Archive pour mai, 2012

Le Graal…

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Un frère racontait que Dieu(e) avait voulu remplir un vase de tout l’amour potentiel… et que ce vase a explosé répandant ainsi des morceaux aux quatre coins de la planète, chaque civilisation s’est emparée de son morceau. Chaque civilisation détiendrait ainsi, dans son cœur, la part de LA vérité… du Graal.

Tout le monde connaît la légende de la coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie, disciple du Christ, aurait  recueilli son sang au pied de la croix après qu’un légionnaire romain (Longin) l’avait blessé au flanc. Ce sang est le symbole éternel de la Lumière, de la vie et aussi de la pureté d’une lignée Le « Sang Real » ou « royal ».

On le retrouve, à travers le monde, lié au vase d’abondance ou au breuvage d’immortalité : la plupart des cérémonies magiques commençaient par le sacrifice d’un animal dont on recueillait le sang dans une coupe. Même les sociétés secrètes se servent de la coupe de sang pour les rites d’agrégation comme signe d’union consanguine.

La tradition se retrouve jusqu’au Caucase où l’on mettait dans la coupe le suc de l’arbre de vie, en Iran, en Irlande, en Belgique et au Danemark où l’on retrouve des vases et des chaudrons rituels. Le Graal est souvent représenté par un réceptacle circulaire ou à 12 facettes, large et plus ou moins secret.

   Dans la littérature médiévale, il représente le mystère du Christianisme. L’on pourrait donc affirmer que si LE Graal appartient à la Chevalerie Céleste, sa quête est du ressort de la Chevalerie terrestre. Nous sommes déjà en train de penser au roi Arthur et aux douze chevaliers de la Table Ronde, dont les légendes ont été collectées par Geoffrey de Monmouth en 1136, soit dix-huit ans après la création de l’Ordre du Temple. Elles furent développées ensuite par le romancier Chrétien de Troyes au XII ème siècle ; plusieurs auteurs se succédèrent reprenant ou continuant l’histoire de Perceval. Ce héros est lui-même fils d’une veuve, ce qui, nous l’avons déjà vu, marque une coupure dans la transmission traditionnellement perpétuée de père en fils. Il cherche le Saint Graal, ou peut-être simplement son identité une partie de lui-même est-ce cette parcelle du Divin ? Mais nous reviendrons sur ce détail symbolique dans le chapitre consacré à la franc-maçonnerie avec la légende d’Hiram En tout cas, l’on peut chiffrer l’ensemble de la légende à plus de cinquante mille vers. Cependant, vers 1230, le thème du Graal disparaît subitement des œuvres littéraires. Pour Michel Roquebert, les développements autour de la quête du Graal constitueraient une machine de guerre idéologique dans la croisade contre les Cathares du Languedoc.

Dans La Chute du Roi Tyr, d’Ezéchiel (chap. 28 versets 11 à 19 , La Bible de Jérusalem chez Cerf, page 1511) nous pouvons lire un poème que l’on a souvent interprété comme ayant trait à la chute de Lucifer qui est le plus beau de tous les anges et possède une émeraude en guise de troisième œil ! C’est là un réceptacle de la lumière divine. Il est le signe d’union entre le Divin et lui. Or dans sa chute, plongé qu’il est dans les ténèbres et par la milice de Dieu, cette pierre se “décollera” et tombera. Le Saint Graal ce pourrait être cela aussi, cette émeraude… « La Table d’Émeraude » d’Hermès Trismégiste ? Ce vert est un point commun, entre autre à Venus, Lucifer et Hermès… et sans doute, la pierre à « rectifier » du V.I.T.R.I.O.L. pour l’alchimiste.

Le Graal est bien le « Sain(t) Bol » (ou réceptacle) de LA vérité, comme s’amuse à le dire un ami, guide spirituel. Il se mérite et nous mène à l’éveil par un long chemin. Un synonyme de « réceptacle » est « creuset » soit le four de l’alchimiste, ce lieu où il parvient à générer le Grand Mystère de la Création. Par la suite, nous le retrouverons aussi dans le Tarot : la coupe. Mais auparavant, en étudiant l’étymologie du mot Kabbale, nous allons voir comme elle se confond avec celle du Graal : « réception ». Et elle fait de son adepte un chevalier du langage qui sera capable de déceler les lois cosmiques dans la Tora.

Publié dans:Non classé |on 17 mai, 2012 |1 Commentaire »

La Chevalerie…

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La plupart des sociétés plus ou moins secrètes du Moyen Age en Occident, se placèrent sous le protectorat de Saint Jean le bien-aimé de Jésus Christ. Il est le dépositaire de cette doctrine secrète… de l’ésotérisme. Il est la parole de Dieu lui-même, le verbe, le Logos…

Saint Jean est donc le gardien du « Saint Graal » et le « sceau de Saint Jean » est le nom donné à une surface dorée qui se constitue dans le ballon de l’alchimiste (la coupe ou le Saint Graal ?) lors de l’accomplissement du Magistère.

   Voyons donc d’abord comment l’Alchimie s’est développée au Moyen Age en Europe : par la quête des chevaliers, les croisades Retrouvons ce pont constitué entre Orient et Occident et entre les cercles kabbalistes et peut-être nos confréries de métiers Parfois, tout cela se serait mêlé donnant, paraît-il, des Massénies (1) ou « maisnies »… sorte de « maisonnées » où se rassemblaient tous ces initiés d’horizons si divers. Celles-ci auraient été ces fermes closes et rattachées aux commanderies templière dont la plupart des chapelles s’appelaient « Saint Jean ». Les « Mesnies du Temple » abritaient les tenanciers, valets, ouvriers ou cerfs qui dirigeaient les  travaux dans les granges ou les fermes du millier de commanderies françaises. Il est même très probable que les pèlerins ou commerçants de passage pouvaient s’y arrêter quelques temps. Du moins, c’est ce que l’on apprend à la lecture deLes Mystères de la Cathédrale de Chartres de Louis Charpentier aux éditions Robert Laffont (nous tenons à préciser que ce livre est un monument à ne pas manquer). Tout cela semble donc confirmer la thèse que le Temple ait permis, sous son aile et sa protection, un certain échange culturel et traditionnel. Mais reprenons l’histoire selon la chronologie 

LA CHEVALERIE 

Le chevalier incarne un idéal d’honneur, de courage et de générosité Il est un symbole universel de l’homme parfait L’image que l’on s’en fait est celle de véritables héros. Héros défendant la justice, un territoire, un trésor, une princesse. Mais le chevalier est aussi et surtout un serviteur. Le serviteur de Dieu avant tout… Il est assurément lié au christianisme, l’on doit même considérer la chevalerie comme un Ordre. Dans la seconde moitié du XI siècle, l’église impose les règles religieuses et morales du code chevaleresque. Il ne faut surtout pas confondre chevalier et cavalier.

Le parcours que constitue la vie de l’écuyer jusqu’à l’adoubement, puis le cheminement initiatique sont une quête intérieure que l’on pourrait qualifier de mystique. En ce sens, notre chevalier peut être confondu avec un Saint. Il vit l’amour comme un combat et le combat comme un amour… jusqu’à la mort (1).  Cette même dualité paradoxale (aspect guerrier et sacerdotal), on la retrouve clairement explicitée sur le sceau des Templiers : deux chevaliers partageant le même cheval (page 41 de notre ouvrage).

 

   Au départ, n’importe qui peut être chevalier. Il n’y a d’ailleurs pas de solde pour ce statut. A l’adoubement, cérémonie qui voyait l’individu passer d’écuyer à chevalier, le candidat prenait une formidable gifle de son parrain, du revers de la main ou du plat de l’épée. Il lui était spécifié que celle-ci serait la dernière qu’il recevrait sans répondre et il jurait ensuite de protéger les plus faibles ! Nous sommes dans une époque trouble où les guerres provoquent la misère et la famine du peuple, qui même quand il ne participe pas à la lutte, en subit toutes les retombées physiques, économiques et morales. Il faut survivre, d’où l’apparition d’un banditisme qui prend les formes les plus diverses. C’est là qu’intervient le chevalier, sorte de gendarme, défendant les plus démunis, selon la loi divine.

La fin du Moyen Age marque aussi la fin de cet esprit religieux et réduira le titre de chevalier à un simple degré de la noblesse. Don Quichotte ne représente-t-il pas cet archétype déjà presque dépassé ? Aujourd’hui cela peut paraître décalé, pourtant…

S’il est évident que l’Occident ne connaît plus de guerres saintes « ouvertement déclarées » comme telles, l’idéal courtois et le concept de justice qu’incarne la chevalerie, sont tout à fait d’actualité tant ils font gravement défaut à notre époque suite à une éducation libérale sans doute post soixante-huitarde… après tout, ne dit-on pas d’un gentilhomme qu’il est chevaleresque ?

N’oublions pas que « chevalier » est un grade hautement honorifique comme il l’est encore pour la légion d’honneur. Le rituel de la veillée et de l’adoubement qui a encore cours pour les officiers de la cavalerie dans l’armée régulière française, résulte de l’histoire chevaleresque et contribue à préserver la symbolique d’antan. Par ailleurs, ce titre est encore très utilisé comme appellation et marque de respect en Italie du Sud, ne serait-ce que verbalement et au  quotidien.

Théoriquement, un chevalier ne peut-être adoubé que par un autre chevalier ; ce statut étant aujourd’hui discutable et plutôt « abstrait » sur un plan juridique, son importance réside dans la considération que les individus veulent bien lui porter.

Le candidat actuel doit être centré sur le combat le plus fondamental que la chevalerie ait jamais eu à accomplir : le combat intérieur que représente si bien Saint Georges terrassant la bête. Il en est ainsi de cette quête du Graal symbolisée dans Perceval  par Chrétien de Troyes. Mais comment être un chevalier moderne ? Il faut donc bien admettre quelque chose de supérieur et de sacré auquel on jure allégeance. Une entreprise, une cause, un sacerdoce ! Lui vouer un culte et sa vie se mettre à son service. Non nobis, Domine, non nobis sed nomini tuo da Gloriam«   »Non pas à nous, non pas à nous Seigneur, mais à ton Nom donne la gloire! « . Telle était la devise de l’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ (premier nom des Templiers).

Publié dans:Non classé |on 17 mai, 2012 |1 Commentaire »

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