Archive pour octobre, 2007

L’Eglise catholique latine et sa Communauté de Constantinople

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De l’Empire latin d’Orient aux réformes de l’Empire ottoman (1204-1839)

Les expéditions militaires, dites croisades, entreprises par les chrétiens d’Occident, habituellement à la demande du Pape, pour soustraire à la domination des musulmans la Terre sainte, débutèrent par l’appel du Pape Urbain II, le 27 novembre 1095 au cours du Concile de Clermont. Les croisades, au nombre de huit, s’achevèrent en 1291 par la prise de Saint-Jean-d’Acre, dernière grande forteresse, par les musulmans. Les colons croisés ainsi que les ordres militaires des Templiers et des Hospitaliers se réfugièrent à Chypre.

C’est la quatrième Croisade (1202-1204) qui retient particulièrement notre attention, par le fait même qu’elle se situe à l’origine de la fondation de l’Empire latin d’Orient. Décidée, dès 1198, par le Pape Innocent III, cette croisade fut prêchée par Foulques, curé de Neuilly-sur-Marne, et par le légat Pierre de Capoue. Boniface, marquis de Montferrat, Baudouin, comte de Flandre, et Henri Dandolo, doge de Venise, conduisirent cette quatrième Croisade qui, initialement dirigée contre l’Egypte, se caractérise par des conflits stratégiques entre le pape et les croisés. Ces derniers, pour équiper une flotte beaucoup plus importante au regard des moyens financiers dont ils disposaient, durent négocier avec Venise, malgré l’interdiction du Pape. Venise détourna l’objectif principal de la croisade à son profit, en faisant participer les croisés au siège de Zara.

Le prétendant au trône byzantin, le jeune Alexis, beau-frère du roi allemand Philippe de Souabe, gagna l’appui des croisés en échange de promesses très avantageuses. Toujours en dépit des instructions pontificales, les croisés prirent Constantinople le 17 juillet 1203 et remirent sur le trône Isaac II Ange pour qu’il régnât de concert avec son fils Alexis, couronné le 1er août 1203 sous le nom d’Alexis IV le Jeune (Ange). La discorde éclata bientôt entre les Grecs et les Latin, Alexis IV n’ayant pas pu tenir ses promesses. Une révolution permit, en janvier 1204, à Alexis V Ducas (Doukas) dit Murzuphle, de prendre le pouvoir, plaçant ainsi les croisés dans une situation très difficile qui se termina par un affrontement militaire. Après un siège assez bref, la ville fut prise d’assaut et pillée les 12 et 13 avril 1204. Ainsi l’Empire latin d’Orient remplaça l’Empire byzantin jusqu’à 1261, et Baudouin Ier, comte de Flandre, couronné le 16 mai 1204 en l’église Sainte-Sophie, fut le premier empereur.

Le couronnement de Baudouin Ier ayant donné un chef à l’Empire latin, il s’agissait d’organiser l’Eglise. Afin de prévenir toute querelle et toute division, les croisés décidèrent que le patriarche serait tiré de la nation à laquelle n’appartiendrait pas l’empereur, et que l’église de Sainte-Sophie Iui serait remise comme siège de son patriarcat. Ainsi, le sous-diacre Thomas Morosini, qui se trouvait alors à Venise, fut élu patriarche de Constantinople, à l’unanimité. L’Eglise byzantine, autrefois sans rang et sans siège, était élevé au patriarcat par l’Eglise romaine, et prenait le premier rang après celle-ci. Le Patriarcat latin, qui dura autant que l’Empire franco-vénitien, fut instauré avec la prise de Constantinople par les croisés (1204-1261).

Après le départ du patriarche latin Giustiniani, en 1261, le soin des catholiques de la capitale resta confié à des vicaires patriarcaux, simples prêtres, choisis ordinairement parmi les supérieurs des ordres religieux. Comme les Génois étaient alors tout-puissants dans leur communauté de Galata, l’Archevêque de Gênes garda sur les églises qui appartenaient à la « Comunità » de ses compatriotes l’autorité spirituelle. Il en aurait été ainsi jusqu’en 1453.

Avec la conquête latine, plusieurs églises, et des plus importantes, furent attribuées aux Latins. Pendant la courte durée de l’Empire latin d’Orient, des églises latines furent fondées aussi à Galata, face à Constantinople. Mais de cette période, il ne reste qu’un seul monument situé dans cette partie de la ville, connu aujourd’hui sous le nom d’Arap Camii, l’ancienne église dédiée à saint Paul, Saint-Dominique.

A peine né, l’Empire latin qui était en butte aux attaques des Bulgares et des Grecs révoltés, tombait dans une longue agonie. Baudouin 1er allait entreprendre le siège d’Andrinople, ville de Thrace entre les mains des rebelles, quand il tomba dans une embuscade et fut fait prisonnier par le roi de Bulgarie, Joanice dit Calojean, venu s’allier aux Grecs.

La reconquête grecque fut réalisée par Michel VIII Paléologue, empereur de Nicée, qui n’eut aucune peine à s’imposer à l’Empire latin. Constantinople fut prise dans la nuit du 25 au 26 juillet 1261 par l’armée de Michel VIII, commandée par le général Mélissène. Baudouin II s’enfuit avec tant de hâte que sa couronne, son sceptre et son épée furent trouvés sur le quai. Le patriarche Giustiniani suivit l’exemple du dernier empereur latin.

Entré à Constantinople le 14 août 1261, Michel VIII Paléologue observa avec fidélité ses engagements envers les Génois, bénéficiaires exclusifs de la reconquête byzantine, et leur remit le palais de Kalaman des Vénitiens. Les Génois, cédant à leur esprit de rivalité et de vengeance, démolirent le palais vénitien. Suite à cet événement et aussi au nombre croissant de Génois venus s’établir à Constantinople, Michel VIII, par mesure de sécurité, les confina d’abord à Héraclée de Thrace, puis à Péra, en face de Constantinople, la XIIIe région, sur le rocher de Galata.

Quant aux Vénitiens et aux Pisans, réduits à un petit nombre, ils restèrent à Constantinople dans la ville même, mais séparés les uns des autres.

Un nouveau traité fut conclu avec les Génois, le 16 mai 1352. Depuis lors cette colonie ne cessa d’étendre et de renforcer ses moyens de défense, entourant sa ville d’une enceinte fortifiée qui s’étendait depuis l’arsenal militaire jusqu’à Tophane, et se terminait en sa partie supérieure à la tour de Galata.

Parmi les sanctuaires latins de Galata avant la conquête ottomane, nous pouvons citer: l’église Sainte-Anne où étaient conservées les archives de la Communauté; l’église et l’hospice Saint-Antoine; le monastère Sainte-Catherine; le couvent et l’église Sainte-Claire; le couvent et l’église Saint-François où Mehmet II passa la nuit du 29 mai 1453 après avoir conquis Constantinople; Saint-Benoît et Sainte-Marie de la Miséricorde de la Citerne; Saint-Georges…

Quand, en 1261, Constantinople fut reprise par les Byzantins, Giustiniani, le dernier patriarche latin résident, fut obligé de quitter la ville avec Baudouin II. A partir de ce moment, bien que Venise eut une place secondaire à Constantinople, son patriarche garda des droits sur les églises qui lui appartenaient.

L’autorité de l’Archevêque de Gênes ne s’étendait que sur les églises de la « Comunità », car celles des Ordres religieux dépendaient de leurs supérieurs et du Saint-Siège.

Les chanoines de Sainte-Sophie suivirent le sort de leur patriarche et se retirèrent en «Chrétienté». Mais comme il restait encore des catholiques latins à Constantinople, les chanoines en exil continuèrent d’élire un patriarche en la personne de Pierre Ier, résidant en Crète. Ce dernier mourut en 1301. Son successeur fut Léonard. Mais en 1302, des chanoines en exil, il n’en restait plus qu’un seul, et Boniface VIII décida que désormais la nomination du patriarche serait réservée au Souverain Pontife.

Les Papes continuèrent donc de nommer les patriarches titulaires du siège latin de Constantinople, qui n’étaient que de simples dignitaires de la cour pontificale, sans aucune juridiction locale. Quand une nouvelle autorité ecclésiastique fut établie, les vicaires patriarcaux, simples prêtres presque toujours choisis parmi les supérieurs des ordres religieux, remplacèrent les patriarches latins. Les vicaires patriarcaux tenaient leur juridiction du patriarche qui résidait à Venise ou dans les villes environnantes de Grade et d’Aquilée. Cette situation continua presque sans interruption pendant de longues années, même après la conquête ottomane de 1453.

La Communauté levantine ou latine de l’Empire byzantin est anéantie par la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Dès le lendemain de la conquête elle se reconstitue, pour la seconde fois de son histoire, mais en tenant compte, cette fois-ci, de deux éléments juridiquement différents qui la composent. A partir de ce moment, la Communauté latine, composée jusqu’à ce moment d’étrangers de différentes sujétions, se reforme autour des Latins ottomans et des Latins étrangers que nous désignons par le terme Levantins. Cette différence est visible au sein d’une même famille; les uns, sujets ottomans, sont restés sur place lors de la reddition du quartier génois de Galata, et les autres, de sujétion étrangère, ont choisi de fuir le pays et d’y revenir par la suite.

Après la chute de Constantinople survenue le 29 mai 1453, le faubourg de Galata des Génois capitula à son tour. Le podestat de Péra, Angelo Giovanni Lomellino, qui représentait le pouvoir central de Gênes, n’ayant pas voulu signer la capitulation, se retira et abandonna sa colonie à son propre sort. En remplacement de l’ancienne administration municipale, désorganisée par la conquête, une réunion de bourgeois de la colonie s’érigea en communauté. Ce nouveau corps, civil et religieux, prit le nom de «Magnifica Comunità di Pera» ou «Confrérie de Sainte-Anne». Le firman de Mehmet II aux Génois de Galata est l’acte de naissance de la Communauté latine ottomane. Vie sauve et nombreux privilèges ont été la récompense de la soumission des Génois à Mehmet II. Mais, en revanche, en perdant la qualité d’étranger, ils furent, comme tous les sujets tributaires de l’Empire ottoman, soumis à l’impôt personnel. Ce nouveau statut juridique privera ainsi les Latins ottomans de tous les avantages des Capitulations.

Les Génois de Galata qui n’avaient pas émigré (surtout à Chio) et qui s’étaient soumis au conquérant de leur propre gré, continuèrent d’habiter le même quartier, donnant ainsi naissance à la Communauté latine ottomane.

A ce premier fond de population génoise vint s’ajouter celle de Caffa (en Crimée), transportée à Constantinople à la suite de la conquête de cette colonie par les Turcs en 1475. Les Génois de Caffa furent installes au quartier désert de Salmatomruk, près d’Edirnekapi, qui prit le nom de Kefe mahallesi (quartier de Caffa). Deux églises leur furent accordées. Plus tard cette colonie déserta ce quartier isolé de Caffa pour celui de Galata. Les églises Saint-Nicolas et Sainte-Marie furent transformées en mosquées.

Au XVIe siècle, 44% de la Communauté latine était composée de Latins ottomans sujets de la Porte. Au fil des années, le pourcentage de la Communauté latine ottomane diminua au profit des sujets latins étrangers ou Levantins, qui commencèrent à affluer dans l’Empire ottoman suite à ses réformes de modernisation de 1839.

La Communauté latine étrangère ou levantine commença à se former, pour la deuxième fois de son histoire, tout de suite après la conquête de Constantinople par les Turcs en 1453. La reconstitution de la Communauté étrangère dans l’Empire ottoman se fit, compte tenu des lois de l’époque, avec difficulté et discontinuité.

Tout étranger, müste’min, qui venait dans l’Empire ottoman, ne pouvait y résider qu’une année entière. Passé ce délai, il était soumis au droit de capitation, cizye, il devenait sujet tributaire (zimmî) et il ne pouvait plus quitter le pays.

Mais, en fait, le régime capitulaire rendit caduques toutes ces dispositions. Les premières Capitulations de 1535, conclues entre François Ier et Soliman (Süleyman) Ier, prolongeaient la durée de résidence de dix années pour les sujets français dans l’Empire ottoman. Cette clause peut être considérée comme le début de la renaissance de la Communauté latine étrangère. Fixé à dix ans avec le traité de 1535, le terme du séjour n’apparaît plus dans celui de 1569. Les étrangers purent ainsi s’établir dans l’Empire ottoman sans perdre leur qualité d’étranger à la suite d’un séjour prolongé.

Les Capitulations, qui garantissaient la liberté individuelle, la liberté religieuse et la liberté de commerce, furent de nature à inciter l’établissement des étrangers dans l’Empire ottoman. Ces derniers étaient aussi assurés de l’inviolabilité de leur domicile et soustraits dans la plus large mesure à la juridiction ottomane. Si la France fut la première à bénéficier des Capitulations, par la suite, d’autres pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, l’Italie (République de Venise, Royaume de Naples, Grand-Duché de Toscane, Royaume de Sardaigne, Royaume des Deux-Siciles) signèrent des Capitulations avec la Sublime Porte. Les étrangers purent ainsi garder leur qualité de sujet étranger, leurs lois, leurs usages et se soustraire presque complètement à l’autorité des magistrats du pays en se mettant sous la juridiction de leurs propres consuls. Tous ces avantages permirent aux petits groupes de commerçants étrangers de se transformer en véritables colonies.

Aux étrangers européens de la première heure vinrent s’ajouter les affranchis, ces anciens bagnards qui, ayant recouvré leur liberté, choisirent de rester dans l’Empire ottoman; les Latins qui retournèrent à Constantinople des îles de l’Archipel, et surtout de Chio, où ils avaient trouvé refuge après 1453; les Latins immigrés des îles de l’Archipel, et en majorité de Tinos, de Syra, tout au long du XVIIIe et début du XIXe siècles; les naturalisés. Les réformes de 1839 ne firent qu’accélérer une immigration vers l’Empire ottoman, une immigration qui sera à l’origine de l’apogée de l’Eglise catholique latine et de sa Communauté de Constantinople.

Nous notons toutefois que les Latins immigrés des îles de l’Archipel, de part leur provenance, nouèrent plus facilement des relations avec les familles grecques de Constantinople. Ce voisinage fut à l’origine du grec levantin, langue véhiculaire de la Communauté latine.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 31 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

Processus contra Templarios

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PROCESSUS CONTRA TEMPLARIOS
Ville du Vatican
Salle Vecchia del Sinodo

L’Archive Secret du Vatican publie une œuvre dédiée aux Templiers. En avant-première mondiale on présente Processus Contra Templarios, l’inédite et exclusive édition des actes intégraux de l’ancien procès aux Chevaliers du Temple, extraits de ses sources.

 Un projet unique au monde, en édition rigoureusement limité à 799 exemplaires, soignée par les fonctionnaires de l’Archive Pontifical et contenant la reproduction fidèles des originaux en parchemin conservés dans l’Archive Secret du Vatican.

L’œuvre s’inscrit dans la série des Exemplaria Praetiosa, à savoir, la plus élaborée et précieuse publication que l’Archive Pontifical ait jusqu’aujourd’hui réalisé.

Salutations:

Son Excellence Révérendissime Monseigneur Rafael Farina
Archiviste et Bibliothécaire de la Sainte Eglise Romaine.

Son Excellence Révérendissime Monseigneur Sergio Pagano
Préfet de l’Archive Secret du Vatican

Intervenants:

Barbara Frale
Fonctionnaire de L’Archive Secret du Vatican

Marco Maiorino
Fonctionnaire de L’Archive Secret du Vatican

Franco Cardini
Médiévaliste

Valerio Massimo Manfredi
Archéologue et écrivain

Ferdinando Santoro
Président de Scrinium, fiduciaire de l’Archive Secret du Vatican
Presse-enregistrement: info@rosifontana.it – 050-9711343

Bureau de presse: Ku.ra, Rosi Fontana – www.rosifontana.it

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 27 octobre, 2007 |3 Commentaires »

« Légionnaires du Christ »

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Le nom de « Légionnaires du Christ » révèle une spiritualité christocentrique. Pour chaque Légionnaire, Jésus-Christ est le critère, le Christ légionnaire centre, le modèle de toute sa vie religieuse, sacerdotale et apostolique. Le Légionnaire cherche à connaître et à faire intimement l’expérience de Jésus-Christ, principalement dans l’Évangile, devant le Saint Sacrement et la croix. Il s’efforce de l’aimer d’un amour personnel et ardent. Il se propose de l’imiter et de le prêcher aux autres. Il nourrit un amour tendre et filial envers Marie, Mère de l’Église et Mère de sa propre vocation. Il lui consacre sa vie religieuse, son sacerdoce, son apostolat. Il la vénère très spécialement et essaye d’imiter ses vertus : sa foi, son espérance, sa charité, son obéissance, son humilité, sa collaboration au plan rédempteur du Christ. Il aime passionnément l’Église, continuatrice de la mission du Christ, commencement de son Règne sur la terre. Il l’aime d’un amour réel, objectif, telle qu’elle est, telle que le Christ l’a voulue. Un amour qui la médite dans la foi, dans l’obéissance, la diffuse dans l’apostolat, la sanctifie dans la vie. Il marche en même temps qu’elle : ni un pas plus en avant, ni un pas plus en arrière : le pas de l’Église. Il adhère au Vicaire du Christ avec un amour ardent et personnel. Il étudie et diffuse avec enthousiasme ses enseignements et ses désirs. Il défend le charisme de son primat et de son magistère. Il vénère, en esprit de Foi, les Évêques, en communion avec le Pontife Romain, comme successeur des Apôtres et témoins de la vérité divine et catholique. Il cherche à travailler avec eux à la réalisation des programmes de pastorale diocésaine, spécialement dans le domaine de l’éducation, de la famille, de la promotion sociale et des moyens de communication. Il unit ainsi ses forces aux structures diocésaines, y apportant son propre charisme, reçu de Dieu pour le bien de l’Église. La prédication et l’extension du Règne du Christ constituent l’idéal qui inspire, stimule, dirige et harmonise les finalités apostoliques de la Légion : faire régner le Christ dans les cœurs et les sociétés, transformer les hommes selon l’idéal de l’Homme Nouveau, dans le Christ ; créer la civilisation de l’amour et de la justice : mission qui correspond à ce nom de Légionnaire du Christ. Au cœur de toute la spiritualité de la légion du Christ, se trouve la charité prêchée et exigée par le Christ dans l’Évangile. Le Légionnaire s’applique à aimer tous les hommes, s’engageant à leur service, sans distinction de langue, de race, de sexe, de culture ni de condition sociale. En chacun d’eux, il voit et sert Jésus-Christ lui-même. A tous, il veut faire parvenir les dons de la Rédemption. Il pratique attentivement l’art de dire du bien et déteste dire du mal, ce qu’il considère comme négation du christianisme.. Il vit en famille avec joie, en union et communion. Il porte fraternellement les fardeaux des autres. Il fait corps avec le Christ et l’Église.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

Les Chevaliers Pontificaux

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L’association a été fondée en 1890 sous le nom de « noble association des chevaliers pontificaux » avec l’encouragement et l’appui du Pape Léon XIII qui souhaitait, vingt ans après le dernier sacrifice des zouaves pontificaux à Rome, que soient réunis en une distinction particulière les titulaires initialement français des ordres et dignités décernés ou reconnus par le Saint-Siège. Le Souverain Pontife reçut donc avec faveur le projet de statuts de l’association que lui présentait le vicomte de Poli qui avait été lui-même zouave pontifical. Ces statuts furent officiellement approuvés le 26 août 1890. 
  

Très connu à l’époque dans le monde catholique et bénéficiant de l’estime du Saint-Père, le vicomte de Poli œuvra efficacement pour que de nombreux catholiques français ayant reçu une décoration pontificale se retrouvent au sein de l’association dans un esprit de charité, d’assistance mutuelle et d’immuable fidélité à la Papauté. L’association des chevaliers pontificaux se développa ainsi rapidement en regroupant des serviteurs de l’Église soucieux de propager les enseignements pontificaux, de participer à des œuvres de charité et de s’entraider en cas de besoin.

Les activités de l’association se sont poursuivies tout au long du XXe siècle – en particulier en faveur des prêtres âgés – et ont été régulièrement approuvées par les successeurs de Léon XIII. C’est sous le pontificat du Pape Pie XI que furent actualisés les statuts de l’association dont l’approbation fut confirmée en 1936.

Alors qu’il était Nonce apostolique en France, le cardinal Roncalli – devenu en 1958 le Pape Jean XXIII – avait présidé la manifestation officielle du soixantenaire de l’association en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris en 1950. Le Pape Paul VI, au cours d’une audience privée en 1967, marqua tout spécialement son intérêt pour l’action des Chevaliers Pontificaux. Les Nonces apostoliques en France se sont toujours intéressés de très près aux activités de l’association, encourageant les adhésions et présidant chaque année les manifestations qui marquent l’assemblée générale.

L’association des chevaliers pontificaux accueille exclusivement :
les gentilshommes de Sa Sainteté, camériers de cape et d’épée et camériers secrets ; 
 

les chevaliers de l’Ordre souverain de Malte et les chevaliers de l’Ordre du Saint-Sépulcre de
Jérusalem ;
 

 les titulaires des décorations pontificales suivantes : ordres de Pie IX, de Saint-Grégoire-le-Grand, de Saint-Sylvestre, Croix de Latran, Pro Ecclesia et Pontifice, Bene Merenti. 
 

Bien qu’initialement l’association n’ait été créée que pour accueillir des membres de nationalité française, il est à présent admis que peuvent y adhérer, à titre individuel, des étrangers titulaires de distinctions pontificales. Ainsi compte-t-elle actuellement des membres espagnols, canadiens, belges, italiens, allemands et hongrois.
L’insigne de l’association se compose d’une croix à trois traverses attachée par un ruban rouge et jaune.
Les demandes d’admission doivent être présentées sous forme d’un dossier comprenant :
- une lettre au président faisant valoir les motifs de la demande d’admission dans l’association ;
- un curriculum vitœ ainsi qu’une photocopie, en réduction, du diplôme de la distinction pontificale motivant la demande ;
- l’indication de deux parrains, membres de l’association.
Ce dossier doit être adressé au Chancelier de l’association M. Renaud de Villelongue, 48, boulevard Péreire, 75017 Paris.
Une fois admis par le conseil d’administration, chaque membre de l’association est tenu de verser des droits d’admission et, chaque année, une cotisation permettant d’alimenter la caisse des œuvres.
 

L’organisation de l’association est précisée dans ses statuts. D’après ceux-ci, l’administration et la gestion sont confiées à un conseil qui élit son bureau, se prononce sur les admissions et a les pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de l’association. L’assemblée générale de l’association se tient une fois par an. Elle élit pour cinq ans les membres du conseil, se prononce sur la gestion et délègue au conseil les pouvoirs nécessaires pour régler au cours de l’exercice les questions en instance. 
  
L’association des Chevaliers Pontificaux a aujourd’hui pour buts principaux :

- de propager la doctrine de l’Église, selon les enseignements pontificaux ;
- d’apporter une aide matérielle et morale à des prêtres âgés ;
- de promouvoir et aider des actions à caractère philanthropique, en France et à l’étranger.
 

L’aide à des prêtres âgés et démunis constitue la préoccupation majeure de l’association : envois réguliers de colis, dons à des prêtres dont la situation matérielle est difficile, souscription à leur profit d’abonnements à des revues catholiques. Cette action est menée dans un esprit de respectueuse gratitude vis-à-vis des prêtres âgés, pour maintenir avec ceux que parfois la retraite isole, des liens humains d’amitié.
L’assemblée générale de l’association est précédée chaque année d’une messe à la mémoire des chevaliers pontificaux défunts qui est célébrée par l’Aumônier général de l’association à Paris, en la chapelle Notre-Dame de Consolation (mémorial du Bazar de la Charité).

Afin de demeurer un lieu privilégié de rencontres et de contacts, des conférences et dîners-conférences sont présidés régulièrement par des personnalités catholiques de premier plan et portent sur des sujets religieux ou philosophiques. Ces conférences permettent aux chevaliers pontificaux et à leurs invités de réfléchir à d’importants problèmes de notre temps en fidèles serviteurs de l’Église dans leur vie professionnelle et sociale.

Des pèlerinages sont parfois organisés sous la direction spirituelle du Chapelain de l’association et peuvent se dérouler en deux ou trois journées dans des sites religieux et historiques célèbres.
Siège social : 12, rue de Liège – 75009 Paris

Aumônier général : Mgr Robert SARRABÈRE
(évêque émérite d’Aire et Dax)
Chapelain : Chanoine Jacques FOURNIER

Bureau du Conseil
Président : Maître Roland JOUSSELIN
Vice-présidente : Baronne ROULLEAUX-DUGAGE
Chancelier : M. Renaud de VILLELONGUE
Secrétaire général : M. Jacques SAINT-GEORGES CHAUMET
Trésorier : M. Joseph ROUAST

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 24 octobre, 2007 |8 Commentaires »

La noblesse, vous dis-je..

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La noblesse, Dangeau, n’est pas une chimère,
Quand, sous l’étroite loi d’une vertu sévère,
Un homme issu d’un sang fécond en demi-dieux,
Suit, comme toi, la trace où marchaient ses aïeux.
Mais je ne puis souffrir qu’un fat, dont la mollesse
N’a rien pour s’appuyer qu’une vaine noblesse,
Se pare insolemment du mérite d’autrui,
Et me vante un honneur qui ne vient pas de lui.
Je veux que la valeur de ses aïeux antiques
Ait fourni de matière aux plus vieilles chroniques,
Et que l’un des Capets, pour honorer leur nom,
Ait de trois fleurs de lis doté leur écusson :
Que sert ce vain amas d’une inutile gloire,
Si, de tant de héros célèbres dans l’histoire,
Il ne peut rien offrir aux yeux de l’univers
Que de vieux parchemins qu’ont épargnés les vers ;
Si, tout sorti qu’il est d’une source divine,
Son cœur dément en lui sa superbe origine,
Et n’ayant rien de grand qu’une sotte fierté,
S’endort dans une lâche et molle oisiveté ?
Cependant, à le voir avec tant d’arrogance
Vanter le faux éclat de sa haute naissance,
On dirait que le ciel est soumis à sa loi,
Et que Dieu l’a pétri d’autre limon que moi.
Dites-nous, grand héros, esprit rare et sublime,
Entre tant d’animaux, qui sont ceux qu’on estime ?
On fait cas d’un coursier qui, fier et plein de cœur,
Fait paraître en courant sa bouillante vigueur ;
Qui jamais ne se lasse, et qui dans la carrière
S’est couvert mille fois d’une noble poussière.
Mais la postérité d’Alfane et de Bayard,
Quand ce n’est qu’une rosse, est vendue au hasard,
Sans respect des aïeux dont elle est descendue,
Et va porter la malle, ou tirer la charrue.
Pourquoi donc voulez-vous que, par un sot abus,
Chacun respecte en vous un honneur qui n’est plus ?
On ne m’éblouit point d’une, apparence vaine :
La vertu, d’un cœur noble est la marque certaine.
Si vous êtes sorti de ces héros fameux,
Montrez-nous cette ardeur qu’on vit briller en eux,
Ce zèle pour l’honneur, cette horreur pour le vice.
Respectez-vous les lois ? fuyez-vous l’injustice ?
Savez-vous pour la gloire oublier le repos,
Et dormir en plein champ le harnais sur le dos ?
Je vous connais pour noble à ces illustres marques.
Alors soyez issu des plus fameux monarques,
Venez de mille aïeux, et si ce n’est assez,
Feuilletez à loisir tous les siècles passés ;
Voyez de quel guerrier il vous plaît de descendre
Choisissez de César, d’Achille, ou d’Alexandre :
En vain un faux censeur voudrait vous démentir,
Et si vous n’en sortez, vous en devez sortir.
Mais, fussiez-vous issu d’Hercule en droite ligne,
Si vous ne faites voir qu’une bassesse indigne,
Ce long amas d’aïeux que vous diffamez tous,
Sont autant de témoins qui parlent contre vous ;
Et tout ce grand éclat de leur gloire ternie
Ne sert plus que de jour à votre ignominie.
En vain, tout fier d’un sang que vous déshonorez,
Vous dormez à l’abri de ces noms révérés ;
En vain vous vous couvrez des vertus de vos pères,
Ce ne sont à mes yeux que de vaines chimères ;
Je ne vois rien en vous qu’un lâche, un imposteur,
Un traître, un scélérat, un perfide, un menteur,
Un fou dont les accès vont jusqu’à la furie,
Et d’un tronc fort illustre une branche pourrie.
Je m’emporte peut-être, et ma muse en fureur
Verse dans ses discours trop de fiel et d’aigreur :
Il faut avec les grands un peu de retenue.
Hé bien ! je m’adoucis. Votre race est connue.
Depuis quand ? répondez. Depuis mille ans entiers,
Et vous pouvez fournir deux fois seize quartiers :
C’est beaucoup. Mais enfin les preuves en sont claires,
Tous les livres sont pleins des titres de vos pères ;
Leurs noms sont échappés du naufrage des temps.
Mais qui m’assurera qu’en ce long cercle d’ans,
A leurs fameux époux vos aïeules fidèles,
Aux douceurs des galants furent toujours rebelles ?
Et comment savez-vous si quelque audacieux
N’a point interrompu le cours de vos aïeux ;
Et si leur sang tout pur, avecque leur noblesse,
Est passé jusqu’à vous de Lucrèce en Lucrèce ?
Que maudit soit le jour où cette vanité
Vint ici de nos mœurs souiller la pureté !
Dans les temps bienheureux du monde en son enfance,
Chacun mettait sa gloire en sa seule innocence ;
Chacun vivait content, et sous d’égales lois,
Le mérite y faisait la noblesse et les rois ;
Et, sans chercher l’appui d’une naissance illustre,
Un héros de soi-même empruntait tout son lustre.
Mais enfin par le temps le mérite avili
Vit l’honneur en roture, et le vice anobli ;
Et l’orgueil, d’un faux titre appuyant sa faiblesse,
Maîtrisa les humains sous le nom de noblesse.
De là vinrent en foule et marquis et barons :
Chacun pour ses vertus n’offrit plus que des noms.
Aussitôt maint esprit fécond en rêveries,
Inventa le blason avec les armoiries ;
De ses termes obscurs fit un langage à part ;
Composa tous ces mots de Cimier et d’Ecart
De Pal, de Contre-pal, de Lambel, et de Face,
Et tout ce que Segond dans son Mercure entasse.
Une vaine folie enivrant la raison,
L’honneur triste et honteux ne fut plus de saison.
Alors, pour soutenir son rang et sa naissance,
Il fallut étaler le luxe et la dépense ;
Il fallut habiter un superbe palais,
Faire par les couleurs distinguer ses valets :
Et, traînant en tous lieux de pompeux équipages,
Le duc et le marquis se reconnut aux pages.
Bientôt, pour subsister, la noblesse sans bien
Trouva l’art d’emprunter et de ne rendre rien ;
Et, bravant des sergents la timide cohorte,
Laissa le créancier se morfondre à la porte.
Mais, pour comble, à la fin, le marquis en prison
Sous le faix des procès vit tomber sa maison.
Alors le noble altier, pressé de l’indigence,
Humblement du faquin rechercha l’alliance ;
Avec lui trafiquant d’un nom si précieux,
Par un lâche contrat vendit tous ses aïeux ;
Et, corrigeant ainsi la fortune ennemie,
Rétablit son honneur à force d’infamie.
Car, si l’éclat de l’or ne relève le sang,
En vain l’on fait briller la splendeur de son rang.
L’amour de vos aïeux passe en vous pour manie,
Et chacun pour parent vous fuit et vous renie.
Mais quand un homme est riche, il vaut toujours son prix.
Et l’eût-on vu porter la mandille à Paris,
N’eût-il de son vrai nom ni titre ni mémoire,
D’Hozier lui trouvera cent aïeux dans l’histoire.
Toi donc, qui, de mérite et d’honneurs revêtu,
Des écueils de la cour as sauvé ta vertu,
Dangeau, qui, dans le rang où notre roi t’appelle,
Le vois, toujours orné d’une gloire nouvelle,
Et plus brillant par soi que par l’éclat des lis,
Dédaigner tous ces rois dans la pourpre amollis ;
Fuir d’un honteux loisir la douceur importune ;
A ses sages conseils asservir la fortune ;
Et, de tout son bonheur ne devant rien qu’à soi,
Montrer à l’univers ce que c’est qu’être roi :
Si tu veux te couvrir d’un éclat légitime,
Va par mille beaux faits mériter son estime ;
Sers un si noble maître ; et fais voir qu’aujourd’hui
Ton prince a des sujets qui sont dignes de lui.
Nicolas Boileau

Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 22 octobre, 2007 |2 Commentaires »

Quête du Graal

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Quête du Graal


par Guillaume DELAAGE

Lorsqu’on parle de la QUÊTE DU GRAAL, de nombreux personnages aux noms légendaires interviennent, et font rêver à travers leurs fabuleuses et extraordinaires aventures. Le récit tourne autour des compagnons d’Arthur, tous chevaliers partant en quête du vase sacré qui contiendrait le sang du Christ que Joseph d’Arimathie aurait porté en terre de Cornouailles. Le but pour ces chevaliers est donc de rechercher le Graal (de poser LA question) et de l’apporter au roi Pécheur pour le guérir de ses souffrances et de ses blessures. Tout le monde, bien sûr, connaît cette histoire directement liée à la chevalerie.       Les héros les plus connus sont : Arthur bien sûr, mais aussi Lancelot, Perceval, Galaad et Bohort. Tout semble s’articuler autour d’eux. Pourtant, un personnage reste dans l’ombre tout au long de ces récits, que ce soit dans le Perceval de Chrétien de Troyes ou le Parsifal de Wolfram von Eschenbach. Il s’agit, vous l’avez deviné, de Merlin l’Enchanteur ! C’est donc de lui dont il va être question ici, puisque c’est par lui que s’est constituée la Table Ronde et que les chevaliers d’Arthur sont partis à la Queste du Graal. Tout symbole possède trois sens d’interprétation : une interprétation physique, une interprétation mentale ou intellectuelle, une interprétation psychique ou spirituelle. Nous allons donc commencer par l’interprétation physique, donc historique, concernant le personnage de Merlin.      On croit toujours que Merlin est un personnage folklorique dont le domaine est la forêt de Paimpont-Brocéliande en Bretagne armoricaine, alors qu’en réalité il est originaire de la Basse-Ecosse. Il n’appartient à aucun temps, à aucune époque, si l’on s’en tient à sa figure légendaire. Si l’on veut par contre serrer l’histoire de près, on s’apercevra qu’il a vécu au VIe siècle, chez les Bretons du Nord, c’est-à-dire chez les peuples celtes installés sur les Lowlands actuels, aux alentours de Glasgow. Chronologiquement, le texte le plus ancien où apparaît le nom latin de Merlinus, qui correspond au français Merlin et au gallois Myrddin, est un curieux ouvrage datant de 1132 la

Vita Merlini de Geoffroy de Monmouth. Il n’y a en fait rien d’arthurien dans ce texte.      Du reste, il faut signaler qu’un roi Arthur a également existé et qu’il combattit les Pictes d’origine vraisemblablement scandinave. Ce roi Arthur n’avait du reste rien de commun avec celui, plus symbolique, de la légende du Graal. Certains éléments de recherche permettent d’affirmer aujourd’hui que Merlin a aussi existé, qu’il a assisté à la bataille d’Arderyd en 533 ou en 573, qu’il y est devenu fou, et qu’il s’est enfui dans une forêt. A partir de là, toute la légende a pu s’expliquer. C’est plus tard, vers l’an 1200, que Robert de Boron, reprenant les vieilles légendes celtes, s’en est inspiré pour écrire l’HISTOIRE DU SAINT GRAAL qui est aujourd’hui en partie perdue. Nous n’allons donc pas nous étendre sur cette partie historique qui n’avait uniquement peur but que de situer le personnage dans son contexte réel. Ce qui nous intéresse, et c’est ce que nous allons maintenant envisager, c’est l’aspect symbolique de Merlin attaché à toute la tradition chevaleresque du Graal par l’intermédiaire d’auteurs qui étaient soit des clercs soit des bardes.

      Il semble que la légende de Merlin l’Enchanteur soit en fait composée de deux thèmes très différents, et correspondant à deux personnages distincts. L’un est le « Fou des bois » et l’autre l’enfant « Prophète et magicien ». La légende nous rapporte que Merlin serait né de l’accouplement monstrueux d’une mortelle et du démon. Sans entrer dans une suite d’explications inutiles, nous dirons simplement que la mère de Merlin eut la vie sauve car elle était inconsciente quand le démon la possédât. Le Diable voulait un enfant qui puisse régner sur terre. Lorsque Dieu vit cela il protégea la femme et l’enfant. Le texte dit à ce sujet :

      « L’enfant naquit ; il eut de par le Diable la connaissance du passé, mais ce pouvoir qu’il eut de surcroît de connaître l’avenir, il le reçut de Notre Seigneur qui voulut ainsi contrebalancer le pouvoir du Diable. Sa mère l’appela du nom du grand-père de l’enfant : Merlin. »      L’histoire de Merlin va ensuite d’extraordinaire en extraordinaire. L’enfant tout juste âgé d’un an se met à parler comme un savant adulte et se met même à prophétiser, ce qui lui doit d’ailleurs, devant le roi Vertigier, de sauver sa vie et celle de sa mère.

      Mais Merlin nous donne d’autres aspects de son personnage. Il a le don de berner les gens par son étrange faculté de transformation physique. Il apparaît tantôt jeune tantôt vieux, en moine, en vagabond, en autant de personnages qui peuvent faciliter l’exécution de ses plans. Mais un jour, sortant de sa tanière du fond des bois, Merlin rencontre le roi Uterpendragon, père du futur roi Arthur.

      Uter se prend d’amitié pour lui et pour lui avoir sauvé la vie, accède à la demande du mage en lui donnant son premier né conçu par la reine Ygerne. Cet enfant, que Merlin prend et place sous la garde d’Auctor, n’est autre qu’Arthur. Après d’autres aventures, l’Enchanteur exige de son ami le roi Uter qu’il construise une troisième Table Ronde — la première étant celle du Christ et des apôtres pour la Cène, la seconde faite par Joseph d’Arimathie et la troisième qui devra être faite par Uterpendragon. Merlin joue ici le rôle d’initiateur et de mage investi d’un pouvoir temporel puissant. Ainsi donc fut constituée la Table Ronde que, plus tard, le roi Arthur reforma avec ses preux chevaliers.

      C’est donc à l’initiative de Merlin que toute l’épopée du Graal prit forme et donna à l’Occident chrétien un souffle et un esprit nouveaux. L’histoire de Merlin serait fort longue à conter et nous n’en retraçons ici que les faits essentiels pour revenir, par la suite, plus en détail, sur certains événements. Merlin, mage, conseiller, prophète, initiateur, domine toute la société de son temps par ses dons, son intelligence et sa ruse exceptionnels. Mais voilà qu’un fait surprenant va assombrir la fin de sa vie d’une manière peu compréhensible. Un jour, la jeune Viviane vint au château d’Arthur pour y séjourner. Merlin, voyant la beauté de la jeune fille, en tombe éperdument amoureux. Voyant ce pourvoir étrange qu’elle exerçait sur le mage, Viviane lui demande de lui transmettre ses pouvoirs et de l’initier à ses enchantements.

      La ruse prend si bien que Merlin lui livre tous ses secrets. La jeune fille avait Merlin en horreur, mais savait que seule la fascination qu’elle provoquait chez le prophète pouvait lui permettre d’arriver à ses fins. Merlin en devient comme obnubilé et aveugle. Ses pouvoirs semblent s’être amoindris alors que, dit le texte, les pouvoirs de Viviane deviennent si grands qu’ils dépassaient ceux du magicien. Viviane l’amène dans une grotte où gisent les cadavres de deux amants. Elle ensorcelle Merlin, l’hypnotise et le pousse dans la tombe en refermant sur lui la pierre tombale ; et Merlin reste prisonnier vivant dans cette tombe.

      Voici brièvement ce que l’Histoire nous conte de Merlin, le prophète dont la fin demeure énigmatique. Il nous faut donc maintenant avancer un peu plus dans l’explication de ce symbolisme. Lorsqu’on lit la légende du Graal, on est en droit de se poser certaines questions. Quelle signification peut-on donner à cette histoire ? Quelle signification peut-on donner aux personnages ? Puisque nous savons qu’ils n’ont pas réellement existé en tant que tels, qu’a-t-on bien voulu nous montrer par cette curieuse et fabuleuse histoire ? Nous n’allons pas tenter ici d’expliquer tout le symbolisme, un seul exposé n’y suffirait pas. Notre but est de définir un personnage particulier qui a pour nom Merlin et qui est à la base de toute l’histoire. Toutefois, il nous faut préciser certains points.

      La Quête du Graal représente un voyage intérieur, un voyage en soi pour tout chercheur parvenu à une certaine étape dans son cheminement intérieur à la découverte de lui-même. Celui ou celle qui entreprend ce voyage en soi rencontre des aventures extraordinaires, à la fois fantastiques et belles, mais aussi effrayantes. Le but en est de découvrir le Graal et d’être enveloppé de sa lumière et de sa beauté, tout autant que d’en saisir certains mystères. Il est invité à passer derrière le miroir et à revenir — à ce point transcendé qu’une formidable puissance d’amour se dégage de l’initié dans un rayon qui peut varier entre 5 et 10 mètres.

      La quête du Graal représente donc ce voyage symbolique à la découverte de l’Etre réel. Chacun peut y prétendre, à condition qu’il progresse avec constance et détermination. Les personnages liés à cette Quête en soi sont nombreux, et en fait qui sont-ils ? Ils sont autant d’aspects de nous-mêmes, autant « d’aventures » que nous pouvons rencontrer dans ce périple illusoire à la recherche de notre nature profonde. Ils sont les aspects humains du chevalier. Ils peuvent représenter ceux qui réussissent et ceux qui échouent. Tout un chacun possède en lui Perceval et Lancelot, Galaad et Bohort, Merlin et Viviane.

      Merlin ! Nous sommes obligés d’y revenir, puisque c’est lui qui a conduit occultement la Quête. On peut chercher l’origine lointaine de Merlin dans le personnage de Merddyn, dieu gaulois, parent de Mercure, dont le nom provient de la racine Mercs ou Merx (commerce) que l’on retrouve dans Mercurius, Merzin, Marthin. Mercure qui a en fait des fonctions identiques à Gwyon et Teutates, dieu gaulois qui est le Hermès des Grecs et le Thot des Egyptiens. Merlin serait donc assimilé à Thot, celui là même qui transmit la Connaissance aux hommes par l’intermédiaire d’un fameux Livre. Au sens noble du terme, nous pouvons donc associer Merlin au Trismégiste ou du moins à son représentant symbolique. [Voir : De Thot-Hermès à la Tradition Primordiale, de Guillaume Delaage – Editions Ramuel]      Mais le nom de Merlin a une autre signification. Il est possible de le rapprocher du mot anglais du XIIe siècle Merilun qui a donné précisément Merlin en anglais moderne et qui signifie émerillon, variété de faucon très connu à cette époque. Mais que viendrait faire un terme anglo-saxon dans une histoire franco-bretonne ? La seule solution possible reste alors de faire de Merlin un adjectif dérivé du mot français merle. Ce rapprochement des oiseaux est très significatif dans la tradition. Merlin serait donc un poète persifleur. Merlin le sage fou vivant dans les bois, qui connaît le langage des merles, des oiseaux si chers au celtisme et aux druides. Mais lorsqu’on siffle et que l’on est maître en cette technique, on est maître de son souffle. Merlin serait donc, comme Thot, le maître des souffles, donc du Verbe. Voici donc ce personnage à la fois sage et fou vivant dans les bois et connaissant le langage des oiseaux. Nous y reviendrons plus tard.      Dans la Tradition, le sage est toujours considéré comme un fou, car sa sagesse n’est plus la sagesse des hommes. Il parle le langage des oiseaux c’est-à-dire la langue universelle des dieux. Nous retrouvons un peu les mêmes composantes de l’histoire de Merlin dans l’histoire du dieu Lug transposée d’une autre manière dans le héros arthurien Lancelot du Lac. Merlin est donc celui qui représente, par son grand âge, la Connaissance, celui qui est porteur de la Tradition. Mais il est tantôt jeune et vieux tantôt en des apparences différentes. De quelle sagesse est-il l’héritier ? Les vieillards qui jouent un rôle important dans la Quête du Graal ne sont pas nombreux. Selon les versions, on les appelle le Roi pêcheur, le Roi Méhégnié, le Roi Malade, le Roi Pellés. Ces quatre personnages qui n’en forment qu’un sont tous blessés gravement ou atteints d’une maladie.

      Le but des chevaliers qui partent à la quête du Graal est de rapporter le précieux liquide de la coupe pour permettre au vieux roi de retrouver jeunesse, vigueur et force. Ce roi très important dans la Quête n’est pas très présent dans le récit. Pourtant, c’est avec acharnement que les chevaliers risquent leur vie pour rapporter le précieux liquide. Le Roi Malade, le Roi blessé, c’est en fait le vieil homme qui est en chacun de nous, c’est-à-dire l’âme personnalité, vieille de toutes les expériences acquises lors de ses vies antérieures, l’âme personnalité avec laquelle le chevalier doit prendre contact — en d’autres termes : nous-mêmes.

      La Quête du Graal permet donc, lorsqu’elle est réussie, d’entrer en relation avec ce vieil homme caché au fond de nous et qui est notre véritable personnalité. Elle est le dieu vert, l’Osiris des Egyptiens, qui, lors de la descente en soi, permet de revenir du voyage intérieur avec une partie de cette lumière, de cette sagesse propre au vieil homme. Le fait de le rencontrer permet d’ouvrir la brèche, comme l’a fait Perceval (celui qui a percé le secret du val) dans le corps psychique et d’apporter une parcelle de cette sagesse et de cette lumière depuis la conscience. Le Graal, donc l’être intérieur, est à ce moment précis le dispensateur de cette énergie divine qui transcende l’être en traçant un pont entre notre nature humaine et la conscience. Merlin est donc censé représenter une image de ce vieil homme sage. Il est un des aspects de l’Etre de lumière, l’aspect peut être le plus sage, le plus souverain. Il est une émanation qui nous fait toujours penser que la sagesse est égale à la folie, et que l’homme par son aspect psychique et émotionnel est soumis à la faiblesse ; mais il n’est pas que cela.

      A la fin de sa vie, Merlin a aussi besoin de se ressourcer dans la Connaissance, car il a été victime de l’amour des sens symbolisé par Viviane. Il est enfermé dans la tombe des amants malheureux, victime de sa propre science et de la nature même de son monde émotionnel. Merlin dans toute sa sagesse nous montre aussi que le psychisme n’est pas le bon moyen d’entrer en soi. Il ne nous montre pas qu’il faille abandonner le côté émotionnel de l’être humain mais qu’il faut rester vigilant pour ne pas être aveuglé illusoirement au risque de se perdre. Là encore, la loi d’équilibre doit jouer sur tous les plans.

      Voilà donc à quoi nous conduit la quête du Graal : à la rencontre avec Merlin, avec le sage fou caché au fond de chaque être humain. Tout dans ce vaste combat nous dit qu’il faut équilibrer les passions en nous, car c’est là le but que nous devons atteindre sur ce plan d’évolution. Du reste, n’est-il pas dit à Perceval : « Sache que le Graal n’acceptera jamais la démesure de tes désirs. »      C’est là une des clefs qui permet de franchir correctement les obstacles qui mènent à la forteresse de Montsalvage. Mais l’œuvre du Roman du Graal est une œuvre assez complexe, à plusieurs tiroirs, si l’on peut dire. D’une part parce qu’elle retrace l’histoire de la Tradition Primordiale (parce que l’on reprend de vieux thèmes que l’on réactualise), et d’autre part parce que l’on y trouve plusieurs niveaux d’interprétation.

      Le Graal du Moyen Âge est identique au chaudron de Dagda des Celtes, qui provient de l’Ile du Nord du monde. C’est dans ce chaudron que les blessés étaient soignés de leurs blessures, en retrouvant force et vitalité. Mais la vieille légende celte est inspirée d’un récit encore plus ancien qui trouve sa correspondance sur le plan des dieux quelque part dans l’univers. Cela se retrouve bien sur avec la fameuse épopée du roi Lug, le dieu solaire dont nous avons dit qu’il était plus ou moins représenté par Lancelot dans le Roman du Graal.

      Le Graal serait donc une Quête en soi, mais aurait aussi une relation directe avec quelque chose de bien physique de bien tangible. Encore une fois, c’est Merlin le sage qui nous conduit vers une demeure assez mystérieuse dont n’ont parlé que quelques initiés par le passé. Il s’agit vous l’avez compris de l’Ile tournoyante ! La Table Ronde tourne comme le monde, et Merlin en est l’initiateur. Lorsque Merlin part à la recherche de Viviane, il le fait par mer, dans un vaisseau qui doit le conduire dans la maison de verre. Curieuse dénomination pour un lieu qui semble plus magique que bien des lieux déjà décrits. Du reste, dans de nombreuses épopées irlandaises — notamment dans le récit La navigation de Bran fils de Fébal — nous retrouvons les mêmes constantes qui rappellent la destination vers un lieu fabuleux où résident les fées. Ce monde dans lequel se déplace Merlin à la recherche de la Maison de Verre est un lieu où s’opèrent les échanges les plus invraisemblables. On ne peut s’empêcher de penser à « L’île tournoyante ».      Nous nous trouvons ici en présence d’un symbole qui vient véritablement s’ancrer dans le réel, et le récit nous plonge directement dans un fait traditionnellement historique. L’Ile tournoyante telle qu’elle est décrite dans l’histoire du Saint Graal est composée de cinq éléments, dont un qui est l’aimant, véritable champ de force. Or, pour rejoindre cette Maison de Verre, Merlin doit prendre un vaisseau. Il y a là un symbolisme alchimique sur lequel nous reviendrons ultérieurement. La maison de verre est le ballon alchimique dans lequel l’Adepte travaille sur les cinq éléments, mais elle est aussi, sur un autre plan de symbolisme, le non espace-temps en soi qui permet d’approcher la conscience véritable. A un autre niveau, elle est la grotte où est enfermé le Graal physique quelque part dans le monde. En fait, nous l’avons dit, le récit de Merlin est inspiré d’une très vieille légende celte, et l’on retrouve les mêmes sources d’inspiration aussi bien dans le voyage de Lug que dans le voyage de Bran où il est dit :

      « Il y a une île lointaine. Alentour, les chevaux de la mer brillent, belle course contre les vagues écumantes ; quatre pieds la supportent, des pieds de bronze blanc brillant à travers DES SIÈCLES DE BEAUTÉ. Jolie terre à travers LES SIÈCLES DU MONDE : …Arrivé dans cette île merveilleuse, la nourriture que l’on mettait dans chaque plat ne disparaissait pas. Ils n’étaient là d’après leur vison que depuis peu de temps, alors que plusieurs années s’étaient écoulées. »      Cela montre bien que ce monde se situe en dehors de notre espace-temps conventionnel. En fait, nous l’avons dit, cette épopée de Merlin retrace une histoire aussi vieille que le monde et qui fait partie du royaume et de l’histoire des dieux. Merlin, les chevaliers de la Table Ronde, autant de symboles qui préfigurent la Quête de l’homme dans son monde intérieur, mais aussi la recherche de l’univers des dieux dans lequel l’humain qui a retrouvé sa véritable nature a le pouvoir de se hisser. Vous l’avez compris, la Tradition nous offre, sous une forme allégorique, des récits légendaires qui cachent toute la beauté du savoir humain. Seules les clés que nous donne la Connaissance nous permettent de saisir, sous une forme claire et limpide, l’extraordinaire vérité qui se cache toujours sous le mythe qui fait partie de la formidable mémoire humaine.

LE SECRET  DE  MONTSALVAGE

Le Graal est un mot magique qui, depuis des siècles, se pare du manteau merveilleux de la légende. Son nom évoque l’épopée fantastique des valeureux chevaliers du roi Arthur qui partirent à sa Quête, affrontant mille périls, mille coups du sort. Aujourd’hui, tout cela paraît enfantin et désuet. Pourtant la Quête du Graal symbolise l’aventure spirituelle située en dehors du temps et de l’espace, qui correspond aussi bien au Moyen Age qu’à l’aube du XXIe siècle…      Avant de considérer les aspects de la Quête, il faut brièvement faire un peu d’histoire pour rappeler comment les Anciens considéraient la Divine Coupe. D’aucuns penseront que le Graal est uniquement lié aux chevaliers de la Table Ronde puisque, d’après la légende, se serait le calice de la Sainte Cène que Joseph d’Arimathie aurait approché de la plaie du Christ en croix, afin d’y recueillir le Sang qui s’en écoulait. Il est bien évident que cela fait partie de la légende et qu’il fallait transposer pour le christianisme un symbole universel connu de toute antiquité.

      Chez les Egyptiens, le Graal est préfiguré par les cornes du dieu Apis portant le disque solaire ; pour les Mystères d’Eleusis, c’était le fameux Panier sacré ; pour la tradition judéo-chrétienne, c’est le lapis exillis (pierre tombée du front de Lucifer) ; ou encore, pour les Celtes, le chaudron de Dagda et la Coupe de Souveraineté ; et pour les Orientaux, la Corne d’abondance… Nous voyons donc que les religions et les civilisations n’ont fait qu’adapter à leur croyances ce symbole universel.

      Pour les auteurs du Moyen Age comme Chrétien de Troyes, Robert de Boron, Wauchier, Wolfram d’Esenhbach, graal veut dire récipient, plat, coupe, puisque l’on retrouve sa racine dans des mots comme gruau, devenu ensuite grasal en langue d’oc. Mais arrêtons là ces considérations historiques pour arriver au thème même de cet exposé : la Quête du Graal.      Nous venons de voir que cette quête conserve la même actualité qu’au Moyen Age. Au travers de ces paroles, certains pourraient objecter qu’il est difficile aujourd’hui de partir armé d’un écu, d’une lance d’un heaume et d’une épée, pour conquérir un vase sacré dans un royaume imaginaire. Rien n’est plus vrai. Mais alors qu’est-ce que la Quête ?

« Grimpez le long de cette brèche »

      La Tradition est très explicite à ce sujet puisqu’elle définit la Quête du Graal non comme une épopée extérieure à l’être, mais comme une grande aventure spirituelle intérieure offerte au chevalier prêt à l’affronter. D’après la légende du Graal, trois personnages réussirent cette Quête : Perceval, Bohort et Galaad. Leur aventure les met en présence de différents combattants, du Roi Pêcheur et enfin du château de Montsalvage. Ces trois thèmes se retrouveront dans toutes les traductions. En fait, il faut trouver, pour le chevalier, la brèche qui conduit d’un monde à un autre. Perceval l’a trouvée et son nom révèle cette découverte. N’est-il pas celui qui a percé le secret du Val ? En fait, il a su obéir au conseil du mystérieux Roi Pêcheur, à qui il rend visite dans le château du Graal :      «

Grimpez le long de cette brèche, lui dit-il, qui est taillée dans le rocher, et, quand vous serez arrivé là-haut, vous verrez devant vous, dans une vallée, une maison où j’habite. Dans le roc, symbole de la densité, une brèche s’ouvre et monte : telle est la voie. »      Nous n’insisterons pas sur les symboles propres à la chevalerie, mais cela fait certainement penser a Excalibur, l’épée du roi Arthur plantée dans la pierre. L’épée, symbole de la conscience, plantée dans la densité minérale, fait penser au plomb et à l’or. La coagulation de la matière censée représenter le corps physique mais aussi tout le psychisme de l’humain, et cette épée qui est la conscience aussi pure que l’or. Délivrer la conscience de la densité du corps et des multiples agrégats qui l’habitent, c’est le but de l’Eveil.

      La quête du Graal serait donc une transformation radicale de soi, la véritable alchimie. « Découvre la pierre cachée au fond de toi… » dit le vieil adage alchimique. Il faut donc transformer le vieil homme en soi pour parvenir à découvrir l’Etre intérieur, c’est-à-dire le VÉRITABLE nous-mêmes. Trouver la faille qui permet de passer de ce monde d’apparences, où l’on croit être un EGO, à celui de la Réalité, où nous sommes une CONSCIENCE, tel est le secret du val ! Perce-val l’a trouvé, et après avoir grimpé vers la brèche sur la montagne qui symbolise la minéralité âpre du corps physique et de la densité du monde émotionnel, s’offre à lui le val — c’est-à-dire cette étendue claire et paisible que connaissent tous les montagnards.       Au fond, nous revenons ici sur un point très important de toute la quête initiatique transformer : notre être vil, c’est-à-dire équilibrer vertus et vices, canaliser l’énergie anarchique en nous-mêmes. Du reste, dans le Perceval de Chrétien de Troyes, nous voyons le héros combattre à plusieurs reprises avec sept chevaliers gardant le château. Perceval les bat tous.      Un vieil homme lui raconte ensuite que ces combats symbolisent le combat intérieur avec ce que l’Eglise nomme les 7 péchés capitaux. Nous avons là la clef qui permet de comprendre que la découverte de soi passe par le combat en soi., à travers le monde. C’est pour cette raison que la Table Ronde symbolise ce monde, et Arthur qui préside à cette Table, (à rapprocher du latin arctus) associe ce roi aux constellations de la Grande et de la Petite Ourse, « sièges » stellaires les plus élevés puisque pôles du ciel et constituées chacune de sept étoiles. La Table Ronde et son Roi ne seraient autre que l’image du monde, gouverné par sept forces en l’homme.

Graal et magie divine  

      Dans les différents récits du Graal, les symboles sont nombreux. Il ne sera pas évoqué ici leurs aspects. Toutefois, arrêtons-nous une dernière fois sur un élément qui ne manque pas d’intérêt : le château au cinq tours. Le héros parvenant au terme de sa Quête arrive devant un château dont quatre tours sont blanches et la cinquième qui se dresse plus haut que les autres, au centre, est vermeille. Nous sommes ici dans ce que les anciens nommaient « le Saint des Saints« .      Par les quatre tours, la vision répartit cardinalement l’espace, et par la cinquième, le centre en l’homme : l’être divin, axe de notre propre monde intérieur. La Quête du Graal se situe donc en soi. Nous avons là l’équilibre créé par l’ajustement du pentagramme en l’homme : les quatre éléments plus l’Akasha ou esprit. La découverte du Graal permet d’obtenir l’équilibre des quatre éléments en soi pour exprimer parfaitement le cinquième. C’est ce que Franz Bardon dit dans ses ouvrages. Chez la majeure partie d’entre nous, ces forces sont déséquilibrées et ne permettent pas l’ouverture de notre véritable conscience. C’est pourquoi la Théurgie propose de « nettoyer » notre nature grossière en équilibrant nos éléments, comme Héraclès nettoya les écuries d’Augias. C’est ce que l’alchimie offre aussi, car la Tradition est Une, bien qu’elle puisse revêtir plusieurs vêtements.

      Tous les grands archétypes permettent de décliner un symbole selon plusieurs histoires. Nous avons vu sommairement que le Graal prit plusieurs formes selon les époques et les civilisations. Il serait donc intéressant de considérer cette notion alchimique à travers Jason et la Toison d’or sous cet aspect. Le propre d’un symbole authentique est de pouvoir coller à plusieurs formes de recherches, si bien que l’on peut l’orienter selon différents degrés d’expression. Nous l’avons dit : un symbole a plusieurs niveaux d’interprétation. Le Graal, par exemple, est un vase, mais aussi un livre, une pierre. [Voir De Thot-Hermès à la Tradition primordiale, de Guillaume Delaage – Editions Ramuel]      Un alchimiste trouvera dans le symbolisme de l’histoire tous les éléments expliquant le Grand Œuvre. Un théurge, les étapes de sa purification, etc. A titre d’exemple, analysons l’histoire de Jason et la Toison d’or, aventure mythologique bien connue. Nous n’allons pas ici détailler les différentes péripéties rencontrées par Jason, mais considérer quelques simples symboles. Jason, comme Arthur, prend 49 marins (49 chevaliers pour Arthur) afin de partir en Colchide pour chercher la Toison d’or. Il construit un bateau : Argos, dont la racine arché signifie principal, comme l’axe est le principe même où tout se meut, comme Arthur est l’axe polaire. Ce bateau est rond, comme est rond le ballon alchimique, comme est ronde la Table d’Arthur.

Tuer le Roi pour s’éveiller
 

      Jason doit trouver la toison du bélier Chrysomèle (qui signifie pommes d’or), qui fut badigeonné d’or par Hermès lui-même. Lorsque Jason va gagner l’épreuve et revêtir la toison, il va d’abord voir se répandre le sang de Médée (dont la racine Méduse signifie le sang du dragon), rouge comme le Graal. C’est toujours cette même Médée qui découpa en morceaux Aeson, le père de Jason, en le faisant bouillir dans un énorme chaudron pour lui rendre ensuite la vie. Il en sort alors plus jeune et mieux portant. C’est ce qui se passe à la fin de l’œuvre alchimique ; il faut porphyriser le faux prophète. La mythologie alchimique dit : « On tue les vieux rois. » C’est le même langage, « mise à mort des vieux rois », que l’on trouve dans les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz. Et ils sont régénérés… C’est aussi ce qui se passe dans la Quête du Graal avec le Roi malade qu’il faut régénérer par le Graal.      Comme nous pouvons le constater, un symbole authentique présente plusieurs niveaux d’interprétation et même plusieurs niveaux de conscience, c’est là toute sa force. Un symbole est un livre ouvert sur soi-même, et certains peuvent même communiquer directement avec l’esprit du symbole. C’est là le propre de certains initiés.

      Nous voyons donc que découvrir le Graal c’est découvrir l’être divin, le dieu vert en nous, tout comme la pierre du Graal est verte puisque émeraude. Le chevalier doit transmuter tous les métaux en lui, en comprenant bien le conseil du prud’homme qui claque comme une sentence : « Il n’y a qu’une chose que le Graal et ses vertus secrètes ne pourront jamais tolérer en toi : la démesure dans les désirs. »      Voilà une des clefs de la réussite, car la quête du Graal doit permettre au chevalier parti à sa découverte de dompter l’être inférieur en lui. Bientôt, pour Perceval, le château du Graal ouvre ses portes. Là, le roi pêcheur, assis sur une pourpre vermeille, l’attend. Le roi lui présente alors une épée nue qui par le milieu était tronçonnée, et lui dit : «

Je vous prie de la prendre et les deux pièces rejoignez. Puis, je vous conterai la légende du riche Graal et de la lance au fer royal. » Perceval prit les deux pièces et de cette lame « joint les aciers si parfaitement et avec tant d’adresse, que le jour qu’elle fut faite ne semble pas plus neuve ni plus belle. » Voyant cela, le roi prononça ces paroles qui concluent le périple de Perceval : « Beau Sire, ors écoutez. En armes vous avez pris beaucoup de peine, mais de par cette épreuve, je sais très bien que de par le monde, il n’en est aucun qui vous vaille. »      La reconstitution de l’épée eut lieu sous un ciel d’or. Ce métal solaire confère à la quête sa pleine signification. L’épée surnaturelle, au contact du chevalier, se ressoude ; mais réciproquement, l’arme confirme la valeur exceptionnelle de celui qui en joint les tronçons. Perceval a donc réussi la quête. Il nous faut donc maintenant savoir ce qui, au-delà des textes et au-delà de la légende, se passe réellement pour celui qui veut tenter la quête du Graal.

L’ouverture de la conscience
 
      Transposée sur le plan spirituel et donc nécessairement à l’entendement humain, la démarche des chevaliers partant à la recherche du saint Graal trouve une concrétisation spirituelle par l’identification de l’homme à un chevalier parti pour affronter les différentes épreuves avant d’aboutir au château de Montsalvage qui est en réalité la forteresse qui sépare le monde de la conscience du monde physique et émotionnel dans lequel se complaît l’être humain. Il va alors rencontrer le Roi pêcheur.      Après cette initiation par le saint Graal, le chevalier va s’insérer dans le monde qui est le sien. Mais de lui va jaillir une énergie qui va rayonner entre 2 et 20 mètres environ. Ce rayonnement, ou plutôt cette force d’amour (qui sera plus ou moins perçu par autrui), va donner une dimension particulière à l’être nouveau dans ses multiples actions dans la vie courante ; mais de plus, il permettra à toute personne ayant un contact avec cette aura d’être touché par un état de grâce par cet apport prodigieux que donne l’illumination du saint Graal. Dans ce groupe d’hommes ayant en son centre le chevalier illuminé va se créer une centrale qui donnera Vie, Amour et Lumière à tous ceux qui entreront et partageront le rayonnement de la personne.

      Vous l’aurez compris, la découverte du Graal se fait en soi, ce Divin Calice, c’est notre conscience que nos efforts et nos expériences de vie doivent permettre d’éveiller chaque jour davantage. Les Adeptes ont trouvé le Graal, car ils sont conscients d’eux-mêmes à 100%. Ce sont des Boudhhas, pour reprendre la terminologie orientale. Ils vivent dans ce monde comme tout un chacun, mais avec une perception des choses radicalement différente. Contrairement à l’homme commun, leur conscience est délivrée des contraintes de la matière, des contraintes du temps et de l’espace. Ils peuvent vivre ainsi sur plusieurs univers différents, voire rajeunir à volonté, mais nous n’aborderons pas cet aspect dans le présent article.

      Cet exposé aurait pu être plus complet, plus élaboré, mais à quoi bon enfler un texte par trop de détails ? Ce message d’Eveil que nous donne le Graal est d’une portée colossale. Si simplement, par la simple compréhension de notre nature, certains pouvaient considérer que nous croyons être éveillés mais que nous ne le sommes pas en réalité, un grand pas serait franchi vers la conquête intérieure.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 19 octobre, 2007 |8 Commentaires »

Liste des lieux Templiers d’Ariège

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Liste des lieux templiers d’Ariège, certains sont vrais, d’autres imaginaires, d’autres à vérifier.
Arbon, Montsaunès commanderie
Aucazein, Montsaunès commanderie
Audressein, Montsaunès, commanderie
Bonac Irazein, Montsaunès, commanderie
Boudrac, Montsaunès, Commanderie principale, avec tour fortifiée, il ne reste rien.
Cadeilhan, Montsaunès commanderie, Grange
Canens, Montsaunès commanderie, Grange
Capoulet, Commanderie principale, reste la maison Fondère.
Castillon en Couserans, Montsaunès, Commanderie principale
Chât. du Temple, Trémoulet, Nogarède (la), Chât. Reste une tour
Comegoude, Mirepoix, Ferme
Figarol, Montsaunès, Commanderie, reste la chapelle
Foix, Autre site
Gaillartville, Montsaunès commanderie
Galey, Montsaunès commanderie
Gaudiès, Chat., Prison, Reste une tour du 12e, dite «Prison des prêtres»
Guran, Montsaunès commanderie, Maison
Laffite toupière, Montsaunès commanderie
Lestelle de St Martory, «L’Etoile», Montsaunès, Commanderie
Malpas, Bompas, 1172, Capoulet, Chât. en ruines
Mazères sur Salat, Montsaunès, Commanderie
Mirepoix, 1207, Nogarède (la), Commanderie principale, avec chapelle, & un moulin.
Montréal de Sos, Commanderie, Chât. en ruines, à 1240 m. Il aurait abrité le St Graal, sous le chât. dans une grotte on découvre une peinture du 13e, sur laquelle on trouve une coupe, une épée, une lance, des séries de croix & des gouttes de sang
Montsaunès, 1156, Toulouse, Commanderie principale, reste la chapelle du 12e, riche en symboles Templiers & Francs-Maçons, fresques du 13e, avec Croix rouge du Temple & Fils à plomb, cercles, triangles, carrées, & 1618, Sirius, le Sagitaire, les 7 disciples de St Jacques. Vierge Noire dans le presbytère
Montségur, Autre site
Nogarède (la), «La Cavalerie», Commanderie principale
Orcheins, Montsaunès commanderie
Pamiers, Autre site
Planté, Montsaunès commanderie, Grange
Salies du Salart, Montsaunès  commanderie
Salles sur Garonne, Montsaunès, Commanderie principale
-Salles, Gaillac Toulza, Montsaunès commanderie, Grange
Soueich, Montsaunès, Chapelle
St Cyrac, Soula, Nogarède (la), Commanderie
St Gaudens, Montsaunès, Autre site
St Girons, Autre site
St Jean de Plante, Montsaunès, Commanderie
St Lizier, Commanderie ou maison
St Marcet, Montsaunès, Commanderie
St Martory, Montsaunès, Autre site
St Sirac, St Julien, Montsaunès, Commanderie, vestiges
Toulouse, 1134, Bordeaux, Commanderie principale, Maison du Temple, Grand prieuré, Notre Dame de la Conception, située entre l’église de la Dalbade & l’église St Rémi
Valcabrère, Commanderie, tous les 7 ans le fantôme du Commandeur appelle ses frères; «L’Ordre est détruit, les frères ont été massacrés»
Valentine, Montsaunès, Autre site
Villeneuve, Ville Dieu du Temple (la), Autre site
Montsaunès commanderie indique que la commanderie serait Monsaunés  

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 19 octobre, 2007 |5 Commentaires »

ORDRE SOUVERAIN ET MILITAIRE DU TEMPLE DE JERUSALEM

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  FONCTIONS DES CHEVALIERS SIEGEANT

 AU GRAND CONSEIL LORS DES CONVENTS

 NATIONAUX OU INTERNATIONAUX         

GRAND PRIEUR MAGISTRAL

ET
VICE GRAND PRIEUR

Tous deux Chevaliers Grand Croix, ils sont appelés à de hautes Charges.

Le grand Prieur Magistral- doit faire preuve de dévouement, de sagesse, être à l’écoute.

Il  cumule toutes les fonctions dans le Grand Prieuré, et doit en connaître toutes les charges, s’il est le représentant du Grand Prieuré Magistral pour la France.

Toutes ses propositions, décrets, charges et règlements sont soumis à l’acceptation du Grand Conseil

Il appliquera son pouvoir de décision Magistral, que si le grand Conseil n’arrive pas à se mettre en accord après deux votes du sujet traité.

Il est avant tout le rassembleur et le protecteur de la Chevalerie d’Esprit Templier en France.

VICE GRAND PRIEUR

Si  le Grand Prieur Magistral est élu selon la volonté de tous les Frères; ce dernier doit être confirmé par le Grand Maître de L’Ordre en la personne de Fernando de Sousa Fontes, qui lui précise la durée de sa Charge de grand Prieur Magistral;

Le Vice grand Prieur est désigné par le grand Prieur Magistral pour le suppléer, se partageant tous deux les Charges du Grand Prieuré.

Le Vice grand Prieur peut remplacer Ce Grand Prieur pendant son mandat, mais ne peut prendre de décision sans la consultation et l’ aval du grand Conseil Magistral

Le Vice Grand Prieur peut représenter le Grand Prieur de France dans les pays amis.

Son mandat se termine en même temps que celui du Grand Prieur, tout en pouvant se présenter à sa succession de celui-ci, lors de l’élection prévue à cet effet.

Chevalier de justice

Et

Grand hospitalier – Chapelain-

Tous deux Chevaliers Grand Croix, siègent au Grand Conseil Magistral très proches l’un de l’autre, et sont choisis par Le Grand Conseil Magistral; pour leur ancienneté, leur dévouement, leur sagesse, leur tolérance sans faille.

LE GRAND HOSPITALIER

Il a pour fonction de gérer les oeuvres caritatives; il  ou elle, est attaché au Chapelain de (‘Ordre, et est en charge de la partie spirituelle et religieuse, en étant en relation avec les différentes autorités de confession chrétienne.

Le Chapelain ne peut pas transmettre l’armement ou l’adoubement.

LE CHEVALIER DE JUSTICE

IL peut être appelé à régler un conflit entre des Chevaliers.

Il peut se faire aider en cela par des conseillers et faire un rapport au Grand Conseil Magistral qui tranchera et rendra son verdict et sanction à prendre.
Il travaille de concert avec le Chapelain et Chevalier, Hospitalier, devant faire preuve de sagesse et de tolérance face à un problème pouvant être solutionné sans appel au grand. Conseil

Magistral
LE SENECHAL

LE MARECHAL

Tous deux Chevaliers grand Croix ils sont choisis pour leur ancienneté, leur travail, leur dévouement et leur sagesse pour les frères et pour Le Grand Conseil du Prieuré de France. Ils sont désignés par Le Grand Prieur Magistral.

LE SENECNAL :

Il dirige La partie administrative du Grand Conseil.

Si il y a litige, il peut se faire aider par le Chevalier de Justice.

C’est lui qui entretien des relations fraternelles avec les autres Ordres des différents pays; et peut remplacer le Grand Prieur en cas d’urgence.

LE MARECHAL

IL dirige la partie chevaleresque de l’Ordre.

Tous les Commandeurs, Baillis, grands Officiers sont sous son autorité, puisque ayant un pouvoir Magistral sur tous les Chevaliers du Grand Prieuré.

Il a également la fonction de Grand Visiteur, et est responsable de la garde qu’il a choisi pour protéger le Beaucéant, et de faire reconnaître l’autorité du Grand Prieur Magistral.
CHEVALIERS GRAND ARGENTIER MAGISTRAL

Chevalier grand Croix c’est une haute Charge que fui a confié le Grand Prieur Magistral C’est à lui que revient la haute Charge de gérer les deniers du Grand Prieuré Magistral de France.

Ces deniers sont constitués de cotisations, dons.

Il a la  Charge de tenir les Livres de compte, d’encaisser les cotisations; au besoin les réclamer si oubli.

Il est en relation avec les Commandeurs, Baillis; est assisté d’un conseiller et d’un Chancelier pour le  contrôle des entrées et sorties d’argent, ainsi que des achats, décorations, manteaux épées sigillum.

CHEVALIER GRAND SECRETAIRE MAGISTRAL

Chevalier Grand Croix directement rattaché à la personne du Grand Prieur Magistral c'est lui qui consigne toutes les propositions de décrets, textes et décisions que le Grand Prieur Magistral proposera au Grand Conseil" «Magistral pour acceptation..

IL peut être également archiviste du Grand Prieur Magistral; se faisant aidé en cela par un conseiller, pour la récupération des documents, travaux de commanderie, courriers entre les différents pays adhérents.

Lors des Chapitres, c'est lui qui est chargé de la  rédaction du procès-verbal  et de l'archiver.
CHEVALIER GRAND CHANCELIER

Chevalier Grand Croix ils sont au nombre de trois à siéger au Grand Conseil" Magistral ou Prieurial.

C'est Ce Grand Prieur Magistral qui choisit ses Chanceliers, pour leur ancienneté, leur sagesse et dévouement envers l'Ordre.

Il fait partie des Hauts Dignitaires de t'Ordre en France.

A  l’ étranger il remplit la fonction d'Ambassadeur du Grand Prieuré Magistral  de France, et peut être appelé à prendre des décisions, accords au nom du Grand Prieuré de France ; il sera  porteur d'une Charge signée par le Grand  Prieur Magistral

Dans sa fonction d'ambassadeur, il pourra ; avec l'accord du Grand Prieur Magistral; mettre en place des chevaliers pour la création d'un Grand Prieuré National ; en transmettant Charte et règles, rituels d'adoubement ou armement des futurs chevaliers ; pouvant prendre en exemple la création en Roumanie.

Au Grand Conseil Magistral de France, il a la parole et pouvoir de décision, il propose, rédige et actualise la Charte, les rituels décrets et nominations.

Il peut être aussi un Grand Chevalier Orateur pour faire la synthèse d'un Chapitre.
FONCTIONS DES CHEVALIERS SIEGEANT AU GRAND CONSEIL LORS DES CONVENTS NATIONAUX OU INTERNATIONNAUX
LE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

Chevalier Grand Officier ou Grand Croix il  a une fonction de Hautes Charges, ayant, avec ses assistants la responsabilité de toute la préparation du Chapitre.

C'est à lui que revient la vérification de toute la mise en place du matériel et des matériaux pour les différentes cérémonies.

Tenue de Chevalier:

Chasuble, cordelette à 8 nœuds, gants blancs, croix, sigillum, épée dans son fourreau, cape ou manteau blanc.

Pendant la durée de la cérémonie :

Il est l'autorité qui fait régner l'ordre, la discipline et le respect du rituel; ainsi que la gestuelle dans le Temple.

Il est à même de reconduire voire même d'expulser un perturbateur dans l’ assistance. Il est autorité policière avec ses gens d'armes.

Il  est choisi par le Grand Conseil

CONSEIL MAGISTRAL PRIEURAL :

Chevalier d'esprit templier, il a tenu plusieurs fonctions dans l’Ordre, et siège au Conseil­ Magistral. Il apporte ses différentes « lumières » sur tout sujet traité lors de la tenue du Conseil Magistral:

Il peut remplacer n'importe quel chevalier lors d'un chapitre National.

I l peut avoir le titre de Grand Officier ou Chevaler Grand Croix

Il peut être chargé de mission, et apporte ses conseils à toute Commanderie ou Commandeur le sollicitant afin de résoudre un éventuel problème interne, dont il fera un rapport au grand Conseil d'une part et aux Chevaliers de Justice d'autre part qui trancheront pour la suite à donner.

Il siège au Conseil du Grand Prieuré pour les élévations et les récompenses. Il peut se présenter à l’élection de Grand Prieur.
LE BAILLI  PRIEUR GRAND OFFICIER

Ces différents titres sont décernés aux chevaliers méritants ou commandeur qui en font la demande, et qui sera adressée au Grand Conseil Magistral qui jugera de la suite à donner à la demande exprimée.

Pour être bailli ou prieur, il faut que trois commanderies soient sous son contrôle. Il n'a pas pouvoir de décision sur le commandeur, mais il peut le conseiller. Il fera un compte-rendu au Grand Conseil Magistral de la tenue des commanderies qu'il visitera.

Il assiste aux chapitres et est reçu selon son rang, à hauteur de la fonction qu'il occupe et qu'il représente.

Au cours de son mandat, il peut être aussi chargé de mission auprès de pays amis, et dans ce cas, sera mandaté avec une lettre justifiant sa fonction de représentant du grand Prieuré Magistral de France OSMTH, afin qu'il soit reçu avec les donneurs qui lui reviennent et dans le respect du Pays qu'il représente.

Son mandat terminé au titre de Bailli ou Prieur; il redevient chevalier avec le titre de grand officier, ou à un niveau plus élevé; Chevalier grand Croix pouvant lui être décerné par décision du Grand Conseil Magistral de France OSTMH et la confirmation par décret du Grand Maître Fernando De Sousa Fontes.

Le Commandeur transmet les demandes de récompense pour l'élévation d'un Chevalier, en faisant un rapport circoncis joint à la demande.

Le Commandeur est le ciment entre les Frères de sa Commanderie, il n'a de compte à rendre de ses décisions qu'au Grand Conseil Magistral de France 0STMH .
LE C0MMANDEUR

Après plusieurs années, un Chevalier peut être élevé au grade de Commandeur; sachant qu'il n'y a que deux grades dans l’ordre; à savoir: Chevalier et Commandeur. Les autres titres ne représentent que des fonctions ou élévations de titres et fonctions.

Le Chevalier peut créer sa propre Commanderie avec des sergents et novices; il deviendra Commandeur, mais devra être reconnu par le Conseil Prieurial de France OSMTH .

Un Chevalier dans une Commanderie peut être élu par les autres Chevaliers, et reconnu comme Commandeur. Sa nomination devant être confirmée par un décret et un diplôme du Grand Plieur Magistral de France OSMTH:

Le Commandeur a de hautes responsabilités. Il dirige sa Commanderie en respectant la règle,la Charte de l'Ordre de OSMTH de France, ainsi que le rituel de chevalerie de l'Esprit Templier. C'est lui qui représente l'autorité dans sa Commanderie. Tous les Chevaliers rattachés à sa commanderie lui doivent obéissance.

Il est en relation directe avec le Bailli ou Prieur de sa région, à qui il adresse les comptes rendus de Chapitre.

Il recrute, reçoit, instruit, décide ou sanctionne.

Il peut s'adresser directement au grand Conseil Magistral de France OSMTH  s'il rencontre un problème .

A chaque élévation le chevalier reçoit par décret un diplôme le reconnaissant dans sa fonction; diplôme signé par le Grand Prieur Magistral; par le Vice Prieur Magistral le Sénéchal et Maréchal.

Le Chevalier a  une grande responsabilité dans l’ordre ; Il est le gardien des valeurs de l'Ordre et de la Foi Chrétienne, aucun écart ne lui étant permis.

LE CHEVALIER

L'armement de Chevalier est la  distinction la plus importante de l'Ordre, c'est sur lui que repose la base de l’Ordre ; chaque Chevalier représentant une pierre taillée, polie sur laquelle reposera l'Ordre du Temple.

Bien qu'armé Chevalier et reconnu comme tel; l e Chevalier aura encore une longue route et même une vie pour qu'il se dise « je suis chevalier ». Mais ce serrait  une erreur  de dire cela ; c'est aux autres de le reconnaître comme tel.

Au cours de sa vie, il peut être appelé a des fonctions dans sa Commanderie : secrétaire, argentier, orateur, porte baucéant, et même commandeur.

Il peut parrainer et former des sergents, instyruction à leur armement.

Après plusieurs années de chevalerie, il peut être appelé a des fonctions supérieures auprès du conseil Prieurial : chargé de mission, Grand Maître des Cérémonies, Grand Chancelier Orateur, Conseiller, Grand argentier.

Il sera alors élevé au grade de grand Officier , Bailli ou Prieur de Région.

C'est le grand Conseil Prieurial  qui décide de son élévation signée par le Grand Prieur Magistral
DEVENIR CHEVALIER.

 LES TROIS PRINCIPES:
Dès le plus jeune âge, la fonction de chevalier nécessitait l'entraînement à développer et exercer 3 facultés de l'esprit, de l'âme et du corps; à savoir la Sagesse, la Force et la Beauté.

Tous les grands textes de la chevalerie médiévale insistent sur l'acquisition indispensable de ces 3 facultés si l'on veut devenir chevalier accompli.

La Quête du Graal, indique d'ailleurs explicitement les modèles de ces 3 qualités je cite

« Salomon, le plus sage des hommes, Samson, le plus fort et Absalon, fils de David, le plus beau de la Terre » ; il s'agit d'un leitmotiv de toute la geste arthurienne.

 

-                         la Sagesse est associée à la prud’homie, c'est-à-dire à la conscience éclairée par la science et la prudence, à la perception aiguisée des êtres et de la nature. Elle dépend de la pureté du coeur et de la droiture intérieure autant que la capacité d'observation et d'attention.

-                         La Force est associée à la grandeur d'âme et au courage qui donne la confiance pour supporter les afflictions, ou l'audace pour entreprendre de grandes choses. Elle est magnanimité, mansuétude, clémence et patience.

-                         La Beauté est associée à la générosité et à la courtoisie, à la largesse c'est-à-dire à cette forme d'ouverture et de subtilité de l'âme qui permet d'être sensible à l'harmonie, et de répondre aux besoins d'autrui dans le désintéressement.

 

D'une certaine manière, l'exercice de ces 3 facultés permet de réaliser respectivement les 3 vertus théologales que sont la Foi, l'Espérance et la Charité. De même que ces 3 vertus sont considérées comme inséparables l'une de l'autre, le chevalier accompli est celui qui sait tempérer la Force par la Sagesse et la Beauté, l'attrait de la Beauté par la Sagesse et le Courage, et incarner la Sagesse dans la Force et la Beauté de ses actions. Si l'on considère que Sagesse, Force et Beauté correspondent directement à l'Esprit, à l'Ame et au Corps ; à l'entendement, à la volonté et à la mémoire ; et aussi à la tripartition sociale des clercs, des guerriers et des artisans.

L'acquisition de ces dispositions se fait par un apprentissage dès l'enfance consistant:

-                         A discipliner et soumettre la volonté propre par le service d'un seigneur comme page, valet et écuyer, permettant ainsi d'obtenir la capacité d'un jugement juste, éclairée, impartiale et la maîtrise de soi à partir du sens de l'observation;

-                         A développer les énergies physiques, d'adresse, d'endurance, de courage et de concentration par les exercices martiaux et les jeux nobles comme la chasse ou les échecs;

-                         A éduquer les gestes du corps et ouvrir la sensibilité à l'harmonie subtile du monde dont le chevalier est chargé de faire respecter l'ordre, par la danse, le service des dames, la poésie et la musique dans les compétitions psychologiques des cours d'amour.
VARMATURE SPIRITUELLE·
Saint Bernard, rappelant Saint Paul dit que « le chevalier du Christ doit être armé de la patience pour bouclier, qu'il porte et dont il s'entoure contre tout adversaire, de l'humilité pour cuirasse qui préserve les profondeurs intimes, de la charité pour lance, avec laquelle comme dit l'apôtre, se portant vers tous dans la provocation de la charité et se faisant tout à tous ; il combat le combat du Seigneur. Il lui faut aussi le heaume du Salut qui est l'Espérance protégeant la tête, c'est-à-dire 1' élément capital de l'esprit. Qu'il ait également le glaive de la Parole de Dieu et le destrier de bon désir.

Toutes ces vertus morales et théologales ont pour effet d'orienter et de fortifier les énergies spirituelles dans la grâce agissante du Saint Esprit, assimilée parfois à la fontaine bienfaisante du Saint Graal .C'est à ce prix que le Chevalier peut combattre le vieil homme et ses instincts rapaces, afin de remettre sur le trône de son coeur, l'Homme Nouveau, dans la plénitude de son être et devenir ainsi, Maître et Roi de lui-même.

Car n'oublions pas que, la force véritable provient toujours de la rectitude de l'énergie du coeur vivifié par la grâce divine.
D'ailleurs, en mettant en correspondance les différentes armes du Chevalier avec les vertus, Saint Paul comme Saint Bernard, rappellent qu'il y a un usage spirituel des exercices martiaux et du métier de la guerre, transmuté en Guerre Sainte contre la tyrannie de l'ego guerre de libération intérieure qui est le prélude et la condition de toutes les autres.

Lorsque les facultés de l'être spirituel ont été libérées de la prison du « moi », ils peuvent alors rétablir le royaume de Dieu et former la Cité de la Paix.

Et celle-ci n'est autre que l'état où le corps, par la noblesse du sang royal, est purifié, transfiguré et glorifié ; car comme le précise Saint Paul ; si nous naissons corps corruptible, l'oeuvre spirituelle achevée consiste à renaître corps incorruptible pour la vie éternelle.

Cet état se caractérise par 4 qualités, réalisation de la perfection de la croix de l'Homme roi.
LES QUATRE QUALITES CARDINALES DE L'HOMME NOBLE:

 J'associerai ces 4 qualités aux 4 éléments.

-                                La clarté et la transparence qui correspond à l'eau

-                            L'impassibilité qui correspond à la terre (qui veut dire invulnérabilité)

-                            La subtilité qui correspond au feu (qui veut dire traverser tout, vaincre la matière)

-                            L'agilité qui correspond à l'air (qui veut dire vaincre l'espace et le temps)
D'une certaine manière, l'armement du chevalier évoque ces 4 qualités qu'il s'agit de conquérir:
 

-                            L'épée et le bouclier manifestent la clarté

-                                La cuirasse et le heaume manifeste l'impassibilité

-                            La lance manifeste la subtilité

-                            Le cheval et les éperons manifestant l'agilité.
Ces caractères de l'état glorieux ont également comme reflet, la réalisation des 4 signes distinctifs de l'homme noble accompli; à savoir:
-                                L'honneur

-                                La fidélité

-                                La prouesse

-                                La courtoisie,
Lesquelles expriment aussi:

 -                                La justice

-                                La prudence

-                                La force

-                                La tempérance
Et enfin les 4 voeux:
-                                La pauvreté

-                                L'obéissance

-                                Défendre la Foi et le faible

-                                La chasteté.

L'honneur consiste d'abord à reconnaître la dignité de son âme, à obéir aux exigences élevées de sa nature et à avoir une conscience pure.

L'inverse est la bassesse et la vilenie.

Le chevalier cultive d'abord cette disposition à voir en lui-même et chez autrui, l'image de Dieu, à la respecter et à l'illustrer.

Avant d'être un comportement, l'honneur est d'abord une sensation intérieure, un souci constant de garder et d'accomplir cette part royale, lumineuse et immortelle qui est en soi. L'honneur n'est autre que la garde du coeur.
La fidélité consiste à maintenir l'orientation du coeur en toutes circonstances. Elle implique la sincérité, la loyauté et la constance.

Son contraire est la félonie, la traîtrise, le mensonge.

Elle s'adresse d'abord à soi-même, à cette part honorable du coeur dont nous venons de parler.

Elle s'adresse ensuite au suzerain, à la Dame et au Roi du Ciel qui ordonne et gouverne le monde. Elle s'exprime par le respect de la parole donnée, engagement qui oblige car il repose sur la conscience de la force créatrice souveraine du Verbe divin qui a dit:

« Le Ciel et la Terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ».

 La prouesse est la recherche constante de l'absolu et le désir de la gloire, à travers le dépassement de soi-même.

Son contraire est la lâcheté, la paresse.

Il s'agit de sortir vainqueur des combats, des aventures et des épreuves. Cette quête de la gloire consiste avant tout à combattre pour la gloire de Dieu, pour

manifester son rayonnement solaire dans l'éclat de sa lumière, de sa puissance et de sa beauté. ; Je serai tenté de dire de sa sagesse de sa force et de sa beauté!

Etre un preux, c'est parvenir à révéler, à magnifier cette gloire par une conduite héroïque qui dépasse les limites de l'humanité ordinaire, aveuglée et affaiblie par la chute.

Cette gloire, objet de respect et d'admiration inspire le désir de perfection. Le chevalier la perçoit à travers la contemplation de la beauté visible ; et le reflet de cette beauté « épiphanique » ; c'est d'abord dans la femme que le chevalier la trouve et apprend à la découvrir, comme dans le miroir de la splendeur invisible, pleine d'amour.

Cet amour est si puissant, que la force guerrière abdique devant lui.
La courtoisie, 4~'~ vertu cardinale qui achève la perfection, consiste en un comportement fait d'attention, de délicatesse et de générosité. Elle implique la générosité du coeur; ne dit-on pas que la courtoisie signifie « se faire aimer à tous gens » et encore « se rendre aimable tous? ». disponibilité donc dont les 2 faces sont l'hospitalité ou réceptivité et la largesse ou don désintéressé.

Son contraire est la grossièreté, la brutalité et l'avarice.

N'est-il pas vrai que ce sont les Dames qui abritent la courtoisie et qui en précisent les lois subtiles ? Car pour l'éthique chevaleresque, la faiblesse de la femme cache une force céleste et une sagesse plus haute que celle des hommes.

C'est de la femme que le chevalier reçoit les armes, et c'est à elle qu'il dédie ses belles actions. C'est elle enfin qui stimule le désir, qui éveille l'amour, donne le courage qui sont les mobiles pour se perfectionner, se transformer et parvenir à la noblesse du coeur.

La dame est ainsi l'absolu sensible au coeur, l'étoile qui alimente le désir spirituel.
Pour terminer, je dirai que l'union avec la Dame réalise l'unité intérieure de l'être, comme c'est de la fusion de Mars et de Vénus que résulte la paix, qui est la fin de la guerre et l'ordre juste rétabli.
C'est donc ainsi que ces 4 qualités traduisent, pour l'état chevaleresque, une conscience de nature édénique.

ARMEMENT DU CHEVALIER

 PREPARATION A L'ARMEMENT:

 Tenue vestimentaire du Chevalier:

 Le Chevalier portera: chasuble, gants blancs, cordelette à huit noeuds, épée, croix du Temple Vermeille ou sigillum aux 2 chevaliers sur le même cheval. Le manteau blanc ou cape doit être pur; les divers écussons, distinctions décorations devant se porter sur la chasuble.

Le manteau ou cape ne porte que la Croix selon les différents ordres « de forme ou de couleur ».

Préparation psychologique du chevalier:

 Après un bain purificateur, le sergent entrera en veille d'armement, faisant le vide intérieurement. Il entrera en prière et lira plusieurs pages de la Bible qu'il choisira lui-même.

Le jour de l'armement:

Accompagné de son parrain, il sera présenté face à tous les Dignitaires et Chevaliers de l'Ordre, en tenue foncée, chemise blanche, manches retroussées et sans bijoux.

Le parrain présentera le sergent à tous les Chevaliers, expliquant ses valeurs pendant son noviciat; et après acceptation de tous ; la cérémonie pourra commencer.

 LE CHEVALIER

Le Chevalier est la base de 'Ordre, son défenseur. Il représente un idéal il est porteur de la noblesse du coeur et de l’ intelligence fait d'amour, de fraternité ; défendant la foi chrétienne, la veuve et l’  orphelin.

Après plusieurs mois d’instruction, le sergent placé sous la, responsabilité d'un Chevalier qui est son parrain, peut être présenté pour être armé s'il remplit bien les conditions requises, à savoir :

·             Ponctualité lors des chapitres

·             Tenue exemplaire

·             Travaux collectifs ou personnels

·             Respect des valeurs et traditions

·             Transmission de ces dites valeurs

·             Relations fraternelles avec Ces autres Chevaliers et novices

·             Obéissance envers son Commandeur et autres Dignitaires de l’Ordre.

Le parrain le proposera pour 'armement au titre de Chevalier de l’Ordre, au Commandeur de la Commanderie à laquelle le sergent appartient.

C'est le Conseil de la Commanderie qui décide de 'acceptation de la demande.

Le Commandeur transmettra alors la demande signée de sa main avec son sceau au secrétariat prieurial afin de préparer les documents confirmant l'armement du sergent, la lettre testimoniale, Le diplôme et les documents seront enregistrés ensuite dans le qrand Livre de Chevalerie de l’Ordre.

LE SERGENT

Le sergent est placé sous l’ autorité d'un Chevalier qui est aussi son parrain, responsable de ses instructions qui doivent Ce conduire à l'armement de chevalier.

Selon ses travaux dans. la Commanderie, et qu'il présentera à ses frères chevaliers ; suivant résultat, son instruction sera de 6 ou 12 mois. il sera noté sur ses travaux, sa tenue, sa ponctualité aux chapitres.

Suivant sa conduite ou comportement vis à vis de l’Ordre ou de ses Frères, une quelconque sanction peut être prononcée à son encontre, et ce, pouvant aller jusqu'à l’exclusion.

 S'il juge cette sanction injustifiée dans sa teneur, il peut faire appel à son parrain qui plaidera sa cause auprès du Conseil de la

Commanderie ; Ce Commandeur restant seul juge quant au niveau de sanction a infliger ; étant bien entendu que, seul le parrain pourra prendre la parole au cours du débat contradictoire

LE NOVICE

Pour être admis dans l’Ordre de la Chevalerie d'esprit templier OSMTH  il faut être chrétien.

Le postulant peut faire sa demande d'admission soit en écrivant à la Commanderie la plus proche de son lieu de résidence, à condition de la connaître, soit en s'adressant sur notre site templier :

http://templedeschevaliers.free.fr

Cette demande devra être accompagnée d’une lettre de motivation et de deux photos d’identité de moins de trois mois.

Un complément d’enquête, ordonné par le Commandeur de la future Commanderie, sera effectué.

‘Un parrain, s’il n’en a pas, sera attribué au futur novice.

Le Commandeur sera seul juge dans l’acceptation ou non du nouveau postulant.

Le parrain aura donc pour mission d’instruire le nouveau novice dans le respect et le devoir de la Chevalerie en général et de l’Ordre en particulier.

Tout manquement envers un frère aboutira à une sanction pouvant aller jusqu’à l’exclusion et la radiation.

Les problèmes internes à la Commanderie seront réglés par le Commandeur.
 

NOM •………………………………………………………………………………… PRENOM • ……………………………………………………………………………………….

DATE DE NAISSANCE •…………………………………………………. ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… .LIEU DE NAISSANCE • …………………………………………………………………

SITUATION DE FAMILLE • ……………………………………………….. RELIGION • ……………………………………………………………………………………..

ADRESSE • …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

TELEPHONE •                                             TELEPHONE MOBILE . ……………………………………….. e-mail • …………………………………………

PROFESSION •…………………………………………………………………………………………………….

ETUDES •…………………………………………………………………………………………………………….

SITUATION MILITAIRE •…………………………………………………………………………………………………… GRADE • …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… AFFECTATION • …………………………..

RECU AU TEMPLE LE •……………………………………………………………………………………….

ARME CHEVALIER LE •……………………………………………………. PARRAIN •………………………………………………………………………………………..

ADOUBE LE •……………………………………………………………………. .PARRAIN •……………………………………………………………………………………….

FONCTION ET GRADE •………………………………………………………………………………………

APPARTENANCE OBEDIENCE •…………………………………………………………………………

TRAVAUX REALISES POUR LE TEMPLE ……………………………………………………………………………………………………………………………………….

QUELS SONT LES TRAVAUX QUI VOUS INTERESSENT •…………………………………………………………………………………………………………….

QUE PEUT VOUS APPORTER L’ORDRE ………………………………………………………………………………………………………………………………………

QUELLES SONT VOS ATTENTES ET VOS ESPERANCES :…………………………………………………………………………………………………………..

EN CAS DE DECES, SOUHAITEZ-VOUS UNE CEREMONIE CHEVALERESQUE TEMPLIERE •………………………………………………….

VOTRE FAMILLE EST-ELLE INFORMEE …………………………………………………………………………………………………………………………………………..

 MERCI DE REDIGER ET JOINDRE UNE LETTRE DE MOTIVATION

Contact : Magnus Secretarius Magnus Prior

osmth.france@wanadoo.fr

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 14 octobre, 2007 |11 Commentaires »

N’était pas Chevalier qui veut !

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N’était pas chevalier qui veut ! Par contre, les personnes de petite naissance pouvaient aspirer à la chevalerie même s’il était peu fréquentqu’un paysan soit adoubé. La majorité des Chevaliers étaient nobles, ou fils de Chevalier.

Pour devenir chevalier, un personnage se doit d’être au service d’un seigneur, d’un noble, d’un ordre ou d’une cause juste. Le chevalier doit toujours placer l’honneur, la bravoure et l’abnégation de soi avant toutes autres valeurs et doit adhérer à un code de chevalerie

Tout chevalier avait droit de sacrer autant d’hommes qu’il le désirait. À l’origine, on adoubait le chevalier autant dans une cérémonie solennelle que sur les champs de bataille. Le futur chevalier était parrainé par un riche comte ou même le roi. C’est lors de l’adoubement que l’on remettait au nouveau chevalier, l’arnure ainsi que les armes qui lui serviraient sur les champs de bataille. Une fois armé, il sautait sur son cheval sans l’aide de ses étriers et démontrait ses talents au maniement des armes sur des mannequins. Il passait alors dans le monde des adultes.

L’église a, par la suite, fait de ce sacrement une cérémonie religieuse. Une veillée de prières précédait la cérémonie de l’adoubement et on baignait l’adoube. Lors de la cérémonie, le prêtre bénissait les armes du chevalier et par la suite, le chevalier lui-même. On ceignait le chevalier de l’armure et celui-ci dégainait trois fois son épée du fourreau. Le chevalier prêtait serment d’utiliser ses armes qu’on lui remettait pour le service de Dieu et la protection des faibles. Puis, l’adoubeur donnait un baiser de la paix suivi de l’accolade puis il frappait de la paume, le cou du chevalier. Cet acte était pour stimuler la foi du chevalier envers le Christ. Les nobles ajustaient alors ses éperons et sa bannière sur laquelle était inscrite des prédictions. Ensuite, il montait à cheval et prouvait son habileté de cavalier en renversant à coup de lance, des mannequins nommés « quintaines ». Pendant deux ans, il se devait de courrir les tournois afin de répandre le nom de la Maison dont il portait les couleurs.
Pour le chevalier, l’armure est bien autre chose qu’un simple moyen de protection, c’est un indicateur de statut social. Ainsi, le chevalier cherchera toujours à posséder l’armure la plus imposante et la mieux ouvragée. l’armure est un outil essentiel. À l’apparence, elle est donc systématiquement ornée de multiples décorations, blasons et autres marques rappelant la bravoure de son possesseur. Un chevalier comme tous les nobles possède un blason, une devise et autres signes distinctifs qui lui permettent de se faire identifier sur le champs de bataille. L’armure de plaques reste le choix favori du chevalier. Les armures en cuir ou en tissu étant réservées aux paysans.

Les chevaliers n’ont aucune limite dans les armes qu’ils peuvent utiliser, mais il existe certaines armes privilégiées que les chevaliers chercheront à apprendre à maîtriser, en priorité :

La lance
L’épée longue
La masse de chevalier

Les armes qui affligent les dommages à distances, seront délaissées par le chevalier car elles mettent en cause sa bravoure au combat, constituant ainsi une violation au code de chevalerie. Le combat à cheval est une spécialité des chevaliers. Ils sont tous virtuellement nés et entraînés sur une selle.

Un chevalier doit suivre un code de conduite et respecter une éthique propre à la chevalerie sous peine de perdre son statut de chevalier. Ces valeurs chevalesques sont :

La Loyauté
La Courtoisie
L’Honneur
La Fièreté et la Bonne Foi
La Bravoure
La recherche de Gloire et de Renommée
L’Obéissance à la Hiérarchie et le Respect de la Parole donnée

Le code de la chevalerie du temps des croisades, se résume en dix (10) commandements, tout comme le décalogue de l’église. Il a surement été le frein aux personnes qui, sans ce code, auraient été sauvages et indisciplinés.

Tu croiras à tout ce qu’enseigne l’église et observeras tous ses commandements.
Cette première règle de la chevalerie est la plus importante de toutes. Si on était pas Chrétien, on ne pouvait devenir chevalier. Le chevalier devait croire en Dieu et avoir en lui, pleine confiance.
Tu protégeras l’église.
Cette règle est le cri d’armes du chevalier. Le chevalier devait servir et défendre l’église.
Tu auras le respect de toutes les faiblesses et t’en constitueras le défenseur.
Le chevalier devait défendre tous les faibles, aussi bien les prêtres que les femmes et les enfants.
Tu aimeras le pays où tu es né.
Le chevalier devait aimer et protéger sa patrie.
Tu ne reculeras pas devant l’ennemi.
Le chevalier devait être une brave personne. Mieux valait être mort que d’être couard.
Tu feras aux infidèles, une guerre sans trève et sans merci.
Cette règle invitait les chevaliers à combattre et haïr les païens.
Tu t’aquiteras exactement de tes devoirs féodaux, s’ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
Le Seigneur devait protéger son vassal qui lui, en échange, était fidèle à son seigneur. Le chevalier devait aider son seigneur lorsqu’il avait besoin d’aide.
Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée.
Le chevalier ne devait en aucun cas mentir et le respect de la parole donnée allait aussi avec la franchise.
Tu seras libéral et feras largesse à tous.
Le chevalier devait être courtois et sage pour tous. Il devait être aussi généreux.
Tu seras, partout et toujours, le champion du croit et du bien contre l’injustice et le mal.
Le chevalier devait se faire le défenseur du bien et le combattant du mal.

Les vertus de la chevalerie

Loyauté
Le chevalier devait toujours être loyal envers ses compagnons d’armes. Que ce soit pour la chasse ou pour traquer un ennemi, le chevalier doit être présent au combat jusqu’à la fin avec ses compagnons, prêt à les aider en tout temps avec vaillance.
Prouesse
Le chevalier devait être preux et posséder une force musculaire importante pour combattre les adversaires qu’il rencontrerait. Il devait les combattre pour le service de la justice et non par vengeance personnelle.
Sagesse et Mesure
Le chevalier devait être sage et sensé afin d’empêcher la chevalerie de basculer dans la sauvagerie et le désordre. Il avait le contrôle sur sa haine et sa colère de lui-même en tout temps. Les échecs étaient donc de mise pour excercer sa capacité intellectuelle dans la réflexion et le calme.
Largesse et Courtoisie
Un noble chevalier devait partager autant de richesses qu’il possédait avec amis et paysans sous son aile. Lorsqu’il se rendait à la cour, il devait faire preuve de courtoisie, de se faire aimer par sa dame en étalant devant elle toutes ses prouesses. Il devait aussi la servir fidèlement et purifiait en quelque sorte, l’âme du Chevalier.
Justice
Le chevalier doit toujours choisir le droit chemin sans être encombré par des intérêts personnels. La justice se faisait alors par la pitié et l’humilité. Un chevalier se doit de défendre son Seigneur et ceux qui dépendent de lui. Il doit toujours défendre sa nation, sa famille et ceux en qu’il croit fermement et loyalement.
Courage
Un chevalier se doit de choisir le chemin le plus difficile et non le chemin guidé par ses intérêts personnels. Il doit être prêt à faire des sacrifices personnels. Il doit être à la recherche ultime de la vérité et de la justice adoucie par la pitié.
Foi
Un noble chevalier doit avoir foi en ses croyances et ses origines afin de garder l’espoir.
Humilité
Le chevalier ne doit pas se vanter de ses exploits, mais plutôt laisser les autres le faire pour lui. Il doit raconter les exploits des autres avant les siennes afin de leur donner le renom dont il mérite.
Franchise
Le chevalier devait parler le plus sincèrement possible.

 

Voici quelques devises et attitudes propres aux chevaliers :

Courtoisie envers toutes les femmes
L’honneur avant tout et la mort avant le déshonneur
Mort à ceux qui s’opposent à la noble cause
Combattre est une gloire
La bataille distingue le brave
Le respect de ses pairs et de ses égaux
On ne peut mourir qu’en faisant la guerre
Sur le champ de bataille sois toujours sur l’ennemi le plus puissant
Protèges les faibles qui te respectent
Ne refuses jamais un duel
Ne laisses jamais personne te traiter de lâche pour servir, ou pour mourir
Ton corps est une machine à tuer
Si la mort te frappe au combat, souris-lui

Au Moyen-Age, tous les évènements devenaient prétexte pour organiser un tournoi et jouter. Même si les tournois et les joutes s’organisaient dans le respect absolu des adversaires, il arrivait souvent qu’un chevalier se blesse sérieusement ou meurt lors des tournois. Ils étaient principalement pratiqués par les jeunes nobles, récemment adoubés, fils de seigneurs qui les envoyaient apprendre hors de leurs terres les règles de la chevalerie avec leurs compères. Les tournois servaient à déterminer le meilleur chevalier et les vaincus remettaient armes et rancon au vainqueur. De plus, il arrivait qu’une dame remette sa manche à un chevalier afin qu’il se batte pour elle. Il remettait de ce fait les armes et les chevaux des chevaliers vaincus à la dame qui lui avait offert sa manche.

De nombreux cavaliers et nobles créèrent des ordres de chevalerie réunissant en confrérie les meilleurs tournoyeurs. Ceux-ci disposent d’appartements dans un château royal. Ils se doivent assistance réciproque en cas de besoin, et partagent une même foi religieuse. Les joutes et les tournois stimulent les armées, soutiennent le moral des soldats et encouragent, par une guerrière stimulation, les prouesses des chevaliers.

L’esprit de la Noblesse

Le véritable esprit de la noblesse vient d’abord du coeur et de l’esprit. Savoir comprendre les autres, être présent dans leur désarroi, être l’oreille attentive à ceux qui en ont besoin, s’abstenir des commentaires blessants ou passer des jugements sur les autres. C’est faire grand usage de la mesure dans ses paroles et propos.

C’est aussi ne pas faire de distinction entre le faible et le fort, le pauvre et le riche ; c’est se tenir loin de l’arrogant, du méprisant qui n’a jamais compris les autres. Cela peut aussi signifier se sentir aussi à l’aise avec le simple comme le flamboyant. C’est aussi aider (dans la mesure du possible) ceux qui en ont besoin.

Mais c’est aussi être un phare pour les autres. Essayer par tous les moyens d’enterrer nos défauts et de manifester nos qualités. C’est éviter la moquerie, le double language, les stupidités anonymes adressées à n’importe qui.

C’est déja beaucoup d’arriver à faire tout cela. Et il y aurait peut-être encore plus à faire !

Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 12 octobre, 2007 |10 Commentaires »

Chevalier, accroche-toi…..!

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Quand ta journée est longue et la nuit,
La nuit appartient à ta solitude
Quand tu es sûr d’en avoir eu assez de cette vie

Eh bien accroche-toi,
Ne te laisse pas aller,
Tout le monde pleure et
Et tout le monde souffre parfois.
Parfois tout va mal.

C’est le moment d’avancer en chantant.
Quand ta journée est une nuit de solitude,
Accroche-toi; accroche-toi
Quand tu as envie de baisser les bras,
Accroche-toi

Quand tu penses en avoir eu trop de cette vie
En bien accroche-toi.
Tout le monde souffre.
Trouve du réconfort auprès de tes amis.
Tout le monde souffre.

Ne lâche pas ta main.
Oh, non, ne lâche pas ta main
Si tu as l’impression d’être seul,
Non, non, non, tu n’es pas seul

Tout le monde souffre

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 9 octobre, 2007 |Pas de commentaires »
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