets et jure très solennellement de ne jamais révéler les secrets d’un Chevalier du Temple à quiconque n’aurait pas reçu ce grade, sauf à un Candidat à ce celui-ci, au sein d’une Préceptorie légitime de Chevaliers du Temple, et seulement lorsque j’y remplirai les fonctions de Précepteur régulièrement installé. Je promets, en outre, solennellement que je maintiendrai et défendrai fidèlement la sainte foi chrétienne contre toutes les attaques, non provoquées, de ses ennemis; que je ne ferai pas, même en colère, couler le sang d’un Chevalier du Temple, à moins que ce ne soit pour une juste guerre entre pays ou princes souverains; mais au contraire, je le défendrai, même au péril de ma vie, partout et chaque fois que sa vie ou son honneur pourraient être en danger; que je protègerai, dans toute la mesure de mes moyens, les parents et amis les plus proches et les plus chers de tout Chevalier du Temple, et leur éviterai, si possible, tout préjudice, péril ou violence auxquels ils pourraient se trouver exposés. Enfin, je promets très sincèrement d’obéir aux plus hautes autorités du pays où je réside ou pourrais résider; d’observer strictement et de maintenir les Anciens Règlements et Lois de l’Ordre ainsi que les Statuts du Grand Prieuré de France, et de répondre et obéir, autant que je le pourrai, aux convocations qui me seront envoyées. Tous ces points, je jure de les respecter fidèlement, sans hésitation, restriction mentale ou faux fuyant d’aucune sorte. Que le Christ m’aide et m’arme de fermeté pour tenir cette obligation solennelle.
Publié dans : L'ordre des Templiers | le 13 septembre, 2006 |2 Commentaires »
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