L’ordre des Frères Prêcheurs

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Dominique de Guzman

Domingo de Guzman, né vers 1170 à Caleruega en Castille, entra à l’âge de 14 ans à l’université de Palencia où il étudia la théologie et la philosophie.

Connu pour sa générosité, il vendit toutes ses possessions pour aider les pauvres pendant une famine.

Il devint chanoine de la cathédrale d’Osma en Castille et s’inscrivit dans les réformes ecclésiastiques sur le plan local.

Il accompagna son supérieur Diego, évêque d’Osma, pour une mission religieuse à Rome, en 1203.

Sur le chemin du retour vers l’Espagne, il fut frappé par les abus du clergé et l’importance qu’avait pris l’hérésie des albigeois (voir « Manichéens »), alors qu’il traversait le Languedoc, dans le sud de la France.

Il remarqua le succès des albigeois auprès de la population, succès qui provenait sans doute de leur instruction et de leur manière de vivre. Ils allaient deux par deux, dans la pauvreté volontaire, et s’efforçaient de prêcher l’exemple.

Dominique prit comme eux la route à pied, dans le dénuement, emportant seulement les livres nécessaires à l’office, l’étude et la « dispute » (l’explication théologique qu’il menait avec les albigeois).

Dominique s’installa à Fanjeaux-Prouilhe (Aude) où il fonda en 1206 un monastère pour quelques « parfaites » converties chargées de prier pour la conversion des cathares.

Avec l’évêque Diego d’Osma, il ne cessa de prêcher contre les hérétiques dans la France méridionale.

Une dispute théologique fut même organisée sur plusieurs jours à Montréal, près de Carcassonne entre le futur saint Dominique et l’évêque cathare Guilhabert de Castres, mais la prédication échoua.

La croisade contre les albigeois commença par l’assassinat de Pierre de Castelnau, légat pontifical, en janvier 1208, par un familier du comte de Toulouse.

Dominique ne collabora pas à la croisade comme d’autres clercs, évêques et moines : il ne cessa de prêcher pendant que d’autres se battaient.

Contrairement à la légende, si les dominicains y prirent part, Dominique ne participa pas lui-même à l’inquisition (voir dossier).

En 1214, à Toulouse, Dominique fonda l’ordre des Frères Prêcheurs (appelés plus tard dominicains).

L’ordre reçut en 1216 l’approbation ecclésiastique. Les dominicains voyagèrent à travers toute l’Europe.

En 1218, le pape Honorius créa pour Dominique la fonction de maître du Saint-Palais et de théologien personnel du pape.

Pour les laïcs, Dominique créa, en 1220, la Milice de Jésus-Christ.

Dominique mourut à Bologne le 6-8-1221, pendant une campagne missionnaire dans le nord de l’Italie.

Il fut canonisé par le pape Grégoire IX en 1233.

On lui attribue l’invention du chapelet. Ce qui est certain, c’est qu’il répandit cette façon de prier, et en fit un des caractères spéciaux de l’ordre qu’il fonda.

« Il (ndlr : saint Dominique) allait jusqu’à prétendre forcer la justice même du Père, en priant pour les damnés : ad in infernos damnatos extendebat caritatem suam » (Cité par Bernanos)

http://perso.orange.fr/compilhistoire/Dominiquesaint.htm

 

Publié dans : L'ordre des Templiers |le 28 juillet, 2007 |Pas de Commentaires »

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