Archive pour septembre, 2008

J’en Fais Serment !

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« Je n’envahirai d’aucune manière une église. Je n’aissaillerai pas de clerc et de moine ne portant pas d’armes séculière , ni de gens marchant avec eux sans armes. Je ne m’emparerai pas du paysan, de la paysanne, des serviteurs et des marchants. Je ne prendrai ni de gaspillerai leur biens, et je ne les fouetterai pas. Je n’incendierai ni détruirai les maisons, à moins que je n’y trouve à l’intérieur un cavalier qui soit mon ennemi et armé, ou un voleur. »

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 30 septembre, 2008 |1 Commentaire »

Templiers de Provence

Grillon

 D’azur au lion d’or tenant une grille du même, au chef cousu de gueules chargé d’une clef d’or et d’une clef d’argent posées en sautoir.  
Ancien régime : Comtat-Venaissin
Judicature : Valréas
Diocèse : Saint-Paul-Trois-Châteaux

HISTOIRE :

  • Présence au Néolithique (grotte Coutellier).
  • Occupation gallo-romaine.
  • Plus vieille référence en 1136 : De Grilione.
  • Templiers, puis Hospitaliers.
  • Co-seigneurie jusqu’au 13ème puis fief des Montauban , de Taulignan , de Grignan et, en 1294, d’Adhémar de Lombers ; bien pontifical ensuite,
    • Achetée, en partie, par le pape Jean XXII en 1317.
    • L’autre partie est achetée au pape en 1383.
    • Fait partie de l’enclave comtadine en Dauphiné.

    échangé avec le Dauphin contre une partie de Montélimar.

 

Lapalud

 De gueules à l’ancre d’argent, à la clef d’or et à la clef d’argent posées en sautoir et brochant.
Billet de santé de 1721.
 
 
Ancien régime : Comtat-Venaissin
Judicature : Valréas 
Diocèse : Saint-Paul-Trois-Châteaux

HISTOIRE :

  • Les Templiers y étaient co-seigneurs au XIème.
  • La seigneurie passa au comte de Toulouse puis au Saint-Siège
    Saint-Roman-de-Malegarde

     Tranché de gueules à la tour d’or ouverte et d’or au bélier de gueules.
     (1982)Famille Labeau-Bérard.
     
    Ancien régime : Comtat-Venaissin
    Judicature : Carpentras 
    Diocèse : Vaison

    HISTOIRE :

  •  
    • Sanctus Romanus de Malagarda, en 1313
    • Commanderie de Templiers passée aux Hospitaliers, puis au Saint-Siège.
    • Inféodé au XIVe siècle à plusieurs seigneurs.
    • Fief des Labeau-Bérard.
    • Romain-Montagnard ou Romain-sur-Aigues , sous la Révolution.

Richerenches

 D’argent au chêne blanc de sinople 
fruité de sable. Armes données par le cardinal 
Julien de la Rovere.
 
Ancien régime : Comtat-Venaissin
Judicature : Valréas
Diocèse : Saint-Paul-Trois-Châteaux

HISTOIRE :

  • Cité celto-ligure.
  • De Ricarenchis en 1135.
  • 1136 : une partie de la seigneurie d’Hughes de Bourbotton (Richerenches était un lieu-dit) est cédée à la commanderie de Richerenches
  • Parmi les donateurs : les Malamamus, Boïc, de Visan, de Mirabel, de Tournefort, de la Garde, de Roussas, Barbarini, Papardi.
  • Siège d’une commanderie de templiers, puis des Hospitaliers, puis du Saint-Siège.
  • Acheté par le pape Jean XXII en 1320.
  • Fait partie de l’enclave comtadine en Dauphiné.

 

Source : http://jean.gallian.free.fr/

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 27 septembre, 2008 |Pas de commentaires »

L’ordre du Temple en Bretagne

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Deux Ordres religieux militaires se sont répandus au Moyen Âge dans toute la Bretagne, mettant en quelque sorte le pied dans la plupart des paroisses et y laissant des souvenirs qui subsistent encore ; souvenirs, il est vrai, imprégnés souvent aujourd’hui d’un caractère légendaire, parfois vagues et indé­cis, mais néanmoins intéressants à constater. Ces deux Ordres furent ceux de la Milice du Temple et de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem. Le premier sombra dans une tourmente, après deux cents ans d’une existence qui ne fut pas sans gloire ; le second survécut et jeta à son tour un vif éclat jusqu’à la fin de la féodalité. Comment ces Ordres de chevaliers-religieux s’établirent-ils en Bretagne, quelle extension y prirent-ils et quel y fût leur rôle pendant de longs siècles, tel est l’objet de cette introduction.

 

L’ordre du Temple en Bretagne
L’Ordre religieux-militaire des Templiers commença à Jérusalem en 1118. Ce fut l’oeuvre de quelques gentilshommes français ayant à leur tête Hugues de Payns. Ceux-ci s’associèrent au nombre de neuf et firent entre les mains du patriarche de Jérusalem, les trois voeux ordinaires de religion : de pauvreté, chasteté et obéissance ; ils y ajoutèrent un quatrième engagement caractéristique, celui de pourvoir à la sûreté des grands chemins, pour favoriser les pèlerinages en Terre-Sainte. Baudoin II, roi de Jérusalem, leur assigna pour demeure l’ancien temple de Salomon, et ils en prirent le nom de Frères de la Milice du Temple ou Chevaliers Templiers.

Lorsqu’en 1128 se réunit le concile de Troyes, Hugues de Payns se trouvait en France avec cinq ou six de ses compagnons ; il y était venu chercher quelques recrues et recueillir quelques aumônes. Il s’empressa de demander aux Pères du concile d’approuver son nouvel institut et sollicita d’eux une règle de vie religieuse. Cette approbation fut donnée par le concile et confirmée par le pape Honorius II ; saint Bernard fut chargé de tracer aux nouveaux religieux un ordre de vie qu’il intitula : Règle des pauvres soldats de Jésus-Christ et du Temple de Salomon (Longueval, Histoire de l’Eglise gallicane, VIII, 496). Cette règle, conforme à la vie militaire des Templiers, leur permit de substituer, en cas de besoin, la récitation d’un certain nombre de Pater à celle de l’office de choeur ; ils durent faire maigre quatre jours chaque semaine et jeûner tous les vendredis depuis la Toussaint jusqu’à Pâques. Honorius II leur ordonna de porter un habit et un manteau blancs, auxquels Eugène III ajouta une croix rouge en 1146. Ils se divisèrent en trois classes : les chevaliers, milites ; les écuyers, armigeri ; et les frères servants, clientes. Chaque chevalier put avoir à son service un écuyer et trois chevaux.

Ce fut peu de temps après l’institution canonique de son Ordre que Hugues de Payns vint en Bretagne. Vers 1130, il y reçut diverses donations de la part de Pierre de la Garnache et de Garsire de Machecoul, grands seigneurs du pays de Retz. Ces dons furent le noyau de la commanderie des Biais dans le diocèse de Nantes (Voir le Cartulaire de Coudrie, dans les Archives du Poitou, tome II. La commanderie des Biais devint plus tard un membre de celle de Coudrie en Poitou).

Il est vraisemblable que Hugues de Payns ne vint pas si près de Nantes sans entrer dans cette ville pour y saluer le duc Conan III, dit le Gros, qui régnait alors en Bretagne. Il nous paraît même probable que ce prince fit alors aux Templiers un premier don, tant à Nantes qu’à Rennes ; il leur concéda une vaste île voisine de Nantes appelée la Hanne, et y ajouta deux belles métairies dans la forêt de Rennes. La charte qui relate cette double donation (Archives de la Vienne, 3 H, 764) n’est point datée, mais elle doit être antérieure à une autre charte de 1141, dans laquelle Conan III rappelle et confirme ce don de la Hanne, ajoutant qu’ensuite postea, éclairé par le Saint-Esprit, il a voulu compléter son aumône par de nouveaux bienfaits (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I, 583).

L’île de la Hanne fut le principal domaine de la commanderie du Temple Sainte-Catherine de Nantes, et les deux métairies de la forêt de Rennes devinrent le Temple de Blosne et le Temple du Cérisier, constituant le domaine du Temple de Rennes, membre de la commanderie de la Guerche.

Hugues de Payns, satisfait de son voyage en Europe, retourna en Terre-Sainte et y mourut en 1136.

Cinq ans plus tard nous trouvons à Nantes, près du duc Conan III, trois Templiers : un précepteur ou maître, Guillaume Faucon, magister Militum Templi et deux chevaliers, Alfred et Henri, Alphredus et Henricus ejusdem Templi milites. Le duc leur confirma, avons-nous dit, à cette occasion, l’an 1141, le don précédemment fait de l’île de la Hanne et des métairies de la forêt de Rennes ; il le compléta par la donation d’une rente sur la cohue de Nantes et d’un emplacement pour bâtir une maison dans cette même ville (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I, 583).

II est vraisemblable que le Temple de Quimper fut fondé vers la même époque ; en 1232 les Franciscains, dit-on, remplacèrent en cette ville les chevaliers dans la maison qu’occupaient ceux-ci (Voir les Mémoires de la Société Archéologique du Finistère, XII, 5 et 31, et XVII, 143).

Durant le XIIème siècle, les Templiers se répandirent avec rapidité dans toute la Bretagne, et l’on comprend facilement les nombreuses donations qui leur furent faites alors. C’était l’époque des Croisades et tous les coeurs chrétiens s’intéressaient à un Ordre qui s’était donné la mission de favoriser ces lointains voyages, en surveillant, en Europe comme en Terre-Sainte, les grands chemins parcourus par les pèlerins et les croisés. On savait de plus qu’en Palestine, les Templiers ne se bornaient pas à sauvegarder les voyageurs, mais qu’ils combattaient en bataille rangée les Musulmans ennemis de la Chrétienté. Aussi éprouvait-on le besoin d’enrichir ces héroïques défenseurs de la Foi, à ce point qu’un chapitre général de l’Ordre de Saint-Dominique recommande aux confesseurs de conseiller les legs à la Milice du Temple (D. Martene, Thesaurus anecdotorum, IV, 1685). Riches et pauvres, tous donnaient aux Templiers. Auprès des aumônes considérables des ducs et des grands seigneurs de Bretagne, on remarque les dons moins importants des simples chevaliers et de leurs écuyers, des bourgeois et des gens du peuple. Grand nombre de ces derniers désiraient vivement, en effet, prendre part, comme les riches, à ces lointains voyages bénis par l’Eglise : la médiocrité de leur fortune ne leur permettait cependant pas d’y songer. Mais ils pouvaient du moins concourir en quelque façon à cette oeuvre sublime de la sauvegarde du tombeau du Christ, et ils s’empressaient de le faire en offrant une aumône aux vaillants Templiers qui, plus heureux qu’eux, combattaient en Terre-Sainte. Ces dons consistaient en champs, en vignes et en maisons, souvent aussi en rentes féodales. Parfois quelques seigneurs léguaient après eux leurs chevaux et leurs armures ; ainsi firent Geoffrey de Châteaubriant en 1262 et Geoffroy Tournemine en 1264 (Dom Morice, op. ci., I, 985 – A. de Barthélemy et Geslin de Bourgogne, Anciens évêchés de Bretagne, tome III, p. 143). Il résulta de cette multiplicité de dons faits à l’Ordre du Temple, que celui-ci eut bientôt quelque propriété plus ou moins considérable dans un très grand nombre de paroisses bretonnes. Nous en avons la preuve dans une charte très importante, quoique apocryphe, dont il nous faut parler ici.

Cette charte, publiée par MM. de Barthélemy et Geslin de Bourgogne dans les Anciens Evêchés de Bretagne (A. de Barthélemy et Geslin de Bourgogne, Anciens évêchés de Bretagne, tome VI, p. 136), est censée donnée à Frère Guillaume Ferron, religieux du Temple, par le duc Conan IV ; elle est datée de la ville de Quimper en l’an 1182, et parmi ses témoins figure Frère Even, maître de l’Hôpital en Bretagne. Cette date seule prouve la fausseté de l’acte, car Conan IV était mort dès 1171. Quant à Guillaume Ferron, il vivait bien vers cette époque, puisqu’on le trouve ailleurs mentionné en 1170, avec la qualité de maître du Temple, magister Templi (Dom Morice, op. cit., I, 663).

La charte de 1182, est donc apocryphe ; elle semble, dit M. de Barthélemy qui l’a étudiée avec beaucoup de sagacité (Voir Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, XXXIII, 445, et A. de Barthélemy et Geslin de Bourgogne, op. cit., VI, 136), « avoir été rédigée à la fin du XIIIème siècle, alors que les ducs de Bretagne avaient centralisé le pouvoir dans leurs mains, et que les Templiers avaient besoin de titres pour obtenir la sauvegarde royale ». Ce document n’en a pas moins une réelle importance, car il nous donne pour cette époque le tableau des possessions de l’Ordre du Temple en Bretagne.

frères Jumeaux, fils de Richard), Henricus Bertran (Henri Bertrand). Factum est in Kempercorentin, anno dominice incarnacionis M° C° octuagesimo secundo. Et ut hoc breve ratum per succendia tempora permaneat mei sigilli munimine corroborare curavi ; datum est autem Guillelmo fratri Ferron (Guillaume Ferron, maître du Temple en Bretagne – 1170), his suprascriptis : adduntur Bocherut, Moustoer Euvrani et cetera acquisita et deinceps acquirenda.

D’après cette intéressante charte, l’on voit que les Templiers possédaient des biens dans près d’une centaine de localités bretonnes, notamment dans les villes de Rennes, Nantes, Lamballe, Vitré, Châteaugiron, Hédé, Ancenis, et qu’ils s’étendaient en même temps dans les campagnes des neuf diocèses bretons.

En 1217, le duc Pierre Mauclerc et Alix de Bretagne, sa femme, confirmèrent aux chevaliers du Temple toutes les donations faites par leurs prédécesseurs : Conan III et Conan IV, Alain Le Noir comte de Penthièvre et Hoël comte de Nantes, le duc Geoffroy II et la duchesse Constance. Ils y ajoutèrent le don d’une terre en Messac, qui devint le Temple de la Coëffrie, et certains droits dans les villes de Châteaulin, Châteauneuf, Lannion, Morlaix, Jugon et Moncontour (Dom Morice, op. cit., I, 836). La même année, Pierre Mauclerc manda à tous ses baillis et sénéchaux de faire jouir en paix les Templiers des droits d’usage et de pacage qui leur appartenaient en Bretagne et de réprimer toute atteinte portée à ces droits (Archives de Viennes, 3 H, 364). Cette protection des ducs de Bretagne devenait d’ailleurs nécessaire aux chevaliers du Temple, car leur puissance et leurs richesses leur créaient des ennemis. En outre, quoiqu’ils rendissent des services en Bretagne en protégeant ceux qui voulaient gagner la Terre-Sainte, on comprenait mieux leur présence en Orient où il fallait sans cesse combattre les Musulmans.

Aussi les trouve-t-on parfois chez nous au XIIIème siècle, en lutte ouverte avec certains religieux tels que les Bénédictins et les Cisterciens, ou avec les seigneurs voisins de leurs préceptoreries.

Heureusement pour eux, l’Eglise les défendait soigneusement, ses anathèmes atteignaient tous leurs adversaires : ainsi en 1213, l’évêque de Nantes oblige le sire de Clisson à indemniser les Templiers de cette dernière ville des préjudices qu’il leur a causés et du meurtre qu’il a commis dans leur propre cimetière (Archives de la Vienne, 3 H, 729) ; en 1222, Pierre d’Assérac est excommunié pour avoir refusé de mettre en liberté des hommes du Temple de Faugaret retenus injustement dans ses prisons (Archives de la Vienne, 3 H, 541) ; en 1215, Guillaume de Drault est condamné par l’official de Nantes à payer à perpétuité, lui et ses héritiers, une rente aux Templiers de cette ville, en punition d’avoir osé porter la main sur un chevalier du Temple appelé Foulques (Archives de la Vienne, 3 H, 784).

A mesure que le nombre des chevaliers du Temple augmentait en Occident, leur hiérarchie s’y constituait peu à peu, mais non sans certains tâtonnements. Ainsi chaque établissement ou maison du Temple, domus Templi, parait avoir relevé d’abord directement du grand maître ou précepteur de tout l’Ordre. Plus tard nous trouvons un maître ou précepteur de Bretagne, preceptorem domorum milicie Templi in Brittannia (Archives de la Vienne, 3 H, 784) ; c’est Guillaume Ferron en 1170 et Pierre de Langan en 1245. Dans la suite, diverses préceptoreries se forment isolément en Bretagne : ce sont celle de Nantes, que possède en 1276 Michel de Benays, et celle de la Guerche, dont le précepteur est mentionné sans être toutefois nommé dans un acte de 1245 (Archives de la Vienne, 3 H, 579). Au-dessus de ces précepteurs paraît le maître d’Aquitaine : c’est Giraud des Bruyères en 1225, Foulques de Saint-Michel en 1252, Hugues Grisard en 1254 et Guy de Bona Carmiena en 1262 (Cartulaire des sires de Rays, 158 et 1203 – Dom Morice, op.cit., 1, 985). Enfin au-dessus encore domine le grand maître de l’Ordre.

Il est à noter que les noms de commanderie et de commandeur, employés plus tard par les Hospitaliers, ne paraissent point dans les chartes des Templiers ; on ne connaît chez ceux-ci que des préceptoreries et des maîtres ou précepteurs, encore la préceptorerie semble-t-elle formée de l’union de plusieurs maisons ou temples inférieurs. Comme on vient de le voir, toutes les préceptoreries des Templiers en Bretagne relevaient de la Grande préceptorerie d’Aquitaine.

Remarquons encore que les maîtres ou précepteurs portent seuls leur nom de famille : les simples chevaliers du Temple, et à plus forte raison leurs écuyers, ne sont désignés dans les actes que par leurs noms de baptême.

Dans l’Ordre des Templiers ni la règle ni sa sanction n’étaient publiques. « On ne savait rien de la vie intérieure des frères, ni des punitions qu’ils s’administraient entre eux : la curiosité non satisfaite débitait là-dessus bien des fables. Mais divers indices montrent que cette règle était démocratique dans une certaine mesure. Ainsi, quand un précepteur, même d’une juridiction supérieure, traitait pour une maison, c’était toujours avec l’assentiment des frères de cette maison ».

« Quant à sa situation extérieure « la Milice du Temple de Salomon », comme elle s’intitulait quelquefois, continuait de primer, dans tout le cours du XIIIème siècle, les autres ordres religieux. Son sceau respecté était recherché pour les actes les plus considérables de ce temps. Le témoignage des Templiers était invoqué dans les circonstances importantes, et ce n’est pas la moindre preuve de la considération dont ils jouissaient toujours » (A. de Barthélemy et Geslin de Bourgogne, op. cit., VI, 92 et 93).
Il est aussi à remarquer que les commissaires de Philippe le Bel étant venus à Nantes, le 10 août 1308, pour s’emparer au nom du roi des biens des Templiers en cette ville, le peuple se souleva contre eux et les « chassa et bouta vilainement hors de Nantes » (Dom Morice, op. cit., I, 1217).

Tous ces faits sont en faveur des Templiers bretons et prouvent que l’opinion publique ne leur était pas hostile lorsqu’ils résidaient dans notre province.

abbé Guillotin de Corson

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 26 septembre, 2008 |Pas de commentaires »

L’ORDRE DE SAINT-LAZARE DE JÉRUSALEM

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L’ORDRE DE SAINT-LAZARE DE JÉRUSALEM,
la chevalerie au service des lépreux
par Jean-Luc Alias

Très beau livre 24 x 22,5 cm, 160 pages tout en couleur, nombreuses illustrations, couverture cartonnée, jaquette, 35 €

Résumé : Parmi les chevaliers hospitaliers établis en Terre sainte pour soigner les malades, protéger les pèlerins en leur donnant l’hospitalité dans leurs maisons, leur servir de guides et les protéger des musulmans, et défendre le Saint-Sépulcre, les plus anciens sont ceux de Saint-Lazare. Leur premier grand maître, Gérard Tenque, dirigeait aussi l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Les chevaliers de l’ordre hospitalier et militaire de Saint-Lazare, qui professaient la charité et se vouaient spécialement au soin des lépreux.

cemo@laposte.net

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 septembre, 2008 |1 Commentaire »

Quid de la chevalerie aujourd’hui ?

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Quid de la chevalerie aujourd'hui ? dans L'ordre des Templiers empty empty dans L'ordre des Templiers empty
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La grande difficulté pour faire admettre et comprendre l’intérêt de la philosophie,

vient de l’état d’esprit contemporain, notamment dans deux de ses traits de caractères :

le primat de l’efficacité, et la réduction du savoir aux seuls critères de la science positive.

Etat d’esprit utilitaire : Le savoir doit servir à produire.

Ainsi par exemple, la recherche scientifique doit arriver à des résultats industriellement exploitables pour pouvoir se dire sérieuse. Les études doivent offrir des « débouchés » pour être jugées dignes d’être poursuivies. La formation et les expériences professionnelles doivent développer la rentabilité pour justifier leurs coûts. Etc. … Tout est jaugé à l’étalon de l’efficacité. Comment dans cette perspective, s’étonner que faire de la philosophie semble bien inutile. Celle-ci offre peu de prolongements pragmatiques, elle cultive une grande part de recherche pour le seul plaisir de savoir, elle n’offre aucun métier ! xml:namespace prefix = o />

Scientificité moderne: Les sciences se spécialisent à outrance. Chaque branche d’hier se divise aujourd’hui en plusieurs sous branches, elles-mêmes amenées sans doute plus tard à éclater. Ces sciences ne retiennent pour vrai que ce qu’elles démontrent avec le plus de rigueur, en s’approchant tant que faire se peut du modèle mathématique. Leur objet est de plus en plus techniquement élaboré, et exige des investissements matériels formidables. Leur intérêt se porte presque exclusivement aux limites du savoir humain: la particule la plus petite, la galaxie la plus éloignée, l’ancêtre le plus âgé, le froid le plus absolu, etc. … Or la philosophie procède exactement à l’inverse : elle tend vers une vision unifiée au travers de divisions peu nombreuses et mutuellement ordonnées, elle ne se limite pas à l’absolument certain, mais balaye tous les niveaux de connaissance, l’élaboration de son objet n’a rien à voir avec la technique: pas de laboratoire ni d’instruments sophistiqués, et elle s’intéresse autant, voire plus, au courant de la réalité qu’à ses cas limites.

A cela s’ajoute une deuxième source d’incompréhension: le reniement des philosophes contemporains. Devant l’envahissement victorieux de cet état d’esprit moderne, les philosophes du siècle, plutôt que d’affirmer la légitime spécificité de leur discipline, ont crû bon de se réfugier dans deux attitudes d’abandon:

‑ Soit ils ont embrayé le pas des savants et des efficaces, et les ont singés en prétendant apprendre une ou plusieurs sciences positives ( Michel SERRE ne déclare-t-il pas qu’on ne peut se dire philosophe si l’on n’a pas fait le tour complet de l’ensemble du savoir scientifique ! ), ou en affirmant que la philosophie peut apporter une efficacité imparable dans la solution de certains problèmes notamment humains ou sociaux.

‑ Soit ils se sont cantonnés dans des spécialités secondaires, et parfois bizarres, que la science et l’efficacité ont encore épargnées: l’esthétique, la linguistique, la mystique (de préférence orientale), etc.

En conclusion, la domination de l’esprit positif et la lâcheté des philosophes ont consommé l’incompréhension vis à vis de la philosophie traditionnelle.

La victoire de la mentalité moderne parait pourtant de plus en plus précaire. Fréquemment, l’esprit d’efficacité à petite ou moyenne échelle montre sa dangereuse incapacité à plus grande échelle: ainsi par exemple l’accroissement considérable de la productivité agricole engendre des surplus alimentaires qu’il faut détruire, alors qu’à quelques milliers de kilomètres, la famine fait rage sur le tiers du globe; de même, le succès dans la manipulation périlleuse de l’atome s’est accompagné d’un risque de destruction inimaginable auparavant; également, le développement sans précédent des moyens de communication est si concomitant à l’extension de l’inculture et de l’analphabétisme, qu’on ne peut s’empêcher de se demander s’il n’en est pas la cause; et que dire de la génétique, qui cause aujourd’hui plus de mort que de vie ? …

Parallèlement, la méthodologie scientifique classique subit le doute de façon renouvelée depuis plusieurs décennies. Le hasard et l’indéterminisme l’envahissent de plus en plus et bouleversent sa rigueur mécaniste, l’atomisation extrême des sciences actuelles perd le savant qui devient spécialiste d’une partie de partie d’un sujet; enfin l’irréductibilité de la plupart des faits à l’idéal mathématique devient une évidence chaque jour plus claire.

De sorte que le monde actuel aspire à « autre chose », sans savoir bien quoi, tout en redoutant toujours les disciplines taxées de « pré-scientifiques ». Ainsi, tous les savants, dès qu’ils ont quelque notoriété, se mettent en devoir de réfléchir et d’écrire sur leur science, comme PLANCK, MONOD, REEVES … Ils répondent souvent au désir de traduire en langage courant, non scientifique, la portée des conclusions de leur savoir, afin de se faire comprendre, et, qui sait, de se comprendre eux-mêmes. Plus loin, ils manifestent parfois la volonté de retrouver, à partir de leur science particulière, une conception globale de l’univers et de l’homme.

Même mouvement dans l’éducation et la formation: de nombreux courants rénovateurs de la pédagogie veulent former l’ « humaniste » au-delà du spécialiste. L’idéal est l’homme qui a de bonnes connaissances sur tous les principaux sujets. Dans le domaine économique, par exemple, on recherche de plus en plus des « hommes de synthèse » dont le savoir consiste essentiellement à gouverner, organiser, motiver, au lieu de techniciens pointus.

Pareillement, germe un peu partout le désir d’une vie plus « spirituelle », moins matérialiste, tournée vers la réalisation de soi et d’autrui, au détriment de l’efficience productrice: « être plutôt qu’avoir ! ».

Toutes ces tendances s’avivent mutuellement, refusent encore de se reconnaître comme des remises en cause de l’idéologie contemporaine, et ne savent comment s’y prendre pour parvenir à bon port. La conséquence immédiate, qui fleurit aujourd’hui, c’est que les personnes mues par ces désirs confus sont la proie facile des charlatans nombreux qui prétendent les guider: sectes religieuses, maçonneries de tous bords, centres soi-disant de « formation humaine », carriéristes politiques roses, verts ou caméléons, nombre de cabinets « psy »

En conclusion, deux constatations:

1 °) Ces désirs, comme aspirations, sont ancestraux et impérieux.

2°) Ils sont particulièrement exacerbés aujourd’hui et pourtant notre monde ne sait pas y répondre.

De là à penser que c’est dans ce qu’il rejette que se trouve la vraie solution, il n’y a qu’un pas.

Or les principales questions ont toutes été posées avant SOCRATE, il y a quelques vingt-cinq siècles, au sujet de la nature et de l’homme:

La terre tourne-t-elle autour du soleil ou non ? La matière est-elle composée d’atomes ? Tout n’est-il que matière ? L’univers a-t-il une origine ou est-il éternel ? Le mouvement est-il dialectique ? L’homme vient-il de l’animal ? L’histoire a-t-elle un sens ? Y a-t-il une vérité ou plusieurs ? Où est le bonheur de l’homme ? La démocratie est-elle le meilleur régime politique ? Que peut-on dire de Dieu ? L’homme a-t-il une âme ? Est-il libre ?

Avec le bouleversement scientifique, les inquiétudes de l’homme n’ont pas changé. Les grands types de réponses non plus: Matérialisme, Idéalisme, Moralisme, Opportunisme, Scientisme, Mysticisme, Réalisme.

A l’époque d’Aristote et plus encore à celle de Thomas d’Aquin, tant le cadre d’interrogations que les grandes options de solutions étaient déjà posés. Ces deux auteurs sont chronologiquement arrivés au couronnement intellectuel d’une société à l’apogée de sa civilisation, antique ou médiévale. L’étude historique laisserait même entendre qu’avec eux, ces civilisations seraient parvenues au maximum de leur effort. Et comme épuisées par ce dépassement d’elles-mêmes, elles se seraient rapidement écroulées et ne produiraient plus que des épigones d’intérêt moindre, avant de sombrer dans un obscurantisme définitif et de laisser la place à d’autres civilisations: Rome ou la renaissance (Aristote fit une analyse en partie comparable à propos de la naissance de la philosophie en Egypte et nous pourrions sans doute l’appliquer à saint Augustin pour Rome). Cette seule preuve de succès séculaire et général est une invitation à les voir comme les sommets de la philosophie, et la source toujours actuelle d’une véritable sagesse.

C’est sur ce fait historique que doit reposer au départ notre confiance intellectuelle; c’est lui qui doit nous inciter à préférer a priori ces auteurs plutôt que d’autres pour mettre notre initiation sur les meilleures bases possibles.

Notre point de départ pourrait donc être la notion de BIEN

car c’est elle qui est finalement à la racine de toute démarche.

A ce sujet du Bien il nous est apparu important de souligner

à l’intention de tous ceux qui par Amour de Dieu souhaitent

« entrer en Chevalerie …servir et sauver son Prochain »

que

 » L’ancienne chevalerie n’habite plus les ordres dits abusivement chevaleresques

que les princes et les Etats distribuent  pour mieux s’attacher leurs serviteurs

hier comme aujourd’hui. »

Elle est encore moins présente,

s’il se peut,

dans les prétendus ordres

que des particuliers,

poussés par une maladive vanité ou l’esprit de lucre,

créent en toutes saisons.

La chevalerie,

fraternité militaire

qui donna pour une part

sa couleur au Moyen Age,

est morte.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 22 septembre, 2008 |5 Commentaires »

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