Archive pour le 17 janvier, 2009

SIGILLUM GUARDIANI SACRI CONVENTUS MONTIS SION.

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Certificat du saint voyage    

 Le sceau est un ovale dont les deux bouts finissent en pointe autour duquel sont ces mots : SIGILLUM GUARDIANI SACRI CONVENTUS MONTIS SION. Il y a au bas, autant que j’en puisse juger, Notre-Seigneur lavant les pieds de ses disciples, et en haut, les douze disciples à genoux, et Jésus-Christ qui les quitte et qui monte au ciel environné de lumière.

 

Tatouage des pèlerins     

Avant que de quitter Bethléem, il faut que je dise comment on se fait imprimer ici sur le bras les marques que l’on a fait le voyage de Jérusalem. Ils ont pour cela plusieurs formes de différentes façons, desquelles chacun choisit celle qui lui plaît davantage. Ce sont d’ordinaire les drogmans [Interprète dans les échelles du Levant] qui font cela et qui gardent aussi ces formes.

Quand on a choisi celle qui agrée le plus, on met dessus un charbon qu’on a pilé, ensuite de quoi, on applique la forme sur le bras, de sorte que les traits où est entrée cette poudre de charbon se peuvent voir distinctement. Après cela, celui qui doit imprimer la marque vous prend le bras de sa main gauche, et en tient la peau étendue bien ferme, pendant que, de sa main droite, il tient deux aiguilles attachées ensemble et enveloppées de laine, avec lesquelles il pique dans les lignes marquées le plus également qu’il lui est possible, afin que la trace en soit mieux marquée, et quoiqu’il enfonce assez avant, le sang n’en sort pas. Mais je crois que la petitesse des trous, que l’on peut à peine apercevoir en est la cause. Après cela, on frotte cet endroit du bras avec une espèce d’encre, qui dans l’espace de vingt-quatre heures qu’on l’y laisse avec le linge dont on l’a enveloppé, pénètre tellement que les lignes où l’on a fait les petits points d’aiguille, paraissent noires ou bleuâtres, mais si bien faites qu’on dirait qu’elles sont peintes, et cette couleur demeure toujours aussi belle, tout le temps que la personne vit.

Si l’on imprimait ces marques autre part que sur le bras, et sur un endroit où la chair fût plus tendre et le sentiment plus vif, cela ne se passerait pas si doucement, car ayant eu la curiosité de m’en faire appliquer quelques-unes sur la poitrine, cela me fit bien passer l’envie de rire. J’en ai vu pourtant qui, soit par dévotion, soit par grimace, s’en faisaient mettre sur toute la poitrine

Frais et péages en Terre sainte    

Pour la satisfaction et l’instruction de ceux qui voudraient entreprendre le voyage de la Terre sainte, je mettrai ici tout d’un temps un état ou liste des frais que les pèlerins sont obligés de faire, de quelque qualité ou condition qu’ils puissent être car, à cet égard, il n’y a point de changement ou de différence, même entre le maître et son valet, il faut que chacun paye également, ce qui fait qu’on pourrait avec raison appeler cet argent une capitation.

Premièrement donc quand on est arrivé à Jaffa, qui est le port de mer le plus près de la Terre sainte, il faut donner à l’Aga ou gouverneur une somme de quatorze écus, dont les drogmans du Cloître ont la moitié, et pour cela ils sont obligés de vous fournir un cheval et de vous mener jusqu’à Jérusalem, et quand on repasse à Jaffa, il faut encore payer quatorze écus.

Quand on vient à Jérusalem, il faut payer pour passer à la Porte, deux écus et demi, un demi à l’Officier, deux et demi au Grand Drogman du Cloître, et un au second Drogman. Pour la première fois qu’on entre dans l’église du Saint-Sépulcre, on donne quinze écus, et ensuite à toutes les fois qu’on ouvre la porte, deux écus et demi et environ trente sous à un Turc qui demeure auprès de l’église, au portier quinze sous. Pour la visite des lieux saints qui sont hors de Jérusalem avec ce qu’il faut donner au drogman, il en coûte environ trois écus. Les Turcs veulent aussi qu’on leur donne pour la visite du sépulcre de David deux écus et demi. Les frais qu’il faut faire pour aller à Bethléem, tant pour le louage des chevaux, que pour ce qu’il faut au drogman, vont à quatre écus ? mais si l’on veut voir quelques places extraordinaires, il en coûte bien davantage, parce qu’il n’y a pas de prix fixé.

Pour se faire appliquer la marque sur le bras, on donne ordinairement à celui qui le fait, un sequin d’or, qui vaut deux écus et demi.

Quand on part de Jérusalem, il faut faire un présent au couvent pour le bon traitement qu’on y a reçu, mais comme il n’y a point de prix fixé, chacun donne selon son moyen, ou selon qu’il est libéral

Cornelius de Bruyn - Voyage au Levant

http://www.villemagne.net/site_fr/jerusalem-cornelius-de-bruyn.php#050

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 17 janvier, 2009 |Pas de commentaires »

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