L’AUBE et les TEMPLIERS

L’affaire des templiers (1307-1314) est l’un des épisodes les plus fameux de l’Histoire de France, présent dans toutes les mémoires encore aujourd’hui. Pour démonter les ressorts d’un procès fait à l’ordre militaire le plus prestigieux de la chrétienté, les Archives nationales exposent pour la première fois les pièces essentielles du dossier, tirées du Trésor des chartes des rois de France (série J).

Au crépuscule du 18 (ou 11) mars 1314, le grand maître du Temple, Jacques de Molay, brûlait avec son compagnon, Geoffroy de Charnay, dans les flammes d’un bûcher ordonné par Philippe IV le Bel. C’était l’épilogue d’une longue lutte entre la monarchie capétienne, la papauté et les centaines de templiers arrêtés depuis le vendredi 13 octobre 1307. Pour des raisons politiques, religieuses et financières, le roi de France s’était lancé dans une opération radicale. Tentant de convaincre les autres souverains d’Europe du bien-fondé de la suppression du Temple, harcelant le pape Clément V pour qu’il abandonne sa protection des templiers accusés d’hérésie, le monarque mobilisa son administration et son garde du sceau, Guillaume de Nogaret, pour déconsidérer l’ordre et accaparer ses biens. Passé maître dans l’art de la propagande et la manipulation de l’opinion, il fit ainsi rassembler les représentants de la noblesse, du clergé et des villes de tout son royaume pour obtenir leur soutien inconditionnel.

Le rouleau d’interrogatoire des templiers emprisonnés à Paris (octobre-novembre 1307), formé de 44 membranes de parchemin d’une longueur totale de 22 mètres, donne une idée très concrète de l’ampleur des moyens mis en œuvre pour abattre l’ordre du Temple. Les dossiers préparatoires des conseillers royaux et les rapports qu’ils reçoivent révèlent au grand jour les méthodes de la police et de l’Inquisition, ainsi que l’usage généralisé de la torture et de la prison. Quant aux procès contemporains pour sorcellerie (celui de l’évêque Guichard de Troyes) ou pour hérésie (celui de la béguine Marguerite Porète), ils témoignent aussi de l’atmosphère oppressante d’une fin de règne où Philippe le Bel n’en finit pas de purifier son royaume. Le témoignage postérieur de Boccace, évoqué par un manuscrit du Cas des nobles hommes, fait de Molay une figure attachante, que les néotempliers du XIXe siècle se réapproprient dans leur reconstitution de l’ordre : les archives internes et les objets cérémoniels de l’ordre moderne du Temple illustrent cette ultime résurgence d’un mythe fascinant.

Individuels
Visite commentée de l’exposition
Gratuit – Tous les jours à 16h30 – Rendez-vous à l’accueil – 35 personnes maximum

Ateliers enfants (sceaux et blasons)
Gratuit – Le mercredi, samedi et dimanche à 14h30 – Durée : 1 heure – Rendez-vous à l’accueil – 12 personnes maximum

Visite guidée (Troyes et exposition) sur le thème des Templiers
Avec un guide conférencier.
Tarif : 5,50€ (réduit : 3€) – Le samedi, du 17 juin au 26 août 2012 – Départ à 10h30 de loffice de tourisme, rue Mignard – 35 personnes maximum
Renseignements et réservations :
Office de tourisme de Troyes en Champagne
Rue Mignard (face à l’église Saint-Jean) : +33 (0)3 25 73 36 88

Groupes
Visite guidée (circuit à Troyes et/ou exposition) sur le thème des Templiers
Réservations :
Office de tourisme de Troyes en Champagne – service groupes
+33 (0)3 25 82 62 75

Scolaires / centres de loisirs
Visite, animations, ateliers ludiques
Gratuit

> 13 conférences d’avril à octobre 2012
- Colloque international à Troyes et à Clairvaux (du 24 au 26 octobre 2012)
- Visite de lieux emblématiques :
- Musée Hugues de Payns, fondateur de l’Ordre des Templiers
- Commanderie d’Avalleur
- Abbaye de Clairvaux
- Cathédrale de Troyes, où fut adoptée la règle de l’Ordre
- Spectacles (théâtre, concerts)
- Balades contées en forêt d’Orient
- etc…

Programme et renseignements :
Aube en Champagne tourisme : +33 (0)3 25 42 50 00

L’Ordre des Templiers est né à Troyes grâce à un preux chevalier champenois, Hugues de Payns.

Payns est un petit village situé au pourtour de Troyes , au nord est de la ville.

Les Templiers sont un ordre monastico-militaire à la vocation contradictoire de moine et de soldat. Ils répondirent à un besoin particulier de l’Eglise alors que celle-ci s’efforçait d’humaniser la guerre et que l’affrontement entre chrétiens et musulmans nécessitait une élite. Les recherches historiques ont mis en valeur le gouvernement, la grandeur militaire et l’influence internationale dans l’économie et les finances. Les templiers étaient avant tout des religieux et des soldats mais aussi des administrateurs, des diplomates et des financiers.

Au cours de la  première croisade en 1100 conduite par Godefroy de Bouillon, les pèlerins qui allaient vers la Terre Sainte furent dévalisés, rançonnés par les pillards ou assassinés.

Deux chevaliers français, Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer fondèrent à la fin de l’année 1119 l’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ appelé plus tard l’Ordre du Temple (le terme pauvre entend en fait, humble).
Les deux fondateurs se mirent au service des pèlerins pour les protéger et se placèrent sous la protection de Baudoin II, roi de Jerusalem, couronné la même année, le jour de Noël dans l’église de Bethléem. Le patriarche reçut les vœux (vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance) des premiers frères selon les us et coutumes des chanoines réguliers du Saint Sépulcre dont les Templiers conservèrent les rituels provenant de Saint Victor de Paris par l’intermédiaire de Godefroy de Bouillon.
Hugues de Payns, figure emblématique des Templiers s’installa avec ses premiers frères dans une demeure que leur attribua Baudoin II, dans la partie méridionale du Temple de Salomon (d’où leur nom). Dès le début, plusieurs frères vinrent grossir la milice dont en particulier Hugues de Troyes, comte de Champagne (oncle paternel de Thibaut II, lui-même père d’Henri le Libéral). Hugues de Champagne légua une de ses terres à Saint Bernard afin d’y construire l’abbaye de Clairvaux. Dès lors, Hugues de Payns est régulièrement en contact avec Bernard de Clairvaux. Le recrutement fut progressif et on relève 14 frères chevaliers à l’ouverture du Concile de Troyes en 1128.

En 1127, Hugues de Payns se rend au Vatican pour y obtenir la confirmation de son institut. Il est renvoyé devant le Concile de Troyes le 13 janvier 1129.

L’assemblée conciliaire comprend l’ambassadeur du Saint-Siège, 12 archevêques et évêques (archevêques de Sens et de Reims, évêques de Troyes et d’Auxerre), 4 abbés bénédictins et 4 abbés cisterciens  (dont Etienne Harding, abbé de Cîteaux et Bernard de Clairvaux). Hugues de Payns y assiste, explique son action et celle de ses frères en Orient.

Le Concile de Troyes entérine l’Ordre des Chevaliers du Temple et édicte une règle de 72 articles qui régit les devoirs religieux et quotidiens ainsi que les vêtements et les possessions des frères ; cette règle est fortement inspirée par Bernard de Clairvaux. Hugues de Payns parcourt ensuite une partie de la France et de l’Angleterre.
De nombreuses donations furent faites par des évêques, des chanoines, des seigneurs, des abbés et par tous les prosélytes partis vers la Terre Sainte dès 1131. En 1130, Bernard de Clairvaux écrit le De laude novae miliciae (Ode à la nouvelle chevalerie) qui sera  utilisé comme outil de propagande et qui justifie la fusion de la prière et du combat au nom de la foi envers les infidèles. Les accents vigoureux de Saint Bernard provoquent les dons et l’arrivée en nombre de nouvelles recrues.
Les chevaliers du Temple reçoivent des maisons, des terres, des armes, de l’argent… Un des premiers donateurs est Thibaut II, comte de Champagne. L’Ordre du Temple s’implante en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, en  Belgique, en  Arménie, en Italie, à Chypre et naturellement en Terre Sainte.

En mars 1139, le pape Innocent II confirme dans une bulle l’institution des moines combattants et lui confère des privilèges et des exemptions. Il en résulte tant en Occident qu’en Orient, un accroissement considérable des biens et du nombre des frères.

A la mort du deuxième maître du Temple, on comptait pour la maison de Jérusalem, c’est-à-dire comme troupes de combat, 3500 chevaliers, 1200 sergents… Au XIIIème siècle, plusieurs provinces étaient établies : Provence, France, Poitou, Bourgogne, Angleterre, Aragon-Catalogne, Castille, Portugal, Toscane-Lombardie, Sicile-Pouilles, Hongrie, Magdebourg, Mayence, Trèves, Valence en Espagne. En Palestine, le Temple comprenait Jérusalem, Tripoli (au Liban), Antioche ( Turquie) et la Petite Arménie. L’ensemble de ces provinces représentait 3468 châteaux, forteresses et maisons dépendantes. C’est dire l’importance du pouvoir qui s’était érigé.

L’ordre du Temple a une organisation démocratique. Au sommet de la hiérarchie, se trouve le maître aux pouvoirs limités bien qu’il représentât le chapitre général où les décisions sont prises à la majorité, le maître ne disposant que d’une voix. Après le maître, vient le sénéchal (fonction analogue à un officier de justice) et le maréchal, lequel disposait de l’autorité militaire suprême. Le commandeur  de la terre et du royaume de Jérusalem était le plus grand trésorier de l’Ordre.
Puis viennent les commandeurs de la cité de Jérusalem, d’Antioche (Turquie) et de Tripoli (deuxième ville du Liban). Dans le rang suivent les  commandeurs des autres provinces ; ensuite, on retrouve les commandeurs de maison qui pouvaient être chevaliers ou sergents  (au sens de « être au service de » ), les commandeurs des chevaliers , les chevaliers, les sergents ( chez lesquels on retrouvait le sous-maréchal ( officier de cavalerie), le gonfanolier ( celui qui porte la bannière de guerre), le cuisinier, le maréchal-ferrant). Il faut citer le rôle particulier du commandeur du port d’Acre (Israël) qui était l’amiral de la flotte du Temple. Enfin, les casaliers étaient chargés des fermes et les turcopliers (Templiers de Turquie) commandaient les turcoples, formant des troupes auxiliaires légères ; quant aux frères chapelains, ils dépendaient directement du Saint-Siège. En dernier lieu, il y avait les frères de métiers : maçons, selliers, bourreliers, tailleurs… ( de l’origine des corporations…)

Leur  patrimoine, pour être bien géré, le sera par le biais des commanderies. Les commanderies occidentales sont des exploitations agricoles avec des cultures, de la vigne et des points d’eau. Les années de bonne récolte compensent les années de disette, le grain étant stocké puis revendu. C’est une source de revenus pour les Templiers et un remède à la famine. Les commanderies sont de véritables industries avec leurs élevages, la pisciculture, la fabrication d’huile, la production de vin. La gestion pointilleuse des commanderies contribuent à construire un empire financier destiné au combat en Terre Sainte. Pour cela les routes sont sécurisées et balisées par des possessions templières ; l’Ordre possède sa flotte et ses ports privés tant pour le transport des pèlerins que celui des marchandises. Parmi ses ports : Monaco, Saint-Raphaël, La Rochelle …Voyager sur les grands chemins avec de l’argent est une entreprise difficile au Moyen-âge ( il en est toujours ainsi …), aussi les commanderies servent également de banques : comptes de dépôt, prêts bancaires aux intérêts déguisés ( le prêt d’argent étant réservé aux juifs), elles procèdent même à des virements de compte à compte pour éviter le transport des monnaies .

L’histoire du Temple se confond avec celle des croisades en Terre Sainte et avec celle de la reconquête en péninsule Ibérique.

Ainsi, tout en étant un ordre militaire, le Temple accomplit dans les pays qui n’étaient pas le théâtre de combats contre les infidèles  une œuvre civilisatrice importante en défrichant et en aménageant de vastes domaines ainsi que le fît également l’Ordre de Cîteaux.  Le Temple acquit une richesse immense et un pouvoir inquiétant, ce qui suscita jalousie, ennemies et qui fut à l’origine de sa perte. Aucun prince ne possédait autant de richesse. Le Temple était devenu le banquier des rois et des princes.

Mais il ne fait pas bon être plus riche que le roi !

Quand Saint Jean d’Acre tomba aux mains des musulmans, les Templiers abandonnent la Terre Sainte. En 1305, le grand maître Jacques de Molay décide le rapatriement dans la maison mère à Paris. Débarrassé de ses dépenses militaires mais disposant des mêmes revenus, sa richesse continue de s’accroître.

Philippe le Bel, à qui le Temple avait refusé l’incorporation et qui avait besoin d’argent décide de les éliminer. En 1307, il fait procéder à l’arrestation des Templiers. Leur procès est une horreur, ils furent non seulement calomniés, accusés d’hérésie mais affreusement torturés.  Avec la lâche complicité de pape Clément V, circonvenu à Philippe le Bel, Jacques de Molay est brulé vif. Il les maudira en mourant et sa malédiction s’exaucera. C’est le temps des «  Rois maudits ».

Au XVIIème et XVIIIème siècles, certaines observances maçonniques prétendirent avoir une filiation avec les Templiers mais c’est sans fondement. Quoi qu’il en soit, parmi les ordres du Temple actuellement connus, les ordres militaires prétendant à une certaine spiritualité templière et si on écarte les grades maçonniques, on peut affirmer que seul l’ordre de Montesa est l’unique successeur du Temple pour avoir attribué son nom à la première décoration du Portugal. Quant à l’ordre de Malte, il n’a fait qu’hériter des biens temporels du Temple.

Quant aux prétendues vies secrètes du Temple, elles ne sont que légendes.

Mais pour en revenir à Troyes et à l’Aube, tenons-nous en à quelques dates et quelques personnages. En 1070, Hugues de Payns naît, Il serait apparenté aux comtes de Champagne ; il a épousé Elizabeth de Chappes  ( petite commune du bord de Seine , en amont de Troyes) ; Il décède en 1136 en Terre Sainte. Il crée l’Ordre du Temple qui est une création champenoise en Terre Sainte. L’Ordre lui aurait voué un culte jusqu’à la fin du XIIIème siècle. Contemporain de Bernard de Clairvaux, ils élaboreront à eux deux un nouveau monde. Les romans de Chrestien de Troyes sont fortement influencés par les Templiers. Quant aux commanderies templières dans l’Aube, elles existèrent et furent nombreuses. Il en reste quelques vestiges. En ce qui concerne la commanderie de Payns, des fouilles archéologiques ont trouvé les fondations de la chapelle templière et son dallage ainsi qu’un dépôt monétaire du XIIIème siècle. Par manque de moyens, tout fut recouvert.

Quant à la forêt du Temple ( ou forêt d’Orient) , un trésor templier y serait caché… On le cherche toujours , on a envie d’y croire devant la majesté des grands arbres et la beauté de cette forêt à la biodiversité préservée.

Ouverture de la Chapelle : les après-midi de  14h30 -17h30
Lundi de Pâques 9 avril
Dimanche 22 avril
Mardi 1er mai
Dimanche 6 mai
Dimanche 20 mai
Lundi de Pentecôte 28 mai
Tous les dimanches en juin et septembre jusqu’aux journées du patrimoine (week-end du 15/16 septembre)
Tous les jours de juillet et d’août.

Randonnées
Lundi 28 mai de Pentecôte
•    Randonnée annuelle « Circuit des 3 chapelles » parcours de 10km accessible à tous pour découvrir la Chapelle Templière, Notre Dame du Chêne et la Chapelle de la Passion

Dimanche 12 août
•    2ème randonnée du « circuit des 3 chapelles »

Conférence gratuite
Mardi 26 juin à 18h
Damien CARRAZ « Les Templiers et la Guerre »

Les quatre concerts gratuits : (voir pièce jointe)
•    Samedi 30 juin
•    Samedi 7 juillet
•    Dimanche 29 juillet
•    Samedi 4 août

L’exposition peinture
En juillet

Visites gratuites de la ville et de l’église
Le matin 10h
1 visite en juin, en juillet et en août

Visites à thème :
•    Les rues de Bar-sur-Seine
•    Bar-sur-Seine au 19ème siècle

Circuit promenade Napoléonienne
Mercredi 15 août
A  Bar-sur-Seine et à Ville-sur-Arce

Conférence gratuite
Jeudi 6 septembre à 18h
Jacques MIQUEL « La Couvertoirade », un exemple de mise en valeur d’un site templier

Les journées du patrimoine
Samedi 15 et dimanche 16 septembre
Visite de la ville, de l’église, de la Chapelle Templière, notre Dame du Chêne et de la mairie

« Un jour, une église »
Une vingtaine d’Eglises du Barséquanais seront ouvertes successivement sur vingt journées différentes. Un guide du jour y accueillera les visiteurs. (entrée libre)

http://www.aube-templiers.fr/examples/index.html#/homeL'AUBE  et les TEMPLIERS 388318_2317733631509_1494555285_31871690_1570712483_n-300x295

Publié dans : Non classé |le 5 mars, 2012 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 8 mai, 2012 à 11:42 Luc FRANCOIS écrit:

    Bonjour, je fais partie de l’Ordre des templiers de Roumanie, et desirait en aout ou septembre organiser un voyage sur le theme des templiers avec plusieurs de nos freres, Nobles Chevaliers et Nobles dames du Temple. Pouvez-vous me donner plus de rensiegnements quand a un parcours pre-etabli, logements..etc
    Merci

    Cordialement

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