Archive pour le 10 mars, 2009

Benoît XVI et les Templiers

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Benoît XVI citant st Bernard, souligne la primauté de la vie sur le discours

La frénésie des occupations porte à la « dureté du coeur », signale le Pape Benoît XVI

Il souligne la primauté de la vie sur le discours

En priant l’Angélus, ce midi, devant plusieurs milliers de pèlerins depuis  la résidence pontificale de Castel Gandolfo, le Pape Benoît XVI a lancé un appel pressant au discours et la contemplation, au milieu de la « montée subite » de la vie quotidienne.

Il l’a fait en utilisant les paroles ardentes de saint Bernard de Clairvaux (1091-1153), docteur de l’Église, dont la fête à lieu ce 20 août.

En s’adressant au Pape de son époque, le saint français écrivait :  » Voilà – écrit-il – chaque fois que tu es entraîné par ces maudites occupations, tu continues à te perdre en elles, en ne laissant rien de toi à toi même »

Saint Bernard, un grand promoteur de l’Ordre Cistercien, considéré par certains comme l’homme le plus important du  XII siècle en Europe, est chronologiquement le dernier Père de l’Église.

« Il est nécessaire de prêter attention aux dangers d’une activité excessive, indépendamment de la condition et de la charge que l’on effectue, observe le saint, — comme il dit au Pape de son temps, et à tous les Papes et à nous tous  — les nombreuses occupations portent fréquemment à la « dureté du coeur », » ils ne sont pas plus que souffrance pour l’esprit, perte de l’intelligence, dispersion de la grâce », a ajouté Benoît. XVI.

« Cette exhortation est valable pour tous types d’occupations, y compris celles inhérentes au gouvernement de l’Église », a reconnu le pape dans son intervention ce qui a suscité beaucoup d’applaudissements des personnes présentes, dont beaucoup, n’ayant pas pu entrer dans la cour par manque d’espace, ont écouté ses paroles hors du palais.

« Son exemple et ses enseignements se révèlent particulièrement utiles même à notre époque », a reconnu l’évêque de Rome en présentant le modèle de saint Bernard, « celui qui a su harmoniser l’aspiration du moine à la solitude et à la tranquillité du cloître avec l’urgence de missions importantes et complexes au service de l’Église ».

« Pour lui, la force la plus grande de la vie spirituelle est l’amour – a rappelé Benoît XVI, en reprenant des arguments de sa première et pour le moment unique encyclique « Deus Caritas Est ». Dieu, qui est Amour, croit à l’homme par amour et par amour il le sauve »

Benoît XVI a conclu en présentant un des conseils les plus célèbres de saint Bernard, celui qui par sa dévotion à la Vierge Marie est passé à l’histoire avec le titre de « docteur en mariologie ».

 » Ne détourne pas les yeux de cette étoile resplendissante, si tu ne veux pas être englouti par les vagues. Celui qui regarde l’étoile, invoque Marie. En la suivant, tu ne te trompes pas de route. Si Elle te protège, tu n’as pas peur, si Elle te guide, tu ne te fatigues pas et tu arrives au but « .

« Si elle te protège, tu n’auras plus peur ; si elle te guide, tu ne te fatigueras pas ; si elle t’est propice, tu arriveras à l’objectif « , il t-il conclu.

Vie

Naissance et jeunesse de saint Bernard de Clairvaux

saint Bernard de Clairvaux naît à Fontaines les Dijon en 1090. saint Bernard de Clairvaux est le troisième fils de Tescelin le Roux et D’Aleth de Montbard.

Tescelin, son père, est de petite origine nobiliaire au service du duc de Bourgogne. Comme tous les chevaliers de son rang, il cherche une alliance prestigieuse.

Aleth de Montbard, sa mère, appartient à une puissante famille seigneuriale qui possède des biens en Bourgogne et en Champagne. A sa mort, elle fut enterrée dans la crypte Saint Bénigne à Dijon, honorée et accompagnée par de hauts membres du clergé, évêques et abbés. Presque comme une sainte et bien avant saint Bernard de Clairvaux , son fils.

Saint Bernard de Clairvaux fait ses études chez les chanoines de Saint Vorles à Châtillon sur Seine. Son père y tient le château pour le compte du duc Hugues II. saint Bernard de Clairvaux s’exerce aux matières de l’époque : le trivium et le quadrivium. Il semble que saint Bernard de Clairvaux se destinait à des études littéraires avant d’entendre l’appel monastique.

1112 : saint Bernard de Clairvaux se présente à Cîteaux pour y devenir moine avec deux de ses frères, un oncle et des amis. Plus tard saint Bernard de Clairvaux convaincra son père, des frères et soeurs, ainsi que d’autres amis : la noblesse volontairement rentre dans les ordres.

En effet, une des caractéristiques de l’ordre de Cîteaux, au début, réside dans l’origine des hommes qui rentrent dans l’ordre : ce sont des nobles qui généralement ont déjà eu une autre vie avant la vie monastique. Chevaliers, seigneurs ayant déjà guerroyé. Ce ne sont plus comme à Cluny des enfants confiés à un monastère par piété familiale ou autre raison.

1115 : Après un noviciat fort court, Etienne Harding, l’abbé de Cîteaux, confie à saint Bernard de Clairvaux la fondation d’une autre abbaye pour approfondir la réforme spirituelle. Le lieu choisi sera Clairvaux, anciennement nommé le Val d’Absinthe.

C’est une réussite : un juste équilibre entre travail manuel et intellectuel, rythmé par le silence et les prières communautaires en font le succès. saint Bernard de Clairvaux est fait abbé par l’évêque de Châlons, Guillaume de Champeaux, dont saint Bernard de Clairvaux devient l’ami.

1119 : Fondation de l’abbaye de Fontenay, seconde fille de Clairvaux. L’ordre s’organise sous l’autorité et la personnalité de saint Bernard de Clairvaux et la spiritualité particulière de l’école cistercienne connaît un grand succès.

Le concile de Troyes

1128 : Le but de ce concile est de fixer la règle du nouvel ordre crée en Palestine, les pauvres chevaliers du Christ. Il deviendra l’ordre du Temple. Parmi les neufs premiers chevaliers, on trouve un oncle de saint Bernard de Clairvaux , André De Montbard.

Participants à ce concile les cisterciens sont bien représentés : Hugues de Mâcon l’abbé de Pontigny, saint Bernard de Clairvaux lui-même mais aussi Etienne Harding l’abbé de Cîteaux.

saint Bernard de Clairvaux est-il à l’origine de la règle des Templiers ? Celle-ci est d’essence augustinienne plutôt que cistercienne. Elle doit être adaptée à des guerriers. La règle cistercienne est adaptée à des moines. Bien que saint Bernard de Clairvaux semble ne pas être parmi les plus enthousiastes, saint Bernard de Clairvaux a certainement donné son avis et fait admettre quelques unes de ses idées ainsi que des idées d’essence cisterciennes.

Il faut noter son regret public de voir le comte de Champagne abandonner son comté pour rejoindre l’ordre du Temple.

Le concile approuve la règle du nouvel ordre : elle tente de concilier la règle de Saint Augustin avec les nécessités de la vie militaire.

1129 : Hugues de Payns, maître de l’ordre du Temple, sollicite saint Bernard de Clairvaux pour qu’il appuie l’ordre et adresse une exhortation aux frères templiers. Après trois demandes, saint Bernard de Clairvaux rédige  »la louange de la nouvelle milice ». A cette époque, saint Bernard de Clairvaux travaille lui-même à la rédaction des  »sermons sur le cantique des cantiques ».

Le schisme

1130 : Le roi de France Louis VI réunit à Etampes un concile pour conforter le pape Innocent II face au schisme de l’antipape Anaclet. Cîteaux et Cluny soutiennent le pape. saint Bernard de Clairvaux est présent au concile.

saint Bernard de Clairvaux devient pour les huit années qui suivent le principale avocat d’Innocent II. Celui-ci rencontre saint Bernard de Clairvaux à l’abbaye de Saint Benoît sur Loire et le charge de défendre sa cause face aux partisans d’Anaclet. Alors commence pour saint Bernard de Clairvaux une campagne qui le mènera à travers la Flandre, la Normandie, l’Aquitaine, l’Allemagne et l’Italie.

1131 : rencontre avec Henri I Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie. il se rallie à la cause d’Innocent.

1132 : A Poitiers, Bernard essaie de convaincre Guillaume X duc d’Aquitaine d’abandonner la cause d’Anaclet. Il n’y parvient pas et adresse un réquisitoire à tous les évêques d’Aquitaine contre l’évêque d’Angoulême, principal responsable du schisme dans la région.

1133 : Italie. Il rallie des princes italiens et assiste au couronnement du nouvel empereur du saint Empire : Lothaire. Celui-ci devient l’allié théorique d’Innocent.

1134 : Parthenay. Il rencontre et réussit à rallier Guillaume X d’Aquitaine.
La légende s’est emparée de l’histoire. C’est au cours d’une messe dite en l’église du Couldre que l’épisode a lieu. Au moment de l’élévation de l’hostie, Bernard a l’idée de se retourner et majestueusement porte l’hostie devant Guillaume X qui écoutait la messe sur le parvis car excommunié. Vivement impressionné, celui-ci s’agenouille et Bernard lui tient un sermon. Guillaume demande pardon.

Le voici réconcilié avec l’église, la levée d’excommunication viendra plus tard, et il se rallie à Innocent II.

1135 : après avoir traversé les pays rhénans et la Suisse, saint Bernard de Clairvaux revient en Italie pour tenter de régler les différents entre le pape et l’empereur d’une part et Roger II roi de Sicile d’autre part, qui reste un farouche opposant d’Innocent II.

Anaclet meurt le 25 janvier 1138. Le schisme disparaît. saint Bernard de Clairvaux va pouvoir se consacrer à nouveau à Clairvaux, à son ordre, aux sermons et prédications, mais aussi à combattre les thèses d’Abélard.

Bernard De Clairvaux est devenu l’arbitre auquel on fait appel. Il est de tous les litiges et de tous les conciles. saint Bernard de Clairvaux est même présent lors de la signature de certaines chartes. saint Bernard de Clairvaux rencontre Aliénor d’Aquitaine à Saint Denis en 1144. On dit qu’il ne l’appréciait guère Auparavant saint Bernard de Clairvaux aura converti à la vie monastique de
nombreux étudiants à Paris en 1140 mais aussi ailleurs. Tout au long de ses voyages, inlassablement, saint Bernard de Clairvaux harangue et convertit.

Aquitaine et Languedoc

1145 : saint Bernard de Clairvaux effectue un long périple à travers le sud de la France pour lutter par la parole contre les hérésies en général et plus particulièrement l’hérésie  »henricienne ». saint Bernard de Clairvaux passera par Poitiers, Bordeaux, Sarlat, Périgueux, Cahors, Toulouse et Albi. saint Bernard de Clairvaux ne réussira pas et sera même hué dans certaines villes. saint Bernard de Clairvaux ne convainc pas. Y a-t-il déjà une scission entre l’état d’esprit du nord et celui du sud de la France ?

Il faut noter qu’en cette occasion saint Bernard de Clairvaux ne se montrera nullement violent vis à vis des hérétiques.

La croisade

1146 : La seconde croisade est voulue par le pape Eugène III et le roi Louis VII. Elle sera conduite par Louis VII et l’empereur du Saint Empire Conrad. Elle se terminera par un échec. Suger, qui n’approuvait pas cette croisade, opposait au roi l’intérêt de l’état.

Quand à saint Bernard de Clairvaux il n’était peut-être pas présent à Vézelay lors de l’appel. Néanmoins, ou bien le pape réussit à le convaincre ou bien il lui en donna l’ordre : saint Bernard de Clairvaux mis sa fougue au service de la popularité de la croisade.

saint Bernard de Clairvaux alla même participer à la Diète de Francfort réunie pour l’organisation de la croisade. Lui-même n’a jamais voulu la croisade et pourtant saint Bernard de Clairvaux subira les critiques de l’échec et les attaques de ses ennemis.

Mais saint Bernard de Clairvaux sait que les foules ferventes qu’il avait rassemblées ont été mal conduites par des chefs médiocres :
 »Malheur aux chefs responsables ! Ils n’ont rien su faire de bon » écrit saint Bernard de Clairvaux à son oncle André de Montbard devenu maître de l’ordre du Temple. D’ailleurs, c’est peut-être dans cette lettre que saint Bernard de Clairvaux montrera toute son amitié et son affinité avec l’ordre. Cette lettre est un véritable  »ordre du jour » dans laquelle saint Bernard de Clairvaux met tout son enthousiasme à remonter le moral des chevaliers qui sont en droit de se poser bien des questions.

En 1147, Suger prévoit une nouvelle expédition. A Chartres, saint Bernard de Clairvaux est nommé chef de cette expédition et il accepte cette charge ! Mais le départ n’eut jamais lieu.

La Mort

1153 : Dans les dernières années de sa vie, saint Bernard de Clairvaux analyse les échecs de la croisade.

Voici une citation que tous les chrétiens devraient longuement méditer :

saint Bernard à Mayence, s’adressant à la foule ameutée contre les Juifs :

 » Marchez sur Sion, leur dira-t-il, défendez le sépulcre de votre Christ, mais ne touchez
pas aux fils d’Israël et ne leur parlez qu’avec bienveillance car ils sont la chair et les os
du Messie, et si vous les molestez vous risquez de blesser le Seigneur à la prunelle de
l’œil.
 » [...]

 » … Et pourquoi tourner votre zèle ou plutôt votre fureur contre les Juifs ? Ils sont les
images vivantes de la Passion du Sauveur. Il n’est pas permis de les persécuter ni de les
massacrer, ni même de les chasser
…  » ( La Croisade allemande, p. 331 )

Sources: Vatican – abbaye cistercienne

Eucharistie sacrement de la miséricorde – 20.08.2006 – BENOÎT XVI

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 10 mars, 2009 |Pas de commentaires »

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