Archive pour février, 2008

Importants Ouvrages à lire sur les Templiers

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http://books.google.fr/books?id=zzFDGt88JPEC&printsec=frontcover&dq=templiers&as_brr=1

Mémoires historiques sur les Templiers ou, Eclaircissements nouveaux

http://books.google.fr/books?id=fuoCAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=templiers&as_brr=1

Histoire critique et apologétique de l’Ordre des chevaliers du temple

http://books.google.fr/books?id=Bw4MAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=templiers&lr=&as_brr=1

Règle et statuts secrets des Templiers

http://books.google.fr/books?id=t7MNAAAAQAAJ&pg=RA1-PA514&dq=templiers&lr=&as_brr=1

Histoire des Chevaliers Hospitaliers de S. Jean de Jérusalem

http://books.google.fr/books?id=cWPSkRk7T3kC&printsec=frontcover&dq=templiers&lr=&as_brr=1

Essai sur l’historie de l’Ordre des Templiers

 http://books.google.fr/books?id=jonCAy8DczMC&pg=PA8&dq=templiers&lr=&as_brr=1#PPR8,M1

Recherches historiques sur les Croisades et les Templiers

 http://books.google.fr/books?id=cgEMAAAAYAAJ&pg=RA3-PA974-IA1&dq=templiers&lr=&as_brr=1#PPR12,M1

Dictionnaire historique, géographique et biographique des croisades

http://books.google.fr/books?id=MTUGAAAAQAAJ&pg=PA21&dq=templiers&lr=&as_brr=1#PPA1,M1

Histoire des ordres monastiques, religieux et militaires, et des

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Bibliothèque des croisades

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Histoire de l’Ordre militaire des Templiers, ou Chevaliers du Temple de

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Les sectes et sociétés secrètes politiques et religieuses

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 février, 2008 |1 Commentaire »

Le 18 mars et les Templiers

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Pour mieux comprendre les raisons pour lesquelles cette date est si importante pour les franc-maçons du monde entier, il est nécessaire de réaliser une brève incursion dans l’histoire des Chevaliers Templiers, Ordre.
Au XIII-ème siècle, les Templiers avaient un pouvoir de plus en plus grand et jouissaient de nombreux privilèges. Le fait qu’ils avaient le droit de porter des armes et de voyager librement dans le monde faisait en sorte qu’ils détienaient le contrôle sur la sécurité des chemins et surtout avaient le monopole sur les transferts d’argent d’entre l’Orient et l’Occident.

Ils avaient leur quartier général au sud de la France, mais le roi Philippe IV le Bel s’est vite rendu compte qu’il ne pouvait pas du tout les contrôler, qu’ils étaient une sorte d’État dans l’État. Il a rapidement réussi à attirer de son côté le Pape Clément V, changeant même la capitale du catholicisme du Vatican à Avignon. Peu de temps après, des informations sur les épouvantables rituels que les Chevaliers Templiers réalisaient sont arrivées à ses oreilles. Ceux-ci sacrifiaient des enfants, pratiquaient des perversions sexuelles et des actes de magie noire, en tuant des poupées qui représentaient le Roi et le Pape. C’est alors qu’il a pris la décision d’annihiler l’Ordre qui s’occupait seulement d’intrigues et avait commencé à détenir la suprématie militaire et financière sur la France et l’Europe. Il a donné ordre que tous les templiers de France soient arrêtés, mais à cause de leur influence il n’a réussi à en arrêter que 620 sur 3200. Mais parmi ceux qui ont arrêtés se trouvait Jacques de Molay, le Grand Maître des Templiers. Celui-ci a été jugé, condamné à mort et brûlé sur bûcher le 18 mars 1314. Les templiers qui ont réussi à en réchapper ont juré de venger la mort de Jacques de Molay. Ils ont reconstitué en secret l’Ordre et ont créé la structure sur laquelle fonctionnent aujourd’hui les loges maçonniques.

Lisez maintenant quels sont les rituels réalisés chaque année par les  maçons le 18 mars, conformément à des témoignages réunis par Juri Lina et présentés dans le livre « Les Architectes de la déception.”

„Chaque année, les maçons de haut degré commémorent la mort de Jacques de Molay en tuant symboliquement une poupée habillée de vêtements du XIV-ème siècle qui figure Philippe IV. La poupée est soit brûlée, soit on lui coupe la tête. Le Pape Clement V est « tué” de la même manière chaque année. Ensuite les maçons doivent marcher au-dessus de la couronne royale et de la tiare papale.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 3 février, 2008 |1 Commentaire »

Les Croisades et le Cardinal PIE

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Les croisades, ces guerres chrétiennes qui seront l’éternel honneur de la France, ne sont qu’un plus large développement de l’expédition de vos pères.Et après que la noble ardeur des croisades s’est éteinte dans l’âme des princes et des rois, la flamme sacrée qui anime encore le zele des papes, le zele des chevaliers chrétiens et des moines soldats c’est cette noble passion que votre eveque soldat a si bien nommé l’amour de la foi et de la sainte chetienté: pro amore fidei et sanctae christianitatis.
Non, non, vaillant pontife, votre entreprise militaire n’a pas fini avec vous. L’oeuvre dont vous avez été l’initiateur et le premier moteur, il fallait mille ans et plus de notre sang et de notre or, mille ans et plus de combats heroiques, pour la conduire à son terme definitif. Aussi je ne m’etonne pas que sorti de Nantes au VIII è siècle vous n’y rentriez qu’en ce siecle XIXè. Me serait-il permis de le dire ainsi, mes Frères ? Même après son trépas, votre pontife avait gardé toute la fierté,
ou si vous le voulez meme  toute la sainte obstination de la race bretonne et il semble qu’il avait juré de ne regagner son domicile qu’après l’expédition conclue et la serie des batailles terminées.
Venez , noble pasteur, venez vous reposer enfin dans votre province bien-aimée, au milieu de votre ancien peuple. Désormais votre ennemi est vaincu sans retour. Vous vous battiez contre un colosse il ne reste plus qu’un fantome .Et si ce fantome est encore debout, c’est que le deplorable etat de l’Europe demande que sa chute ne soit pas précipitée et qu’un reste de vie artificielle lui soit maintenu de peur que sa succession ne passe à d’autres adversaires, aujourd’hui plus puissants et plus redoutables, de la sainte Eglise de Dieu. Ne vous scandalisez pas trop, si vous apercevez dans cette assistance plusieurs descendants de avos anciens freres d’armes, naguere enrolés pour la defense de ces memes infideles que vous immoliez sans quartier.Sans doute, cette anomalie accuse au sein des nations modernes d’immenses sujets de tristesse. Je veux vous le dire pourtant : vos neveux ont pu encore  se battre loyalement, chrétiennement; et le meme sentiment de foi qui arma votre bras animait aussi leur coeur.
Les vicissitudes d’içi bas amènent ces incidents etranges et ces retours singuliers des choses. Il serait par trop cruel, en effet, que l’héritage de Mahomet devînt la proie de ces races perfides qui ont toujours abandonné nos braves à l’heure de l’action et dont la trahison a tant de fois retardé nos  succès.
Laissons donc la Providence employer ses mystérieux appareils à galvaniser quelques temps encore ce cadavre défaillant, jusqu’au jour ou notre occident chrétien , plus uni dans la véritable foi, pourra recueillir une dépouille si chèrement achetée, qui ne peut et ne doit revenir qu’à lui.

CARDINAL PIE
DISCOURS POUR LA SOLENNITÉ DE LA RÉCEPTION DES RELIQUES DE SAINT ÉMILIEN PRONONCÉ DANS L’ÉGLISE CATHÉDRALE DE NANTES LE 8 NOVEMBRE 1859

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 1 février, 2008 |Pas de commentaires »

LE RÔLE EN ORIENT DU DERNIER SOLDAT DE DIEU.

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LE RÔLE EN ORIENT DU DERNIER SOLDAT DE DIEU.

I. Place pour l’épée d’un soldat dans la restauration réservée à Elie. On soumet à Marie un programme de délivrances et de réparations à accomplir. – Il. La consolante prophétie du Joug brisé dans l’onction de l’huile devenant le mode d’agir du soldat de Dieu et de Marie. Première réparation orientale : Les Arabes à délivrer du joug des Turcs. – III. Deuxième : Les Turcs eux-mêmes à dédommager de ce que la chrétienté laissa passer le moment favorable de leur inculquer l’Evangile. – IV. Troisième : Le rang de Reine à rendre en Orient à l’Eglise catholique ; le rendre aussi à l’unique épouse légitime dans chaque foyer de famille orientale. – V. Quatrième : Constantinople à restituer au sceptre de Marie, en même temps que Rome retournerait à la tiare des Pontifes, et Jérusalem à la Couronne d’épines. – VI. Mais, qui sera le soldat de Dieu assez fort, assez magnanime pour se consacrer à l’accomplissement de ce programme. Supplication à Marie pour que ce soit la France. Raisons philosophiques et historiques de ce dernier service que la France rendrait à l’Orient.

I

Attendu que, dans le règlement des choses d’ici-bas, l’autorité civile et militaire marche de pair avec l’autorité religieuse, il semble qu’il faille s’attendre à l’intervention de quelque grande Puissance, d’un soldat de Dieu, qui appuierait et consoliderait l’oeuvre de restauration orientale, que les Livres saints nous ont permis d’entrevoir.

On peut être assuré que ce rôle de soldat de Dieu, de justicier porteur du glaive et du sceptre, ne rentrera point dans les attributions du prophète Élie ni dans celles des restes d’Israël convertis. Derniers hérauts de la Loi de grâce et d’amour, ils auront des flammes de zèle, nullement des glaives de coercition.

Toutefois, que l’entreprise de restauration orientale, dans son côté civil et militaire, soit inspirée de suivre les flammes du zèle apostolique ! Venant en aide au Restituet omnia, programme du prophète Elie, le soldat de Dieu devra faire rentrer dans l’ordre ce qui en était sorti. Trempée dans l’onction de la justice et de l’équité, son épée fera ranger à droite ce qui doit être à droite, et à gauche ce qui doit être à gauche. Or sur quels champs devrait se promener l’action de ce glaive libérateur ? Que devrait-il délivrer ? Que devrait-il imposer ? O divine Vierge Marie, qu’il soit permis de vous demander ce plan d’opérations, pour le futur soldat de Dieu. Quel autre que vous se montrerait plus digne généralissime ? N’est-ce pas vous que nous avons admirée luttant, en tacticienne ha-bile, contre les empereurs iconoclastes, contre le schisme grec, contre le mahométisme ? N’est-ce pas vous qui avez susci-té l’élan des croisades pour délivrer le saint Sépulcre ? N’est-ce pas vous qui, après la perte du royaume de Jérusalem, avez été fidèle dans votre compassion envers l’Orient, en y suscitant l’oeuvre du rachat des captifs, la garde des Lieux saints par les fils de saint François d’Assise, et le protectorat chrétien de la France ? A cause de tous ces précédents de luttes, de tactiques et d’oeuvres de compassion, vous ne sauriez être absente, ô Mère très secourable, ô Vierge mer-veilleuse, ô tacticienne habile, ô généralissime consommé, non, vous ne sauriez être absente des grandes journées où un soldat de Dieu appuiera de son épée le zèle du saint prophète Elie ; et mieux que Josué, puisque vous êtes la Femme revê-tue du soleil, vous donnerez à l’astre du firmament, dans ces journées mémorables, un éclat sept fois radieux et prolongé (Isaïe, XXX, 26).

Abaissez donc, ô Marie, votre regard approbateur sur la liste de délivrances orientales et de redressement des torts qui se rattache comme d’elle-même au programme du Elias restituet omnia.

II

Au soldat de Dieu s’offre d’abord l’affranchissement des Arabes du joug des Turcs.

Ils sont deux fois à plaindre, les pauvres descendants d’Ismaël : d’abord parce que Mahomet en a fait ses premiers sec-tateurs ; et ensuite parce que le Turc, en continuant la propagande armée de l’Islam, les a rangés sous son joug. Or, qui saura les délivrer de l’imposture de l’Islam ? nous avons établi dans le précédent chapitre que le saint prophète Élie, en ramenant les restes d’Israël, ne négligerait pas les autres enfants d’Abraham. Mais qui les délivrera du Turc, de ce joug sur-ajouté à l’imposture ? le soldat de Dieu !

Inspirez donc, ô Vierge Marie, à celui qui sera le soldat de Dieu, de décharger les épaules des Arabes, tandis que leurs frères d’Israël feront partager à leurs yeux le rayon de la divine lumière.

Il y a dans le tempérament moral des Arabes, à cause de leur contact perpétuel avec le silence des grands déserts, une puissance de mysticisme qui n’a pas encore rencontré le Beau véritable et qui réclame cette jubilation avant l’achèvement des siècles. Débarrassez leurs épaules du joug, ô Marie, afin que leur tête plus libre puisse suivre le triomphe du Beau dans les récits de l’Ascension de votre Fils et de votre propre Assomption. Vous saurez les affranchir du joug, en employant une méthode nouvelle de libération bien conforme à votre manière d’agir.

En effet, il y a dans les Ecritures la description d’un ineffable moyen pour affranchir de la servitude : En ce tempslà, on vous citera le fardeau d’Assur qui vous chargeait les épaules, et son joug qui vous accablait le cou ; et ce joug sera réduit en poudre par l’huile (Putrescet jugum a facie olei. Isaïe, X, 27). Le joug de la servitude qui se désagrège et finit par se dissoudre dans l’huile, quelle douce et consolante image ! Au lieu des torrents de sang, des flots d’huile pour délivrer : c’est bien le triomphe qui convient au soldat que vous armerez, ô Marie ; l’huile de la persuasion le servira mieux que le ton-nerre des batailles. Préparez-vous, plantations mieux cultivées d’oliviers et de palmiers, à fournir vos branches à la pacifica-tion de l’Orient. Les tentes des Arabes apparaîtront plus rayonnantes quand, dressées près des cours d’eau avec l’image de la Vierge Marie, elles n’auront plus peur du Turc ni de l’ombre de Mahomet. L’Eglise étendra sur elles la bénédiction pro-noncée un jour sur les tentes des Israélites, frères des Ismaélites : Que vos pavillons sont beaux, ô Jacob ! que vos tentes sont belles, ô Israël ! Elles sont comme des vallées couvertes de grands arbres, comme des jardins le long des fleuves, toujours arrosés d’eau ; comme des tentes que le Seigneur même a affermies (Nombres, XXIV, 5-6).

Voilà une première délivrance, une première perspective du joug brisé dans l’onction de l’huile.

III

Mais pour les Turcs eux-mêmes, il y a quelque chose à faire, et la chrétienté leur doit la réparation d’un tort. Soldat de Dieu, écoute bien, quand ce tort te sera raconté.

Embrassant dans ses grandes lignes la philosophie de l’histoire orientale, un grave écrivain a exposé ainsi le préjudice causé aux Turcs :

Le rôle des migrations tartares ou turques est certainement un des problèmes les plus intéressants et les plus diffi-ciles de l’histoire ; par quelle remarquable fécondité les hauts plateaux de l’Asie centrale, qui semblent voués par la nature à la stérilité et à la solitude, ont-ils fourni ces hordes immenses qui, rayonnant dans toutes les directions, ont sillon-né ou soumis les trois quarts du continent asiatico-européen, fondant des dynasties plutôt que des empires, des armées et des administrations plutôt que des peuples, formant toujours dans les pays conquis une caste distincte aussi remar-quable par l’art de commander qu’impropre à la production, et créant, par l’antagonisme persistant des vainqueurs et des vaincus, des gouvernants et des gouvernés, un obstacle presque insurmontable au progrès et à la civilisation. L’es-prit de religion ou de prosélytisme ne fut pour rien dans ces grandes invasions. Plongés dans la plus grossière idolâtrie, au moment de leur départ, les Tartares adoptèrent assez facilement les croyances qu’ils trouvèrent sur leur chemin. En Europe, les Bulgares, les Avares, les hongrois se firent chrétiens ; en Chine, les Mandchoux se firent bouddhistes ; dans l’Asie occidentale, les diverses fractions turques embrassèrent l’islamisme, et devenus musulmans se firent les cham-pions armés de leur croyance. Malheur irréparable ! car cet endossement des Lois de l’Islam ne fut qu’une affaire de cir-constance, et aucune prédisposition spéciale n’y enchaînait d’avance les Tartares.Quoiqu’il puisse paraître puéril de refaire l’histoire après coup, on ne peut pourtant s’empêcher de se demander ce qui serait arrivé des Turcs si leur invasion n’eût pas été précédée par l’établissement de l’islamisme. Trouvant la chrétienté en armes sur l’Euphrate et le Nil, de deux choses l’une : ou ils auraient reculé après des luttes plus ou moins vives, des ravages plus ou moins sanglants, comme les Huns, laissant le christianisme pour fermer les plaies et re-prendre son empire ; ou vainqueurs, une fois mêlés à la civilisation chrétienne, ils se seraient convertis ; il en aurait été d’eux comme de tous les autres barbares idolâtres qui ont envahi l’Occident, ils auraient accepté le joug du christianisme pour lui rendre en jeunesse et en sève ce qu’ils recevaient de lui (Le Correspondant, 1865, novembre, p. 607-608).

On ne peut que s’incliner devant cette conclusion. Oui, sans l’islamisme, quand même les Turcs eussent été victorieux, quand même Constantinople fût tombé en leur pouvoir, cette conquête n’aurait pas eu le caractère que nous lui connais-sons, qui sait même si les Ottomans, dominateurs chrétiens d’une nation chrétienne, donnant aux populations orientales un peu de l’esprit pratique et gouvernemental qui leur manque, n’eussent pas, par une fusion des races et des caractères, ap-porté un élément de rénovation et de durée, là où ils ont apporté le germe de la destruction et de la mort.

Oui, par conséquent, l’Evangile a manqué aux Turcs, à leur entrée dans l’histoire orientale ; et la responsabilité en est tout entière au schisme grec et aux divisions de la chrétienté qui ont laissé l’Islam accueillir les féroces arrivants de la Tarta-rie. L’Islam leur a dit : «Ne dépouillez point votre férocité, j’en ai besoin».

La réparation d’un dommage s’impose donc à cet égard.

Soldat de Dieu, si jamais ton épée se promène victorieuse parmi les possessions des Turcs, la délivrance particulière de l’Arménie pourra procurer à ces Tartares restés sauvages l’intelligence attardée de l’Evangile. En effet, à ce moment le be-soin de représailles bondira du coeur et des mains des Arméniens. Que de familles arméniennes les Turcs n’ont-ils pas massacrées, torturées, noyées dans les larmes, et vingt fois les horribles scènes ont recommencé. Aussi le cri de repré-sailles, qui fut autrefois légitime chez les Hébreux captifs auprès des fleuves de Babylone, semble-t-il retrouver sa légitimité chez les malheureux Arméniens ; ce cri célèbre disait : Fille de Babylone, toi misérable ! heureux celui qui te rendra tous les maux que tu nous a fait souffrir ! Heureux celui qui prendra tes petits enfants et qui les brisera contre la pierre (Ps. CXXXVII, 8-9). Mais non, ne parlez plus ainsi, martyrs de l’Arménie ; la Vierge Marie, Reine des martyrs, a transformé au pied de la Croix le langage des représailles. Quand le soldat de Dieu, nouveau Cyrus, sauvera les restes des foyers d’Arménie et re-foulera les féroces exécuteurs au fond du Curdistan et du Turkestan, puisse l’antique cri de vengeance retentir, ainsi trans-formé : «Fille du Turkestan, heureux celui qui prendra tes petits enfants et qui les sauvera à l’abri de la Croix plantée sur la pierre du Calvaire». Et puisse l’amour faire pousser ce cri à des prêtres catholiques arméniens, et faire procurer cet abri par des soeurs de charité arméniennes.

Ce jour-là, l’ancienne dette du retard de l’Évangile sera acquittée auprès des Turcs, et le joug de l’Arménie brisé par l’onction de l’huile.

IV

Entre les autres torts à réparer, il en est un qui est capital : c’est le rang de Reine à rendre en Orient à l’Église catholique et romaine.O soldat de Dieu, à la fois Cyrus, Constantin et Charlemagne des derniers temps, garde-toi bien de transporter en Orient ce qu’on appelle en Occident «le droit commun pour toutes les religions». Soucieux du rang de Reine qui appartient unique-ment à la religion catholique, le pape Léon XIII a condamné avec indignation cette législation impie : «La grande erreur des temps présents, dit-il, consiste à reléguer au rang des choses indifférentes le souci de la religion, et à mettre sur le pied de l’égalité toutes les formes religieuses. Or, à lui seul, ce principe suffit à ruiner toute la religion catho-lique ; car, étant la seule véritable, elle ne peut, sans subir la dernière des injures et des injustices, tolérer que les autres religions lui soient égales» (Encyclique de Léon XIII, sur la Franc-Maçonnerie, 1886).

Détestable impiété de l’Occident : vu que des pays baptisés dans la vérité et dans l’amour n’ont plus tenu compte, dans la gestion des affaires publiques, du Dieu fait homme et mort sur la Croix. Arrière le Golgotha ! ont-ils dit, qu’il n’apparaisse plus dans la vie politique !

Désastre sans pareil pour l’Occident : vu que permettre à toutes les religions fausses, aux hérésies, aux schismes, aux monstruosités de l’orgueil et même de l’immoralité, de venir se ranger sur la même ligne que la religion catholique, c’était autoriser d’avance la ligue légale de toutes les erreurs, de toutes les monstruosités, contre la religion catholique, contre les établissements catholiques, contre la vie catholique.

Le désastre ne s’est pas fait attendre. Il dépasse même tout ce que les bons pouvaient redouter, tout ce que les mauvais pouvaient se promettre. En effet, le mal n’est-il pas, à cette heure, légalement protégé, et le bien n’est-il pas légalement gêné, comprimé ? Dans une Chambre française, un noble duc n’a-t-il pas fait entendre ces accents indignés, aux applaudis-sements de tout ce qui reste d’honnêtes gens : Allez à l’honneur, puisqu’on vous y convie, à l’honneur qui consiste à ouvrir les bagnes et à fermer les couvents (Le duc d’Audiffret-Pasquier). Un pareil désastre eût-il été possible, si, dès le début, on eût barré le passage au droit commun pour toutes les religions ? C’est lui qui a forgé les deux clefs dont l’une ouvre les bagnes, et dont l’autre ferme les couvents.

La Providence a permis un contraste significatif. Tandis que l’Occident était puni en ne parvenant pas à maintenir sur un pied d’égalité les différentes religions, et trouvait dans cette législation sa honte et sa ruine, l’Orient voyait le chef de l’Islam, le sultan, appliquer en fait le droit commun aux différentes religions réunies à Jérusalem. Quelle ironie sanglante dans le spectacle de ces Turcs se faisant gloire de tenir la balance égale entre les différents cultes, en face d’une France qui en est venue à fermer chez elle les couvents et à légiférer contre les écoles catholiques. Quelle leçon railleuse pour la doctrine du droit commun. Une nation ne rabaisse pas impunément l’Eglise, qui est Reine, au rang des fausses religions tolérées jus-qu’alors comme des servantes.

L’expérience du droit commun pour toutes les religions est donc faite. Le soldat de Dieu ne transportera point dans l’O-rient ramené à la vie une pareille législation. Ah ! qu’il mette son honneur à rétablir le rang de Reine pour la sainte Eglise catholique. Le moyen âge restera une très grande époque, nonobstant tous les sophismes et tous les mensonges, parce qu’il a traité l’Église en Reine en même temps qu’il l’aimait en Mère. C’est là son caractère propre, son auréole, entre toutes les époques du monde. Il a eu ses défauts, ses rudesses, ses sauvageries : mais il a traité l’Église en Reine. Aucune autre religion n’a eu place au soleil de sa foi. Reléguées dans l’ombre, les fausses religions conservaient leur autonomie, leur li-berté de conscience, comme des servantes : l’Église seule était Reine.

Eh bien, une ère plus glorieuse encore que celle du moyen âge peut reparaître après les désastres du droit commun ce serait celle où, grâce au zèle du saint prophète Elie et au concours du soldat de Dieu, l’Église catholique, traitée en Reine, ne verrait plus en face d’elle des servantes, dans les fausses religions reléguées à l’écart, mais des filles repentantes et ai-mantes, toutes empressées autour de leur Mère. Vos exhortations pleines d’égard, ô saint Pape Léon XIII, adressées à l’É-glise grecque séparée, à l’Église russe, aux familles errantes des Nestoriens, des Chaldéens, des Coptes, auront porté leurs fruits ; et des industries pleines de suavité, ô tendre Vierge Marie, auront, là encore, brisé le joug, le joug de l’erreur, avec l’onction de l’huile. C’est alors que se réaliseront pleinement ces temps pacifiques ainsi décrits par le Prophète : Dans les derniers temps, la montagne sur laquelle aura été bâtie la maison du Seigneur sera élevée audessus de tous les autres monts. Les nations y accourront en foule, se disant à l’envi : Allons, montons ensemble à la maison du Seigneur… Le Seigneur convaincra d’erreur plusieurs peuples ; et ils forgeront de leurs épées des socs de charrue, et de leurs lances des faux. Un peuple ne tirera plus l’épée contre un peuple, et ils ne s’exerceront plus à combattre l’un contre l’autre (Isaïe, II, 2-4) L’Eglise, reconnue comme Reine, commandera, pour le bonheur des peuples, la paix universelle.

Parmi les industries de votre douceur, ô Marie, pour faire aboutir cette royauté pacifique de l’Eglise, intervient déjà, par vos soins, le relèvement de la femme orientale. C’est une grande et sainte chose que ce relèvement : il est comme le retour de la colombe avec son rameau vert. L’historien philosophe que nous avons cité bien des fois l’apprécie en ces termes convaincus : «C’est sur la dégradation de la femme que l’Islam a été fondé ; c’est par la révolte de la femme que l’Islam sera détruit. Les jeunes musulmanes qui ont été élevées par des mains chrétiennes ont eu une vision : la dignité de la femme leur est apparue. Elles ne consentent plus à être des choses. Elles ont acquis par leurs études de quoi justifier leur ambition : elles sont instruites ; leur curiosité excitée et non satisfaite par l’éducation se répand en lectures qui, même fri-voles, évoquent, avec toutes ses séductions ou ses grandeurs, le rôle de la femme ; leur conversation, solide de ce qu’elles ont appris, juste de la raison qu’on a exercée en elles, gracieuse de l’esprit qu’on a éveillé et qui s’y joue, se mêle sans em-barras ni infériorité à l’entretien des hommes. Ainsi élevées, elles auraient horreur d’être ces esclaves parées et muettes qui vivaient en troupe dans les harems et entouraient de leur beauté, de leurs attitudes et de leurs danses, un maître absolu. La femme a une intelligence égale à celle de l’homme, elle lui fait comprendre les ménagements dus à une volonté consciente d’elle-même, elle lui fait goûter les joies de cette métamorphose qui a changé un animal de plaisir en une compagne de vie. Il ne lui suffit plus d’être l’épouse préférée, elle veut être l’épouse unique, et elle l’obtient. Ces habitudes nouvelles pré-parent la reconstitution de la famille. Après avoir conquis sur l’Islam son mari, la femme voudra conquérir ses enfants sur l’Islam ; plus elle comprendra son devoir envers eux, plus elle se sentira l’ennemie d’une religion qui, en avilissant l’épouse, dégrade d’avance la mère ; et le jour où, dans la dignité du foyer rétabli, elle aura transmis sa conscience aux fils élevés par elle, la femme aura vaincu l’Islam» (Lamy, La France du Levant, p. 350-351). Cette fois encore le joug aura été brisé par l’onction de l’huile.

Mais cette royauté d’une seule femme au foyer domestique, qui l’inscrira dans les législations débarrassées de l’Islam ? Ce sera encore ton affaire, ô soldat de Dieu, et ton éternel honneur devant la Vierge Marie, aux applaudissements de tout l’Orient. Dépositaire de la croyance au monothéisme à l’aurore des siècles, l’Orient te devra la pratique de la monogamie dans leur couchant. Le monothéisme et la monogamie, un seul Dieu sur l’autel et une seule femme au foyer : deux rayons de clarté dans l’enseignement de l’Eglise catholique. C’est avec ces deux rayons, dont elle secoue la lumière sur les législa-tions des peuples, qu’elle poursuit sa marche de reine.

V

Une équitable et suprême restitution serait le couronnement de ce plan d’opération poursuivi dans la justice et la dou-ceur. Quelle restitution ?

Il y a trois villes dont les augustes et légitimes propriétaires ont été dépossédés par les convoitises des conquérants ou les vicissitudes des choses : Jérusalem, qui appartient à Jésus-Christ, Rome, qui appartient au Pape, Constantinople, qui appartient à la Vierge Marie. Les titres des propriétaires sont absolument incontestables : Jérusalem était déjà la cité royale de Jésus, parce qu’elle Lui revenait comme à l’héritier de David ; mais principalement depuis que la rédemption du genre humain y a été accomplie, elle est devenue la Ville sainte, se réclamant toujours du divin Sauveur. Rome, conquise une première fois sur le paganisme par saint Pierre, l’a été plusieurs fois sur les Barbares du Nord par ses successeurs, et Constantin, en se retirant respectueusement de ses murs, a sanctionné les droits imprescriptibles de la Papauté. Constantinople, bâtie pour être le nouveau siège de l’empire, a été dédiée par les impératrices à la Vierge Marie : et jusqu’à l’entrée des Turcs, Marie y était appelée depuis sept siècles la Reine du Bosphore. Il n’est permis à personne de déposséder de pareils propriétaires.

La dépossession cependant a prévalu, entraînant dans les trois villes une mélancolie attestée par tous les voyageurs. Elles se dressent comme des témoins à charge contre l’ingratitude du genre humain. Cet état d’ingratitude doit-il être le déshonneur du reste des siècles ? Arrière cette conclusion décourageante ! Vision du soldat de Dieu, reviens devant nos regards, toujours sans le tonnerre des batailles, toujours avec la rupture du joug sous l’onction de l’huile. Quel Hosanna se chanterait dans Jérusalem, quel Te Deum dans Rome, et quel Magnificat dans Constantinople, si tu pouvais, ô soldat de Dieu, réaliser ce contraste que l’histoire vient te soumettre :Dans le milieu des siècles chrétiens, Jérusalem seule fut le but des croisades qui étaient belliqueuses : on les appelait la guerre sainte. Le Ciel les autorisa, les guida même, par une découverte miraculeuse, mentionnée plus haut. L’armée de Godefroi de Bouillon, en marche vers Jérusalem, se trouvait cernée dans Antioche. Elle avait marqué la route parcourue de-puis Constantinople par les ossements de deux cent mille soldats du Christ. Les survivants étaient épuisés, la détresse était à son comble. Mais voici qu’une révélation du Ciel fait connaître que, dans un souterrain d’Antioche, se trouve cachée, de-puis un temps très reculé, la Lance même, la sainte Lance qui ouvrit le Coeur du Christ sur le Golgotha. On pratique des fouilles, la sainte Lance est retrouvée ; l’enthousiasme la place en tête de l’armée qui reprend sa marche en avant, et peu de jours après Jérusalem était emportée d’assaut au cri de

Dieu le veut. C’est là ce qui s’est passé au milieu des siècles chrétiens.Le XXèsiècle du christianisme s’est ouvert par le deuil commun de Rome et de Jérusalem : elles pleurent ensemble de ne plus relever l’une de la Tiare, l’autre de la Couronne d’épines ; et quoique au second plan, Constantinople partage ce deuil et regrette le temps où, nonobstant bien des fautes, elle relevait elle-même du sceptre de Marie. Mais voici que l’as-sistance du Ciel a adopté un mode d’agir supérieur. Quand il s’agissait de Jérusalem toute seule, ce fut la sainte Lance qui autorisa et détermina sa conquête. Aujourd’hui que la situation de Rome et de Constantinople s’est identifiée avec celle de Jérusalem, ce n’est plus la lance au fer aigu, c’est le Sacré-Coeur Lui-même, transpercé par la lance, qui vient prendre la direction du combat, et son amour va changer la manière de conquérir. Mais pour être trempée dans la douceur, l’ac-tion conquérante de ce Coeur d’amour n’en est que plus irrésistible : Je régnerai, a dit le Sauveur Lui-même à l’angélique amante de Son Coeur, Je régnerai malgré Mes ennemis (Déclaration faite à la B. Marguerite-Marie). Semblable à un flot d’-huile odorante tombé du ciel sur la mappemonde, l’action du Sacré-Coeur doit s’étendre, la couvrir doucement et la transfi-gurer.

Soldat de Dieu, emploie ton prestige et ta prépondérance à l’extension de ce règne d’amour. Fais décréter, dans une journée de repentir, le retour de Jérusalem à Jésus-Christ, de Rome au Pape, de Constantinople à la Vierge Marie. Le repentir, si l’on y prend garde, est la seule force en rapport avec l’action, douce, intime, insinuante, conquérante du Sacré-Coeur, car le repentir a besoin d’aimer ; le repentir est avide de faire oublier ; le repentir n’a point de repos qu’il ne soit par-venu à réparer. Et si jamais le repentir entre dans la conduite des peuples redevenus chrétiens, l’Eglise de Dieu aura le droit de s’attendre à des surprises de miséricorde étonnantes et triomphales. Or, quelle marque plus significative du repentir des peuples que celle qui restituerait Jérusalem à la couronne du Christ, Rome à la houlette des Papes, Constantinople au sceptre de Marie ? quelle réparation éclatante de ses hérésies et de ses schismes pour l’Orient prenant l’initiative de cette restitution légitime ? et quelle reconnaissance du reste des siècles pour toi, ô soldat de Dieu, auxiliaire de ce plan de justice, de douceur et d’amour !

VI

Mais qui sera ce soldat de Dieu ? Et lorsque Elie, avec les ressuscités d’Israël, rappellera l’Orient à la vie de la grâce, quelle sera la main assez puissante, assez douce pour protéger l’oeuvre de délivrance, pour rompre le joug dans l’onction de l’huile, et prodiguer à l’Orient, si longtemps malade, les secours et les égards dus aux convalescents ?

O Vierge Marie, exaucez le voeu qu’exhale à vos pieds celui qui a recueilli dans ce livre vos gloires orientales ; il vous demande que ce soit là l’unique récompense de ses fouilles et de ses labeurs ; écoutez et exaucez ce voeu qui s’inspire de vos entreprises de bonté, des lumières de la sainte Ecriture, de l’orientation de l’histoire, et des espérances secrètes du reste des siècles :

II y a deux peuples qui ont récapitulé l’action providentielle de Dieu dans les affaires du monde : le peuple d’Israël et. le peuple de France. Dieu s’est servi du premier pour lui confier tout ce qui concerne Sa parole ou Ses entretiens avec les hommes : c’est chez lui qu’ont parlé les prophètes et les apôtres, messagers inspirés, Credita sunt ei eloquia Dei (Rom., III, 2). Il s’est servi ensuite du second comme organe de Ses propres gestes, autorisant cette fière croyance : que dans le bras des Francs il y a le bras de Dieu, Gesta Dei per Francos.

Or, divine Mère, puisque, dans la résurrection de l’Orient intimement liée à la restauration de toutes choses, saint Élie, prophète d’Israël, doit être porteur de la dernière parole de Dieu, obtenez que le dernier soldat de Dieu soit aussi, soit tou-jours la France !

Il est dans la nature de la fin de couronner d’un plus vif éclat les dons faits à une créature, surtout lorsqu’ils viennent de vous : que le rôle de dernier soldat de Dieu soit le couronnement des dons faits à votre France !

N’est-ce pas elle qui a brisé tant de fois le joug des opprimés ?

N’est-ce pas elle qui, lorsqu’il s’agissait de représailles, s’est montrée généreuse, jamais impitoyable ?

N’est-ce pas elle qui, mieux que toutes les autres nations ensemble, a dépensé son or, son temps, ses soins, son sang au soulagement du pauvre Orient asservi et meurtri par l’Islam, tour à tour, pour lui, chevalier des croisades, mendiant pour le rachat des captifs, semeur de la bonne parole, soeur de charité, maître d’école, tout ce qu’on peut devenir dans l’épa-nouissement du don de soi, tout ce que le dévouement et l’héroïsme catholiques peuvent suggérer.

Si donc des temps doivent arriver où, sous le souffle d’Élie, Arabes, Arméniens, Turcs eux-mêmes se lèvent de la servitude, lassés du joug du Coran, et réclament l’assistance d’un bras qui aide leur délivrance, tous les échos de l’Orient se ré-veilleront pour répéter : «Laissez venir le soldat de Dieu ! laissez venir la France !»

O Vierge Marie, c’est vous qui favoriserez et animerez cet écho : Vive ma France, pour que revive l’Orient !

Mais voici qu’un cri terrible, animé par l’Enfer qui a pris les devants, sort de mille bouches qui répètent, effrayées ou ja-louses : La France s’est rendue indigne, et elle est dévorée par les Juifs.

Permettez, ô Vierge Marie, que cette réponse passe, de votre coeur, sous la plume de l’humble écrivain :

Il est encore dans la nature de la fin de réparer ce qui a manqué dans le cours de la vie, et le dernier acte d’amour a reçu du sang de Jésus-Christ la puissance de déterminer la persévérance finale. Qu’il en soit ainsi, à votre prière, pour les restes de France et les restes d’Israël.

Par le fait d’une liaison mystérieuse, les destinées finales du peuple des gestes de Dieu se sont confondues avec celles du peuple de la parole de Dieu. C’est en France que les fils d’Israël, longtemps fugitifs en tous lieux, ont arrêté leur course vagabonde et pénale, et sont redevenus des hommes libres. La France en a fait des citoyens, laissant à l’Église le soin d’en faire des chrétiens. Présentement, des rancunes israélites et des promiscuités françaises se précipitent et se heurtent ensemble contre l’Evangile éternel. Dieu de puissance et de clémence, brisez ces rancunes et ces promiscuités, pour arri-ver aux temps où le prophète au zèle de feu ramènera les Israélites dans les voies de la justice. Car alors il excitera leur enthousiasme réparateur en tirant de cet Évangile éternel l’assurance qu’ils sont toujours très chers à Dieu à cause de leurs pères (Rom., XI, 28), et ceux-ci, étendant l’effet de cette parole aux enfants de la très noble France, leur diront : «Vous aussi et mieux que nous, vous êtes très chers à Dieu à cause de vos pères, à cause de Clovis, de Charlemagne, des preux des croisades, et de saint Louis».

A cette péroraison de ton histoire, ô France, désabusée de la néfaste doctrine du droit commun pour toutes les religions, ne t’accorde aucun repos que tu n’aies rendu le rang de reine à I’Eglise ta mère !

Ce seront ces derniers temps heureux où la Vierge Marie pourra enfin favoriser cet arc-en-ciel oriental, aux couleurs d’un triomphe élargissant celui d’Éphèse :

Une branche de l’arc-en-ciel se levait de Constantinople, l’autre de Jérusalem, et toutes deux formaient le dôme au-des-sus du Pape qui, seul roi de Rome, venait remercier au saint Sépulcre ;

Derrière le Pape marchait la France soldat de Dieu, avec l’état-major des grandes Puissances. ABBÉ JOSEPH LÉMANN

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 1 février, 2008 |Pas de commentaires »

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