Prière des Templiers in Memoriam 13 octobre 1310

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Prière des Templiers

Que la grâce de l'Esprit Saint nous assiste,
Que Marie, l'Étoile de la Mer, nous conduise au port du Salut,
Amen.
Seigneur Jésus, Christ Saint,
Père Éternel et Dieu Tout-Puissant,
sage, créateur, dispensateur,
administrateur bienveillant et miséricordieux,
pieux et humble Rédempteur,
Sauveur clément et Ami très aimé,
je Te prie humblement.
Accorde-nous, Seigneur en qui sont et de qui proviennent toutes vertus,
bienfaits, dons et grâces de l'Esprit Saint,
accorde-nous de connaître la Vérité et la Justice,
de prendre conscience de la faiblesse et de la débilité de nos pauvres chairs,
de nous plier à la véritable humilité.
Sainte-Marie, Mère de Dieu, Mère très pieuse, pleine de gloire,
Sainte Mère de Dieu, Mère toujours vierge et précieuse,
ô Marie, Salut des infirmes, Consolatrice de ceux qui espèrent en Vous,
Triomphatrice du mal et Refuge des pécheurs repentants, conseillez-nous, défendez-nous.
Dieu tout-puissant et éternel, qui tant aima le Bienheureux Jean l'Évangéliste,
Ton Apôtre, et le laissa reposer sur Ton cœur, à la Cène,
qui lui révéla les célestes secrets, et le recommanda, de la Croix où Tu gisais
pour le Salut du Monde à Ta Sainte Mère et Vierge, en l 'honneur de qui notre Religion a été fondée,
Délivre-nous et conserve celle-ci, par Ta Sainte Miséricorde.
Amen.

avril 1310

Publié dans : L'ordre des Templiers |le 13 octobre, 2009 |

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1 Commentaire Commenter .

  1. NINJA
    le 15 mars, 2010 à 19:23 NINJA écrit:

    Que mon cœur franc, ingénu, rustique, que mon corps,
    Citadelle bâtie sur le roc, tant fois perdue et reprise, se rendent,
    En ce jour souverain, admirable présent du ciel,
    Ad limina Apostolorum !
    Que, tremblant de pure piété, telle une lampe
    Sous les fervents baisers de la brise, mon âme s’arrête
    Au seuil absolu, à l’entrée définitive
    De notre vénérable foi !

    Que mon esprit, à l’unisson de la respiration des jardins,
    Couvre de jeunes primevères, de fleurs d’endymions bleues
    Et de violettes des bois fraîchement cueillies
    Le limen mystique de la suprême connaissance,
    La ligne de l’horizon iconique!

    Qui suis-je ? Source furtive ou parole immobile,
    Un doux secret qui dort dans les feuilles des merisiers?
    Le sais-je moi-même ? Tant de voix, tant de marées,
    Tant de regards et de souffles respirent
    Dans les paumes de mes mains !

    2.

    Hé ! Qui le sait à cette heure où les arbres se figent,
    Qui le saura demain à l’aube ? Ah, charnelle certitude,
    Savoir arraché aux entrailles, pourquoi ce silence ?
    Qui suis-je ? Est-ce ce moi ou ce que je vénère
    Comme étant mon moi,
    Un infime marguillier de mon sort,
    Un adolescent juveigneur de mouvances
    Où croissent, avec une précautionneuse timidité,
    Les buissons ardents de mille songes,

    Rêves, figures verbales et visions !
    Oui ! Que j’avance jusqu’au seuil
    (Ô marbre, temple de toute mémoire,
    Livre arraché au cœur de la Terre
    Où dort, couronné de pervenches,
    Le temps des blessures amoureuses !),
    Corps debout dans le soleil
    Et ce besoin furieux de mots sonores dans le sang !

    Que je témoigne de mon Dieu !
    Aurais-je honte de mon ardeur juvénile?
    Que je dise, tendre comme la respiration des herbes
    Qui poussent le long des chemins oubliés,
    Mon errante reconnaissance,
    Ma ruisselante gratitude,
    Moi, pèlerin de toutes les terres intérieures,
    Oiseleur égaré dans l’azur,
    Berger déférent des sources chantantes du désert !

    Tu me demandes, vent du matin, à quoi j’aspire ?
    A quoi, vent de l’aube, rêve le pommier orné de fleurs ?
    (Ô cette invitation à l’itinérance,
    Ces visages éparpillés dans la poussière libre des routes !)

    Vivre, vivre encore, respirer,
    Être l’emblème, la preuve, la marque, le sceau
    D’un ciel solennel sans tâche ni déchirure,
    Devenir un éclair haletant dans la fugacité de la haute lumière,
    Quand, soucieux de la marche des horloges,
    L’Ange du Destin,
    Se repose sous les racines trilitères
    Des cantiques d’Orient !

    Evoquer les Justes de toutes les Nations de la Terre,
    Les Craignants-Dieu !
    Sauvegarder immaculée la loi de l’amour,
    Sauver les étoiles finissantes,

    3.

    Pour être l’invité d’honneur
    Au dévoilement du cœur touché par la grâce !
    Ainsi dans la Nuit de l’Ascension Nocturne,
    Montant du premier au septième ciel,
    L’âme de l’Envoyé de Dieu,
    Se dévêtit de ses sept enveloppes spirituelles !

    Oui, c’est cela, mon Ami :
    Veiller sur la graine nuptiale,
    Tomber à genoux dans l’herbe drue,
    Qui attend la rosée de tes sanglots,
    Certes, tomber sans hésiter,
    L’âme inclinée sur la page la plus blanche
    De l’humilité !

    Qui pourrait, sans brûler du feu divin,
    Eveiller l’esprit des choses oubliées et
    Anciennement endormies !
    Sentir, embrasser, rendre vivantes
    Les saisons de la Grande Année,
    Ressusciter l’heure docile et la seconde extensible,
    Matière vivante, vase intarissable de notre
    Immortalité fluviale !

    Fermer les yeux, voguer avec les navires,
    Flotter sur les eaux des prières
    Tissées de mort et de gloire,
    De sel et de larmes incorruptibles,
    D’algues, de rayons et d’embruns,
    Théologie douce et amère, simple et véridique
    Comme les pâquerettes des prairies,
    Transparence à la fois divine et humaine !
    (Ah, cette liberté, nœud et racine de la personne humaine,
    Elle, l’invincible preuve de la divinité de l’homme !
    Unité, dualité du mystère théandrique !)
    Pour cela,
    Fuir la nuit
    Pleine de prévarication et d’égarement,
    En tenant dans sa main illuminée
    L’abacus du grand Maître,
    Une branche de cyprès
    Et l’étoile polaire !

    Oui, c’est cela, mon Ami :
    Alors que les champs se couvrent de lis

    4.

    Et les glycines de grappes de soleil,
    Venir déposer les ultimes fruits
    De mon Verbe diurne, de mon sang auroral
    Ad divina limina Apostolorum !

    Oui, c’est exactement cela, mon Ami,
    Car toute la clarté,
    Tout, tout est dans ces paroles de Jésus
    A la Samaritaine du puits :

    « Crois-moi, femme, l’heure vient où
    ce n’est ni sur le mont Garizim
    ni à Jérusalem que vous adorerez le Père(…)
    L’heure vient, – et maintenant elle est là –
    où les vrais adorateurs adoreront le Père
    en esprit et en vérité ».

    Oui, certes, mon Ami,
    C’est là la vie qui ne meurt point, qui demeure
    A jamais dans la lumière de la prunelle
    Qui aime donc et qui sait !

    Athanase Vantchev de Thracy
    A Paris, février 2004

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