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Histoire de l’Ordre du Temple, aux éditions Trajectoire

 

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Histoire de l’Ordre du Temple, aux éditions Trajectoire

Les éditions Trajectoire vous informent de la parution d’Histoire de l’Ordre du Temple de Jean-Luc Caradeau et Marie Delclos. Elles restent à votre disposition pour toute demande d’envoi en Service Presse : Florence Vaillant : 05 61 000 986 – f.vaillant@piktos.fr. http://www.piktos.fr.

 

C’est un travail considérable et original que Marie Delclos et Jean-Luc Caradeau ont effectué, en véritables historiens, sur l’énigmatique Ordre du Temple. Pas à pas, l’élaboration de l’Ordre du Temple est décortiquée, depuis la victoire de Charles Martel à Poitiers, en passant par la querelle des deux pouvoirs rivaux, celui du pape et de l’empereur. Sans omettre l’opportunisme formidable d’Urbain II qui a été tenté de réunifier un monde chrétien séparé depuis le Grand Schisme. Fort bien décrite, la première croisade débouche sur la fondation du royaume de Jérusalem et la création de la Milice des pauvres Chevaliers du Christ en 1119. Les incertitudes quant aux fondateurs et à la fondation même de l’Ordre, le voyage en France d’Hugues de Payens, le concile de Troyes, la règle de saint Bernard sont largement détaillés. En outre, plusieurs aspects très rarement abordés sont ici développés. Si l’on connaît généralement les Templiers comme moines soldats et bâtisseurs de forteresses, peu savent qu’ils furent les inventeurs de la lettre de change, les détenteurs de la première Marine de l’époque, les possesseurs de biens immobiliers considérables ou encore les propriétaires de vastes haras… Bien sûr, le procès des Templiers, l’examen de leur présumée culpabilité, l’ambition et le cynisme de Philippe le Bel, la veulerie du pape Clément V sont amplement développés. En fin d’ouvrage, des documents essentiels viennent compléter cette étude : la liste des grands maîtres de l’Ordre, les implantations du Temple à Paris et ailleurs, ainsi qu’une chronologie des croisades. L’Histoire de l’Ordre du temple est un texte haletant, qui se lit sans trêve, et qui comporte des analyses réellement novatrices, appuyées sur des documents incontestables.

Contact Presse:
PiKtos
Florence Vaillant
05 61 000 986
http://www.piktos.fr 

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 10 octobre, 2011 |1 Commentaire »

L’Ordre de Sion


Arnaud de l’Estoile vient de publier « Le Véritable Secret des Rois de France » aux Editions Pardès, 16×24, 272 p., illustré, 24 €.

Le Véritable Secret des Rois de France« C’est du fantastique exact », confia Jules Bois à propos de l’oeuvre de Maurice Leblanc. Cette phrase étonnante lève le voile sur la réalité de l’histoire cachée, sur les noces de l’ésotérisme et de la littérature. Les aventures du personnage d’Arsène Lupin, mondialement connu, qui résolut les énigmes les plus extraordinaires, dépasseraient- elles le cadre du simple roman policier ? Y a-t-il un sens caché aux aventures du gentlemancambrioleur ? La quête du secret des rois de France, élucidé dans L’Aiguille creuse, repose-t-elle sur un fond de vérité ? Sur quelles informations confidentielles Maurice Leblanc a-t-il pu s’appuyer pour rédiger ses oeuvres ?
L’auteur, après une longue et minutieuse enquête dans les arcanes de l’histoire de la France hermétique, révèle les surprenantes accointances entre l’occultisme de la Belle Époque, les organisations initiatiques et les cénacles fréquentés par Maurice Leblanc. Il dévoile également que l’histoire d’Étretat, officiellement station balnéaire de renom, recèle bien des mystères… Lesquels ont pour origine un secret que des hommes et des organisations préservèrent au cours des siècles. Le père d’Arsène Lupin, qui a publié L’Aiguille creuse en juin 1909, en fut l’épicentre. En outre, aussi surprenant que cela puisse paraître, l’auteur met au jour les liens mystérieux qui unissent la Normandie et l’Aude, Étretat et Rennes-le- Château, avec, en filigrane, l’ombre d’une société secrète devenue mythique : le Prieuré de Sion.
De fil en… aiguille, cet ouvrage invite le lecteur à la découverte du véritable secret des rois de France.

Arnaud de l'EstoileArnaud de l’Estoile, historien, né en 1966, diplômé de la Sorbonne et du Conservatoire National des Arts et Métiers, s’est spécialisé dans l’étude de l’ésotérisme et des sciences occultes. À ce titre, ses recherches s’orientent aussi bien vers la théorie (fondements, courants et grandes figures) que vers la pratique (magie, alchimie, tarot, etc.).
Il a déjà publié chez Pardès :
« Qui suis-je? » GUAITA (12€), « Qui suis-je? » Papus (12€),
« Qui suis-je? » PÉLADAN (12€) « Qui suis-je? » E. Lévi (12€)

SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. ÉTRETAT OU LE SECRET D’ÉTAT
A) ÉTRETAT : UNE GRANDE HISTOIRE POUR UN PETIT VILLAGE
B) LE SECRET STRATÉGIQUE DES ROIS DE FRANCE
C) L’AUTRE MYSTÈRE : LA RÉSERVE D’OR SECRÈTE DES CAPÉTIENS

II. LES GARDIENS DU SECRET
A) LES TEMPLIERS
B) NICOLAS POUSSIN
C) NICOLAS FOUQUET
D) JULES VERNE

III. MAURICE LEBLANC, ÉPICENTRE DU SECRET DES ROIS DE FRANCE
A) MAURICE LEBLANC : UNE VIE AU SERVICE D’ARSÈNE LUPIN
B) LA VÉRITABLE IDENTITÉ D’ARSÈNE LUPIN, CAMBRIOLEUR DE L’HISTOIRE DE FRANCE
C) LES ÉNIGMES À RÉSOUDRE POUR DEVENIR LE ROI DES ROIS
D) UN CÉNACLE POUR LE MOINS INSOLITE

IV. ÉTRETAT ET RENNES-LE-CHÂTEAU : UN ÉTRANGE PARALLÉLISME
A) RENNES-LE-CHÂTEAU : RAPPEL HISTORIQUE
B) LES ÉTONNANTS LIENS ENTRE LA NORMANDIE ET L’AUDE
C) MAURICE LEBLANC ET RENNES-LE-CHÂTEAU

V. ÉTRETAT OU LE VÉRITABLE SECRET DES ROIS DE FRANCE
A) L’OMBRE DU PRIEURÉ DE SION
B) LES LIENS ENTRE L’OCCULTISME DE LA BELLE ÉPOQUE
ET LA RÉSURGENCE DU PRIEURÉ DE SION DE 1956
C) LA PISTE ALCHIMIQUE
D) L’ULTIME SECRET

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

 

Une critique sera bientôt en ligne ! Mais, dès à présent, nous vous en conseillons la lecture !

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 5 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Le Code Templier

couverture14.jpgUn thriller historique

sur le Grand Secret
de l’Ordre du Temple



En 1974, pendant les fêtes de Pâques, un mystérieux inconnu s’introduit de nuit dans un ancien Monastère espagnol reconstruit pierre à pierre, à Miami en Floride, USA. L’inconnu dérobe une pierre de l’un des murs du cloître. Cet évènement, en apparence absurde, est le point de départ d’une nouvelle aventure de Franck et Marie-Eve dans le monde secret de l’Ordre du Temple.

Nos deux héros découvrent la source de la fabuleuse richesse des Templiers, et comment ceux-ci ont pu au Moyen Age créer une banque mondiale basée sur des règles morales strictes. Ils vont aussi s’intéresser au Mandylion, cet objet convoité par une multitude d’aventuriers, et qui semble être à l’origine de tout.

Plus de mille ans auparavant, ce Mandylion est apparu à Constantinople. Au centre d’un cadre d’or de style persan, on voyait l’image très pâle d’une « tête » étrange. A l’ouverture du cadre on découvrit une grande toile de lin de 4 m sur 1 m, sur laquelle apparaissait l’image d’un corps supplicié, flagellé et crucifié, vu de face et de dos. C’était un Suaire plié de manière étrange, quatre fois sur lui-même, étendu sur une planchette, et dont on ne voyait que la tête à travers le cadre. Après le pillage de Constantinople par la quatrième croisade en 1204, cet objet disparut avec le trésor byzantin du Grand Palais des Blachernes.

Un objet semblable réapparut vers 1356 à Lirey, dans cette Champagne où l’Ordre du Temple est né. Transporté à Turin en 1578, il est connu depuis sous le nom de Suaire de Turin. Cette relique constitue l’une des plus grandes énigmes historiques, religieuses et scientifiques au début de notre 3eme millénaire judéo-chrétien. Il s’agit d’une image imprimée en négatif sur une grande pièce de lin de plus de 4 mètres carrés. Sa datation historique en fait un objet de plus de 2000 ans et sa datation au carbone 14,… un objet moyenâgeux. Mais est-ce bien le Suaire d’origine?

Pour comprendre ce que cache cette énigme historique et scientifique, deux chercheurs, Franck et Marie-Eve, enquêtent aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Europe et au Moyen Orient. A quoi peut bien correspondre cette mystérieuse relique ? Où a-t-elle était emportée après le sac de Constantinople ? Serait-ce le fameux « Baphomet » soi-disant adoré par les Templiers et dont parlent les minutes de leur simulacre de procès ? Est-ce l’image du Christ mort à la fin de son supplice, il y a plus de 2000 ans ? A quoi correspond la tête trouvée par les sbires de Philippe le Bel dans le grand Temple de Paris au moment de l’arrestation des Templiers ? Les traces de sang sur ce Suaire correspondent-elles au sang du Christ ? Et quelle est cette étrange prédiction du retour du Christ sur Terre à la fin des Temps ? Cette parousie, plusieurs fois annoncée, il y a deux mille ans, il y a mille ans et récemment encore par les nouvelles religions, et qui ne s’est jamais produite. Avec les manipulations génétiques modernes, qui aurait intérêt à la réaliser aujourd’hui en laboratoire, et avec quels moyens financiers ? Que cache cette étrange énigme ?

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 6 septembre, 2011 |2 Commentaires »

Rituel de Bénédiction d’un Nouveau Chevalier

Rituel de bénédiction d’un nouveau chevalier


Grail

The Attainment of the Holy Grail, Edward Coley Burne-Jones, 1898

Le rituel de « bénédiction du nouveau chevalier » (XIIIe siècle) ne peut être attribué à aucun ordre de chevalerie en particulier. Le rituel qui suit, correspondant à l’adoubement, en mode ecclésiastique, du nouveau chevalier, fait partie du premier livre, chap. XXVIII du Pontifical de Guillaume Durand, évêque de Mende, canoniste et curialiste, qui rédigea un recueil de rituels et textes liturgiques divers (ce Pontifical est considéré comme un miroir idéal de la chrétienté au Moyen âge. Ce rituel est complété par le chap. XXXVIII, De benedictione armorum (« bénédiction des armes ») du second livre.

Jean-Pierre Bonnerot

Bénédiction du Nouveau Chevalier

1- Dans la bénédiction du nouveau chevalier, on procède de la façon que voici. Le pontife, avant que ne soit dit l’évangile, bénit son épée en disant :

2- Bénédiction de l’épée. « Exauce, nous t’en prions, Seigneur, nos prières ; que la dextre de ta Majesté daigne bénir cette épée dont ton serviteur ici présent désire être ceint ; que dans la mesure de ta bénédiction il puisse être le défenseur des églises, des veuves, des orphelins et de tous les serviteurs de Dieu contre la cruauté des païens ; qu’il épouvante et terrifie ceux qui lui tendraient des pièges ; accorde-lui de les poursuivre dans l’équité et de nous défendre dans la justice. Par le Christ… » on répond : « Amen. »

3- Autre bénédiction : « Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, dieu éternel, par l’invocation de ton saint nom, par la venue du Christ, ton fils, notre Seigneur, et par le don du Saint-Esprit défenseur, bénis cette épée afin que ton serviteur que voici, qui en ce jour en est ceint comme le lui accorde ta bonté, foule aux pieds les ennemis invisibles, soit victorieux en tout combat et demeure toujours sans blessure ; nous te le demandons par Jésus Christ… » On répond : « Amen. »

4- On pourrait aussi dire ici les autres bénédictions des armes, que l’on trouve à la rubrique bénédiction des armes. Les armes ainsi bénites, le pontife, avant de ceindre l’épée, entonne :

5- « Béni soit le Seigneur mon Dieu qui éduque mes mains pour le combat. » Et quand on a dit les trois premiers versets suivis du « Gloria Patri… » le pontife dit : « Sauve ton serviteur. Sois pour lui, Seigneur, une tour. Seigneur exauce… Le seigneur soit avec vous… Prions. »

6- Oraison : « Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, toi qui seul mets toutes choses en ordre et les disposes comme il convient, toi qui, pour réprimer la malice des méchants et pour protéger la justice, as permis aux hommes par une règle salutaire l’usage du glaive sur la terre, toi qui as voulu que soit institué l’ordre militaire pour la protection du peuple, toi qui as fait que soit dit par le bienheureux Jean, alors que des soldats venaient à lui au désert, qu’ils n’extorquassent de l’argent à personne, mais qu’ils se contentassent de leur propre solde, nous te supplions, Seigneur, et implorons ta clémence : de même que tu as accordé à ton serviteur le petit David le pouvoir de dominer Goliath, de même que tu as fait triompher Judas Macchabée de la barbarie des nations qui n’invoquaient pas ton nom, de la même façon accorde aussi à ton serviteur ici présent, qui vient de placer son cou sous le joug de la chevalerie, les forces de la piété céleste et l’audace pour défendre la foi et la justice. Accorde-lui un accroissement de sa foi, de son espérance et de sa charité ; dispose comme il convient toutes choses en lui : crainte autant qu’amour de Dieu, humilité, persévérance, obéissance et patience en bonne mesure, afin qu’il ne blesse injustement personne avec ce glaive ou avec un autre, qu’avec lui il défende ce qui est juste et droit ; lui-même est promu d’un état inférieur au nouvel honneur de la chevalerie ; que, de la même façon, il dépouille le vieil homme avec ses manières d’agir et qu’il revête l’homme nouveau afin de te craindre et de t’honorer comme il faut, d’éviter la compagnie des infidèles, d’étendre sa charité sur son prochain, d’obéir avec droiture en toutes choses à sa mission et de s’acquitter jusqu’au bout de sa fonction au service de tous selon la justice. Nous t’en prions par… » On répond : « Amen. »

7- Après cela le pontife prend sur l’autel l’épée nue et la pose dans la dextre du récipiendaire en disant : « Reçoit ce glaive au nom du Père et du fils et du Saint-Esprit et sers-t’en pour ta propre défense, pour celle de la sainte Église de Dieu, pour la confusion des ennemis de la Croix du Christ et de la foi chrétienne ainsi que la couronne du royaume de France(ou tel autre). Autant que l’humaine fragilité te le permettra, ne blesse personne injustement avec lui. Qu’il daigne t’accorder cela, Celui qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles » On répond « Amen »

8- Ensuite, l’épée ayant été remise au fourreau, le pontife ceint le récipiendaire de l’épée avec son fourreau, et l’en ceignant il dit : « Sois ceint de ton glaive sur ta cuisse, ô toi qui es tout puissant dans le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, mais sois attentif au fait que ce n’est pas par le glaive, mais par la foi, que les saints ont vaincu les royaumes »

9- Ceint donc de l’épée, le nouveau chevalier la sort du fourreau et, dégainée, il la brandit trois fois dans sa main de façon virile, puis il l’essuie sur son bras et la rengaine.

10- Cela fait, le pontife, distinguant ce nouveau chevalier à son caractère militaire, lui donne le baiser de la paix en disant : « sois un soldat pacifique, actif, fidèle et soumis à Dieu . »

11- Puis il lui donne un léger soufflet en disant : « Réveille-toi du sommeil du mal, et sois vigilant dans la foi en Christ et dans une réputation louangeuse ». « Amen » 12- Alors les nobles de l’assistance lui remettent ses éperons, là où il est de coutume que cela se fasse, et l’on chante l’antienne : « Ton allure te fait remarquer parmi les fils des hommes ; ceins ton épée sur ta cuisse, ô toi qui es très puissant. »

13- Oraison : « Dieu éternel et tout-puissant, répands la grâce de ta bénédiction sur ton serviteur N… ici Présent, qui désire d’être ceint de cet estoc remarquable (ou : que tu nous as Ordonné de ceindre de … ) ; rends-le confiant dans la force de ta dextre ; qu’il soit armé Par tes célestes défenses contre toutes les forces adverses afin qu’ainsi dans ce siècle il ne soit troublé par aucune des tempêtes guerrières. Par le Christ… »

14- Enfin le pontife lui donne son étendard, là où l’on a l’habitude de le faire. Pour la bénédiction de cet étendard, chercher plus bas, après la bénédiction des armes.

Bénédiction des Armes

1. On fait de la façon suivante la bénédiction des armes et de l’étendard de guerre : « Notre secours est dans le Nom du Seigneur… Le Seigneur soit avec vous… Prions. » Oraison : « Que le signe et la bénédiction de Dieu tout-puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, soit sur ces armes et sur celui qui les revêt. Qu’il les revête Pour protéger la justice. Nous te demandons, Seigneur Dieu, de le protéger et de le défendre, toi qui vis pour les siècles des siècles. » On répond : « Amen. »

2. Oraison : « Dieu tout-puissant, en la main de qui se trouve toute pleine victoire, toi qui as même accordé des forces miraculeuses à David pour mettre hors de combat le rebelle Goliath, dans notre humble prière nous implorons ta clémence afin que par une Piété sanctificatrice tu daignes bénir ces armes. Accorde à ton serviteur N…. qui désire porter ces mêmes armes, de s’en servir librement et victorieusement pour la protection et la défense de notre Sainte Mère l’Église, des orphelins et des veuves, contre l’assaut des ennemis visibles et invisibles. Par le Christ… » On répond « Amen. »

3. Bénédiction du glaive. « Daigne bénir, nous t’en prions, Seigneur, ces épées et tes serviteurs que voici, qui sous ton inspiration désirent s’en charger, que leur piété pour toi leur soit un rempart et les garde sans blessure. Par le Christ …. » On répond « Amen. »

4. Bénédiction de l’étendard de guerre. Oraison : « Dieu tout-puissant et éternel, qui es la bénédiction et la force de tous ceux qui triomphent, jette un regard propice sur nos humbles prières et, de ta céleste bénédiction, sanctifier cet étendard qui a été préparé pour servir à la guerre ; qu’il soit fort contre les nations ennemies et rebelles et qu’il soit entouré du rempart de ta protection ; qu’il soit terrible aux ennemis du peuple chrétien ; qu’il soit assurance et confiance dans leur victoire certaine pour ceux qui mettent en toi leur foi. Tu es, Dieu, celui qui détruit les guerres et tu accordes le secours de ta céleste protection à ceux qui mettent en toi leur espoir. Par le Christ… » On répond : « Amen. »

5. Enfin il l’asperge avec l’eau bénite.

6. Dans la remise de l’étendard, on dit aussi « Reçois cet étendard sanctifié par la céleste bénédiction. Que le Seigneur te donne la grâce, pour son nom et pour son honneur, de pénétrer puissamment sain et sauf avec cet étendard les bataillons ennemis. » On répond : « Amen. »

7. Quand on le remet au porte-étendard, que celui-ci lui donne le baiser de paix .

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 29 août, 2011 |Pas de commentaires »

Les Autres Croisades à parir de 1204

La quatrième croisade de 1204 

  • 1201 En Palestine après la mort de Bohémond III, Bohémond IV lui succède et règne sur la principauté d’Antioche et le comté de Tripoli. 
  • 1202 - En novembre ZARA (ou Zadar en Dalmatie) est attaquée et mise à sac par les hommes de la quatrième croisade. Puis le doge convainc les croisés de faire un petit détour pour remplacer au passage l’empereur de Byzance par un jeune roi plus soumis au pape et aux occidentaux. En réalité le doge de Venise espère qu’en chassant les byzantins, les vénitiens deviendront les maîtres de la Méditerranée. 
  • 1203 – La flotte vénitienne arrive devant Constantinople en juin, Alexis Ange s’enfuit laissant la place au jeune roi des croisés. Les impôts et le tribut furent tellement lourds que les grecs ne purent plus payer. 
  • 1204 – Les croisés dépouillèrent les églises et volèrent tous les bijoux et richesses qu’ils trouvèrent. Les grecs se révoltèrent et chassèrent les croisés de la cité. Après une semaine de combats sans espoirs, la cité fut envahie, tout le patrimoine de la culture chrétienne orthodoxe disparut et pendant trois jours les croisés tuèrent et volèrent tous ceux qu’ils trouvèrent. Des chrétiens qui s’étaient réfugiés dans l’église Sophia furent massacrés lorsqu’ils sortirent avec les croix, le Saint Sacrement et les évangiles. L’église fut pillée, profanée et souillée. Baudouin de Flandre fut élu empereur du nouvel empire saccagé. Bel exemple de la foi chrétienne ! 
  • 1204 - La ville de Sidon au Liban est reprise par les francs.

Les Autres Croisades à parir de 1204 dans L'ordre des Templiers saconstanti

 

La cinquième croisade d’Orient

 

  • 1210 - A la faveur d’un mariage le royaume d’Acre échoit à Jean de Brienne un vieux chevalier de 60 ans arrivé d’Occident ! Bien qu’ayant accepté en 1212 la nouvelle trêve de cinq ans conclue avec le frère de Saladin, le roitelet ne cesse d’envoyer des ambassadeurs à Rome pour activer la reprise d’une grande croisade dès la fin de la trêve. Ce sera la cinquième en Orient. 
  • 1218 - De fait, dès le mois de septembre 1217 les arrivages de croisés affluent dans le port d’Acre, suivis de centaines de navires au printemps 1218 qui débarquent à Acre et devant Damiette, des milliers de pèlerins-combattants. Al-Kamel le neveu de Saladin est vite envoyé par son père le sultan, pour essayer de les arrêter.Le 25 août, les croisés prennent d’abord la citadelle à côté des remparts de la cité de Damiette et l’annonce de cette perte cause une crise cardiaque au vieux sultan qui succombe en quelques heures. La traditionnelle lutte de succession peut commencer.

    De son vivant le frère de Saladin avait partagé ses Etats :

 

Egypte
à son 1er fils :
Al Kamel

 Jérusalem et Damas  
à son 2è fils :
Al-Moazzam

La Jézira
à son 3è fils :
Al-Achraf

 

  • Après la prise de Damiette, al-Kamel propose aux croisés contre la signature d’un traité de paix, une offre qui ne manque pas d’intérêt : la restitution de Jérusalem, de la vraie croix et de tous les territoires à l’ouest du Jourdain.Mais le cardinal-légat espagnol du nom de Pélage préfère maintenant : l’Egypte entière et compte déjà sur l’arrivée imminente de l’empereur Frédéric II qui vient d’être sacré à Rome mais qui mettra tout de même  » huit années  » pour arriver en Palestine !

     

  • 1220 - au cours de l’été Al-Kamel envoie sa flotte surprendre les navires occidentaux et leur inflige une sévère défaite. 
  • 1221 - l’armée franque quitte Damiette pour s’engager sur la route du Caire, pendant que Al-Charaf et al-Moazzam sont venus prêter main forte à leur frère avec leurs armées. Mais mi-août le dieu NIL qui depuis les temps antiques effectue dès le mois de juillet son inondation annuelle, tant souhaitée pour fertiliser les cultures, a brusquement grossi. Il embourbe l’armée franque qui doit battre en retraite. Le 26 août après la rupture volontaire des digues du Nil, l’armée franque est complètement enlisée. Le cardinal se décide enfin à négocier et à signer une paix de huit ans, mais sans la restitution de la vraie Croix et la cession de Jérusalem et des territoires à l’ouest de Jourdain comme proposé auparavant…

 

La sixième croisade de l’empereur Frédéric II

 

  • 1225 - L’empereur Frédéric II vient d’épouser Yolande, la fille de Jean de Brienne et devient ainsi roi de Jérusalem ! El Kamel envoie à la cour de l’empereur en Sicile son diplomate l’émir Ibn ach-Cheikh qui devient rapidement l’ami et le conseiller de Frédéric. 
  • 1227 - en novembre mort d’Al-Moazzam le maître de Damas. Son fils: an-Nasser lui succède. 
  • 1228 - En septembre l’Empereur excommunié Frédéric II débarque à Acre avec seulement 3 000 soldats. Il est venu pour dialoguer. Le traité de paix signé le 18 février 1229 avec le sultan d’Egypte prévoit un passage reliant Jérusalem à la côte, ainsi qu’un libre accès aux villes de Bethléem, Nazareth et Saïda… Les musulmans conservent une présence dans Jérusalem à l’endroit où se trouvent leurs principaux sanctuaires.Toute l’Europe est ahurie devant l’obtention rapide de l’accord, sans une seule goutte de sang !! Mais à Bagdad, Mossoul et Alep les musulmans sont en colère d’avoir perdu Jérusalem. Une guerre éclate même entre an-Nasser et al-Kamel qui perdra sa ville de Damas et ne se réconciliera avec son oncle qu’en 1238 (peu de temps avant sa mort).

 

Les deux croisades de Louis IX : 7ème et 8ème Croisade
(également détaillées dans la vie de Louis IX)

 

  • 1244 - Les turcs Khawarezmiens qui ont succédé aux seljoukides en Irak et en Inde, arrivent en Syrie. Ne pouvant prendre Damas ils s’élançent sur Jérusalem qu’ils prennent facilement le 11 juillet.Si la population franque est en grande partie épargnée, la ville sainte est pillée et brûlée. Heureusement les envahisseurs seront écrasés quelques mois plus tard par les princes ayyoubides.

     

  • 1248 - Le roi de France Louis IX a décidé en exécution d’un voeu de faire sa croisade sur l’Egypte, malgré que Frédéric II a essayé de l’en dissuader. L’empereur étant (re)excommunié depuis 1237 il a répondu à Rome en 1241 en séquestrant les cardinaux chargés de le condamner. Cette fois Frédéric se désintéresse de la Palestine, mais il a quand même pris la précaution de prévenir son ami AYYOUB le fils d’Al-Kamel du danger qui le menace.

    depcrois dans L'ordre des Templiers
    Aigues-Mortes – Saint Louis part pour la croisade
    le 25 août 1248 – Dessin de G. de Saint-Pathus vers 1330

     

  • 1250 – [Eg] Touranshah fils du précédent sultan (Ayyoub) mort de tuberculose est à son tour assassiné par Baibars un officier-esclave au cours d’un banquet qu’il avait organisé après sa victoire sur les croisés et la capture du roi de France LOUIS IX à Mansourah. 
  • 1251 - [Eg] Malgré les lois islamiques une ancienne épouse du sultan: Chajarat-ad-dorr devient reine sultane d’Egypte et épouse dès son intronisation un des chefs mamelouks (Abeik). Elle lui confère le titre de sultan. Quant à la sultane elle signe ses décrets par le nom de  » Oum Khalil  » un de ses enfants mort en bas âge. 
  • 1259 - [Eg] La reine sultane d’Egypte surprend un regard trop admiratif de son époux sur une jeune servante. Lorsqu’elle lui demande pourquoi il ne la regarde pas ainsi, il lui répond « tu es trop vieille ! La reine prend un couteau à sa portée et après avoir assassiné son époux se donne elle-même la mort… Un nouveau sultan du nom de Qoutouz remplace la défunte reine sultane. 
  • 1260 – [Eg] L’homme qui a déjà tué Touranshah : Baibars assassine froidement Qoutouz le vainqueur d’Ain Jalout et s’installe comme sultan. 
  • 1271 - [Pa] Baibars s’empare de la redoutable forteresse des templiers: Hosn-al-Akra que Saladin n’avait pas pu prendre. 
  • 1277 - [Eg] Mort de Baibars (empoisonné) qui avait institué une sorte de trève avec Henry II (roi de Chypre et Jérusalem). « Qalawùun » devient le nouveau sultan d’Egypte. 
  • 1283 - L’ancienne trêve convenue avec Baibars concernant la Palestine est reconduite pour dix ans par Qalawùun. 
  • 1285 - Les moines-soldats Hospitaliers s’étant alliés aux mongols lors d’une invasion contre les musulmans au Liban, Qalawùun s’empare de la forteresse de Marqab pour les punir. Tombée le 25 mai, les défenseurs ont même le droit de rejoindre Tripoli sains et saufs. 
  • 1289 – Les hommes de Qalawùun ayant intercepté des lettres faisant état d’une alliance secrète entre Philippe-le-Bel et les mongols. Pour éviter d’être pris entre deux armées, Qalawùun met le siège devant Tripoli (ville non incluse dans la trêve). Après un mois de combats la ville tombera, les hommes seront massacrés, les femmes et les enfants emmenés en esclavage.

 

L’échec de la 9ème et dernière croisade d’Orient

 

  • 1289 – Henry roi de Chypre et de Jérusalem appelle l’occident à la croisade. Par leur comportement les croisés mettront fin à la trêve. 
  • 1291 - Mort de Qalawùun, son fils Khalil continue le combat à sa place. 
  • 1291 - La ville et la forteresse de St Jean d’Acre est reprise par les musulmans, exactement cent ans après sa prise par l’anglais Richard Coeur de Lion,  puis tomberont également les derniers bastions francs : les grandes villes de Tyr, Sidon et Beyrouth…
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

L’après Saladin

L'après Saladin dans L'ordre des Templiers apres_saladin


  • 1196 – En juillet le frère de Saladin Al-Adel arrache au fils de Saladin Al-Afdal âgé de 26 ans le gouvernement qu’il s’était montré incapable de diriger. 
  • 1197 - Mort d’Henri de Champagne, Isabelle épouse Amaury de Lusignan, roi de Chypre et unit sa couronne à celle de Jérusalem. 
  • 1197 - L’empereur d’Allemagne Henri VI prépare une nouvelle croisade, ses hommes reprennent Beyrouth, mais Henri VI meurt peu après. 
  • 1198 - A peine élu le pape Innocent III fait prêcher une nouvelle croisade (la 4ème) qui aboutira en 1204 au sac de Constantinople.(Byzance) 
  • 1198 – En novembre un autre fils de Saladin se tue en tombant de cheval lors d’une chasse au loups près des pyramides.- Henri de Champagne conclut une alliance avec le nouveau maître des assassins, qui pour lui démontrer son autorité ordonne devant ses yeux à deux adeptes de se jeter du haut des remparts, ce qu’ils font sans une hésitation. C’est même Henri qui doit supplier le maître de la secte d’arrêter la démonstration.

    - le 1er juillet une nouvelle trêve de cinq ans est signée entre les francs et Al-Adel nouveau sultan après Saladin. Malgré un pacte de non agression signé entre al-Kamel fils du sultan et les vénitiens, il est conclut que contre une coquette somme en dinars-or (tenue secrète) les vénitiens feront tout ce qu’il peuvent pour éloigner cette nouvelle croisade de 35 000 hommes que le pape Innocent III a mobilisé. Le doge Dandolo de Venise qui ne veut pas se mettre le pape à dos, oblige les croisés d’attaquer d’abord le port de Zara qui appartient au très chrétien roi de Hongrie !

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

La troisième croisade contre le Sultan Saladin

La troisième croisade contre le Sultan Saladin dans L'ordre des Templiers 3ecroisade


  • 1189 - Arrivée devant Acre des escadres génoises, vénitiennes, pisanes, suivies des danois, frisons. Des champenois en Septembre et des italiens du Nord avec les allemands en octobre qui viennent attendre l’arrivée de l’empereur Barberousse parti en mai d’Allemagne. 
  • 1190 – Vers Pâques l’empereur Frédéric II Barberousse arrive en Asie Mineure avec 250 000 soldats (!) Rapidement il prend Konya et annonce sa venue à Antioche. Mais l’impétueux empereur aux cheveux bouclés et à la barbe rousse-blonde, se noie le 10 juin par hydrocution dans un ruisseau des Monts Taurus. Dès lors son immense armée se disloque. 
  • 1190 - A l’appel du pape Grégoire VIII départ en juillet du roi Richard Coeur de Lion qui vogue vers Chypre et la prend aux grecs, tandis que le roi de France Philippe Auguste guide sa flotte et débarque à côté d’Acre.
     » Le siège d’Acre  » durera d’août 1189 à juillet 1191.
    L’Europe entière s’est donnée rendez-vous devant les remparts d’Acre qui se révèlera comme étant l’hécatombe de la 3ème croisade. 
  • 1190 c’est un véritable déferlement avec l’arrivée au printemps : d’Henri de Champagne, suivie de celles de Philippe Auguste, du Duc de Bourgogne, du comte de Flandre et enfin de celle du roi Richard qui a voulu d’abord conquérir l’île de Chypre aux grecs.
    A l’exemple de la conquête de l’Ouest américain c’est une immense ville de toiles de tentes qui a jailli de terre et qui grandit chaque jour devant les yeux étonnés des musulmans qui observent les alentours du haut des remparts de la vieille ville d’Acre où l’on parle maintenant couramment plus de vingt langues différentes. 
  • 1190 - En octobre décès de la reine Sibylle et de ses deux filles ! Le trône de Guy de Lusignan est remis en question avec la candidature de Conrad de Montferrat. La véritable héritière légitime du trône de Jérusalem devenait ISABELLE, la deuxième fille d’Amaury 1er. Mais elle était mariée à Onfroy de Thoron, un homme de faible caractère, aux allures efféminées soupçonné d’impuissance.
    Malgré l’amour qu’Isabelle lui portait sincèrement et même si sa virilité faisait sourire, les barons firent taire le couple et s’arrangèrent pour déclarer nul le mariage sous le prétexte de non consentement, l’épouse étant (pour une fois) déclarée trop jeune puisqu’elle n’avait que huit ans au jour du mariage.
    A peine divorcée Isabelle de Jérusalem fut immédiatement mariée en novembre à Conrad de Montferrat qui à défaut de pouvoir être immédiatement roi, le deviendra en Avril 1992 (Pour 10 jours !).

    depcrois dans L'ordre des Templiers

  • 1191 – En juillet 10 000 croisés-fantassins tenaillés par la famine et lassés d’attendre sans rien faire, se lancent à l’assaut des remparts sur leur propre initiative. Sans soutien ils seront massacrés et leurs corps s’entasseront dans le fossé entourant la citadelle pour se décomposer sous le terrible soleil d’été et les nombreux insectes….Les conséquences ne se feront pas attendre, car très vite la maladie et les épidémies firent des ravages. Les hommes tombèrent comme des mouches, même le grand roux Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste furent alités et faillirent mourir aveugles, mais bien soignés ils se rétablirent. Tandis que des nuées de mouches envahirent le camp et propagèrent de nouvelles maladies.
    Tandis que Saladin harcelait l’ennemi sur un autre flanc. Dans les deux camps la bataille fit de nombreuses victimes : le comte de Flandre, le comte De Brienne, Aubry Maréchal de France et Gérard de Ridefort moururent au combat, qu’importe car chaque jour de nouveaux navires débarquaient des contingents de nouveaux croisés.

     

  • 1191 - En juillet Acre se rendit aux francs. Un accord prévoyait le paiement d’une rançon de 200 000 dinars en or pour la restitution des 3000 combattants restants qui reçurent les honneurs des croisés qui les considérèrent comme de véritables héros.
    D’ailleurs ce siège par maladie ou par faits de guerre avait déjà coûté la vie à un combattant sur deux ! Mais l’accord d’Acre prévoyait également la libération de 2700 prisonniers francs.
    Pendants ce temps le jeune roi Richard se comportait de manière hautaine vis à vis des autres croisés, puisqu’il avait investi en grand seigneur dans sa croisade, toutes les richesses pillées aux grecs sur l’île de Chypre. Il avait même jeté dans les fossés des remparts l’étendard du Duc Léopold d’Autriche. Humiliation dont le duc se vengera … après la croisade !
    Philippe Auguste encore malade désirait absolument évincer Guy de Lusignan de la tête du royaume franc d’Orient pour le remplacer par le nouveau prince Conrad de Montferrat. Philippe Auguste et Richard se mirent d’accord en laissant Guy de Lusignan roi de Palestine jusqu’à sa mort et après le royaume reviendrait à Conrad de Montferrat. (Or Guy avait 35 ans et Conrad 40 ans…)
    Philippe Auguste encore malade décida de quitter ce pays insalubre où il était resté 100 jours et confia son armée à Hugues III. Quinze jours plus tard comme Saladin tardait à payer l’énorme rançon des 200 000 dinars-or Richard ordonna de faire décapiter les 2 700 combattants et passer par le glaive les 300 femmes musulmanes d’Acre dont il ne pouvait s’encombrer sans perdre de temps ! …
    Cet acte de barbarie épouvanta les francs et indigna Saladin qui avait essayé par tous les moyens de rassembler l’énorme somme. Un dinar équivalant pour beaucoup de petites gens à 6 mois de salaires. Le Sultan n’eut pas le coeur d’exécuter de manière identique ses prisonniers (comme il l’avait annoncé) mais il fit savoir à Richard que désormais, il n’y aurait plus de prisonniers …

     

  • 1191 – Le 7 septembre, bataille entre Richard et Saladin. Le sultan dû se retirer avec des pertes énormes. Ne pouvant pas défendre la ville d’Ascalon ni Jaffa, Saladin fit démolir les murailles des deux villes. Richard les fit reconstruire.
    Fin 1191 – L’armée de Richard n’est plus qu’à vingt kilomètres de Jérusalem, mais n’ose pas s’aventurer plus loin. Par l’intermédiaire d’Al-Adel, frère de Saladin, Richard commence à chercher un terrain d’entente avec Saladin. D’abord il propose le mariage entre Al-Adel et sa soeur Jeanne (veuve du roi de Sicile) inutile de dire que lorsque la soeur de Richard prit connaissance du nom du mari que son frère lui destinait, elle faillit lui arracher les yeux ! 
  • 1192 - Avril, Richard fait réunir les barons et décide une fois pour toutes qu’ils doivent se prononcer sur le nom du roi de Palestine, Conrad de Montferrat fut élu et Guy de Lusignan destitué est devenu Roi de Chypre où sa dynastie régnera durant 4 siècles…
    Conrad fut couronné à Acre, mais quelques jours plus tard il mourait sous le poignard des  » assassins  » … Cette fois Richard fit couronner HENRI II comte de Champagne qu’on remaria pour la forme avec la noble et fraîche veuve Isabelle, malgré ses vives protestations.Entre temps de mauvaises rumeurs parvenaient à Richard au sujet des agissements de son frère Jean (sans terre) et du roi Philippe Auguste qui menaçait les frontières de l’Angleterre. Il devenait grand temps de rentrer et donc de régler de manière définitive cette croisade en Orient qui menaçait de traîner en longueur.
    Mais Saladin était également au courant de ce qui se passait en Europe, c’est pourquoi il décida de jouer la carte du temps ! Richard réussit à reprendre Jaffa aux musulmans mais renonça à garder Ascalon. En septembre il se décida en septembre à signer la PAIX qui garantissait aux pèlerins l’accès des lieux saints.
    Richard qui commençait à redouter la puissance des français demanda à Saladin qu’il interdise l’accès des lieux saints de Jérusalem aux soldats français. Sous forme de leçon, Saladin répondit : – notre religion nous défend d’empêcher l’accès aux lieux saints à tous les pèlerins qui viennent de très loin ! (Beha-ed-din)

     

  • 1192 - Le 9 octobre Richard quitte la Palestine, navré de n’avoir pu conquérir la ville sainte, il refusa de s’y rendre. en pèlerin ordinaire. Mais le destin l’attendait pour une nouvelle histoire de forte rançon : la sienne. 
  • 1193 - Le 2 mars après quinze jours de maladie Saladin s’éteignait à Damas entouré des siens. Il avait 55 ans et laissait derrière lui 16 garçons et une fille. Son royaume fut partagé en trois : un fils reçut l’Egypte, le second Damas, le troisième Alep. 
  • 1193 – Le très empressé Richard qui a été capturé par les autrichiens est transféré en Allemagne, sa captivité durera deux années !
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

Le règne du Sultan Salah El Din ou Youssef Saladin

Le règne du Sultan Salah El Din ou Youssef Saladin dans L'ordre des Templiers regne_saladin


  • 1174 - Pendant la minorité du jeune roi lépreux BAUDOUIN IV, l’ignoble régent de Jérusalem Millon de Plancy se fait poignarder en pleine rue. Raymond III, comte de Tripoli, libéré il y a deux ans des prisons d’Alep, devient alors le régent de Jérusalem. 
  • 1174 – En décembre Saladin qui a mis le siège devant Alep, fait marche arrière et le lève pour éviter de faire mourir des concitoyens. Le jeune As-Salih entre pacifiquement dans Damas, Homs et Hama. 
  • 1175 - Les conseillers de l’enfant As-Salih Ismaël (roi d’Alep) font appel aux services des  » assassins  » commandés par Rachide din-Sinan qui est heureux d’envoyer deux émissaires dans le camp de Saladin, mais ils sont vite reconnus et massacrés. Un an plus tard trois autres bâtinis arrivent à pénétrer avec leurs poignards jusqu’à la tente du sultan qui heureusement s’est  » protégé de toiles de mailles.  » Youssef est lui-même étonné d’être encore en vie, après ce triple assaut.
    - Le cousin du petit As-Salih Ismaël attaque Saladin avec l’aide des troupes d’Alep et se fait battre par lui à Qurun Hama le 23 Avril,
    - mi-mai le régent de Jérusalem (Raymond III) conclu une trêve avec Saladin et obtient de lui la libération de nombreux prisonniers francs. 
  • 1176 - Libération de Renaud de Châtillon, qui épousera en 1177 Stéphanie de Milly châtelaine du Krak de Moab, forteresse des templiers.. Manuel Comnène subit une importante défaite à Myrioképhalon. Recul de l’hégémonie byzantine. 
  • 1177 – Mars, le jeune roi lépreux Baudouin IV favorise l’union de sa soeur Sibylle avec le fils du marquis de Montferrat « Guillaume III » qui hélas mourut trois mois après le mariage, atteint du paludisme, laissant sur Terre sa jeune épouse enceinte d’un futur garçon.
    - 25 novembre, victoire des francs à Montgisard près d’Ascalon sur l’armée de Saladin qui se sauve de justesse au travers des sables du désert. 
  • 1179 – Première défaite des francs de l’année et mort du connétable ONFROI de Toron qui fut général en chef de trois rois de Jérusalem.
    - le 10 juin deuxième défaite des francs dans la plaine de Marij’Ayûn où le grand maître des templiers EUDES de saint-Amand, responsable du désastre est capturé par les musulmans.
    Baudouin déjà fortement défiguré par la lèpre demanda une trêve à Saladin qui l’a lui accorda.
    - mariage de Sibylle (soeur du roi lépreux) avec Guy de Lusignan qui reçut Jaffa, Ascalon et un titre de comte. Tandis que l’autre demi-soeur Isabelle épousa Onfroi IV de Toron âgé de 14 ans. 
  • 1180 – Mort de l’empereur byzantin Manuel Comnène dont l’armée fut décimée en 1176 dans un défilé, par les soldats de Kilidj-Arslân II. 
  • 1181 - Mort subite du jeune roi syrien As-Salih Ismaël, probablement empoisonné. Saladin est désormais le seul chef musulman de Syrie et d’Egypte. 
  • 1180 – La belle mais impopulaire Marie d’Antioche assure la régence à Byzance dès la mort de son époux Manuel Comnène. En 1182 Andronic s’empare du pouvoir en écrasant une révolte italienne où 50 000 colons italiens (!) seront massacrés par l’armée. La foule qui ne lui a jamais pardonné son geste, le lynchera en 1185 sur la place publique. 
  • 1181 - Au mépris de la trêve de 1179 conclue avec les francs, le prince pillard d’Antioche Renaud de Châtillon s’engage sur la route de Médine pour piller et assassiner des caravanes de pèlerins et de marchands. Il projette même d’aller jusqu’à la Mecque pour détruire le lieu sacré de l’Islam, où selon le Coran chaque musulman a l’obligation de se rendre au moins une fois dans sa vie, en pèlerinage.
    - Saladin se fâche et rompt la trêve en attaquant le Krak des chevaliers de Moab. Le pauvre Baudouin couché sur une litière veut absolument mener lui-même ses troupes contre Saladin et de son neveu Farruk Shah. 
  • 1183 - Le 18 Juin Saladin fait son entrée solennelle dans Alep 
  • 1183 – Le 20 novembre Baudouin IV abdique et fait nommer comme Roi de Jérusalem son neveu le petit Baudouin V, fils du défunt Guillaume III de Montferrat et de Sibylle (remariée Lusignan). L’enfant a juste 5 ans ! Quant au pauvre Baudouin IV il est pratiquement aveugle et paralysé, il mourra en mars 1185. Le régent restera Raymond de Tripoli . 
  • 1185 – Révolte à Constantinople – Isaac Ange succède à Andronic Comnène comme empereur d’Orient.
    Saladin tente de s’emparer de Mossoul 
  • 1185 - Nouvelle trêve de quatre années conclue entre Saladin et Raymond III 
  • 1186 – Décès à Acre du roi-enfant : Baudouin V – Destitution du Régent
    - en septembre à Jérusalem, couronnement discret de Sybille et du nouveau Roi Guy de Lusignan par le Patriarche Héraclius.
    - Déçu et outré l’ex-régent Raymond III fait alliance avec Saladin.
    - fin 1186, Renaud de Chatillon enlève la caravane de Damas qui se rendait au Caire. Il fait main basse sur un énorme butin et jette les voyageurs en prison. Saladin exigea la restitution des biens à Guy, roi de Jérusalem, qui implora en vain le brigand à l’obéissance. 
  • 1187 - La trêve étant rompue, mobilisation de toutes les armées de Syrie du Nord, de Damas, d’Alep et de l’Egypte par Saladin. Pendant que les barons empêchaient Guy de Lusignan d’aller attaquer le comte de Tripoli qui refusait de se battre à ses côtés. 
  • 1187 en mai, défaite de 150 templiers qui voulaient battre plusieurs milliers de musulmans à Séphoris (près de Nazareth). Seuls trois hommes purent s’enfuir, dont Gérard de Ridefort leur Grand Maître. Suite à ce désastre Guy de Lusignan et Raymond III se réconcilièrent pour se battre côte à côte, contre les musulmans. 
  • 1187 - 4 juillet:  » La célèbre bataille du plateau de HATTIN  » au nord-ouest du grand lac de Génésareth.Contre l’union de toutes les armées musulmanes, les francs opposèrent : environ 1 000 chevaliers, 25 000 fantassins, 40 000 mercenaires d’origines musulmane et plus de 2 500 cavaliers, auxquels s’ajoutèrent 7 000 fantassins armés par les templiers, même Bohémond III envoya son fils aîné Raymond avec 50 chevaliers.
    Après avoir mis le siège à la ville de Tibériade, Saladin attendit les francs, qui partis de Séphoris, vinrent camper sur la colline de Hattin. Durant la nuit Saladin fit d’abord encercler l’armée franque par ses soldats, puis il fit mettre le feu aux broussailles en exploitant le vent qui porta les flammes jusqu’au coeur du camp ennemi. Etouffés de chaleur sous leur imposantes cuirasses, la plupart des hommes ne tardèrent pas à se rendre.
    Les chevaliers foncèrent sur les assiégeants avec l’énergie du désespoir. Le comte Raymond III de Tripoli réussit à se créer une sortie vers Séphoris en emmenant avec lui Raymond fils du prince d’Antioche, ses chevaliers et quelques barons syriens.
    Selon les récits des chroniqueurs d’époque la bataille fut terrible, il y eut beaucoup de morts  parmi les croisés mais il y eut heureusement plus de prisonniers et de blessés ! Tous les autres chefs furent capturés avec les chevaliers de haut rang et 300 templiers Hospitaliers. Il y eut également beaucoup de morts du côté musulman ce qui fait que la verdoyante colline ressemblait plutôt à un immense champ de bataille où çà et là agonisaient des milliers de blessés enchevêtrés dans les cadavres de chevaux.
    En ce soir du 4 juillet la puissance franque était écrasée, Saladin remportait la plus grande victoire de sa vie, alors que les chefs francs auraient pu sans leur imprudence (surtout celle de camper loin de tout point d’eau)  » inverser le résultat  » de la bataille à leur avantage…

    Le 5 juillet Saladin laissait sortir librement les prisonniers de la ville de Tibériade. Parmi les prisonniers de marque présentés à Saladin figuraient : Le Roi de Jérusalem et ses deux frères, Amaury le connétable et Geoffroy, le terrible Renaud de Châtillon, responsable de la rupture de la trêve, Ridefort le Grand Maître du temple, Onfroy IV de Toron (mari de la princesse Isabelle), le marquis Guillaume de Montferrat (grand-père du roi défunt) et tant d’autres…

    Saladin avait fait le voeu d’exécuter lui-même Renaud de Châtillon avec le comte Raymond III (également accusé de n’avoir pas respecté sa trêve). Il fit venir Renaud avec le roi Guy sous sa tente. Mais au lieu d’implorer le pardon, Renaud gardait encore son attitude de mépris et d’arrogance. Après avoir donné à boire au roi Guy déshydraté, Guy s’empara de l’écuelle pour boire à son tour.

    Saladin lui fit alors remarquer qu’il venait de perdre sa chance d’être épargné, puisqu’une coutume de l’hospitalité orientale interdisait de tuer l’homme à qui on vient de donner à boire.
    Saladin saisit alors son épée et l’assena sur l’épaule de Renaud que ses lieutenants achevèrent. Puis il rassura le roi et le fit conduire avec les nobles captifs vers Damas pour servir de rançon.

    chateau_saladin dans L'ordre des Templiers

    Parmi les milliers de prisonniers, seuls furent exécutés réellement : 300 templiers et chevaliers hospitaliers complices des larcins de Renaud et irréductibles partisans de l’extermination des sarrasins, ainsi que les turcopoles que Saladin assimilait à des traîtres et des renégats.

     

  • 1187 - Après la prise de Tibériade le 5 juillet,  Saladin poursuivit son avance en prenant dans ce même mois St Jean d’Acre, Jaffa, Césarée et Sidon. Beyrouth tomba le 6 août et Ascalon et Gaza tombèrent le 5 Septembre, ces deux villes appartenaient aux templiers, c’est pourquoi Saladin les préféra à Tyr. Seuls les habitants de Jaffa qui avait longuement résisté au frère de Saladin, furent vendus comme esclaves.
    Cette avancée triomphante de l’Islam fit beaucoup de bruit en Europe puisque dès septembre on commença par prêcher la libération des lieux saints par une nouvelle et troisième grande croisade. 
  • 1187 - Le 20 septembre Saladin installe le siège autour de JERUSALEM . Mais à cause de la grande bataille de Hattin, la ville ne compte plus que 6 000 soldats ! C’est pourquoi la ville sainte tombera dès le 2 Octobre 1187. Malgré sa promesse de vouloir traiter les croisés de la même manière que ceux qui l’ont conquise en 1099, Saladin demandera à ses hommes s’il peut être relevé de son serment ? Avec leur accord la ville ne sera pas pillée, les habitants ne seront pas massacrés, mais libérés contre des sommes modiques. Même les templiers négocièrent leur sortie et ne payèrent pas ce que pourtant la richesse de l’Ordre leur aurait permis de verser.Saladin permit même aux chevaliers d’Acre, d’Ascalon et de Jérusalem de s’exiler à Tyr, si bien que cette cité est devenue grâce aux renforts inespérés libérés par Saladin une ville imprenable.
    Quel contraste avec l’attitude des premiers croisés venus pour défendre les intérêts de Dieu ! Saladin tenait à démontrer au monde la supériorité de sa religion sur celle des chrétiens.

    Rarement on vit un tel concert de louanges vis à vis du vainqueur, non seulement Saladin se montra courtois envers les dames mais fit son possible pour libérer les pères de famille et les maris prisonniers alors que les chrétiens qui retournèrent sur les terres du comte de Tripoli furent dépouillés de leurs biens. Les soldats de Saladin allèrent même jusqu’à fournir des escortes pour permettre aux malheureux civils d’aller jusqu’à Alexandrie, prêtant leurs chevaux aux vieillards et prodiguant des soins aux malades.
    Mais à Alexandrie les navires gênois refusèrent d’embarquer les gens qui n’avaient pas assez d’argent pour payer leur traversée, il fallut l’intervention musclée du Cadi d’Alexandrie pour persuader les capitaines gênois à faire descendre les prix !…

     

  • 1187 – Mort de Raymond III comte de Tripoli emporté par une pleurésie à l’âge de 48 ans. Son successeur au comté est le jeune Bohémond second fils du prince d’Antioche qui recevra également à la mort de son père et de son frère aîné la principauté d’Antioche. 
  • 1187 - En novembre Saladin commence le siège de Tyr défendue par le baron Conrad de Montferrat, frère du premier époux (défunt de Sibylle). Sur dix vaisseaux turcs, cinq furent rapidement brûlés. Sur l’avis de ses conseillers Saladin abandonne le siège et puisque l’hiver est proche, il renvoie la moitié de son armée dans ses foyers. En rentrant vers le Nord il s’empare des villes de Lattaquié, Tartous, Safed.
    Les seules possessions franques qui restent sont : : Tyr, Antioche, Tripoli et trois forteresses isolées. 
  • 1188 – Sur la promesse solennelle de ne plus attaquer les musulmans, Guy de Lusignan, roi de Jérusalem, est libéré par Saladin. Hélas dès Août 1189 le roi Guy ignorant sa parole, viendra assiéger le port d’Acre, où déjà de nombreux navires arrivent de l’Occident, remplis chacun de centaines de croisés.
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Le Règne du Roi Amaury I er de Jerusalem

Le Règne du Roi Amaury I er de Jerusalem dans L'ordre des Templiers regne_amaury


  • 1162 - Le 10 février mort du roi Baudouin III à l’âge de trente deux ans. La reine THEDORA, sans enfant et veuve à 18 ans se retire à St Jean d’Acre.
    Le meilleur prétendant au trône étant AMAURY le frère de Baudouin les barons lui ordonnèrent de répudier Agnès de Courtenay qu’ils ne désiraient pas voir régner. Comme d’habitude on invoqua le motif de consanguinité et le divorce fut légitimé. En réalité beaucoup de gens étaient persuadés qu’au travers d’Agnès c’était plutôt Jocelin III que l’on voulait écarter du pouvoir.
    Ce qui n’empêcha pas Amaury de légitimer ses deux enfants qu’Agnès lui avait donné : Baudouin et Sybille. Baudouin reçut un précepteur et Sybille fut confiée à sa grande tante Yvette – abbesse du couvent de Béthanie. Quant à Agnès elle se remaria avec le baron Hugues d’Ibelin. Amaury 1er fut donc sacré Roi de Jérusalem le 18 février 1162. 
  • 1163 – Sanglante révolution de palais au Caire - le vizir CHAWAR s’empare du pouvoir pour neuf mois seulement. Renversé par son lieutenant DIRGHAM, il s’empresse d’aller demander le secours de Nur al Din en Syrie. Pendant ce temps Amaury vient assiéger la ville de Bilbéis en Egypte. Mais oubliant qu’en juillet et août se produisent les annuelles inondations du Nil, les égyptiens en profitèrent pour faire sauter quelques digues sur les canaux du Nil qui embourbèrent complètement l’armée franque, laquelle se retira très humiliée.
    krak_chevaliers dans L'ordre des Templiers

  • 1164 - Avec l’accord de Nur al-Din, SHIRKOUH, (oncle de Saladin) monte une expédition sur l’Egypte. Le 24 avril il s’empare de Bilbeis et arrive au Caire le 1er mai où il liquide définitivement Dirgham. Chawâr à peine réinstallé par le calife al-Adid de treize ans, oublie toutes ses promesses de tribut et de soumission faites à Nur al Din et essaie en vain d’obtenir le retour de Chirkouh en Syrie. N’y parvenant pas, Chawâr demande l’aide d’Amaury.
    Devant l’avancée des francs, Chirkouh (Shirkùh) s’enferme dans la ville de Bilbeis. Le siège semble désespéré lorsque soudain Nur al Din avec l’aide de plusieurs émirs attaque la puissante forteresse franque d’ HARIM près d’Antioche. 
  • 1164 - Le 11 août : grave défaite de l’armée franque à HARIM, malgré la mobilisation générale de tous les seigneurs restés en Palestine. Selon Ibn al- Athir dix mille francs restèrent sur le champ de bataille, parmi les prisonniers figurent Raymond III, Jocelin III et le jeune Bohémond III qui a succédé au prince Renaud prisonnier.
    Un compromis est trouvé à Bilbéis entre Amaury et Chirkouh : chaque armée rentrera séparément dans son pays. Le perfide Chawâr installé pour deux années va même jusqu’à conclure un traité de secours avec l’armée d’Amaury. Nur al Din s’inquiète de ce traité et autorise (enfin) Chirkouh à monter une nouvelle expédition. 
  • 1167 - Début janvier, Chirkouh arrive en Egypte avec ses hommes d’élites dont Saladin son neveu fait partie. Il traverse le Nil et va se poster derrière ses adversaires, près des pyramides de Guizèh. Chawâr avec l’appui de l’armée franque accepte la bataille près d’El Babein le 18 mars. Malgré une première défaite des francs, Amaury arrive à rejoindre le gros de ses troupes au Caire.
    C’est là qu’une nouvelle incroyable lui parvient Chirkouh s’est emparé d’Alexandrie où il a fait une entrée triomphale. Amaury entame alors le siège qui durera jusqu’en Août. Un jour il recevra une lettre du général kurde qui lui démontre l’absurdité de la situation qui ne peut profiter qu’à Chawâr. Comme il y a trois ans les deux armées rentrent chacune chez elle. 
  • 1168 - Chawâr avait promis de payer aux francs l’énorme somme de 100 000 dinars tous les ans. A cause du poids insupportable de cet impôt les paysans égyptiens se révoltent. En octobre encouragé par l’arrivée de nouveaux croisés, Amaury s’empare de Bilbeis et sans motif massacre tous les habitants, femmes et enfants musulmans, mais aussi les chrétiens coptes, pendant que l’immonde Chawâr ordonne de brûler les vieux quartiers du Caire en les arrosant de naphte.
    L’incendie durera 54 jours ! Cette fois c’est le Calife du Caire qui écrit personnellement à Nur al Din pour lui demander son aide contre son infâme vizir.. 
  • 1169 - Alors que les francs sont rentrés en Palestine le 2 janvier, six jours plus tard l’armée syrienne entre au Caire. Le 18 janvier Saladin exécute lui-même le traître Chawâr sur ordre du calife. Hélas le 23 mars le valeureux Chirkouh meurt après un repas (!) Le calife nomme alors SALADIN comme grand Vizir de l’Egypte.
    En 0ctobre Saladin repousse la cinquième et dernière tentative d’Amaury qui malgré le soutien de la flotte byzantine n’arrivera pas à prendre la ville de Damiette. Salah el-Din (Saladin) s’affirme comme le  nouveau maître absolu de l’Egypte. Ce qui commence par inquiéter Nur al Din qui se demande si Saladin est encore son fidèle vassal ? 
  • 1170 - Un nouveau grand tremblement de terre secoue la Syrie du Nord, Nur al Din prend le contrôle de Mossoul. 
  • 1171 – En septembre le jeune calife du Caire tombe malade et meurt. C’est la fin du califat fatimide. L’Egypte est officiellement intégrée dans l’orthodoxie sunnite. 
  • 1173 - rupture entre Saladin et Nur al-Din. Les templiers tendent une embuscade à une délégation d’assassins qui voulaient rencontrer le roi Amaury. Le roi de Jérusalem se fâche contre cet Ordre (les templiers) qui ne lui obéit pas et songe à livrer ces chevaliers rebelles aux musulmans lors d’une bataille. Mais sa mort prochaine l’en empêchera ! 
  • 1173 - Mort de Youssef le père de Saladin. 
  • 1174 - Alors qu’il projetait d’envahir l’Egypte, NUR al Din Mahmoud décède le 15 mai à l’âge de 60 ans, il laisse en principe ses Etats à son fils  » Malik al Salih Ismaël  » âgé d’onze ans !- Mort le 11 juillet d’ Amaury 1er d’une dysenterie à l’âge de 39 ans. Son fils BAUDOUIN IV le jeune roi lépreux de 13 ans lui succéda. Phénomène unique : un enfant en bas âge soumet sous son autorité les vieux comtes et barons alors que dès qu’il prend le pouvoir il est déjà atteint d’une maladie considérée comme contagieuse, incurable et impure pour l’époque ! A noter le courage et la foi extrême du jeune roi qui ne se laissant pas attendrir par la pitié qu’il provoque, donnera ses dernières forces pour défendre son royaume.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 août, 2011 |Pas de commentaires »

La deuxième Croisade

La deuxième Croisade dans L'ordre des Templiers 2ecroisade


  • 1146 - Cette même année on raconte en Europe, les malheurs d’Edesse et la cruauté des sanguinaires islamistes. Bernard de Clairvaux qui a décidé de passer Noël avec l’empereur Conrad III dans la cathédrale de SPIRE (Speyer) lance des appels pressants à la croisade.
    Devant la diète de Spire il fait comprendre à l’empereur allemand de ne pas laisser tous les honneurs aux français et l’engage à se joindre à Louis VII pour punir ceux qui égorgent les chrétiens.
     
  • 1147 – Dès le printemps 1147 l’allemand Conrad et Louis, roi de France décident chacun séparément de traverser le Bosphore. Tandis que la reine Aliénor est toute éblouie de découvrir Byzance, les charmes de l’Orient et de retrouver son oncle : Roger de Poitiers, prince d’Antioche, qui l’accueille à sa cour.C’est donc une très belle assemblée de princes et de nobles qui ont répondu aux appels de leur rois :

     

    • (côté français) : Henri comte de Champagne, Alphonse Jourdain comte de Toulouse, Thierry comte de Flandre, Robert comte de Perche et frère du roi… 
    • (Côté allemand) : l’évêque de Freisingen le demi-frère de l’empereur, Frédéric de Souabe, le neveu de Conrad et futur Barberousse, Henri Duc d’Autriche, Welf duc de Souabe, Hermann margrave de Bade, les évêques de Toul et Metz, Guillaume marquis de Montferrat…

    On aurait pu croire que tous ces rutilants et nobles chevaliers étaient venus pour venger l’affront d’Edesse et reprendre la ville martyr, non, après bien des palabres l’armée allemande se mit d’accord pour attaquer Damas. Or Damas était justement la ville gouvernée par Moinud din OUNAR le vieux renard qui avait tant exaspéré le valeureux Zengî ! Déjà tous les puits de la région avaient été comblés de pierres, les fortifications renforcées jusque dans leurs fondements, les fossés nettoyés pour augmenter le sommet des murs … Les turcs furent d’ailleurs très satisfaits du choix des francs qui punissait le traître OUNAR, ancien collaborateur des francs !
    Même si l’on a jamais pu vérifier le nombre exact de croisés enrôlés dans la seconde croisade, certains historiens avancèrent le chiffre de 100 000 croisés ! Même si nous en admettons la moitié, le désastre est encore énorme !… Car le résultat ne se fit pas attendre. Le 26 Octobre les hommes et les chevaux de Conrad III complètement épuisés, assoiffés, harcelés par les musulmans ont déjà perdus les neuf dixièmes de leurs effectifs. Conrad se replie sur Jérusalem, tandis que de rares rescapés du désastre se réfugient vers Nicée sous la protection de l’armée française.
    Quant aux hommes de Louis VII après être arrivés au port d’Adalia les hommes furent transportés par petits groupes vers Antioche. Mais devant le manque de vaisseaux beaucoup d’hommes furent attaqués par des navires musulmans et les plus pauvres furent exterminés.
    Restait l’armée des chevaliers et barons qui aurait pu facilement prendre Alep, mais le manque de décision de Louis VII, les allusions douteuses des barons entre l’oncle et la nièce finirent par saper le moral de Louis qui devint aigre, jaloux et agressif vis à vis d’Eléonore. Une nuit, Louis enleva de force la reine d’Antioche et fit route sur Jérusalem pour rejoindre Conrad.

     

  • 1148 - A cela s’ajoute un autre incident, la mort (trop) subite du comte Alphonse Jourdain de Toulouse, fils du comte Raymond de St Gilles à Césarée. Les soupçons se portèrent immédiatement sur le comte Raymond II de Tripoli. Personne ne put apporter de preuves, mais la noblesse provençale refusa de se rendre à Jérusalem.
    Louis VII était venu pour libérer Jérusalem et les lieux saints, or il se rendit compte très rapidement que tout le monde en réalité n’aspirait qu’à agrandir les conquêtes de la noblesse locale !… 
  • 1148 - Toutefois après bien des réunions, un deuxième siège de Damas fut décidé. L’expédition commencée le 24 juillet se termina après un siège de quatre jours ! Ounar avait encore fait des siennes en menaçant les soldats de Jérusalem de donner sa ville à Nouraldin et en versant des pots de vins aux francs de la région.
    Des bruits circulant sur des mouvements des armées des deux fils de Zenkî, finirent par convaincre les protecteurs permanents de la Terre Sainte de lâcher d’urgence Damas, et c’est complètement écoeurés que les deux grands rois d’Europe rentrèrent à Jérusalem complètement déçus et vexés afin de s’embarquer pour l’Europe. 
  • 1149 - Après le départ des survivants de la deuxième croisade, Raymond de Poitiers, prince d’Antioche décida avec seulement 400 chevaliers et mille fantassins d’attaquer Nur al Din. Il fut rapidement encerclé près de Fons Murez et ordonna la bataille jusqu’au dernier homme ! Ce qui se réalisa, puisqu’il en perdit même la tête, qu’on décapita le 29 juin 1149 pour l’envoyer momifiée dans un coffret d’argent au calife de Bagdad, selon la coutume.
    C’est dans cette même bataille que périt également Renaud de Marash, seigneur de Kaïsun, vassal et gendre de Jocelin II. 
  • 1149 – Mort de Saïf al Din Ghazi – (frère de Nur al Din) et Qutb al din MAWDOUD le remplace comme atabek de Mossoul. 
  • 1150 - Le vieux Moinud din OUNAR meurt de dysenterie, le jeune ABAQ descendant de Tughtekin le remplace à DAMAS, il a 16 ans . 
  • 1150 - Mai, Jocelin II qui s’est tant réjoui de la défaite de son Rival d’Antioche tombe à son tour dans une embuscade. Prisonnier on l’enchaîne pour l’emmener à Alep et comme il refuse d’abjurer le christianisme : on lui crève les yeux. Puis on le jettera en prison où il mourra au bout de neuf années ! Béatrix, son épouse finit par vendre ses terres aux grecs contre de l’or et une riche pension. Heureusement pour elle, car un an plus tard Nur al Din annexa le comté d’Edesse qui désormais appartenait au passé !
    - cette même année Nur al Din est à nouveau devant Damas. ABAQ demande à nouveau l’aide des francs qui accourent sous la conduite de Baudouin III et chassent l’armée de Nur al-Din. 
  • 1152 – Le jeune roi Baudouin III de 22 ans décide de gouverner seul et demande à Mélisande sa mère de se retirer. Elle refuse et une véritable bataille entre chevaliers a lieu à Jérusalem entre deux camps chrétiens. Côté de la reine-mère : le Patriarche et le clergé qui se veulent reconnaissants pour les grands dons et financements d’Eglises ; du côté de Baudouin : la majorité des barons et de la population qui a ouvert au roi les portes de Jérusalem. La reine Mélisande finit par abdiquer et se retira à Naplouse avec AMAURY, son second fils alors âgé de 17 ans qui avait pris son parti. Amaury épousa ensuite Agnès (fille de Jocelin II) et veuve du regretté Renaud de Marash mort aux côtés de Raymond de Poitiers.
    BAUDOUIN III se retrouva donc tout à la fois Roi de Jérusalem et Régent d’Antioche et de Tripoli :

     

    • Antioche étant alors administré par la princesse Constance et le patriarche Aimery de Limoges) 
    • Quelques mois plus tard un membre de la secte des assassins poignardait Raymond II (fils de Pons) comte de Tripoli. Son fils Raymond III n’ayant que 12 ans, Baudouin devint co-régent avec la veuve Hodierne (soeur de Mélisende), ainsi que protecteur du comté et tuteur du petit Raymond.

     

  • 1153 - La princesse veuve Constance (mère de quatre enfants) se remarie avec un chevalier de modeste conditions : RENAUD de Châtillon qu’elle s’est choisie. Stupeur dans la noblesse et consternation du conseiller patriarche Aimery qui ne se gène pas de mépriser hautement le nouveau prince d’Antioche. Renaud le fit fouetter jusqu’au sang et exposer au soleil et aux insectes tout enduit de miel, avant de le jeter en prison. Il fallut l’intervention du roi Baudouin pour le faire libérer et replacer dans ses fonctions. A peine libéré le patriarche préféra s’enfuir à Jérusalem. 
  • 1153 – Malgré l’appui des égyptiens, Ascalon se rend aux francs en Août. 
  • 1153 - Nur al Din change de tactique et décide de se montrer bienveillant vis à vis des chrétiens soumis à L’Islam et des souches modestes de la population. Dans ces perspectives il envoie à Damas YOUSSEF, le père de Saladin, pour qu’il arrive à créer un courant de sympathie favorable à Nur al Din, en s’infiltrant dans les couches populaires. 
  • 1154 – Après de fausses rumeurs : de complots, détournement des approvisionnements de céréales avant leurs entrées en ville, les prix alimentaires commencent à flamber dans Damas. Le 18 avril Nur al Din arrive devant Damas et le 25 Avril la prend lors de l’assaut final. Magnanime, Nur al Din laisse Abaq et ses compagnons s’enfuir avec leurs biens pour se réfugier dans la forteresse d’Homs. 
  • 1156 – L’irréductible et arrogant RENAUD de Châtillon prétextant le refus de paiement d’une somme due par Manuel Comnène envahit l’île de Chypre (appartenant à Byzance) et massacre la population, laisse violer les femmes, puis il fait couper le nez aux prêtres chypriotes et les renvoie devant l’empereur byzantin. Pour éviter la riposte de l’armée de Manuel, Renaud désorienté viendra en 1158 implorer son pardon public, à genoux. 
  • 1157 – En juin importante défaite de l’armée de Jérusalem devant Panéas, Même si Baudouin a pu échapper par miracle, la plupart des chevaliers sont faits prisonniers et nombreux sont ceux qui furent décapités. Deux mois plus tard un terrible tremblement de terre fera des milliers de victimes en particulier à Hama et Chaysar. 
  • 1157 - En octobre Nur al-din Mahmoud tombe subitement malade, il restera pendant plus d’un an entre la vie et la mort. Il passera sa convalescence à étudier le Coran pour se rapprocher d’Allah
  • 1158 - Baudouin III et le comte de flandre Thierry d’Alsace remportent à Buthaba (Nord-Est du lac de Tibériade) une victoire sur l’armée de Nur al-Din toujours alité.
    - en septembre Baudouin III épouse Théodora Comnène, une belle enfant de treize ans qui est la nièce de l’empereur de Byzance : Manuel Comnène. 
  • 1159 - Après avoir marié sa nièce avec Baudouin III, fait la paix avec son ex-rival Thoros II d’Arménie, l’empereur Manuel Comnène de Byzance vient en Syrie pour assiéger la ville d’Alep.
    Nur al-Din encore assez faible physiquement lui envoie ses ambassadeurs pour trouver un compromis. Alors que Manuel Comnène aurait facilement pu prendre ALEP avec ses trois armées, il préféra négocier la levée du siège uniquement contre la libération des 6 000 prisonniers francs détenus depuis des années dans les prisons d’Alep, dont faisaient partie Bertrand de Blancafort (Grand Maître des templiers), Bertrand (le fils d’Alphonse Jourdain) et de nombreux croisés allemands venus avec Conrad III qui n’attendaient qu’une chose : pouvoir enfin retourner chez eux.. 
  • 1160 - Pendant une opération de pillage le brutal Renaud de Châtillon est capturé par les soldats de Nur al-Din et passera 16 années de sa vie en prison avant de retrouver sa liberté. Aimery de Limoges est très heureux de retrouver son patriarcat d’Antioche. Baudouin est à nouveau nommé régent pendant la minorité de Bohémond III. 
  • 1161 - L’empereur Manuel décide soudainement de rompre les fiançailles avec Mélisende, soeur de Raymond III, comte de Tripoli. En vue de la dot de Mélisende le comte avait fait construire 12 navires/galères. Mais puisque Manuel préféra MARIE soeur du prince d’Antioche, Raymond III utilisera alors ses navires pour mettre à nouveau à sac, la malheureuse île de Chypre. Le mariage sera célébré en grandes fastes, le 25 décembre à Constantinople tandis que la pauvre Mélisende qui est entrée au couvent se laissera lentement dépérir par désespoir .Pendant ce temps l’empereur Manuel Comnène étendait ses droits sur Antioche qui pour un siècle seulement, allait encore échapper à la tutelle musulmane.
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