Archive pour la catégorie 'L’ordre des Templiers'

Le regne de Baudouin II (duBourg) en Palestine

Le regne de Baudouin II (duBourg) en Palestine dans L'ordre des Templiers regne_baudoin2


  • 1119 - Fin de la trêve entre Antioche et Alep. Roger de Salerne avec 700 chevaliers et 3 000 fantassins veut prendre Alep et doit faire face à une coalition de plus de 30 000 musulmans commandés par :

    IL GHAZI
    émir de Dyarbekir

    TUGHTEKIN
    Atabek de DAMAS

     TUGHAN – ARSLAN
    émir de Bitlis

    Alliance des
    émirats de Chaysar

    Débordée par le nombre toute l’armée de Roger est encerclée et détruite le 28 JUIN avec son prince et avec ses chevaliers morts au pied de la grande croix. Les rares survivants furent traînés à Alep où la plupart d’entre eux furent lynchés par une foule qui leur fit payer le massacre de Jérusalem. L’endroit où se déroula le carnage, fut désormais appelé : le champ du sang.
    Heureusement qu’Il Gahzi perdit énormément de temps à s’enivrer pour fêter sa victoire car il aurait pu prendre facilement Antioche qui à cet instant était pratiquement sans défenseurs !
    Baudouin arrivé le lendemain à Antioche ne put que constater l’élimination complète de la chevalerie normande. Il lui restait 700 chevaliers avec lesquels il livra une seconde bataille à Tell-Danith où chaque camp se déclara vainqueur ! Mais Il Ghazi fut si contrarié d’avoir dû battre en retraite, malgré son écrasante supériorité de guerriers nomades demi-sauvages, qu’il fit massacrer en rentrant chez lui tous les prisonniers survivants de la première et seconde bataille. Il refusa une offre de rachat des croisés de 40 000 besants d’or, alors qu’il avait du mal à payer ses mercenaires ! Il Ghazi se déclara lui-même : atabek d’Alep

     

  • 1222 - Mort d’Il Ghazi lors d’un coma éthylique, son neveu BALAK est nommé comme successeur. En septembre il réussira à s’emparer de JOCELIN de Courtenay, nouveau comte d’Edesse qui avait remplacé son cousin Baudouin II lors de sa consécration au trône de Jérusalem.
    Le roi Baudouin qui est à la fois Roi de Jérusalem, régent d’Antioche et en 1122 régent du comté d’Edesse, vient au Nord de l’Euphrate pour voir l’endroit où a été capturé son cousin. Mais déjà Balak et ses hommes ont cerné le camp, le roi Baudouin II est à son tour prisonnier et n’a plus qu’une issue : se rendre.

    alep_actuel dans L'ordre des Templiers

  • 1123 - Mars, Eustache Garnier venant de mourir, c’est GUILLAUME DE BURES nommé nouveau régent du Royaume, qui met le siège terrestre devant TYR, tandis que parallèlement une importante escadre vénitienne de 120 navires coule la flotte égyptienne près d’Ascalon et met le blocus devant le port de Tyr. Les tyriens sollicitent alors l’aide du syrien Balak – atabek (roi) d’Alep, mais celui-ci meurt le 6 mai 1124 atteint par une flèche tirée du haut des remparts de Manbij (ville franque de sa région qu’il avait assiégée) 
  • 1124 - Après seize mois de siège, Tyr se rendra le 7 juillet, non sans avoir longtemps négocié une reddition honorable autorisant tous les habitants à sortir librement, sans violences, ni pillages. La promesse de Guillaume de Bures fut respectée.
    En Novembre, le nouvel atabek d’Alep : TIMURSTAH ibn il Ghazi, un jeune homme de 19 ans, fils d’il-Ghazi, préfère s’amuser et résider dans Mardin, sa ville d’origine, où il estime qu’il y a moins de guerre. Il nomme donc le cadi Ibn al Khachab gouverneur d’Alep et le charge de défendre la ville.
    Puis Timurstah fait libérer BAUDOUIN II contre une rançon de 60 000 dinars (dont 20 000 payables immédiatement), à cela s’ajoutent deux autres conditions : la restitution d’une partie des terres d’Antioche aux musulmans, ainsi que l’appui militaire de Baudouin II aux côtés d’Alep contre le bédouin Dubéis.
    A peine libéré le roi Baudouin qui avait remis en otage sa fille Yvette de cinq ans et plusieurs nobles dont le fils de Jocelin de Courtenay s’empressa de renier ses promesses surtout celles qui concernaient les terres à rendre au gouverneur syrien d’Alep. 
  • 1124Décembre, devant le refus de respecter sa parole les pires rumeurs circulèrent concernant les enfants, alors Baudouin s’allia avec l’émir nomade Dubéis et revint en sa compagnie mettre le siège devant Alep. 
  • 1125 - A l’arrivée du nouvel atabeq de Mossoul  » al Sonquor Borsoki  » (Bursuqi) le camp des assiégeants franco-nomades est abandonné avec une telle rapidité que tout le matériel est laissé sur place. Sans le vouloir Baudouin est arrivé à concrétiser l’union des deux villes Alep et Mossoul, qui ont maintenant le même maître. 
  • 1124 - Décès de Hassan, fondateur de la secte des Assassins qui s’estime maintenant assez forte pour recommencer ses meurtres : 
    • dans la grande mosquée de Hamadhan, splendeur de l’Islam à Bagdad le cadi des cadis ABOU-SAAD al-Harawi est assassiné par deux bâtinis qui réussirent à s’enfuir sans que personne ne les arrête. 
    • le 26 novembre 1126, AL BORSOKI le puissant maître d’Alep et Mossoul est assassiné dans la grande mosquée de Mossoul malgré qu’il priait revêtu d’une cotte de mailles. Les meurtriers furent immédiatement mis à mort. 
    • quelques mois après son fils : Ma ‘Sud est lui même assassiné.

    A Damas la situation n’est guère plus brillante, les Assassins ont créé leur propre milice et avec la protection de l’éminent VIZIR al Mazdaghani, tiennent l’administration entre leurs mains pendant que Toghtekin, le vieil atabek se meurt de maladie.
    Dans la principauté voisine : Antioche, Bohémond II qui a succédé à Roger de Salerne en 1126, a épousé Alix la fille de Baudouin II. Bohémond et son beau-père Baudouin II entretiennent de fréquentes relations avec des membres influents de la secte des assassins, (venus se réfugier chez les francs dès 1113, pour échapper à leur extermination). Sur offre des assassins il a même été décidé que l’armée franque pourrait prendre possession de Damas, dès la mort de Tughtekin puisque les bâtinis leur ouvriront les portes. Dans cette série d’assassinats les francs profitèrent au moins de la situation en remportant deux petites victoires : Azaz le 23 Juin 1125 et Tell al-Shaqab le 25 janvier 1126 sur la coalition de Tughtekin et de Bursuqi, avant qu’il ne soit lui-même assassiné.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

Jérusalem : les regnes de Godefroi de Bouillon et de Baudouin Ier

Jérusalem : les regnes de Godefroi de Bouillon et de Baudouin Ier dans L'ordre des Templiers jerusalem


  • 1100 – Godefroi de Bouillon, qui a été élu roi aux 1ères Assises de Jérusalem (tenues en 1099) a préféré prendre le titre d’ Avoué du Saint Sépulcre. Son règne sera court, selon le chroniqueur ibn al-Qualanissi, il est mort le 18 Juillet d’une flèche empoisonnée, pendant qu’il dirigeait les opérations du siège d’Acre. Les francs diront de la peste. Il avait 41 ans.En Août 1100 c’est le prince d’Antioche « Bohémond de Tarente » qui est fait prisonnier par les syriens, alors qu’il était venu délivrer la ville assiégée de Malatya. Lorsque Bohémond et ses 500 cavaliers s’engagent dans un étroit défilé, il se rend compte que les syriens de Damas lui ont tendu une véritable souricière et qu’il ne peut même pas se mettre à l’abri de la pluie de flèches. Un grand nombre de francs furent tués et quelques uns furent emmenés enchaînés avec leur prince Bohémond, (le grand blond) jusqu’à Niksar, au nord de l’Anatolie.

    Septembre 1100 : Baudouin de Boulogne, frère du défunt Godefroi est nommé ROI de Jérusalem sous le nom de Baudouin 1er. Le 24 Octobre Baudouin se dirige sur Jérusalem avec 500 cavaliers mais Doukak l’attend à Nahr el Kalb, mais comme le nouveau cadi de Tripoli Fakhr el-Moulk a un compte à régler avec Doukak, il averti Baudouin du piège qui l’attend ! Le nouveau roi peut ainsi facilement échapper avec ses hommes : au guet-apens.

    forteresse_bouillon dans L'ordre des Templiers
    La Forteresse de Bouillon en Belgique
    Résidence des 1ers rois de Jérusalem
    Godefroi et son frère Baudouin 1er

  • 1101 – Juin le grand vizir égyptien Al-AFDAL envoie son général-émir « al Sawla al Qavasi » qui campe plusieurs mois dans Ascalon (principal port de guerre égyptien en Palestine). Baudouin avec son infanterie et ses 260 chevaliers partagea son armée en deux et prit les égyptiens à revers. Ce qui entraîna à Ramla une déroute totale des égyptiens. 
  • 1101 – Mai /Juillet 100 000 nouveaux croisés dont de nombreux colons arrivent à Byzance et sont partagés en trois groupes :- Le premier groupe est celui des lombards rejoint par les hommes du comte de St Gilles qui les conduisit fin Juin sous sa bannière à Ankara au centre de l’Anatolie. Puis de cette ville juste conquise par les croisés, ils iront vers Niksar, la capitale turque où Bohémond est prisonnier.

    Kilidj Arslan (sultan de Roùm en Anatolie) qui suit de près les déplacements de l’armée franque a conclut une alliance avec l’émir dachnimindite GHAZI Gümüshetin, ensemble ils vont tendre une embuscade mi-août à Merzifun. Les francs avancent sous un soleil brûlant (+50°) encastrés dans leurs épaisses cuirasses, suivis de leurs femmes et leurs enfants. La plupart viennent de Lombardie et n’ont aucune expérience de la guerre contre les turcs. La boucherie durera une journée entière. A la nuit tombée le comte de saint Gilles s’enfuit avec ses proches sans même avertir le gros de l’armée. Le lendemain les derniers survivants furent massacrés par milliers, les enfants vendus en esclavage, les jeunes femmes survivantes expédiées à moitié nues dans les harems d’Orient.

    A peine le massacre sera-t-il achevé que fin août un deuxième groupe de colons encadré par une armée de croisés ayant à leur tête le comte de Nevers avec ses quinze mille combattants fait route sur Iconium, la capitale de Kilidj Arslan. Mais encore une fois les hommes manquent d’eau. Kilidj et Ghazi leur tendent un nouveau piège à EREGLI (Héraclée) L’armée franque sera encerclée et presque entièrement massacrée ! Seuls le comte de Nevers et quelques chevaliers arriveront jusqu’à Antioche dans un état déguenillé.

     

  • 1101 - Début septembre le duc Guillaume IX d’Aquitaine, Welf IV duc de Bavière et la margravine d’Autriche (une femme énergique et très belle) emmènent un troisième groupe de croisés et énormément de colons sans expérience de l’Orient, ils traversent un terrain étranger où les rares puits ont été remplis de sable ou empoisonnés par les soldats de Kilij Arslan et de Ghazi réunis !Dans un piteux état de déshydratation, ils arrivent enfin à une rivière où les archers musulmans les attendent. Devant la tournure tragique de la situation, les deux ducs sortirent de leur cuirasse et abandonnant le gros de l’armée, ils s’enfuirent au grand galop. On ne saura jamais ce qu’il advint de la belle margrave abandonnée en plein combat sur le champ de bataille !…

    Ce troisième massacre en un mois enterrait définitivement dans les sables et les rochers d’Orient les rêves de dizaine de milliers de colons venus pour échanger leur pauvreté occidentale contre une place au soleil de la Terre Promise qu’ils ne verront jamais de leurs yeux…

    Et pourtant tous étaient si heureux d’être arrivés enfin si prêts du but en franchissant des terres hostiles ou une mer infestée de pirates qui n’hésitaient pas à couler les navires après les avoir pillés. Un contemporain de l’époque (Albert d’Aix) affirme qu’en 1102 trois cent navires de pèlerins ont été coulé avec 140 000 personnes qui ont disparu corps et biens ! Même si les chiffres sont invérifiables, il est regrettable que les livres d’Histoire passent rapidement sous silence ce qui s’est réellement passé pour la conquête du Moyen Orient et de la Palestine par l’Occident et qui s’est achevée par trois grands génocides vengeurs en particulier sur d’inoffensifs colons…

    A l’époque, lorsque ces récits parvinrent enfin en Europe, ils causèrent dans toutes les cours un très grand émoi !… Il faudra bien attendre 45 ans avant de voir se mobiliser une nouvelle croisade, qui prendra le nom officiel de deuxième grande Croisade !

     

  • 1102 – Mars, Tancrède neveu de Bohémond est nommé prince d’Antioche, il ravage les environs d’Alep. Redwan fait savoir à Tancrède qu’il est prêt à se soumettre s’il consent à s’éloigner. Gonflé d’arrogance, Tancrède lui impose de placer une immense croix sur la grande mosquée d’Alep. Le lâche seigneur-arabe Redwan obéira…. 
  • 1102 - Avril, le comte Raymond de St Gilles avec seulement ses 300 derniers chevaliers vient devant Tripoli narguer Kilij Harslan qui a obtenu l’aide des guerriers de Homs et de Damas. Raymond partagea ses troupes en trois escadrons qui attaquèrent chacun l’armée d’une des trois villes musulmanes.Mais les guerriers turcs des villes de Homs et de Damas s’étant enfuis dès le début du combat, les 300 chevaliers foncèrent sur les guerriers de Tripoli et tuèrent 7 000 hommes (!) En réalité Doubaq voulait faire payer au cadi de Tripoli sa lâche attitude qui aurait permit l’élimination de Godefroi de Bouillon à Nahr el Kalb. Les voies de la Providence sont vraiment impénétrables !

     

  • 1102 – En mai, sous le commandement de Charaf, fils du Vizir al-Afdal 20 000 guerriers arrivent d’Egypte et débarquent à Ramleh (Près de Jaffa) Ils réussirent à surprendre les soldats de Baudouin, qui lui même échappa par miracle au carnage en fuyant dans les roseaux. A ce moment l’armée égyptienne aurait pu reprendre Jérusalem, sans roi et sans défenseurs, mais à force d’attendre, des croisés vinrent d’Occident et Charaf dû rentrer en Egypte. 
  • 1103 - Prise de Haïfa, Jaffa et d’Acre par le roi de Baudouin de Jérusalem 
  • 1103 - Raymond de St Gilles entame le siège de Tripoli, il durera jusqu’en 1108 - soit près de 2000 jours
  • 1103 - Tughtekin succède à Dubaq comme atabek (Gouverneur) de Damas, il libère contre 100 000 dinars le prince BOHEMOND qui avant de s’embarquer pour l’Europe ira récupérer sa rançon dans les villages musulmans. En France le roi Philippe 1er le reçut triomphalement en lui accordant la main d’une de ses filles (Constance de France) mais il fut plus réservé en ce qui concerne un envoi de croisés, le désastre de la croisade de 1101 lui étant encore trop vivant…Sur ce Bohémond alla à Rome où le pape Pascal II le reçut. Il s’efforça de dénigrer l’attitude de l’empereur de Byzance et en fit un si noir tableau qu’il obtint de lui l’argent pour lever une armée contre l’empereur de Byzance ! Avec ses normands et ses lombards il mit le siège en 1108 devant la ville albanaise de DURAZZO, où les troupes impériales d’Alexis Comnène lui infligèrent une sévère défaite et une entière soumission. Un an après il mourait en Italie, laissant juste un héritier du même nom.

     

  • 1104 - Bataille de Harrân, défaite des francs et captivité du comte d’Edesse BAUDOUIN du BOURG et de son cousin Jocelin de Courtenay. Sokman ex-gouverneur de Jérusalem vole des uniformes de croisés et en revêt ses hommes. Chaque fois que les francs voient revenir leurs compagnons victorieux, ils sortent pleins de joies à leur rencontre et se font massacrer par les turcs, on assure que ce stratagème fut utilisé plusieurs fois pour prendre quelques forteresses aux francs, heureusement sans importance stratégiques. 
  • 1105 - 28 février mort du comte Raymond de St Gilles dans une forteresse qu’il avait érigé à l’entrée de Tripoli pour mieux contrôler la magnifique ville côtière. Mais sa femme Elvire de Castille lui ayant donné un héritier Alphonse Jourdain reçut le comté de Toulouse et fut invité par les toulousains à en prendre possession.Lorsqu’on sait que le comte de Toulouse possédait dans le sud de la France des territoires qui s’étendaient de l’Aquitaine à la Provence, un véritable paradis de fertilité, on peut se demander qu’est-ce qui a poussé ce sexagénaire (né en 1042) au caractère impulsif et autoritaire à passer quinze années de combats acharnés pour essayer de conquérir ce lopin de Tripoli peuplé de gens hostiles et ruinés par son long siège ? Cent ans après son arrière petit-fils Raymond VI devra à son tour faire face à une croisade des gens du Nord qui le déposséderont de son patrimoine…

    Pour lors, le manoir de Tripoli au Liban fut gérée par Guillaume Jourdain (fils du comte de Cerdagne et petit-fils d’une tante maternelle du comte Raymond IV) qui entreprit également de poursuivre le blocus terrestre de Tripoli entamé en 1103 par le comte Raymond. La ville martyr de Tripoli allait encore subir trois années de siège héroïque en particulier depuis que les navires de Pise chassaient systématiquement les navires égyptiens venant chargés de victuailles… Aucun émir ne s’intéressa plus à son agonie et à sa délivrance.

     

  • 1105 – Le sultan Barkyaruk meurt de la tuberculose, désormais l’Irak, la Syrie et la perse occidentale n’ont plus qu’un seul maître : le sultan Mohammed IBN Malikshah – qui règne à Bagdad. 
  • 1108 - Arrivée en Palestine de Bertrand de Toulouse et d’escadres gênoises. Malgré l’intervention du Cadi Fahr el-Moulk qui est allé à Bagdad demander de l’aide auprès du grand sultan, les nobles de Tripoli ont décidé de donner leur ville aux égyptiens.Mais en mars, c’est l’assaut final : Tripoli tombe le 12 juillet , assaillie et conquise par terre et par mer. Dans le partage, un tiers de la ville est donné aux gênois qui ne se sentirent pas concernés par la promesse faite par le roi de Jérusalem de respecter les biens et personnes après la reddition de la ville. Les héritiers saint Gilles reçurent le reste de la ville. Les civils musulmans de Tripoli furent vendus comme esclaves d’autres furent expulsés en abandonnant leur biens. Le 4 décembre de la même année Beyrouth se rendit, sur la parole de Baudouin il n’y eut pas de massacre mais un exode massif des habitants…

    - Nouvel incident, quelque mois après Guillaume Jourdain mourrait d’une flèche tirée par accident au cours d’une rixe entre deux sergents qu’il voulait séparer ! Toutes les possessions franques allèrent à BERTRAND – fils du comte de saint Gilles.

     

  • 1108 – Pendant que le comte Baudouin du Bourg était prisonnier à Mossoul, Roger Tancrède s’était emparé du comté d’Edesse et profitait de la détention du comte rival. A MOSSOUL, le nouvel émir JAWALI venait de renverser l’ancien émir Jekermich pour s’emparer de son trône. Qilidj Arslan intervint avec son armée et fut lui – même battu et tué par une coalition des guerriers de M0SS0UL & ALEP.L’épouse de Jawali, régente de Mossoul, montra un caractère si exécrable qu’à son retour Jawali fut expulsé de sa ville !… L’émir conclut alors avec son prisonnier,  le comte Baudouin, un drôle de marché : il s’engageait à libérer Baudouin avec tous les honneurs, «  si le comte lui promettait de devenir son allié ! »

    A peine libéré, Baudouin rencontra Tancrède et lui demanda de lui rendre le comté d’Edesse. Il faudra l’intervention d’une commission d’évêques et de prêtres pour faire plier Tancrède et rendre Edesse à Baudouin. A peine rétabli dans ses droits Baudouin fit aussitôt libérer tous les prisonniers musulmans et fit même exécuter un fonctionnaire chrétien qui avait injurié l’Islam !

    Du coup REDWAN l’atabeq d’Alep mit Baudouin du Bourg en garde par écrit sur une éventuelle expulsion des francs au cas où l’émir Jalawi arriverait à prendre également le pouvoir à Mossoul. Mais Baudouin ne voulut rien entendre, tandis que Tancrède profitant de la situation se considéra désormais comme l’allié de Redwan.

     

  • 1108 - Octobre deux armées s’affrontent sous les remparts de Tel Bacher : 
    1. l’une comporte Roger de Tancrède avec 1500 chevaliers francs, équipés de masses, de haches et de boucliers, avec à leur côté 600 cavaliers d’élite du roi Redwan d’Alep, son allié. 
    2. l’autre armée (en face) est commandée par l’émir JAWALI de Mossoul, elle se compose de deux mille guerriers partagés en trois bataillons : à gauche des arabes, au centre les francs de Baudouin du Bourg et à droite les turcs …

    A l’issu de la bataille lorsque les guerriers d’Alep eurent le dessus, Jalawi s’enfuit avec ses guerriers pour chercher asile dans la forteresse de Tell Bacher où Baudouin et son cousin Jocelin les soignèrent. Mais le véritable combat eut lieu entre les deux chevaleries : Baudouin contre Tancrède. Les chevaliers fidèles à Baudouin furent écrasés ! Baudouin et Jocelin s’enfuirent dans la forteresse de Dulùk et ne durent leur salut qu’à un retour surprise des restes de l’armée de Jawali. Pendant ce temps les arméniens d’Edesse croyant que Baudouin était mort projetèrent d’élire un de leurs chefs. Baudouin les chassa de la ville et fit crever les yeux aux notables et à plusieurs prêtres.

    Peu de temps après les deux comtes durent se soumettre sous l’autorité du roi Baudouin 1er et (apparemment) se réconcilier.

     

  • 1110 - Le sultan Mohamed de Bagdad prêche la guerre sainte et ordonne l’union de ses armées pour assiéger la ville franque d’Edesse

     Sharaf-al-Dawla MAWDOUD
    Atabek de MOSSOUL

     l’émir SOQMANN al Khilat
     de Grande Arménie

    Il-GHAZI émir
     ortodique de Mardîn

     

  • Mai, début du siège d’Edesse et appel à l’armée de Tancrède. Celui-ci ne bouge pas. Enfin il se décide d’intervenir à l’arrivée du roi Baudouin de Jérusalem, puis disparaît avec le tiers des effectifs. Baudouin qui était également harcelé dans le sud par les égyptiens se retira pour défendre la Judée. Les conséquences de ces deux défections furent énormes, car personne n’était plus là pour défendre les dizaine de milliers de colons qu’on avait eut l’imprudence de faire voyager alors que d’énormes mouvements de troupes musulmanes étaient entrain d’approcher. Les colons étaient à peine arrivés sur la rive droite de l’Euphrate (dans la campagne d’Edesse) que les cavaliers turcs les assaillirent et massacrèrent tous ces paysans et civils, incapables de ses défendre, pendant que sur l’autre rive l’armée assistait impuissante à ce génocide. L’Euphrate était devenue toute rouge du sang des malheureux colons dont les flots tumultueux emportèrent les corps de ceux qui s’étaient noyés en voulant regagner l’autre rive à la nage.Même si les francs n’ont pas participés à ce massacre, ils sont responsables d’avoir livré sans assistance toutes ces victimes au massacre, qui fut aussi affreux à voir que celui qu’ont fait les croisés à leur entrée dans Jérusalem. Seconde faute impardonnable du commandement franc, ils savaient que l’armée turque était très proche et ils se sont enfuis lâchement les premiers, abandonnant un peuple entier sans défense devant ces hordes sauvages.

     

  • 1111 - Chams al-Kilafa gouverneur d’Ascalon propose à Baudouin un tribut de 7000 dinars versés par les palestiniens de la ville contre l’éviction des fonctionnaires égyptiens et la protection des francs par 300 hommes qui prennent en main la citadelle. Mais en juillet al-Kilafa est poignardé avec les 300 francs qui ont cherché en vain à se réfugier dans les tourelles. 
  • 1112 – Début janvier Baudouin se venge en assiégeant la ville de Tyr au Liban. Mais face à leur résistance il abandonne le 10 avril 1112 
  • 1112 – 10 décembre mort de Tancrède, son neveu Roger fils de Richard de Salerne lui succède. Décès également de Bertrand de St Gilles. 
  • 1113Mawdoud atabek de Mossoul et principal responsable du génocide des colons d’Edesse, avec l’appui de Tughtekin de Damas attaque des bourgs francs en Galilée. Baudouin s’élance seul avec son armée et subit une défaite à Sinn al’Nabra. Sans l’arrivée de Roger de Salerne nouveau prince d’Antioche et de Pons, fils de Bertrand et nouveau comte de Tripoli tout le monde aurait été massacré. Les syriens refusèrent la deuxième bataille et se retirèrent.
    baudouin

  • 1113 – Assassinat du sultan Mawdoud de Mossoul dans une mosquée de Damas en présence de l’atabek Tughtekin. Le 10 décembre Redwan le roi d’Alep se meurt. Aussitôt le cadi Al- Khachab ordonne l’exécution de nombreux chefs membres de la secte des assassins. Mais le fils de Redwan : ALP ARSLAN qui vient d’avoir seize ans fait décapiter ses deux frères et plonge la ville dans un bain de sang. On aura vite fait de s’apercevoir que le jeune roi qu’on surnommait le muet est également fou… 
  • 1113 - Après avoir répudié ARDA fille du prince Taphnuz, soupçonnée d’infidélité, Baudouin épouse Adelaïde de Sicile qui arrive en Palestine avec 7 navires chargés d’or et d’objets précieux. La dot étant dépensée, en 1117, le roi craignant que Roger de Sicile, (fils de la souveraine) n’hérite des biens du Royaume, renvoya Adelaïde en prétextant qu’il ne voulait pas mourir bigame ! 
  • Septembre 1114 - Loulou, l’eunuque d’Alp Arslan poignarde son maître et se nomme régent en installant sur le trône un autre fils d’Arslan qui vient tout juste d’avoir 6 ans. 
  • Septembre 1115 - Roger de Salerne – prince d’Antioche bat l’armée de Bursuki, atabek de Mossoul et conquiert Azaz, Biza et Marqab. 
  • 1115 - Tughtekin atabek de Damas s’allie à Baudouin 1er (mais sera plus tard l’ennemi de Baudouin II) pour contrer l’armée du sultan Mohammed de Bagdad, venu venger la mort de Mawdoud en 1115 
  • 1118 - Avec 216 chevaliers et 400 fantassins, Baudouin 1er rêve de conquérir l’Egypte ! Parti en mars, il traverse le Sinaï et se baigne dans le Nil avant de tomber subitement malade. Il meurt à El-Arich sur le chemin du retour, le 2 avril. Il est remplacé par Baudouin II - comte d’Edesse. 
  • 1118 à BAGDAD meurt le calife Al Moustarchid (al Mukharrim) son fils Al Moustarchid Billah devint Calife à sa place. A l’âge de 25 ans , il devenait le Prince des croyants musulmans.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

Les chefs occidentaux des ETATS d’ORIENT durant les croisades

 Les chefs occidentaux des ETATS d'ORIENT durant les croisades dans L'ordre des Templiers roayume_jerusalem_titre


GODEFROI DE BOUILLON
Chef des armées de Meuse et du Rhin – Fils d’Eustache comte de Boulogne
Premier Roi élu de Jérusalem, mais  préféra plutôt le titre d’Avoué du St sépulcre
mais resta le chef durant son court règne de 1099/1100

BAUDOUIN 1er DE BOULOGNE
D’abord comte d’Edesse en 1098 il devint Roi de Jérusalem. Régna de 1100 – 1118
Frère de Godefroi,  il épousa Godvère de Tosny puis Adelaïde de Sicile.

BAUDOIN DU BOURG
Ancien Comte d’Edesse (1100 à 1118) prit le nom de Baudouin II
Roi de Jérusalem de 1118 à 1131 -  Prisonnier des turcs de 1122 à 1124
Guillaume de Bures fut nommé régent durant sa captivité

FOULQUES V
Comte d’Anjou et Roi Jérusalem de 1131 à 1143
Il épousa Mélisende (fille de Baudouin II)
Elle assurera la régence pour son fils né en 1129

BAUDOIN III
(fils de Foulques V) Roi de Jérusalem de 1143 à 1163 – Suscita la 2è Croisade
Epousa Théodora  la nièce de Manuel Comnène, empereur de Byzance

AMAURY 1er
(frère du précédent) Roi de Jérusalem de 1163 à 1173
Epousa  Marie Comnène, puis Agnès de Courtenay

BAUDOUIN IV
Fils d’Amaury 1er dit le roi lépreux Roi Jérusalem de 1174 à 1185
Désigna Baudouin V comme successeur

BAUDOUIN V
Roi de Jérusalem de 1185 à 1186 (L’enfant roi )- tutelle par Jocelin III comte d’Edesse
Fils de Guillaume de Montferrat  et de Sybille, soeur de Baudouin IV

GUY DE LUSIGNAN et SYBILLE
Roi de Jérusalem de 1186 à 1192 Prisonnier à Hattin, libéré en 1188.

CONRAD DE MONTFERRAT
Avr. 1192 assassiné en quinze jours

HENRI II
comte de Champagne et roi de Jérusalem de 1192 à 1197
par son mariage avec Isabelle d’Anjou Reine de Jérusalem : 1192 – 1205

AMAURY II de Lusignan
Roi de Chypre de 1194 à 1205 et Jérusalem de 1198 à 1205
par son mariage avec la veuve d’Henri II de Champagne mais ne put en prendre possession

princes_antioche_titre dans L'ordre des Templiers


BOHEMOND  DE  TARENTE
Fils de Robert Guiscard (1098 – 1111) Prisonnier de 1100 à 1103
Retourna en Occident et épousa Marie De Constance du Roi de Philippe 1er

TANCREDE  DE  HAUTEVILLE
Neveu de Bohémond 1er – Prince normand de Sicile
Prince d’Antioche de 1101 à 1103 et de 1104 à 1111
Epousa Cécile de France fille de Philippe 1er et de Bertrade Montfort

ROGER DE  SALERNE
Prince d’Antioche de 1112 à 1119 Fils de Richard de Salerne

BOHEMOND II
Prince d’Antioche de 1126 à1131 –
Maria Alix de Jérusalem (fille de Baudouin II) - Mort au combat avec  les syriens

RAYMOND DE POITIERS
Fils de Guillaume IX d’Aquitaine
et Prince d’Antioche de 1136 à 1149

RENAUD  DE  CHATILLON
Prince d’Antioche 1153 – 1160 - (Prisonnier de 1164 à 1176)
(Seigneur du Krak de Moab)

AIMERY  DE  LIMOGES
Patriarche d’Antioche -
assura la régence sous la minorité de Bohémond III

BOHEMOND III
Prince d’Antioche de 1163 à 1201
Nur al-Din le fit prisonnier en 1164

 

BOHEMOND IV
Prince d’Antioche et comte de Tripoli 1201 – 1233

 

1.  LES  COMTES   DE  TRIPOLI

BERTRAND  DE  TOULOUSE
1er comte de Tripoli Fils de  RAYMOND de St Gilles et de Elvire de Castille

PONS  DE  TRIPOLI
mort en 1138 Fils du précédent

RAYMOND II  DE  TRIPOLI
mort en 1152 maria Hodierne de Jérusalem, fut assassiné par un ismaélien

RAYMOND III  DE  TRIPOLI
mort en 1187 épousa ECHIVE (comtesse de Tibériade)

BOHEMOND IV
deviendra également prince d’Antioche après la capture
de son père et de son frère aîné.

 

2.  LES  COMTES  D’ EDESSE

 

BAUDOUIN  DU BOURG  DE  BOULOGNE
épousa Morfia la fille du prince Gabriel d’Arménie. Etant prisonnier des syriens
Son neveu Tancrède Hauteville administra le comté de 1104 à 1108

JOCELIN  DE  COURTENAY
cousin de Baudouin du Bourg . Comte d’Edesse : 1118 à 1131
Jocelin fut capturé par Balak

BEAUDOUIN II  - Régent du Comté
Etant à son tour également capturé par les syriens c’est Eugène Garnier
qui fut nommé Régent à la place des 2 princes prisonniers de Jérusalem et Antioche

JOCELIN II  DE  COURTENAY
Comte d’Edesse 1131 – 1143 , il épousa Béatrix

JOCELIN III  DE  COURTENAY
prince déchu de l’héritage d’Edesse

 

3.  LES  EMPEREURS  DE  BYZANCE / CONSTANTINOPLE

 

ROMAIN   DIOGENE
Empereur de 1067 – 1071

ALEXIS  COMNENE
Empereur  de 1082 à 1118,  il épousa Irène Doukas

JEAN  COMNENE
Empereur de 1118 à 1143

MANUEL COMNENE
Empereur de 1143 à 1180

ANDRONIC COMNENE
Empereur de 1183 à 1185

ISAAC  ANGE
Empereur  de 1185 à 1195

ALEXIS  ANGE
Empereur de 1195 à 1204 dernier empereur
avant la mise à sac de Constantinople par les
soldats de la 4è croisade de 1204.

 

 

 

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

La Première Croisade

La Première Croisade dans L'ordre des Templiers prem_croisade


 

  • 1088 - Un moine bénédictin français est élu sous le nom d’Urbain II et succède au Bienheureux Victor III.
  • 1095 - Urbain II en personne accorde, lors du concile de Clermont, une indulgence plénière à tous les croisés qui iront libérer le tombeau de Jésus. Pierre l’Ermite la prêche et se fait assister par des volontaires qui parcourent les villages d’Europe. En Allemagne près du Mont Donnersberg, la plus haute montagne du Palatinat un chevalier-brigand  » Emich de Leiningen «  entend parler de cette croisade et y voit un moyen de piller ses concitoyens, en particulier les riches juifs. Il prétend qu’il reçoit les stigmates du Christ et qu’il possède une croix miraculeusement imprimée dans sa chair !Les juifs de Rhénanie sont les premières victimes. A Mayence treize cent juifs sont massacrés, malgré la résistance des évêques, seigneurs des grandes villes, des milliers de juifs sont massacrés, volés et brûlés dans les grandes villes comme : Speyer, Cologne, Trèves et Worms. Pour les juifs une nouvelle ère de persécution commence et déjà dans les quartiers autour des synagogues naissent  » les premiers Ghettos-juifs d’Europe », où des dizaines de milliers de familles juives complètement ruinées furent emprisonnées. D’ailleurs lorsque les hordes sauvages ne trouvèrent pas assez de juifs à piller, elles attaquèrent et rançonnèrent les villages chrétiens…
    D’un sang froid et d’une audace inouïe, le fils du comte De Leisingen, véritable chevalier pillard, n’hésite pas à livrer bataille avec ses huit mille partisans, au roi Coloman de Hongrie. Son armée de brigands sera taillée en pièces avec une terrible violence et lui-même ne devra son salut car l’excellente rapidité de son cheval, pendant ce temps une autre troupe de brigands commandée par un certain Volkmar s’attaque à la communauté des juifs de Prague (Bohême) et y cause des ravages. 

    En France Pierre l’Ermite arrive à rassembler environ 20 000 personnes recrutées dans toutes les souches de la société : paysans sans armes, femmes, enfants, aventuriers ou condamnés de droit commun attirés par les effets de l’indulgence plénière, qui promet la réhabilitation et le pardon civil en cas de retour. Après bien des misères c’est une troupe amaigrie comparable aux vagabonds qui arrivent en 1096 à Byzance où l’empereur les fait immédiatement traverser en Turquie. Là, les attendent en embuscade toute la cavalerie turque du sultan  » Kilij Arslan  » les massacrera presque tous devant Nicée.

    pierre_lermite dans L'ordre des Templiers

  • 1096 - Quelques mois après ce massacre la rumeur rebondit en Europe, puisqu’on ne peut pas punir les musulmans, on intensifiera la lutte contre les juifs de l’Est et du Nord.
  • 1096 - (Fin de l’année) départ de la grande croisade des barons qui se donnent rendez-vous à Byzance.
  • 1096 - Le roi d’Allemagne et le roi de France étant tous les deux frappés d’excommunication (PHILIPPE 1er pour avoir divorcé et remarié en 1092 Bertrade de Montfort ). La croisade des barons et chevaliers européens est commandée par Godefroi de Bouillon, Robert de Normandie, les deux comtes Baudouins des Flandres et Raymond IV comte de Toulouse, dont les petits-fils subiront dans un siècle la croisade des gens du Nord sur leurs propres terres. C’est ce qu’on appela la croisade des barons.
  • 1097 - Nicée tombe le 29 juin en se rendant à l’empereur de Byzance les drapeaux sont immédiatement hissés sur les remparts et les croisés sont très déçus de pas pouvoir piller la ville.
  • 1097 - Bataille de Dorylée le 5 juillet, Kilij Arslan et Ghazi sont écrasés, le sultan lui même abandonna son camp avec toutes les richesses et son trésor personnel qui le suivait partout. Du côté turc les pertes sont énormes (certains historiens mentionneront 80 000 morts abandonnés sur le champ de bataille) Puis l’armée franque entame une marche forcée de quatre mois vers Antioche, assoiffée et accablée par un soleil de plomb.
    Arrivés le 20 Octobre devant Antioche, ville immense dont le mur d’enceinte fait plus de dix km de longs, entrecoupés d’environ 400 tours fortifiées et une citadelle surplombant de 200m les bas quartiers de la ville. La ville aurait pu être prise d’assaut, mais dans ce cas, elle aurait été remise entre les mains des alliés grecs. Raymond IV de Toulouse, Adhémar de Monteil (évêque du Puy et représentant du pape), de Godefroi de Bouillon et de Bohémond de Tarente, préférèrent d’un commun accord entamer un siège devant les remparts qui allait durer jusqu’au 3 juin 1098. Siège pénible au cours duquel les croisés affrontèrent la famine la soif, suivies de pluies torrentielles, le froid hivernal et bien entendu le cortège de maladies et d’enterrements. Ce n’est que grâce à la complicité d’un officier arménien (Firûz) qui permit à un groupe d’escalader une tour durant la nuit, que les portes de la ville furent ouvertes au gros de l’armée franque qui s’engouffra dans la cité pour surprendre l’ennemi dans son sommeil.Heureusement pour les croisés, car le lendemain matin l’armée syrienne de Kurbuqa était également arrivée devant les remparts. D’assiégeants les francs étaient devenus assiégés. L’atabek Kurbuqa ne regrettera jamais assez d’avoir perdu trois semaines au siège d’Edesse, alors qu’une demi-journée aurait suffit pour sauver Antioche entièrement livrée au pillage des francs.
    Cette ville aurait pu être rapidement délivrée du siège turc, si Etienne comte de Blois n’avait affirmé à l’empereur de Byzance que la ville était déjà tombée et que tous les croisés étaient morts. La situation semblait désespérée lorsqu’un moine Pierre Barthélémy fit une découverte douteuse mais qui redonna un moral d’acier aux troupes : la découverte de la sainte lance qui perça le flanc de Jésus-Christ (malgré que la soi-disante vraie lance se trouvait déjà à Byzance !) le moine sorti de terre un morceau de fer rouillé qui galvanisa les troupes. Les chefs qui souriaient entre eux s’emparèrent de la relique et grâce à l’objet doué d’une force surnaturelle, l’armée des francs sortit de la ville pour affronter l’ennemi
    Les turcs furent si surpris qu’ils firent preuve d’un manque total de cohésion entre ses positions. Elles furent écrasées par l’armée des croisés. Dévalisé, abandonné et désespéré l’infortuné atabek de Mossoul se replia dans sa ville au grand galop.
    Au fur et à mesure que l’armée chrétienne avançait les chrétiens ( en majorité grecs ) des villes d’ Artah, Maresse, Chaysar… se débarrassèrent des turcs et ouvrir grandes les portes aux croisés. 

     

  • 1098 – le 11 décembre après quinze jours de résistance, les notables de la ville de Maara (Ma’arat) voisine d’Antioche obtiennent de Bohémond la vie sauve pour tous les habitants s’ils se rendent.
    A l’aube environ quinze mille habitants furent tous égorgés ou passés par le fil de l’épée, malgré la promesse du nouveau Maître d’Antioche. Le chroniqueur franc Raoul de Caen affirma : « les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans des marmites et fixaient des enfants sur des broches et les dévoraient grillés. Ces faits furent confirmés dans une lettre officielle des chefs adressée au pape depuis la Palestine : –  » une terrible famine a mis l’armée dans la cruelle nécessité de se nourrir des cadavres de sarrasins et de chiens!… »
  • 1099 - le 13 janvier pendant que les chefs croisés se disputent pour le partage des terres nouvelles, un vent de fronde circule dans le bas de l’armée : les soldats affamés ne sont pas venus pour conquérir la Syrie, mais pour délivrer la Palestine. Alors ils détruisirent toutes les fortifications de Maara, ville martyre des syriens et mirent le feu à la plupart des maisons.
    Lorsque les esprits furent calmés Godefroi de Bouillon et Robert de Flandres décidèrent de rester près d’Antioche pour agrandir leur royaume, tandis que le comte de Toulouse, Robert de Normandie et Tancrède de Flandres continuèrent leur longue marche vers Jérusalem en emmenant avec eux Barthélémy et sa sainte lance.
    Sur leur passage les émirs encore très impressionnés par l’écrasante victoire de Dorylée et les abominations commises dans Maara, proposèrent de payer un tribut en or comme un droit de passage et offrir des guides pour faire avancer les croisés en les poussant loin de leurs terres ! Arrivé devant Arqua, la ville située au nord de Beyrouth et à côté de Tripoli, Raymond fut ébloui par les richesses de la cité et dédaignant les cadeaux que lui offrait le gouverneur, il mit le siège à la ville.
    Des espions lui ayant assuré que le calife de Bagdad était en route avec une grande armée, Raymond paniqué fit venir d’urgence Godefroi qui était entrain de mettre le siège à une autre ville appartenant également aux émirs de Tripoli. Godefroi étant accouru pour rien, se fâcha contre Raymond et accusa Pierre Barthélémy d’être un imposteur. Comme Barthélémy se défendait de toute son ardeur le chapelain du comte de Normandie exigea l’épreuve du feu qui devait prouver si sa lance était vraie.
    Le malheureux moine s’élança avec sa lance au travers des fagots allumés et rendit l’âme deux jours plus tard couverts d’atroces brûlures.
    Godefroi avait gagné la partie et le comte de Toulouse après avoir accepté de l’or, des chevaux et des vivres du cadi de Tripoli, leva le siège et marcha en direction de Jérusalem.
    Or en août 1198 pendant que les croisés maintenaient le siège d’Antioche, les fatimides du vizir égyptien al-Afdal avaient reprit Jérusalem à l’émir Soqman, lieutenant du sultan perse. Le vizir du Caire fit même une proposition qui laisserait aux croisés tous les territoires conquis dans le nord, mais laissait la Palestine à l’Egypte. Les barons s’offusquèrent et rejetèrent hargneusement l’offre du vizir qui vexé les considéra dès lors comme ses ennemis.
  • 1099 - Le 28 janvier l’armée de Raymond arrive devant Hosn-el-Akrad, où se trouve en haut d’un piton une vieille citadelle désaffectée occupée par quelques paysans arabes qui y ont trouvé refuge. Les paysans se sentant perdus devant l’assaut des croisés imaginèrent un stratagème : ils ouvrirent grandes la porte d’entrée en chassant leur bétail devant eux. Dans le camp des croisés affamés ce fut la panique, tout le monde abandonna l’assaut et se rua sur les animaux en fuite. Même les gardes du comte de St Gilles délaissèrent sa tente pour avoir leur part du butin.
    Le lendemain lorsque l’armée rassasiée se représenta devant les remparts, ils constatèrent que la forteresse était vide et que les paysans avaient fuit pendant la nuit. Raymond en profita pour occuper la place et en faire son quartier de commandement. Après de lourds travaux, cette forteresse deviendra quarante ans plus tard  » la fameuse citadelle KRAC des templiers. »
  • 1099 - le 7 juin les croisés arrivent sous les remparts de Jérusalem où par crainte de trahison les arabes égyptiens avaient déjà expulsé tous les chrétiens de la ville. Pendant ce temps des navires gênois avaient réussi à s’emparer du port de Jaffa.
    Dès lors les prêtres et moines lavèrent les soldats dans le Jourdain pour les purifier et organisèrent maintes processions avec palmes, croix et chants liturgiques sous les quolibets et les rires amusés des arabes. Mais leur joie ne durera guère… 

    godefroi

  • 1099 - le 15 Juillet vers midi Godefroi et son frère aîné le comte Eustache furent parmi les premiers croisés à se hisser en haut des remparts pendant que la muraille Nord était envahie à son tour. A toute vitesse les défenseurs se replièrent vers le temple et Iftikhar al-Dawla gouverneur de Jérusalem, cerné par les provençaux se rendit avec son entourage au comte de Toulouse qui en toute loyauté respecta sa promesse de vie sauve, formulée avant la prise des remparts. Toutes les autres promesses données par les autres commandants ne furent pas respectées.
    La ville sombra dans un sinistre carnage et ruissela de sang.
    Pendant deux jours les croisés se livrèrent à un des plus abominables massacre de l’Histoire. Les portes furent enfoncées, les civils, hommes, femmes, enfants, vieillards furent exécutés sans distinction, ni pitié. Toute la communauté juive fut enfermée dans une synagogue où l’on mit le feu, il n’y eu aucun survivant. En deux jours environ 60.000 personnes furent exterminées, or il n’y avait dans la ville sainte que dix pour cent de juifs!…

 Rapport de Raimondo d’Aquilérec concernant la prise de Jérusalem

 

Des musulmans étaient décapités, d’autres tombaient des remparts criblés de flèches, d’autres enfin brûlaient dans les flammes ! A travers les rues et les place publiques de la ville sainte on voyait des amoncellements de pieds, de mains et de têtes coupées imprégnées de sang coagulé…Dans l’ancien temple de Salomon où les musulmans avaient l’habitude de célébrer leur fêtes religieuses on avançait avec du sang jusqu’à la hauteur des genoux… Après la prise de la ville, il était beau de voir devant le Saint Sépulcre, la dévotion des pèlerins qui manifestaient leur joie en chantant au Dieu vainqueur et triomphant par des chants inexprimables en paroles !

Le 12 août 1099, l’armée égyptienne arriva enfin à Ascalon, le vizir qui croyait toujours en possible collaboration avec les francs envoya un ambassadeur pour discuter avec les nouveaux chefs de Jérusalem. Mais ceux-ci sachant que l’armée égyptienne était à leur portée, les croisés foncèrent sabre au clair sur le campement égyptien installé devant Ascalon. Encore une fois la surprise fut totale puisque même les éclaireurs n’eurent pas le temps d’annoncer l’arrivée des cavaliers.

L’armée du grand Vizir sera décimée avec ses 10 000 hommes et comme des soldats égyptiens s’étaient réfugiés dans la cité d’Ascalon, de nombreux civils furent également massacrés avec les fuyards. En quelques mois toutes les places fortifiées de Galilée se rendirent aux croisés avec les ports du littoral méditerranéen.

Carte des territoires croisés en Orient

 

 

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tableaux

 

 

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Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

- CODIGO TEMPLARIO –

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- CODIGO TEMPLARIO –

Los que son Soldados del Temple, son soldados de Dios. Como tales, deben siempre andar con Dios y ser más que simples mortales.

Deben conducirse con Humildad y ser los más honorables, los más nobles, los más corteses, los más honestos y los más caballerosos.

El Templario debe servir a la Orden y no esperar ser servido por ella. Que lo que colabore lo haga en servicio de Dios y no debe esperar recompensa, salvo el saber que con ello honra a la Orden y a Dios por su Devoción.

El Templario no debe causar a ninguna criatura herida o daño, sea esta criatura humana u otra, sea por ganancia, placer o vanidad. Al contrario, el Templario debe intentar llevar la justicia a todos aquellos que no la reciben, porque todos somos Hijos de Dios y a todos ha concedido Dios el don de la vida.

Ante todos los seres, el Templario debe demostrar caballerosidad, cortesía y honestidad, teniendo presente que son testigos de Dios.

Un templario debe vivir cada día como un crítico del día anterior; de esta manera, cada nuevo amanecer será un paso hacia una mayor nobleza.

Ningún Templario deberá ofender de forma alguna a una persona u otro ser.

Para todos, el Templario debe ser un ejemplo de caballerosidad.

Ninguna mujer deberá temer nada de un Templario, ni de sus palabras ni de sus acciones.

Ningún niño deberá padecer tampoco ese temor.

Ningún hombre, no importa cuán rudo sea, deberá temer a un Templario.

Donde hay debilidad, allí el Templario debe llevar su fuerza. Donde no hay voz, allí el Templario debe llevar la suya. Donde están los más pobres, allí el Templario debe distribuir su generosidad.

Un Soldado del Temple no puede estar esclavizado por creencias sectarias u opiniones estrechas.

Dios es la verdad y sin Dios no hay verdad.

El Templario debe siempre buscar la verdad porque en la verdad está Dios.

Jamás un Templario debe deshonrar a otro, porque dicha conducta le deshonrará a él y llevará descrédito a la Orden.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 6 août, 2011 |1 Commentaire »

OSMTH ESPAGNE

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Publié dans:L'ordre des Templiers |on 20 juillet, 2011 |1 Commentaire »

Le Sang des Templiers

 

 

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Le Sang des Templiers

 

Date de sortie cinéma : 20 juillet 2011

Réalisé par Jonathan English
Avec James Purefoy, Paul Giamatti, Kate Mara, plus

Titre original : Ironclad
Long-métrage américain , britannique . Genre : Action , Aventure
Durée : 02h01min Année de production : 2011
Distributeur : Metropolitan FilmExport

 

Synopsis : En 1215, le roi d’Angleterre, Jean, a été contraint de signer la Magna Carta, un document qui assure la liberté du peuple et constitue désormais la base du droit commun en Angleterre. Furieux d’y avoir été forcé, il lève une armée de mercenaires et commence à piller le pays pour reprendre le pouvoir. Il est sur le point d’atteindre Londres et de remporter la victoire, mais un dernier obstacle se dresse encore sur sa route : le château de Rochester. À l’intérieur, rassemblée par le baron Albany, une petite bande de guerriers rebelles s’est jurée de retenir le roi Jean jusqu’à l’arrivée des renforts. Elle compte un chevalier Templier ; Isabel, la dame du château, mais aussi des mercenaires endurcis comme Beckett et des jeunes soldats tels Guy, qui va goûter à la bataille pour la première fois – et peut-être bien la dernière. Chacun a ses espoirs, ses démons et ses secrets. De part et d’autre de la muraille, les deux camps sont prêts à tout pour l’emporter et l’heure de l’affrontement approche…

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 13 juillet, 2011 |3 Commentaires »

CODE DE DEONTOLOGIE des CHAPITRES TEMPLIERS

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CODE DE DEONTOLOGIE des CHAPITRES TEMPLIERS

 

1) Respectueux des libertés de chacun, profondément attachés au civisme, nous nous engageons à n’avoir aucune activité politique ou débat partisan au sein de nos Ordres.

2) Les signataires s’engagent à respecter intégralement les lois du pays qui les accueille dans leur vie quotidienne et, en particulier :

- à respecter la libre circulation et domiciliation de leurs membres,
- à respecter les droits de l’homme et de la femme,
- à respecter les valeurs du couple et de la famille et à tout faire pour les défendre activement.

Ils s’engagent en outre, à ne jamais intervenir dans une politique extérieure, dans la limite du respect des droits de l’homme et du citoyen.

3) Laissant à chacun sa conscience propre face au Dieu de son cœur, nous nous engageons à laisser toute personne libre du choix de son engagement religieux.

4) Nous nous engageons à la plus grande tolérance, vertu fondamentale de notre démarche tant intérieure qu’extérieure.

5) Notre respect des autres Ordres n’est pas limitatif tant que ces dernières ne contreviennent pas aux droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. Les signataires s’engagent à la plus grande transparence quant à leurs alliances éventuelles.

6) Nous nous engageons à respecter les droits fondamentaux des enfants. Nous reconnaissons que l’engagement ne peut être qu’un acte clair, délibéré et conscient. En conséquence, aucun mineur ne peut être reçu dans les Ordres signataires.

7) La signature au présent code implique la prohibition de toute drogue illicite au sein des Ordres. Elle engage en outre la non délivrance d’ordonnances ou de produits toxiques.

8) Les signataires s’engagent à ne pas utiliser les messages subliminaux dans leur pratique.

9) les signataires s’engagent à ne pas utiliser l’hypnose en dehors d’un contrôle médical et, en ce cas uniquement, lorsque la maladie met la vie de la personne en danger de mort.

10) Les signataires s’engagent à respecter la liberté individuelle dans le domaine médical, en particulier à ne jamais soustraire un patient aux soins du corps médical, à ne jamais soumettre leurs membres à un régime alimentaire obligatoire, et plus généralement, à proscrire tout procédé qui tendrait à entraver l’exercice éclairé de leur libre arbitre.

11) Les signataires s’engagent à se tenir indépendants de tous professionnels de l’ésotérisme (voyant, parapsychologue… Dont la vocation est commerciale). Si de tels membres existent au sein des associations, ils ne peuvent agir qu’en leur nom propre et jamais sous couvert des signataires de ce code. Les signataires s’engagent de plus, à ne jamais pratiquer de voyance concernant l’avenir d’une personne.

12) Les signataires s’engagent à dénoncer toute exploitation de la superstition tournant autour de la fin du siècle et de la notion d’apocalypse.

13) Les signataires s’engagent à ne pas monnayer les sacrements comme à ne pas se faire rémunérer dans l’exercice du soin spirituel.

14) Les signataires s’engagent à rester prudents en matière d’exorcisme, de possession ou d’envoûtement et à ne jamais se faire rémunérer s’ils interviennent comme prêtres dans une telle affaire.

15) Les signataires s’engagent à respecter la femme comme l’égale de l’homme dans ses droits et complémentaire dans sa spécificité.

16) Les signataires s’engagent à ne pas faire de l’argent un but de leur Ordre. Ils s’engagent, de plus, à ne pas faire du non-paiement de la cotisation une clause systématique d’exclusion.

Tout signataire qui dérogerait à cette charte serait considéré comme exclu de l’Ordre de fait dès connaissance des faits.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 9 juillet, 2011 |Pas de commentaires »

Le septième Templier

Le septième templier

Le septième Templier dans L'ordre des Templiers arton25889-b34ce de Eric Giacometti et de Jacques Ravenne

 

Fleuve Noir, 09/06/2011 – ISBN 9782265088528


Présentation de l’éditeur

1307. Le roi Philippe le Bel et le pape Clément V ordonnent l’anéantissement total de l’Ordre du Temple. Mais dans l’ombre des commanderies, sept templiers vont organiser sa survivance par-delà les siècles.

De nos jours, le commissaire franc-maçon Antoine Marcas reçoit l’appel désespéré d’un mystérieux frère, sur le point d’être assassiné, qui lui transmet la piste d’un secret fabuleux : le trésor des templiers. Au même moment à Saint-Pierre de Rome, le pape s’apprête à bénir la foule quand il est abattu par un tireur d’élite…

Du Paris initiatique aux arcanes occultes du Vatican, découvrez dans le nouveau Giacometti et Ravenne les étapes codées d’un parcours ésotérique, placé sous le signe de la croix du Temple…

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 20 juin, 2011 |Pas de commentaires »

Prière des Templiers

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1- Prière que les templiers faisaient dans leurs prisons lorsqu’on leur eut refusé, comme hérétiques, de les admettre à la célébration des saints offices.
Sancti spiritus adsit nobis gratia. Maria, Stella maris, perducat nos ad portam salutis. Amen. Domine, Jesu Christe, sancte pater, aeterne Deus, omnipotens, sapiens creator, largitor, administrator benignus, et carissimus amator, pius et humilis redemptor, clemens, misericors salvator, Domine, te deprecor humiliter et exoro ut illumines me, liberes et conserves fratres Templi, et omnem populum tuum chistianum turbatum.
Tu, Domine, qui scis nos esse innocentes, facias liberati, ut vota nostra et mandata tua in humilitate teneamus, et tuum sanctum servitium et voluntatem faciamus ; contumelias iniquas, non veras, contra nos oppositas per graves oppositiones, et malas tribulationes et tentationes, quas passi fuimus, et pati ulterius non possumus.
Omnipotens, aeterne Deus, qui beatum Joannem evangelistam et apostolum tuum valde diligis, qui super pectus tuum in caena recubuit, et cui secreta caeli revelavis et demonstravis, et stante in ligno sanctae crucis, pro redemptione nostra, sanctissimam matrem tuam virginem commendavis, in cujus honore gloriose fuit facta, et fundata religio ; pro tua sancta misericordia liberes et
conserves, prout tu scis nos esse innocentes a criminibus contra nos oppositis, et operas possideamus, per quas ad gaudia paradisi perducamur, per Christum dominum nostrum. Amen
Traduction
Dieu éternel et tout-puissant, sage créateur…, sauveur clément et miséricordieux, ô Seigneur, je te demande humblement, et je te supplie de m’illuminer, de délivrer et conserver tous les frères du Temple, et tout ton peuple chrétien, que trouble le scandale de nos malheurs.
0 toi, mon Dieu, toi qui sais que nous sommes innocents, procure-nous notre délivrance, afin que nous accomplissions dans notre humilité, et nos voeux et tes préceptes, afin que nous remplissions ton service pieux et ta volonté sainte : délivre-nous de ces affronts cruels et non mérités que nous causent nos grands désastres, nos terribles épreuves, et nos affreuses tribulations. Nous avons tout souffert jusqu’à présent ; mais nous n’avons plus la force de résister
désormais.
Par ta sainte miséricorde, délivre-nous et conserve-nous ; tu sais que nous sommes innocents des crimes dont on nous accuse.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 15 juin, 2011 |4 Commentaires »
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