La Chevalerie…

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La plupart des sociétés plus ou moins secrètes du Moyen Age en Occident, se placèrent sous le protectorat de Saint Jean le bien-aimé de Jésus Christ. Il est le dépositaire de cette doctrine secrète… de l’ésotérisme. Il est la parole de Dieu lui-même, le verbe, le Logos…

Saint Jean est donc le gardien du « Saint Graal » et le « sceau de Saint Jean » est le nom donné à une surface dorée qui se constitue dans le ballon de l’alchimiste (la coupe ou le Saint Graal ?) lors de l’accomplissement du Magistère.

   Voyons donc d’abord comment l’Alchimie s’est développée au Moyen Age en Europe : par la quête des chevaliers, les croisades Retrouvons ce pont constitué entre Orient et Occident et entre les cercles kabbalistes et peut-être nos confréries de métiers Parfois, tout cela se serait mêlé donnant, paraît-il, des Massénies (1) ou « maisnies »… sorte de « maisonnées » où se rassemblaient tous ces initiés d’horizons si divers. Celles-ci auraient été ces fermes closes et rattachées aux commanderies templière dont la plupart des chapelles s’appelaient « Saint Jean ». Les « Mesnies du Temple » abritaient les tenanciers, valets, ouvriers ou cerfs qui dirigeaient les  travaux dans les granges ou les fermes du millier de commanderies françaises. Il est même très probable que les pèlerins ou commerçants de passage pouvaient s’y arrêter quelques temps. Du moins, c’est ce que l’on apprend à la lecture deLes Mystères de la Cathédrale de Chartres de Louis Charpentier aux éditions Robert Laffont (nous tenons à préciser que ce livre est un monument à ne pas manquer). Tout cela semble donc confirmer la thèse que le Temple ait permis, sous son aile et sa protection, un certain échange culturel et traditionnel. Mais reprenons l’histoire selon la chronologie 

LA CHEVALERIE 

Le chevalier incarne un idéal d’honneur, de courage et de générosité Il est un symbole universel de l’homme parfait L’image que l’on s’en fait est celle de véritables héros. Héros défendant la justice, un territoire, un trésor, une princesse. Mais le chevalier est aussi et surtout un serviteur. Le serviteur de Dieu avant tout… Il est assurément lié au christianisme, l’on doit même considérer la chevalerie comme un Ordre. Dans la seconde moitié du XI siècle, l’église impose les règles religieuses et morales du code chevaleresque. Il ne faut surtout pas confondre chevalier et cavalier.

Le parcours que constitue la vie de l’écuyer jusqu’à l’adoubement, puis le cheminement initiatique sont une quête intérieure que l’on pourrait qualifier de mystique. En ce sens, notre chevalier peut être confondu avec un Saint. Il vit l’amour comme un combat et le combat comme un amour… jusqu’à la mort (1).  Cette même dualité paradoxale (aspect guerrier et sacerdotal), on la retrouve clairement explicitée sur le sceau des Templiers : deux chevaliers partageant le même cheval (page 41 de notre ouvrage).

 

   Au départ, n’importe qui peut être chevalier. Il n’y a d’ailleurs pas de solde pour ce statut. A l’adoubement, cérémonie qui voyait l’individu passer d’écuyer à chevalier, le candidat prenait une formidable gifle de son parrain, du revers de la main ou du plat de l’épée. Il lui était spécifié que celle-ci serait la dernière qu’il recevrait sans répondre et il jurait ensuite de protéger les plus faibles ! Nous sommes dans une époque trouble où les guerres provoquent la misère et la famine du peuple, qui même quand il ne participe pas à la lutte, en subit toutes les retombées physiques, économiques et morales. Il faut survivre, d’où l’apparition d’un banditisme qui prend les formes les plus diverses. C’est là qu’intervient le chevalier, sorte de gendarme, défendant les plus démunis, selon la loi divine.

La fin du Moyen Age marque aussi la fin de cet esprit religieux et réduira le titre de chevalier à un simple degré de la noblesse. Don Quichotte ne représente-t-il pas cet archétype déjà presque dépassé ? Aujourd’hui cela peut paraître décalé, pourtant…

S’il est évident que l’Occident ne connaît plus de guerres saintes « ouvertement déclarées » comme telles, l’idéal courtois et le concept de justice qu’incarne la chevalerie, sont tout à fait d’actualité tant ils font gravement défaut à notre époque suite à une éducation libérale sans doute post soixante-huitarde… après tout, ne dit-on pas d’un gentilhomme qu’il est chevaleresque ?

N’oublions pas que « chevalier » est un grade hautement honorifique comme il l’est encore pour la légion d’honneur. Le rituel de la veillée et de l’adoubement qui a encore cours pour les officiers de la cavalerie dans l’armée régulière française, résulte de l’histoire chevaleresque et contribue à préserver la symbolique d’antan. Par ailleurs, ce titre est encore très utilisé comme appellation et marque de respect en Italie du Sud, ne serait-ce que verbalement et au  quotidien.

Théoriquement, un chevalier ne peut-être adoubé que par un autre chevalier ; ce statut étant aujourd’hui discutable et plutôt « abstrait » sur un plan juridique, son importance réside dans la considération que les individus veulent bien lui porter.

Le candidat actuel doit être centré sur le combat le plus fondamental que la chevalerie ait jamais eu à accomplir : le combat intérieur que représente si bien Saint Georges terrassant la bête. Il en est ainsi de cette quête du Graal symbolisée dans Perceval  par Chrétien de Troyes. Mais comment être un chevalier moderne ? Il faut donc bien admettre quelque chose de supérieur et de sacré auquel on jure allégeance. Une entreprise, une cause, un sacerdoce ! Lui vouer un culte et sa vie se mettre à son service. Non nobis, Domine, non nobis sed nomini tuo da Gloriam«   »Non pas à nous, non pas à nous Seigneur, mais à ton Nom donne la gloire! « . Telle était la devise de l’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ (premier nom des Templiers).

Publié dans : Non classé |le 17 mai, 2012 |1 Commentaire »

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  1. le 8 août, 2012 à 4:31 Peter Joseph Jose écrit:

    I have read all the related article/s regarding the Holy frugality and the dual paradox-i of him (The Knight), yet he is a humble servant of God in the foremost & in it’s first place. We in this century also safe guard our faith & the Church, moreover, in these times of difference were no Kingdoms are in existence but peoples freedom (freedom when I mean that participation in equal power sharing with responsibility). But in defending the faith here, if not in that part of the world where Christianity is much stronger, but weak/feeble in certain part/s of the world where the Church itself is corrupt (this is not a generalizing statement, I quote.) Church itself involves in immoral activities, such as printing and publishing pornographic, adult movie material/s, land & property grabbing, forgery and attack the diff-enters of faith and safe-guarders of the church by the church itself who dominate in the execution of power. One fail to diff-end one self for the faith like a Knight! In this part of the world things are different the happenings here which can not be compared or matched nor believable! But it is taking place and in the name of church corruption spreading like viruses or cancer! Many leave the church & like to embrace other faiths to be born again. (what makes them to think that they’ll get it right this time in changing faith but are forced! The attacks on church is spreading like wild fire, News Medias expose regularly, so it is not hidden either ) This is only the tip of the iceberg in a microns that I share here. It’s much difficult to live a knights life in these times where the church itself doesn’t allow it’s knights to safe guard and diff-end ones faith. Your views too will be appreciated if you could.

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