Archive pour juin, 2007

Jérusalem dans la conscience

templarsbdqdqsd.gif

Jérusalem est la lumière du monde, comme il est dit : “Les peuples marcheront vers Ta lumière et les rois à la clarté de ton aurore” (Isaïe 60, 3). Qui est la lumière de Jérusalem ? le Saint béni soit-Il comme il est écrit : « Et le Seigneur sera pour toi, une lumière éternelle » (ibidem 60, 19)

Midrach Rabbah (Gen. 59, 5)


La lumière du monde qu’est Jérusalem s’exprime par le fait que tous les peuples vont converger vers cette lumière, le symbole de la reconnaissance du Dieu unique sur la terre.

Nous trouvons cette idée dans le « Chema Israël », le verset dit « Ecoute (chema) Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un » (Deut. 6, 4). Rachi explique : Ecoute Israël, l’Éternel qui est aujourd’hui notre Dieu – mais pas encore le Dieu des autres nations (idolâtres) — deviendra le Dieu unique pour tous les peuples, comme il est dit : « Car là je gratifierai les peuples d’un langage épuré, afin que tous implorent le Nom de l’Éternel pour le servir d’un cœur unanime » (Cephania 3, 9). Il est également écrit « L’Éternel sera Roi sur toute la terre ; en ce jour, l’Éternel sera Un et Unique sera Son Nom » (Zacharie 14, 9).
Ainsi, le couronnement de la Royauté Divine sur la terre ne peut s’établir que par la reconnaissance unanime de l’unité de Dieu par toutes les nations du monde.

Jérusalem est considérée comme le point de départ de la création du monde :
« Les sages disent que le monde a été créé à partir de Sion, car il est dit : “ Le Dieu Tout-Puissant, l’Éternel, parle et convoque la terre, […] de Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit ” (Ps. 50, 1-2), ce qui signifie : c’est à partir de Sion que s’épanouit la beauté du monde. » (Talmud, Yoma 54, b). C’est donc en son sein que l’humanité trouvera l’harmonie et la Paix, le “Chalom”, car elle représente le ChaLeM (plénitude, intégrité, perfection), et le ChaLoM (paix). Comme le précise le Midrach (Gen. 56, 10), Yérouchalaïm veut dire “Yireh Chalem”, littéralement : « il verra le chalem », que l’on comprend ici dans le sens : cet endroit a été désigné par Dieu, pour être le centre du chalem/chalom, (l’harmonie, l’unité, la paix).

Par ailleurs, c’est sur la colline de Sion qu’a eu lieu l’épreuve suprême d’Abraham. Lorsqu’il a remplacé le Sacrifice de son fils par un bélier, il a voulu implorer Dieu : il était allé au bout de son obéissance, renonçant à ce qu’il avait de plus cher, pour se dévouer au service divin. Aussi, de la même manière, va-t-il demander à Dieu, en retour, de renoncer à quelque chose pour se dévouer à ses créatures ; c’est-à-dire en l’occurrence, de subordonner son attribut de rigueur à son attribut de miséricorde. Pour cette raison, il a appelé la ville Sainte « Hachem Yireh » (Dieu a désigné) (Gen. 22, 14), car Sion est le témoin de cet échange entre Dieu et son fidèle, où chacun va se priver de quelque chose pour se donner à l’autre.

Enfin, Jérusalem est le symbole de la justice. Le Midrach nous apprend que Malkitsedek (qui est Sem le fils de Noé selon la Tradition juive) a appelé Jérusalem « Chalem », comme le verset dit : « Et Malkitsedek le roi de Chalem » (Gen. 14, 18). Malkitsedek signifie « le roi de Justice », et il règne sur la Ville Sainte, appelée également Ville de Justice, comme il est dit : « La justice repose en elle » (Isaïe 1, 21) ; voir encore le Midrach Rabbah (Gen. 43, 6) « Maintenant les peuples savent que cet endroit est l’endroit choisit de Dieu, il est l’image du Sanctuaire céleste par la Présence divine appelée “Justice”, car cet endroit apporte la Justice à ses habitants. (voir Na’hamide sur le verset).

Le dévoilement de la Royauté divine ne peut se faire tant que la royauté terrestre ne se trouve pas en harmonie avec elle, dans les termes du Talmud : « La Royauté d’en bas ressemble à la Royauté d’en Haut » (Berachot 58, a). Ainsi de même que Jérusalem doit être un rayonnement de la Royauté divine pour tous les Peuples, elle ne peut être entière « Chalem » (complète) et ainsi être une bénédiction de Paix pour le monde que si elle devient patrimoine de toute l’humanité.

Tant que les diverses influences politiques ne prennent pas en compte la légitimité de tous les Peuples sur la Ville Sainte, sa lumière ne pourra pas éclairer le monde de toute sa splendeur, et ainsi apporter la véritable délivrance d’Israël, car la construction de Jérusalem unifiée est la délivrance d’Israël, comme il est dit : « L’Éternel rebâtira Jérusalem, il y rassemblera les dispersés d’Israël » (Ps. 147, 2, voir également le Talmud Berachot 49, a).

Alors nous pourrons tous appeler d’un cœur unanime la Ville Sainte au nom de Dieu, dans les termes du Talmud : « Jérusalem est appelée au nom de Dieu comme il est écrit : Dès ce jour, le nom de la ville sera : l’Éternel est là » (Ez. 48, 35) ne lit pas chamah (est là) mais chemah (son nom) » (Baba Batrah 75, b).

par Hervé élie Bokobza

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 14 juin, 2007 |Pas de commentaires »

La Chevalerie

croixombree.gif

L’histoire n’a vu dans la chevalerie qu’un ordre militaire destiné à livrer le bon combat. Elle n’a saisi que la forme extérieure, que le corps physique de l’institution. En réalité, la Chevalerie était une organisation très complexe basée sur le ternaire et comprenait le corps, l’âme et l’esprit.


L’esprit était constitué par un aréopage
de hauts initiés, prêtres philosophes héritiers de la Sagesse et de la Science égyptiennes des Mages, de Pythagore, de Platon et des Druides du Celtisme. Ils conservaient dans leur collège les traditions mystériales de l’antiquité et imprimaient le mouvement à l’organisme par l’intermédiaire des troubadours et des trouvères. Ceux-ci, bardes, ménestrels, jongleurs; constituaient le corps médian qui servait de lien entre les deux extrêmes. Ils recevaient d’en haut la doctrine et la transmettaient en bas au moyen de poèmes et de chansons allégoriques, dont le sens intime échappait souvent à l’auditoire composé de la gent bardée de fer, matière rude, grossière, rempart du dogme, qui prenait à la lettre les belles histoires des poètes et y puisait les vertus et l’héroisme indispensable à l’action séculière que devaient accomplir les guerriers de la Corporation.


Sous son aspect un,
la Chevalerie était donc triple. Les Historiens n’en ont retenu que l’enveloppe encuirassée. Cette enveloppe avait nécessairement la couleur propre au milieu où elle se développait; c’est-à-dire était chrétienne. C’est une loi de nature. Mais le christianisme n’était pas alors ce qu’il est aujourd’hui et dans tous les cas n’exerçait encore qu’une action relative sur la société civile.
Qu’on ne perde pas de vue qu’au
XIème siècle l’Eglise éprouvait les plus grandes difficultés à contenir le brigandage des temps féodaux.
L’Europe était
un immense coupe-gorge. L’invasion des barbares avait profondément altéré les moeurs. L’autorité ecclésiastique imposait bien aux puissants barons La Trêve de Dieu, mais elle devait faire la part de ces lions déchaînés en leur abandonnant trois jours de la semaine pour leurs nobles rapines. La Masse n’était pas d’avantage pénétrée par le ferment théologique de Rome et conservait toujours les coutumes, les usages et les croyances du Paganisme. Jésus-Christ ne faisait guère qu’un dieu de plus, supérieur sans doute aux dieux de l’Olympe qu’il avait vaincus et détrônés, mais aussi incompris des adeptes de la foi nouvelle.
Il est donc impossible d’admettre la Chevalerie comme une création réellement orthodoxe.
Elle était plutôt un prolongement des ordres équestres grecs et latins. Tout y trahit, du reste, des origines étrangères à la religion qui s’étendait progressivement sur le pays.
Le présent n’est fait que du passé, de même que l’avenir se compose du passé et du présent. On ne crée pas un monde d’un coup de baguette féerique. Les choses évoluent lentement et se succèdent par filiation. A la suite des siècles elles changent de visage. Les générations actuelles ne ressemblent plus aux générations primitives qui les engendrent.


Ce travail de transformation qui échappe souvent à l’historien doit être analysé par le Philosophe. C’est à cette étude profonde qu’une pléiade d’écrivains déçus par l’artifice des opinions conventionnelles qui ont prévalu jusqu’à nos jours, ont consacré leur labeur, étudiant les dessous des histoires, fouillant les décombres, remuant des poussières séculaires, ils ont exhumé à l’étonnement des Pontifes, une Chevalerie toute différente de celle de la Tradition.


Ces auteurs, Ugo Foscolo, Gabriele Rossetti, E.J. Delécluze « Dante Alighieri : la vie nouvelle », Philarète Chasles « Galiléo Galiléi, sa vie, son procès », Eugène Aroux « La Comédie de Dante », « Dante hérétique », « Clé de la comédie anti-catholique de Dante Alighieri » et même Antony Rhéal, auxquels il convient d’associer Grasset d’Orcet, ont jeté les plus vives lumières sur ce point obscur de la vie médiévale, et à leur clarté il nous sera permis de restituer la physionomie réelle de l’ordre chevaleresque, de ses paladins, de ses troubadours, de leurs gestes, de leurs chants et
des récits légendaires qui constituent le Cycle du Graal.


La caractéristique de la Chevalerie, suivant les Classiques, est la galanterie, l’amour des preux pour les dames. Les célèbres cours d’amour de Romanin et d’ailleurs, les lois qui les régissaient, les jugements et procédures qui en émanèrent seraient autant de preuves de l’esprit érotique de l’institution. Si l’on consulte les Pandectes (recueils de décisions d’anciens jurisconsultes romains) de ces tribunaux singuliers, les difficultés apparaissent. Il est difficile et même impossible d’accorder la vertu de ces nobles figures avec les sanctions peu honorables qui les frappent et les avilissent. Il faudrait donc admettre alors qu’il fut un temps où nous n’avions plus de moeurs et ce serait justement ce temps-là qu’on nous proposerait comme modèle ?


L’amour n’est pas toujours une vertu, et l’on a dit nos chevaliers gens vertueux. Qu’on nous explique les articulations infamantes dont les assises d’amour ont fait état et qu’on les concilie, si l’on peut, avec l’honneur conjugal. Ces hommes de fer à qui rien ne résistait, faisaient-il à ce point bon marché du sang d’une race dont ils se montraient si jaloux et abandonnaient-ils leur lit aux pires aventures ?


L’Amour! Mais c’est sur la valeur de ce mot que les avis se sont partagés. L’amour chevaleresque devenu un parangon de pureté était-il l’inclination vulgaire qui porte un sexe vers l’autre. N’y avait-il pas; au contraire, dans ce tertre,
une intention mystique, étrangère au doux commerce des coeurs et des sens ? C’est l’opinion qui commença à prévaloir et que nous partageons. Elle est appuyée de preuves pragmatiques. Rossetti, le premier, a établi sa démonstration dans ce sens en cinq gros volumes formant environ deux milles pages et intitulés : Il Mistero d’ell Amor platonico del Medio Evo, derivato da Mysteri antichi. L’érudit professeur de littérature italienne, né à Gondrise, malgré la violence que la vérité faisait à ses sentiments catholiques, s’incline devant les faits.


Dans cet ouvrage monumental, d’une érudition historique et littéraire immense, dit Delécluze, l’exilé italien développe le système de l’amour platonique ou allégorique, qu’il fait remonter à l’origine des mystères de la Grèce et à la secte des soufis de l’Inde.


L’auteur de Dante Alighieri et la Poésie amoureuse, qui échappe à toute suspicion par son attitude de distance des conflits, reconnaît lui-même que la poésie érotique des troubadours découle de la même source. Il la retrouve chez la grande prêtresse de Mantinée, Diotime de Mégare, qui aurait initié Socrate à la Religion d’Amour.


Socrate y aurait admis Platon, l’Académie l’aurait répandue et, passant par Alexandrie, elle aurait fait son apparition en Italie et en France avec l’entrée des Isiaques et des Philosophes dans la ville de Rome.

En d’autres termes, la Religion d’Amour serait la même que celle des Inititations antiques.
Mais parvint-elle dans nos régions par cette seule voie ? N’y avait-il point déjà chez nous un foyer ardent du même culte ?
Grasset d’Orcet, le perspicace sphinx qui a débrouillé l’énigme du Songe de Polyphile, nous donne l’explication d’un texte stéganographique dont le sens avait défié jusqu’alors la sagacité des meilleurs cryptographes.
«
Le Druide ne rend de culte qu’au vrai seul amour. Il est la clef ouvrant aux âmes le ciel et le roi du monde. Il est le maître qui fit le soleil au ciel qui y domine comme vrai seul seigneur. Le Franc-Maçon tient pour principe universel le Brouillard d’où sort le Principe du Vrai régnant seul. »


On sera surpris de lire ici ce terme de Franc-Maçon qui semble un anachronisme au milieu des Philosophes, des Druides et des chevaliers du moyen-âge. Mais Grasset d’Orcet nous transporte justement à ces époques. Il envisage les associations des Architectes et Constructeurs de Cathédrales qui se reliaient vraisemblablement aux pontifes païens; ou constructeurs de ponts. Il étend même plus haut les ramifications maçonniques. Il nous révèle l’existence d’une Chevalerie du Brouillard. Cette manchette, qui évoque la basse littérature de certains feuilletonistes, correspond à
un principe de haute métaphysique du domaine de la Gnose. Le Brouillard dont il s’agit est l’inconnaissable; le Pater Agnostos des ésotéristes. Il est peut-être encore autre chose d’aussi inaccessible que les Philosophes hermétistes savent bien, mais qui n’entre point dans notre sujet.


« On remarquera dans ce texte, dit Grasset d’Orcet, le mot
néphès (qu’il traduit par brouillard ainsi que le veut le grec). C’est le nom de deux poèmes célèbres, les Niebelungen et les Nuèes d’Aristophane.
Le Brouillard ou l’Inconnu, principe universel, était, en effet, le grand dieu de la franc-maçonnerie grecque aussi bien que de la moderne, la nue qui embrassait Ixion et que les grecs nommaient gryphé d’embrouillée, avec une tête de boeuf pour hiéroglyphe.
Nous allons voir, du reste, que cette profession de foi, que les Francs-Maçons disaient tenir des Druides, était exactement conforme à celle de Platon »
Or Platon disait que
l’Amour est le plus ancien Dieu du monde.
M. G. D’Orcet se complait-il dans une erreur nécessaire à sa thèse hardie ? Les Francs- Maçons contemporains qui se piquent de détenir les véritables traditions, penseraient-ils différemment ? Cèdons leur la parole:
« Montrons-nous, s’écriait le F.: Bailleul, dans un discours prononcé au G.O le 19 octobre 1847, montrons-nous digne d’être les continuateurs de cette vénérable institution qui a travers tant de siècles
depuis la mission mission mystique de notre frère Platon. »
Mais le F.: Bailleul pourrait s’abuser peut-être sur les lettres de noblesse de l’ordre auquel il est si fier d’appartenir.


L’américain MacKey, auteur d’ouvrages considérables sur les origines de la maçonnerie, déclare avoir retrouvé au siège primitif de l’Académie Platonicienne de Florence, fondée en 1480, les fresques murales originales illustrées des symboles pythagoriciens. Notons en passant que les maitres, aprés Dante, dans les sciences d’amour, L’Arioste, Pétrarque, Le Tasse, Boccace; Michel-Ange, Gravinne et Marsile Ficin, le savant humaniste, prêtre et chanoine de l’église de Rome, en faisait partie. Ce dernier nous a laissé un témoignage écrit de la nature de ses croyances. On lit dans un de ses ouvrages, sorte de Banquet, cette indication singulière sous la plume d’un ecclésiastique: « Que le Saint-Esprit, amour divin qui nous a été soufflé par Diotime, dit-il, nous éclaire l’intelligence. » Ce n’est plus le Paraclet orthodoxe.

Il est vrai que toutes les sources qui proviennent plus ou moins du Bâtiment ou de certaines côteries peuvent paraître suspectes et intéressées. Récusera-t-on celles de l’Histoire officielle ?
M. Henri Martin; qui fait autorité, raconte lui-aussi la Maçonnerie et la Chevalerie, et (celleci) au druidisme. Il reconnaît que le Roman du Saint Graal en est l’expression authentique.
Nous verrons plus loin à attacher la Table-Ronde aux mystères de la Grèce. Voici le texte de l’historien Henri Martin.
« Dans le Titurel, la légende du Graal atteint sa dernière et splendide transfiguration sous l’influence d’idées que Wolfram semblerait avoir puisées en France et particulièrement chez les Templiers du Midi de la France (les Albigeois). Un héros, appelé Titurel, fonde un temple pour y déposer le Saint Vaissel et c’est le prophète Merlin qui dirige cette construction mystérieuse, initié qu’il a été
par Joseph d’Arimathie en personne au plan du temple de Salomon. La chevalerie du Graal devient ici la Massenie; c’est-à-dire une franc-maçonnerie ascétique dont les membres se nomment
Templistes, et l’on peut saisir ici l’intention de relier à un centre commun, figuré par ce temple idéal, l’Ordre des Templiers et les nombreuses confréries de constructeurs qui renouvellent alors l’architecture du moyen-âge. On entrevoit là bien des ouvertures sur ce que l’on pourrait renommer l’histoire souterraine de ces temps, beaucoup plus complexe qu’on ne le croit communément ».


M. G d’Orcet, qui parait avoir remué des montagnes de livres à ce point de vue, nous assure « que le nombre d’ouvrages qui traitent de l’ancienne maçonnerie est prodigieux et non moins prodigieux par la variété des formes, car il n’est pas jusqu’à l’ordre des Jésuites qui n’y ait apporté son contingent, et même l’un de ses types les plus complets, est l’ouvrage du jésuite (Villalpanie) sur le temple de Salomon. »

Que la chevalerie du moyen-âge nous vienne des initiations grecques ou druidiques, cela ne parait plus guère un point très discutable. Mais au cas ou elle dériverait plus particulièrement d’une formation celtique, on pourrait néanmoins la faire rebondir bien au delà. Arthur, le Roi-Chevalier et le (penteyrn) des Bretons, prétendait tirer son origine de Troie et sa généalogie d’Ascagne, fils d’Enée l’Initié. Il fonde l’ordre de la Table Ronde sur des traditions antiques.
Le point de départ de l’institution se perd donc dans la nuit des temps, mais ce qui s’impose par l’évidence même, c’est que
toutes les associations chevaleresques étaient étrangères à la doctrine chrétienne, encore qu’elles eussent revêtu par la force des choses la livrée de l’Eglise régnante. Et encore formulerions-nous la plus expresse réserve au sujet du dogme chrétien.
Nous n’insisterons pas. Il semble bien démontré que la chevalerie est
un ordre mystérial, prolongement de Memphis, de Thèbes et de la Grèce. Le docte (Goerres) convient luimême qu’elle formait une vaste société secrète, et il en identifie tous les rites avec ceux des mystères païens.
La chevalerie est
venue mourir dans les loges maçonniques de nos jours, où l’on rencontre encore une profusion de titres chevaleresques qui décorent des Frères dont l’ignorance vaniteuse rappelle l’âne de la fable, porteur de reliques. Henri Martin s’en fait garant:
« Ce qui est bien curieux, et ce dont on ne peut guère douter, dit-il, c’est que la Franc- Maçonnerie moderne
ne remonte d’échelon en échelon jusqu’à la Massenie du Saint- Graal. »
Le Graal est la clef du mystère chevaleresque. C’est le masque chrétien de la foi antique, le Palladium de l’ordre qui le met à l’abri du soupçon d’hérésie. Le Graal des légendes de la Table Ronde est, pour le profane et l’Eglise jalouse, le Saint Vaissel dans lequel Jésus a célébré la dernière cène la veille de sa mort et institué le sacrement de l’eucharistie. En réalité, pour les adeptes, c’était autre chose, ou plutôt le symbole spirituel de l’arcane matérialisé par Rome. Le mot Graal a mis dans le plus grand embarras les étymologistes.
Diez s’est approché de la racine en faisant dériver ce dernier du grec crater qui, dit-il, aurait pu devenir cratale. Il, en effet, le cratère – le mot est rentré dans notre langue – désigne bien une grande coupe.
Mais cette coupe – la Coupo Santo que chantent encore nos félibres albigeois et chevaliers du Graal sans le savoir, est
le vase païen du feu sacré. Camille Duteil, ancien conservateur du Louvre, section égyptologique, sans soupçonner qu’il avait retrouvé le Graal de la Table Ronde; nous révèle à la page 143 de son inestimable « Dictionnaire des Hiéroglyphes » que les égyptiens nommaient gradal un vase en terre cuite dans lequel on  conservait le feu dans les temples. Le provençal, surtout le languedocien montagnard, moins corrompu, appelle grasal un certain vase. Il est à propos ici de rappeler que les chevaliers continuateurs des rites égytptiens parlaient et écrivaient le provençal. Ce mot (est) passé dans la langue des troubadours. Le gardal, en écriture hiéroglyphique, ajoute cet auteur, exprime l’idée du feu (le contenant pour le contenu). Sérapis portait le gardal sur la tête. Les vierges consacrées des temples de Memphis entretenaient le gardal sur l’autel de Ptha, comme l’emblème du feu éternel qui perpétue la vie dans l’univers.

L’Igne Natura Renovatur Integra des Rose-Croix, à notre sentiment, est une traduction phonétique de ce symbole, que la chevalerie gardait soigneusement sous le voile. Tous les anciens temples vénéraient cette figure. Le Temple de Vesta à Rome en fut une des dernières expressions. Mais pourrait-on affirmer que l’allégorie en est entièrement disparu ?
La lampe qui brûle perpétuellement devant le Saint-Sacrement dans les sanctuaires catholiques est
un souvenir du gardal égyptien; et ce n’est pas le seul. Nous démontrerons un jour que le catholicisme est la seule religion qui ait conservé dans la liturgie la véritable tradition des mystagogies orientales.
Le gardal est devenu, par contraction, Grâal, avec un accent circonflexe, puis Graal qu’on a écrit sans tenir compte du signe de la contraction.


La légende chrétienne dont on enveloppait cet arcane, le patronage de Joseph d’Aritmathie [N-O de Jérusalem] qui avait offert le sépulcre au Sauveur, couvraient suffisamment les origines suspectes de ce rite. Il est vrai que
toute l’église chrétienne repose sur le même fondement, mais celle-ci, matérialisant le symbole, n’en expose que l’exotérisme aux fidèles tandis que la chevalerie en révélait l’ésotérisme. Au surplus il ne serait pas difficile d’établir que le nom des personnages qui évoluent autour du Graal n’ont rien d’hébraïque; Joseph d’Arimathie sonne grec. Arimathie est visiblement formé de airemahesis, science de démonstration. Le radical air du verbe aireio, démontrer, nous a donné airetist, hérétique. C’était un titre de maîtrise ou un surnom initiatique.
Ainsi les Compagnons modernes se désignent encore entre eux par certains vocables: X- la Clef des Coeur, Agricol Perdiguier était surnommé Avignonnais la Vertu. Arimathie était un mot tout-à-fait en situation mais
propre à donner le change aux chefs de l’église temporelle qui n’y voyaient que l’arimathaïn de Palestine . Titurel, le fondateur du Temple du Graal, est encore un nom tiré de titrain qui signifie trouer, percer. Il correspond à Perceval, Parsifal, Perceforest oui sont une traduction manifeste de Titurel. Ces aperçus ajoutent quelque poids à l’opinion des écrivains dont nous avons fait état.


Dans une exposition sommaire de l’histoire secrète de la Chevalerie il serait superflu d’insister. Du reste,
la preuve des origines mystériales de la Chevalerie a été faite avec une ampleur impressionnante par un homme de grande culture, d’esprit religieux large, Eugène Aroux, ami de l’historien clérical Cesare Cantu, et traducteur de son Histoire universelle. Eugène Aroux a consacré à cette démonstration une série d’ouvrages d’une érudition insoupçonnable que nous énumérons par ordre de date: Dante hérétique, révolutionnaire et socialiste ; La comédie de Dante traduite en vers selon la lettre et commentée selon l’esprit ; Le paradis de Dante illuminé à Giorno ; Dénouement maçonnique de la Comédie albigeoise ; Preuves d’hérésie de Dante, notamment au sujet d’une fusion opérée vers 1312 entre la Massénie albigeoise, le Temple et les Gibelins pour constituer la Franc- Maçonnerie ; Clef de la comédie anti-catharique de Dante ; L’hérésie de Dante démontrée par Francesco de Rimini et Coup d’oeil sur les romans du SaintGraal. La Clef da la Langue des Fidèles d’amour et enfin Les mystères de la Chevalerie et de l’amour platonicien au Moyen-âge.


L’auteur de ce travail de bénédictin sacrifie une partie de sa fortune et toute son existence pour faire prévaloir historiquement dans l’église et les universités ce fait patent et irréfutable que
Dante fut un hiérophante de la Massénie chevaleresque et le fondateur de la Maçonnerie moderne. Cette opinion est recevable au moins dans les grandes lignes, car le fond hermétique de l’institution chevaleresque a échappé aux investigations d’Eugène Aroux insuffisament instruit des choses de l’occulte.


Le point de vue d’Aroux diffère sensiblement du nôtre. Nous tâcherons de trouver un moyen de conciliation car il ne comporte aucune incompatibilité absolue.
« Il y avait réellement, dit-il, dans la civilisation du midi comme celle du nord, bien moins avancée, et
il ne pouvait y avoir qu’une seule chevalerie. Elle était purement féodale et nullement amoureuse. Celle des Tristan, des Lancelot du Lac, des Amadis et des Galaor n’a jamais existé que dans les romans et dans les assemblées secrètes de la Massénie albigeoise. C’est dans cette dernière qu’il faut chercher les chevaliers du Cygne, de l’Aigle noir et blanc, d’Orient et d’Occident, etc… ainsi que les poursuivants d’amour à tous les degrés. »


Qu’est-ce à dire ?
Cette tradition de bons chevaliers errants et amoureux prêts à rompre une lance pour le triomphe de l’honneur et du bon droit ne reposerait que sur une fiction mystagogique et n’aurait eu de vigueur que dans des réduits souterrains, nombreux à la vérité, mais très distants des hauts manoirs et fiers castels perchés sur des cimes trop élevées ? Eugène Aroux tombe ici dans une erreur regrettable. Il confond noblesse et chevalerie. Les deux choses pourraient se combiner somme toute, mais n’étaient pas de même nature. Quand il nous parle d’une chevalerie féodale et d’une chevalerie amoureuse il fait montre d’une inconséquence assez singulière chez un homme aussi averti.


M. Aroux se trompe. Il n’y avait
qu’une chevalerie; celle des mystères. Tous les nobles, même les plus grands feudataires n’y étaient pas admis. Le titre de chevalier était recherché comme le plus grand honneur qui Dût échoir à un homme sur terre et le couronnement de la noblesse. Cette dignité était même refusée aux rois. Certains monarques l’acquirent, il est vrai, à une époque de décadence où la chevalerie n’était plus qu’un mot creux dont l’esprit s’était envolé. Et même si pour les besoins de la cause on en était réduit à accueillir un souverain régnant dans le temple, c’était à titre profane comme Napoléon ou Louis XVIII ont pu être reçus Maçons.


Le titre de chevalier n’était point décerné à la légère. Il fallait faire ses preuves. On s’est imaginé à tort que ces preux se bornaient à de rudes estocades et à des prouesses de bravoure. Il en allait tout autrement. Pour être armé chevalier
il fallait être homme de bien dans toute l’acceptation du terme, renoncer à la vie de rapine des hauts barons routiers et détrousseurs et protéger la veuve et l’orphelin, en un mot être régénéré et né à une vie nouvelle. L’église, au XI° siècle, ne pouvait qu’opposer une faible barrière aux déprédations des grands seigneurs et ne put guère avoir exercé une influence suffisante pour que l’on puisse lui faire l’honneur d’un tel revirement dans les moeurs féodales.


Il fallait pour une oeuvre aussi considérable un levier plus puissant que celui de la force cléricale faite surtout d’éléments temporels.

Nous ne dénierons pas absolument à l’église romaine une action morale qu’il serait injuste de ne pas admettre. Mais la chevalerie, encore qu’elle se soit développée sous son patronage, avait surtout un habile maquillage, leurrer la puissance des papes et entreprendre (sous le masque) la guerre de sape qui s’est prolongée jusqu’à nos jours.
Pour être au fait de ce qu’était alors l’église officielle, il suffit de lire l’horrible peinture qu’en retrace le véhément Pierre Damien. Jamais on vit
pareil étalage de pourriture. Est-il raisonnable de considérer un clergé avili à ce point comme l’instigateur du mouvement chevaleresque ? Le Vatican en serait bien embarrassé d’en produire la preuve, et il sait bien aujourd’hui qu’il avait d’autres racines.


Eugène Aroux, si avisé par ailleurs, se montre ici mal informé. Si l’on admettait sa pétition de principe, sa thèse s’écroulerait par la base.
Une objection se pose tout de suite : à la bonne époque
la chevalerie n’était pas héréditaire tandis que la noblesse de race l’était. Ce trait distinctif démontre que la chevalerie consacrait une évolution morale toute personnelle.
Ce qui a créé ce malentendu dans l’esprit d’Aroux tient à ce fait administratif: il y avait dans la noblesse une organisation militaire forcément équestre puisque l’on combattait alors à cheval. Mais ces chevaliers étaient des gens de cheval qui
portaient le glaive de la force et non celui de la loyauté. Jamais l’histoire ne prouvera que les cavaliers aient été armés chevaliers par une investiture régulière. Le titre de chevalier (banneret) cause de cette erreur est une pure homophonie sans conséquence tirée du mot cheval. La chevalerie légendaire qui est aussi celle de l’histoire exigeait une période de probation fort longue.


A l’origine elle durait vingt et un ans. Elle était conférée au milieu d’un cérémonial symbolique qui frappe le moins prévenu . Des parrains ou jurants étaient indispensables et ce n’étaient point des comparses de pure forme. Le candidat passait d’abord par des bains fréquents puis demeurait plusieurs nuits dans une chapelle obscure sans lumière. C’était la nuit du tombeau
dans lequel le vieil homme allait être inhumé puis rentrer en putréfaction pour ressusciter à une vie nouvelle ( la Vita nuova de Dante). Ensuite il reparaissait au jour tout vêtu de blanc pour témoigner de la résurrection morale. Il accomplissait alors les rites de la religion officielle. Après ce devoir il recevait l’épée; celle du bon combat, et l’on procédait à la vêture. Un discours initiatique accompagnait chaque pièce de l’armure qui murait en quelque sorte le récipiendaire dans les devoirs de sa charge. M. Roy, dans un petit livre, imprimé autrefois chez Mame, a recueilli quelques unes des allocutions prononcées pour la circonstance. L’intention ésotérique y est manifeste: l’armure n’est plus qu’une allégorie. Tous les sabreurs profanes ignoraient le sens philosophique.


Fauriet, dans son Cours de littérature provençal, reconnaît au milieu des plus grandes perplexités que la chevalerie, en recrutant dans la menue noblesse, vivant
à l’abri des écarts criminels de la noblesse de proie: » Ces hommes qui prenaient l’amour sur un ton si exalté n’étaient ni de grands barons ni de puissants feudataires.


C’étaient, pour la plupart, de pauvres chevaliers sans fiefs (l’auteur parle ici la langue de la noblesse actuelle pour laquelle le titre de chevalier est le plus bas dans la hiérarchie). Le plus grand nombre appartenait aux rangs inférieurs de la féodalité et plusieurs sont expressément
cités pour leur grande pauvreté et le peu de figure qu’ils faisaient dans le monde. » L’on s’étonnera peut-être que l’église n’ait point éventé la supercherie ? Mais » maints couvents, tant d’hommes que de femme, étaient envahis par l’hérésie » dit Aroux. M. (Aidre Tieberg), dans son excellent ouvrage sur la Route Sociale signale certains monastères de Champagne qui, au moyen-âge, célébraient les rites symboliques de la Maçonnerie. Ils finirent par disparaître par la suite, et pour cause.


Non, la chevalerie dont l’Europe s’honore et se glorifie a tenu trop de place dans la vie réelle pour qu’on puisse la réduire à une chevalerie purement allégorique comme celle des (trages). L’une aurait-elle débordé l’autre au point de la faire oublier et de donner le change à tel enseigne qu’on la prenne pour l’autre ? Le fait tiendrait de la nature du prodige, car
la noblesse extrêmement jalouse de ses prérogatives n’aurait pas souffert un empiètement qui aurait diminué son prestige.


La chevalerie s’inspirait
de principes trop élevés pour n’être qu’une institution guerrière, car même celle que E. Aroux considère comme héraldique témoigne des plus nobles aspirations.


A notre avis elle est l’émanation des hautes personnalités du temps qui professaient le christianisme philosophique. S’il en était autrement et s’il fallait nécessairement confondre la chevalerie avec l’albigéisme; le catharisme et le Vaudoiserie il conviendrait d’aller jusqu’au bout de la logique et de dire que tous les membres de ces sectes étaient chevaliers.


Nous ne nous refusons pas à leur reconnaître des liens de famille avec la chevalerie; mais
celle-ci occupait l’étage au dessus de l’hérésie embrassée par le peuple et dirigée par un sacerdoce de même condition. Au lieu de troubadours portant les bonnes paroles les manants avaient les colporteurs, les marchands, les pèlerins et les baladins de carrefour. Cet état de chose découle nécessairement de l’influence régénératrice de la caste supérieure mais s’ils professaient intimement la même doctrine, la manière différait.


Nous faisons les mêmes réserves en ce qui concerne le christianisme des chevaliers. E. Aroux que c’était celui qu’on entend de nos jours ramené à son état de pureté originelle.
Nous pensons, au contraire, que
lorsque l’église pactisa avec le pouvoir temporel et donna aux fidèles la chair matérielle du christ pour unique nourriture, les hiérophantes du christianisme philosophique, pour préserver de la ruine qui menaçait la Religion de la sagesse, suscitèrent le mouvement chevaleresque pour réagir sur les hautes classes et suivre le dogme des anciens mystères qui est la nourriture de l’âme par la science.


Manuscrit n° 5491 de la bibliothèque de Lyon écrit aux environs de 1900

Par Pierre Dujols « de Valois »

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 14 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Jérusalem

papubyviolentcontact.jpg

Oh ! Jérusalem, la Sainte !
Dressée aux portes du Levant,
Tes lumières jamais éteintes,
Brillent de mille faux-fuyants.

Arrachée aux infidèles,
Par un assaut dur, cependant,
Tu resteras, fière et cruelle,
Rien qu’un instant à l’Occident.

Tu déchaînes tant de passions,
Et tant d’âmes tu viens livrer,
Qu’annihilent toutes émotions,
Sur ton mur ensanglanté !

Passé glorieux, par tes Croisés,
Tombés dignes, sous tes murailles,
Que leurs corps gisent à tes pieds,
Comme Offrandes, à tes batailles.

De ce Saint Graal, tant recherché !
Sont survenus tant de malheurs,
Ces Templiers ont sacrifiés,
Leur Idéal et leur Honneur.

Que reste-t-il aux valeureux ?
Preux chevaliers, sur le retour,
Qu’un souvenir bien mystérieux,
De cette Foi ! Et tant d’Amour…

    Maria Cesare. Le 15 septembre 2006

  http://julia-brigida.over-blog.com/article-5259551.html

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 12 juin, 2007 |1 Commentaire »

Chanson de croisade et d’amour du châtelain de Coucy

kingdomofheaven1.jpg
 A vous, amant, plus qu’a nulle autre gent,
Est bien raison que ma douleur conplaigne,
Quar il m’estuet partir outreement
Et dessevrer de ma loial conpaigne;
Et quant li pert, n’est rienz qui me remaigne.
Et sachiez bien, Amours, seülement,
S’ainc nuls morut pour avoir cuer dolent,
Donc n’iert par moi maiz meüs vers ne laiz

Biauz sire Dieus, qu’iert il dont, et conment ?
Convenra m’il qu’en la fin congié praigne ?
Oïl, par Dieu, ne puet estre autrement :
Sanz li m’estuet aler en terre estraigne.
Or ne cuit maiz que granz maus me soufraigne,
Quant de li n’ai confort n’alegement
Ne de nule autre amour joie n’atent
Fors que de li – ne sais se c’iert jamaiz.

Biauz sire Dieus, qu’iert il du consirrer
Du grant soulaz et de la compagnie
Et de l’amour que me soloit moustrer
Cele qui m’ert dame, conpaigne, amie ?
Et quant recort sa simple courtoisie
Conment me puet li cuers u cors durer ?
Quant ne s’en part, certes il est mauvaiz.

Ne me vout pas Dieus pour neiant doner
Touz les soulaz qu’ai eüs en ma vie,
Ainz les me fet chierement conparer ;
S’ai grant poour cist loiers ne m’ocie.
Merci, Amours ! S’ainc Dieus fist vilenie,
Con vilainz fait bone amour dessevrer ;
Ne je ne puiz l’amour de moi oster,
Et si m’estuet que je ma dame lais.

Or seront lié li faus losengeour,
Qui tant pesoit des biens qu’avoir soloie ;
Maiz ja de ce n’iere pelerins jour
Que ja vers iauz bone volenté aie.
Pour tant porrai perdre toute ma voie,
Quar tant m’ont fait de mal li trahitour,
Se Dieus voloit qu’il eüssent m’amour,
Ne me porroit chargier pluz pesant faiz.

Je m’en voiz, dame. A Dieu le creatour
Conmant vo cors, en quel lieu que je soie.
Ne sai se ja verroiz mais mon retour ;
Aventure est que jamaiz vous revoie.
Pour Dieu vos pri, quel part que li cors traie,
Que nos convens tenez , vieigne u demour,
Et je pri Dieu qu’ensi me doint honour
Con je vous ai esté amis verais.

Traduction :

 

 A vous, amants, plus qu’à personne d’autre,
il est bien juste que je me plaigne de ma peine,
alors qu’il me faut partir au loin
et me séparer de ma loyale compagne ;
quand je la perds, il ne me reste rien.
Sachez bien, Amour, assurément,
si quelqu’un est jamais mort pour avoir le coeur triste,
jamais par moi ne sera plus composé vers ni lai.

Seigneur Dieu, qu’adviendra-t-il et qu’en sera-t-il ?
Faudra-t-il à la fin que je prenne congé d’elle?
Oui, par Dieu, il n’en peu être autrement :
sans elle, il me faut aller en terre étrangère ;
désormais je crois que les grandes peines ne me manqueront pas,
puisque je n’ai d’elle ni réconfort ni apaisement
et que je n’attends de personne la joie d’amour
si ce n’est d’elle, et je ne sais si cela sera jamais.

Seigneur Dieu, qu’en sera-t-il dans l’absence
du réconfort, de la compagnie
et de l’amour qui me venaient
de celle qui était ma dame, ma compagne, mon amie ?
Quand je me rappelle sa douce courtoisie
et les tendres mots qu’elle savait me dire,
comment mon coeur peut-il rester dans mon corps ?
S’il ne s’en sépare pas, il est certes mauvais.

Dieu n’a pas voulu me donner pour rien
toutes les délices que j’ai eues en ma vie,
maintenant il me les fait cher payer ;
j’ai grand-peur que le prix demandé ne me tue.
Pitié, Amour ! Si Dieu fit jamais acte vilain,
c’est en vilain qu’il rompt un bon amour.
Moi, je ne puis m’ôter l’amour du coeur
et pourtant il faut que je laisse ma dame.

Désormais seront contents les hypocrites médisants
à qui les biens dont je jouissais pesaient tant ;
mais je ne serai jamais assez pèlerin
pour avoir à leur égard de bonnes intentions.
Même si je devais y perdre le profit du voyage,
les traîtres m’ont fait tant de mal
que si Dieu voulait que je les aime,
il ne pourrait me charger d’un plus lourd fardeau.

Je m’en vais, ma dame. A Dieu le créateur
je vous recommande où que je me trouve.
Je ne sais si vous verrez jamais mon retour ;
il est possible que je ne vous revoie jamais.
Mais je vous prie, pour Dieu, où que nous soyons,
d’honorer notre engagement, que je revienne ou demeure,
et je prie Dieu de m’accorder autant d’honneur
que je vous ai été un ami sincère.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 10 juin, 2007 |1 Commentaire »

Pour Bernard …..Vive les Templiers !

tribute.jpg

 

L’amour se suffit à lui-même, il plaît par lui-même et pour lui-même. Il est à lui-même son mérite. il est à lui-même sa récompense. L’amour ne cherche hors de lui-même ni sa raison d’être ni son fruit: son fruit, c’est l’amour même. J’aime parce que j’aime. j’aime pour aimer. Quelle grande chose que l’amour, si du moins il remonte à son principe, s’il retourne à son origine, s’il reflue vers sa source pour y puiser un continuel jaillissement! De tous les mouvements de l’âme, de ses sentiments et de ses affections, l’amour est le seul qui permette à la créature de répondre à son Créateur, sinon d’égal à égal, du moins dans une réciprocité de ressemblance. Car, lorsque Dieu aime, il ne veut rien d’autre que d’être aimé. Il n’aime que pour qu’on l’aime, sachant que ceux qui l’aimeront trouveront dans cet amour même la plénitude de la joie. L’amour de l’Époux, ou plutôt l’amour qu’est l’Époux, n’attend qu’un amour réciproque et la fidélité. Qu’il soit donc permis à celle qu’il chérit de l’aimer en retour. Comment l’épouse pourrait-elle ne pas aimer, elle qui est l’épouse de l’Amour? Comment l’Amour ne serait-il pas aimé? Elle a donc raison de renoncer à tous ses autres mouvements intérieurs, pour s’adonner seulement et tout entière à l’amour, puisqu’elle a la possibilité de répondre à l’amour même par un amour de réciprocité. Car elle pourra bien se répandre tout entière dans son amour, que grâce au regard du flot éternel d’amour qui jaillit de la source même? Les eaux ne sourdent pas avec la même profusion de celle qui aime et de l’Amour, de l’âme et du corps, de l’épouse et de l’Époux, du Créateur et de la créature: la différence n’est pas moins grande qu’entre être assoiffé et la source. Alors quoi? Faudra-t-il pour autant que périsse et paraisse complètement chez l’épouse le souhait de voir accomplir ses noces? Le désir qu’expriment ses soupirs, la force de son amour, son attente pleine de confiance; seront-ils réduits à rien, parce qu’elle ne peut égaler à la course un géant, et qu’elle ne peut rivaliser de douceur avec le miel, de tendresse avec l’agneau, de blancheur avec le lis, de rayonnement avec le soleil, d’amour avec celui qui est l’amour en personne? Non, car même Si la créature aime moins, en raison de ses limites, pourvu qu’elle aime de tout son être, il ne manque rien à son amour, puisqu’il constitue un tout. C’est pourquoi aimer de la sorte équivaut à un mariage, car une affection Si forte ne saurait recevoir une réponse de moindre affection, dans cet accord réciproque des deux époux qui fait la solidité et la perfection du mariage. À moins qu’on ne mette en doute que l’amour du Verbe précède et dépasse celui de l’épouse…

 

Voix de mon Bien-aimé qui frappe à la porte: Ouvre-moi! alléluia!

Si quelqu’un entend ma voix, ensemble nous prendrons notre repas, moi près de lui, lui près de moi. Si quelqu’un garde ma parole. mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui.

 

O bienheureux Bernard, la splendeur do Verbe a saisi ton âme: tu répands sur l’Église la lumière de la sagesse et de la foi. Bernard, ami de l’Époux, tu as chanté la Vierge Mère; pasteur admirable, tu as brillé devant les hommes.

Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d’amour pour ton Église, soit dans ta maison la lampe qui brûle e qui éclaire; accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l’Esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière.

C’est une grande chose que l’amour. (Saint BERNARD) 

Le retour de l’âme à Dieu, c’est sa conversion au Verbe pour être recréée par lui et conformée à lui. Par quel moyen? Par l’amour. Car il est écrit Cherchez à imiter Dieu comme des enfants bien-aimés; vivez dans l’amour comme le Christ vous aimés. Cette conformité « marie » l’âme Verbe : déjà semblable à lui par sa nature, elle devient aussi par sa volonté, lorsqu’elle l’aime comme elle en est aimée. Pas de joie plus grande que cette conformité, pas de bien plus désirable que cet amour grâce auquel l’âme, ne se contentant plus d’écouter les enseignements des hommes, ose s’adresser avec confiance au Verbe lui-même, s’attacher directement à lui, le questionner familièrement, l’interroger sur toutes choses, et montrer d’autant plus d’audace dans ses désirs qu’elle sent son intelligence plus capable de comprendre. C’est là un vrai « mariage spirituel » : plus qu’un contrat, une union totale où le même vouloir, les mêmes refus fondent deux esprits en un seul… L’amour se suffit pleinement à lui-même; quand il entre dans un coeur, il absorbe

en lui tous les autres sentiments. L’âme qui aime, aime et ne sait rien de plus. À Dieu seul, l’honneur et la gloire. Mais Dieu ne les accepte qu’assaisonnés du miel de l’amour. L’amour, lui, se suffit; il plaît par lui-même et pour lui-même : il est à lui-même son mérite, il est à lui-même sa récompense. L’amour ne cherche pas en dehors de soi sa raison d’être et sa fin. Le fruit de l’amour, c’est l’amour : j’ aime parce que j’aime, j’aime pour aimer.

C’est une grande chose que l’amour, Si du moins il remonte à son principe, s’il retourne à son origine, s’il s’en revient toujours puiser à sa propre source les eaux dont il fait son courant. De tous les mouvements de l’âme, de ses sentiments et de ses affections, l’amour est le seul qui permette à la créature de répondre à son Créateur sinon d’égal à égal, du moins de semblable à semblable. Lorsque Dieu aime, il ne veut rien d’autre qu’être aimé, il n’aime que pour qu’on l’aime, sachant que l’amour rendra bienheureux tous ceux qui l’aimeront. C’est une grande chose que l’amour; mais il a des degrés; l’épouse est au degré le plus élevé. Les enfants aiment aussi, mais ils songent à l’héritage; craignant de le perdre, ils craignent aussi celui dont ils l’attendent, et leur amour diminue d’autant.

L’amour pur, qui n’est pas mercenaire, c’est celui de l’épouse, parce que l’épouse est tout amour : sa seule fortune, son seul espoir, c’est l’amour.

PRIÈRE

Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d’amour pour ton Église, soit dans ta maison la lampe qui brûle et qui éclaire; Accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l’esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Saint François

untitledkjhfhfkh.bmp 

Seigneur,

Faites de moi un instrument de votre paix.

Là où est la haine, que je mette l’amour. 
Là où est l’offense, que je mette le pardon. 
Là où est la discorde, que je mette l’union. 
Là où est l’erreur, que je mette la vérité. 
Là où est le doute, que je mette la foi. 
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. 
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. 
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Faites que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler, 
D’être compris que de comprendre. 
D’être aimé que d’aimer.

Parce que 
C’est en donnant que l’on reçoit, 
C’est en s’oubliant soi-même qu’on se retrouve 
C’est en pardonnant qu’on obtient le pardon. 
C’est en mourant que l’on ressuscite à l’éternelle vie.

————-
Saint François

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 2 juin, 2007 |2 Commentaires »

La Survivance

250pxorderofcristcrosssvg.png

Organisation Mondiale

Chevalerie Templière

France

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               1314 —1997

 ORDRE DES CHEVALIERS DU TEMPLE

SURVIVANCE TRANSMISSION.

Qui sont ces hommes qui depuis 7 siècles ont maintenu l’Ordre des Chevaliers du Temple ?

Est il possible d’affirmer que l’esprit du Temple a survécu à la destruction ?

De quelle manière cet esprit survit il encore de nos jours, à la veille du XXIème siècle.

C’est ce que je vous propose aujourd’hui, une enquête à l’intérieur de l’Ordre, avec des noms et dates.

Mais revenons au matin de ce Vendredi 13 Octobre 1307, où le roi Philippe le Bel décide l’arrestation de tous les Templiers de France, arrestation confiée à Guillaume de NOGARET.

Bien que cette arrestation ait été préparée plusieurs semaines à l’avance, je doute que les hauts dignitaires de l’Ordre, n’étaient pas prévenus de ce coup de filet, là une question se pose.

Comment des chevaliers Templiers aguerris au combat, avec une administration que nous connaissons, ont—ils pu se faire arrêter, sans opposer de défense.

L’Ordre qui comptait alors neuf cent Commanderies, vingt mille membres, une cavalerie, qui possédait sa propre flotte, je ne peux croire que tous les chevaliers de l’Ordre se laissèrent arrêter ou alors il fallait que l’esprit du Temple soit vraiment fort, mais quel était l’esprit du Temple.

Je dirai honneur et foi à part égal.

Ceux qui l’animaient, devaient être à la fois des saints et des héros, des spéculatifs et des hommes d’actions, des administra­teurs et des chefs de guerre, accepter de surcroît que l’action person­nelle servit la communauté, et, non la réputation d’un homme, si haut soit il dans la hiérarchie.

Peut—on croire encore que ces hommes n’étaient pas au courant de ce qui allait se passer ; je suis persuadé que Jacques de MOLAY était informé de la décision du roi de France avec l’accord du pape CLEMENT V qui tout au long du procès qui suivra les arrestations se défilera, sans apporter l’aide qui aurait pu sauver l’Ordre.

Ou alors les ordres supérieurs étaient donnés de laisser faire les choses, ou alors.

Les Templiers ne remplissant plus les fonctions pour lesquel­les ils s’étaient engagés, il n’était plus utile que l’Ordre continu.

Si cela c’était passé autrement, qu’en serait il aujourd’hui

Est—il possible d’affirmer que l’esprit du Temple a survécu

à la destruction ; pour ce qui m’engage, je peux dire, oui, même

à notre époque cet esprit n’est pas mort, depuis des siècles, des

hommes poussés par un pouvoir inexplicable continuent et sont porteurs

de cet esprit, esprit qui était celui qui impose au père de FOUCAUD

les solitudes que l’on sait.

Esprit qui soutient dans l’héroïsme et les épreuves, un homme comme Jean MOULIN et des milliers de résistants connus et incon­nus qui donneront leur vie aux hommes pour qu’ils soient libérés des chatnes de l’occupation, devenant ainsi les gardiens et les défen­seurs de la liberté.

Il y eu des arrestations, mais un grand nombre de chevaliers du Temple réussirent à échapper aux prévôts du roi.

A JONAS en Auvergne, on pense encore que les Templiers qui avaient échappé aux arrestations ont vécu dans des cellules aména­gées pour la défense.

D’autres se réfugièrent en LOrraine chez les Teutoniques, d’autres en Angleterre, beaucoup se replièrent se replièrent sur leur forte position portugaise de THOMAR, où ils possédaient dans cette jolie ville une ample citadelle et un superbe sanctuaire.

Nous pensons que c’est là que le trésor dont le roi de France ne réussit point à s’emparer était entreposé.

Il ne faut pas oublier que l’Ordre avait une flotte importante

et, souvenons nous de ces chariots qui quittèrent juste avant l’arresta­tion la maison mère du Temple à PARIS, que contenaient ils ? Je vous laisse imaginer, une chose est sure, c’est que les Templiers continueront à prospérer au Portugal, sous le nom d’Ordre du Christ, mais nous reviendrons sur les Templiers au Portugal.

Autre hypothèse, la légende rapporte aussi que Jacques de MOLAY aurait investi de sa puissance le F. Jean—Marc LARMENIUS, savait—il qu’il allait se passer, cette façon de faire ne correspondant pas aux règles du Temple, Jacques de MOLAY bien que le plus respectable par son titre et sa grande expérience, ne sachant pas écrire, c’est verbalement que des instructions secrètes lui auraient été communiquées.

Il est fort possible qu’au sein de l’Ordre et de la vie Templière ait existé un courant ésotérique.

Des Templiers ont pu se réunir en cercle restreint pour décider de l’avenir de l’Ordre.

Il est même possible que Jacques de MOLAY ne soit pas le principal personnage, lui—même recevant des directives données par des autorités supérieures et secrètes.

Ces séances secrètes expliqueraient les termes du procès, et, également les filiations possibles nouées au coeur même de la terre Sainte, avec tous ces chevaliers musulmans qui participaient au même idéal.

Faits qui seront reprochés aux procès des Frères Templiers.

En 1312, le 3 Avril, date où l’Ordre fut supprimé, il faut reconnaître que nous sommes loin des buts et règles de la Milice des pauvres chevaliers du Christ créée en 1119, et du r8le passif de gardien du sanctuaire.

Il y a eu d’ailleurs d’autres exemples de tous ces chevaliers se rencontrant en terre Sainte et allant au combat en récitant des prières.

Comme l’a écrit V.E. MICHELET nous pouvons songer à cette  » manière de Bretagne  » à ces chevaliers réunis autour de la Table Ronde, où apparaît clairement la doctrine secrète de la chevalerie.

Sans être sectaire, nous savons qu’un secret habite les ordres de chevalerie, qu’ils soient historiques, légendaires ou romanesques.

Nous qui sommes chevaliers dans la tradition, mais surtout de noblesse de coeur, nous savons que nous appartenons en plus du monde terrestre à une filiation de l’esprit, mélange d’amour, de droiture, de loyauté, notre but étant la perfection pour une élévations, afin de mieux servir et encore servir.

Pour les Chevaliers Templiers il n’y a pas de doute qu’ils ont subi plus d’influences orientales, ou plutôt connaissances n’étaient ils pas en relation avec des sectes islamiques comme celles des Assassins, et Vieux de la Montagne ; mais il ne faut pas oublier que toutes ces connaissances ont permis à l’Ordre de devenir puissant, surtout sur le plan spirituel, dégageant des courants qui aujourd’hui encore fascinent les hommes qui ont étudié l’histoire des Templiers, plus qu’une aventure qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, et, pour les années à venir en fera encore couler.

Exemple de l’ésotérisme médiéval qui fait revivre la pensée celtique, malgré la conquête romaine.

La chevalerie du Graal Massenie, dont les membres se nomment les Templistes, on ressent l’intention de se relier à un centre spiri­tuel  » Au Temple Idéal « , ne préfigure—t—il pas l’Ordre des Templiers, et les confréries de construction qui s’épanouissent au moyen-âge.

Alors il est fort possible que la Franc—Maçonnerie ne remonte— t—elle pas à la Messénie du saint Graal, où les Templiers ne sont qu’un échelon dans une incessante recherche ?

Une chose est certaine, si en France, les Templiers ont été persécutés, dans d’autres pays comme l’Espagne, ils furent accueilli tel l’Ordre religieux de CALATRAVA, où chevaliers français et espagnols ne furent pas inquiété, l’Ordre fut même rattaché à la couronne d’Espa­gne en 1553 avec le monarque comme grand Maître, de nos jours l’Ordre constitue un ordre dit national, comme pour SANTIAGO et ALCOMTARA.

L’Ordre du Temple, en péninsule ibérique ne connu pas non plus le sort cruel comme en France.

Bien au contraire, il donna naissance à deux ordres de chevalerie l’Ordre du Christ et l’Ordre de MONTESSA.

En effet, les conciles de SALAMANQUE en 1310 et de TARRAGONE en 1312 déclarèrent innocent les Templiers de Castille, Léon, Aragon et Portugal.

Jacques Il roi d’Aragon et de Valence rejeta avec dédain les accusations de PHILIPPE IV et de NOGARET.

Au Portugal, la situation fut encore plus claire le roi DENIS I dit le libéral refusa purement et simplement à poursuivre l’Ordre qui fut reconnu innocent par l’évêque de LISBONNE et réinstallé dans ses biens.

Avec l’autorisation du nouveau pape JEAN XXII, le nouvel Ordre prit alors en 1319 le nom de Milice de Jésus—Christ, son premier grand Martre sera Gils MARTUIS, 15 Mars 1319.

En 1321, l’Ordre du Christ comptait plus de 160 commanderies, dont la totalité des miliciens étaient d’anciens Templiers français et portugais portant le manteau blanc à la Croix pattée de gueule, manteau et Croix que nous portons toujours.

Avec ces deux Ordres, la croix Templière, deux siècles plus tard était toujours brandie par les grands navigateurs Vasco de GAMA, MAGELLAN, Christoph COLLOMB… mais nous reviendrons sur la flotte Templière.

Dans la suite de mes recherches pour la continuité de l’Ordre,je découvre que le 12 Juin 1314 se déroula une réunion de chevaliers Templiers pour la succession templière, cela se passait au château d’ARIGNY à l’initiative du comte Guillaume de BEAUJEU, il y avait des compagnons templiers et des représentants des ordres écossais < à venir ), mais nous savons très peu de chose de cette réunion.

Ce que l’on sait, c’est qu’un nombre conséquent de Frères du Temple gagnèrent la Grande Bretagne, mais surtout l’Ecosse.

Ces chevaliers français devaient se distingués en rejetant l’autorité de Pierre d’AUMONT et de Jean—Marc LARMINTUS.

Tous des simples Frères aux dignitaires se structurèrent en tiers ordres, de couleurs Templières, affichées ou occultées, et ce autour de point d’appui constitué par l’Ordre à l’époque de son apogée.

Ces Frères demeurés dans l’histoire auront par la suite une part d’influence non négligeable sur différents véhicules de la tradition templière.

Il existait, dès le XIIème siècle dans l’orbite de l’Ordre du Temple une maçonnerie que l’on pourrait mieux définir comme compa­gnonnage d’initiative Templière.

Et les liens unissant les deux organisations étaient tels qu’elles allèrent jusqu’à avoir un grand Maître commun de 1156 à1169, en la personne de Bertrand de BLANCFORT.

En 1307, ces compagnons templiers dont certains noms nous sont restés tels Jean de ROMPREY, Thomas de PAMPELUNE, Ponsard de GISY, et même BEAUJEU, propre neveu de Jacques de MOLAY qui s’y trouvait mêlé à un titre plus ou moins occulte et en tout cas imprécis, travaillaient alors sur les chantiers de LAON, CHARTRES, BOURGES, REIMS, ROUEN.

Sitôt l’arrestation ordonnée par Philippe le Bel, le compagnon élu Fernand de BRENZE décida du départ immédiat d’une vingtaine de ces hommes.

Ceux—ci gagnèrent la Bretagne pour embarquer pour l’Angleterre depuis l’actuel fort de la Latte, près du cap Frettel.

Ils abordèrent l’Angleterre près de WEYMOUTH d’où ils furent refoulés dès le 23 Octobre 1307 par ordre du roi d’Angleterre gendre de Philippe le BEL.

Ils reprirent donc la mer pour accoster en Ecosse, dans la région de KILWINNING, dont ils firent un centre d’expression Templière.

Je pense que d’après ce que nous venons de voir ensemble, il est bon de faire le point pour la suite.

Après s’être acquitté de ses premiers voeux avec succès, BEAUJEU et les 9 Frères restituèrent l’Ordre dont BEAUJEU fut déclaré grand Maître, avec tous les droits, qui appartiennent à cette dignité et la couronne des rois de JERUSALEM.

Après la mort de BEAUJEU, le siège magistral chut à AUMONT, un des Templiers dispersés qui s’étaient réfugiés en Ecosse.

C’est ainsi que depuis BEAUJEU et ensuite AUMONT l’Ordre n’avait jamais cessé avec une suite ininterrompue des grands Maîtres jusqu’à nos jours.

Mais il existe une variante à cette étonnante filiation qui présente pourtant l’intérêt d’attirer notre attention sur l’Ecosse.

Née elle aussi au milieu du XVIIIème siècle, elle fait de Pierre d’AUMONT le successeur immédiat de Jacques de MOLAY.

Nous la devons au baron de HUND, haut dignitaire de la Franc—Maçonnerie qui la relate dans son livre (Du régime de Stricte Observance dont certains Frères font partis).

Ainsi pour nous chevalier de l’O.M.C.T et chevalier S.O.T., il est important que nous nous penchions sur la Stricte Observance Templière.

Après la catastrophe, le grand Maître provincial de l’Auvergne, Pierre AUMONT, s’enfuit avec deux commandeurs et cinq chevali­ers.

Pour n’être point reconnus, ils se déguisent en ouvrier maçon et se réfugièrent dans une 11e écossaise, où ils trouvèrent le grand Commandeur Georges? De HARRIS et plusieurs autres frères, avec lesquels ils résolurent de continuer l’Ordre.

Ils tinrent le jour de la St.Jean 1313 un chapitre dans lequel AUMONT premier du nom fut nommé grand Maître.

Pour se soustraire aux persécutions, ils empruntèrent des symboles pris dans l’art de la Maçonnerie et se dénommèrent Maçons Libres.

En 1361, le grand Maître du Temple transporta son siège à ABERDEEN et par la suite l’Ordre se répandit sous le voile de la Franc—Maçonnerie en Italie et en Allemagne.

Beaucoup de Templiers réfugiés en Ecosse furent de plein droit reçu dans la chevalerie écossaise, héritière d’une double tradition celtique et christique.

Pour nous Chevalier du Temple du XXème siècle, je pense que nous sommes un mélange de cette branche et de celle dite de LARMINIUS.

Jean—Marc LARMINIUS était bien chevalier de l’Ordre, initié qui plus est, mais non au faite des plus hauts arcanes du Temple.

Un chapitre secret lui confia mission de maintenir une tradition templière, mais nullement la charge de reconstituer l’Ordre clandestinement.

Bien que même de nos jours des Frères prétendent et se réclament toujours de la filiation templière.

Jean—Marc LARMINIUS voyant ses forces décroîtrent à mesure qu’il avançait dans l’âge abdiqua et transmit la charge de grand Maître à vie à François Thomas d’ALEXANDRIE.

Ordre qui réapparaîtra mystérieusement cinq siècles plus tard jusque dans les années 1700, les auteurs sont en général hostiles aux Templiers condamnés comme je l’ai dit plus haut par leur vie fastueuse et dissolue, n’ayant rien à voir avec la pauvre Milice du Christ.

Après 1700 on assiste à un revirement, le monde profane estime que les Templiers ne sont pas aussi coupables que veut bien le dire le procès, procès qui a été monté de toute pièce.

En les réhabilitant, on discrédite et condamne Philippe le BEL et Bertrand de GOT le pape CLEMENT V, c’est ainsi que le livre de P. DUPUY, publié en 1654 et réédité en 1685 1700 1702, d’abord hostile devient bienveillant en 1751.

En 1794, le Danois MUNSTER aurait découvert dans la bibliothè­que du prince CORSINI à ROME, la règle manuscrite de l’Ordre.

Puis dans un meuble à double fond, on découvrit la Chartre dite de Jean—Marc LARMINIUS, meuble que détenait un Anglais, cette Chartre portait la signature des grands Maîtres qui se succédèrent jusqu’en 1804.

Supercherie ou réalité, elle fut soumise à beaucoup d’études, papier, encre, écriture, signatures, des doutes subsistent, c’est ainsi que nous voyons appara11re un personnage qui a de grands appuis, le docteur Fabre PALAPRAT, grand Maître depuis le 4 Novembre 1804.

Le 18 Mars 1808, une messe solennelle fut célébrée en l’église St. Paul St. Antoine en commémoration du martyre de Jacques de MOLAY, dans l’assemblée au premier rang, une centaine d’hommes portant l’habit templier, dans l’assistance des officiers d’empire et de hauts fonction­naires de l’empire.

La nef de l’église est tendue de noir et semée de croix templières.

Dehors un bataillon d’infanterie, disposé devant le grand portail attend pour rendre les honneurs.

C’est ainsi que le bon peuple de PARIS apprend que par le bon vouloir de l’empereur l’Ordre du Temple est ressuscité.

PALAPRAT restaura officiellement l’Ordre avec la protection de NAPOLEON.

Pendant tout son magistère le grand Maître B.R. Fabre PALAPRAT fit preuve d’une activité peu commune, fort de ses relations privilégiées avec le régime impérial français et en particulier avec l’archi chancelier COMBACERES duc de PARME.

Comment B.R Fabre PALAPRAT pouvait il se prétendre être le maillon de la longue chaîne de transmission depuis Jacques de MOLAY ?

Quelles preuves apportait—il ? le testament de celui—ci en faveur de Jean—Marc LARMINIUS, une chartre de transmission appelée également  » Lévitique  » contresigné par les vingt quatre grands Maîtres de LARMINIUS à Fabre PALAPRAT.

L’Ordre prit un essor considérable, surtout parmi la noblesse et les notables du nouvel empire.

A partir de 1810, l’Ordre devenait une organisation cosmopoli­te avec la mise en place de prieurés et de commanderies à travers l’Europe.

En 1811, le grand Maître Fabre PALAPRAT procéda à une vaste réforme des statuts, s’attribuant la totalité des pouvoirs du gouverne­ment de l’Ordre au détriment des quatre lieutenants généraux qui traditionnellement gouvernaient l’Ordre.

Cette réforme ne fut pas du goût d’une partie importante des membres de l’Ordre.

Il y eut un schisme pour avoir voulu établir dans l’Ordre le culte johannite.

Bien des Templiers se regroupent autour du duc de CHOISEUL qui rétablit la fidélité des chevaliers à la religion catholique «   attesté par document « 

Il fallut attendre le chapitre général de 1813 pour qu’une réconciliation générale intervienne entre les deux partis autour de la personne du nouveau grand Maître Charles Louis LEPELLETIER d’AUNAY.

Au chapitre général du 27 Mars 1827, à PARIS Bernard Raymond Fabre PALAPRAT fut élu évêque patriarche de l’église johannite des chrétiens primitifs et redevient grand Martre jusqu’à sa mort.

Fabre PALAPRAT mourut le 18 Février 1838 à PARIS ; sous son magistère il faut reconnaître que si l’Ordre connu des déchirements, il n’en reste pas moins qu’il prit de l’extension en France tout comme à l’étranger.

Celui qui succéda à B.R.Fabre PALAPRAT est l’amiral Sidney SMITH, le vainqueur de BONAPARTE à SAINT—JEAN d’ACRE, le nouveau grand Maître continua l’oeuvre de ses illustres prédécesseurs figurant sur le Livitikon, parmi ceux—ci des grands noms Bertrand du GUESCLIN, trois ARMAGNAC, un SAULX FAVARRES, un VALOIS, le régent de France, trois BOURBON, un COSSE BRISSAC etc…, en 1840 la grande Maîtrise passa au prince de CHIMAY, qui tenta vainement des démarches auprès du saint Siège pour que soit levé l’interdit jeté sur l’Ordre.

En 1840, la Milice Templière malgré ses luttes intestines n’en constituait pas moins une organisation cosmopolite importante, soixante dix huit Prieurés, quatre cent Commanderies disséminée à travers l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Vingt ans plus tard environ, il ne restait pratiquement rien de l’Ordre ressuscité par B.R. Fabre PALAPRAT documents et reliques étaient remis aux Archives Nationales.

Il faut dire qu’à cette époque l’Ordre n’avait plus les appuis politiques que Fabre PALAPRAT avait eus, pourtant par décret impérial du 13 Juin 1853 de sa Majesté Impériale NAPOLEON III, empereur des Français, l’Ordre est autorisé avec ses membres à porter l’insigne de l’Ordre sur le territoire français.

D’autres grands noms continueront l’Ordre, et l’entreprise de Fabre PALAPRAT voyant en LARMINIUS un successeur authentique de Jacques de MOLAY  » MAILLARD de CHAMBURE, l’Abbé GREGOIRE, Josphin

PELADAN, Victor E. MICHELET, René GUENON  » oui mais sans apporter une preuve qui pour moi personnellement est une farce que NAPOLEON a sut exploiter à des fins politiques.

Je pense que l’héritage LARMINTUS s’arrête avec lui, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu une transmission d’esprit chevale­resque Templière, je cite 1154 par acte de LOUIS VII roi de France reconnaissant l’autorité souveraine du grand Martre de l’Ordre avec la mention par la grâce de Dieu.

Plus près de nous

Par décret de NAPOLEON III en 1853, l’Ordre étant considéré comme Etat Souverain par l’empereur.

Par les Statuts généraux et les chartres d’élection de 1802 1804, l’Ordre et sa continuité étaient réels, reconnus, incontestables

Pourtant je ne crois pas que la résurgence ou l’héritage s’avère en fin de compte d’une grande importance, je pense que c’est secondaire et de portée limitée, à nous Chevaliers Templiers du XXème siècle, et, nous allons voir les événements se répéter.

RESURGENCE, INVESTITURES TEMPLIERES

Pour la résurgence, par contre, la question de l’héritage s’avère en fin de compte secondaire et de portée limitée.

Trois idées maîtresses président à cette pensée selon Manfred TORROGE

1)     Que l’Ordre médiéval a considérablement influencé grand nombre de société initiatique du XIVème siècle à nos jours.

2)     Détenir documents, objets, reliques Templières authenti­ques ou non, ne confère nullement une primauté morale et encore moins spirituelle de légitimité interrompue durant près de sept siècles.    Même pour les néo—Templiers d’association loi 1901, l’Esprit du Temple ne se transmet pas comme un bijou de famille, pas plus que les pouvoirs.

Par contre la résurgence reconnaît volontiers que se perpétue  » la notion de chevalerie Templière d’esprit de l’Ordre  » de Non Nobis par la volonté d’hommes qui acceptent par une foi et une attitude chevaleresque  » d’esprit et de coeur  » dans la vie personnelle ou publique.

Nous nous bornerons à signaler deux noms Dante ALIGHIERI et Michel de NOTRE DAME dit NOSTRADAMUS.

Le caractère capital de leur mission, l’aspect exceptionnel de leurs destinées, justifierait simplement qu’un essai, envisagé sous l’angle propre à la résurgence, leur soit exclusivement consacré.

Le premier grand archima11re secret avec ses  » Fidèles d’Amour  » aura pour tâche l’occultation de grand dessein de l’Ordre.

Le second Templier sans uniforme, ayant eu accès à certains dépôts sacrés, se devait de rédiger, sous couvert de prophéties un texte de directives à l’usage du futur pour des personnes aptes et habilitées à les expliquer.

Deux fleurons particulièrement choisis, mais il en est d’autres.

En France, en ce début du XXème siècle, l’Ordre du Temple semble être en sommeil et pourtant il n’en est rien, le processus de résurgence Templière apparaît effectivement comme l’événement spirituel de ce siècle.

Le Vatican est très attentif pour tout ce qui concerne le Temple et sa résurgence sous différentes appellations ; aussi ROME confie à certains ecclésiastiques de surveiller ces groupes de près.

Le cardinal TISSERAND avait été chargé par ROME de surveiller la résurgence Templière et d’étudier son processus en profondeur, de prendre contact avec différentes associations Templières, avec pour but de les infiltrer, voir de les récupérer.

Dans ce XXème siècle, nous allons voir des ordres et mouvement fidèle à l’esprit Templier apparaîtrent au grand jour, qu’ils soient de création spontanée, qu’ils s’affirment détenteurs de filiations historiques, ou mandatés par les gardiens de la tradition.

Ou bien encore, au niveau le plus élevé, qu’ils agissent en accord avec le plan divin, puisque suscités par lui.

Certains essaient d’opérer la fusion d’une idéologie politique et de l’idéal Templier.

D’autres encore se constituent en groupes d’études ou en cercles de réflexions prospectives, philosophiques ou archéologiques ou sont animés par des motivations d’ordre humanitaire.

Et enfin des groupes qui essaient de raccrocher les maillons de cette grande chaîne, car ces chevaliers ont compris que cette diversification des activités et des objectifs, l’Ordre du Temple stigmatise, l’effondrement de la morale remet en valeur les grands textes prophétiques et révèle son r8le salvateur.

Préparation de la survie par la préservation des valeurs et racines, et de tout ce qui peut encore être sauvé.

Je crois au réveil Templier, et aux valeurs qu’ils ont Véhiculé jusqu’à nous, il y aura toujours des hommes qui recevront le message de la continuité, de la transmission, cela se fera certaine­ment en plusieurs étapes successives à des dates voulues.

Dans cette première partie du XXème siècle, nous voyons cette première assemblée de l’Ordre du Temple restauré huit siècles après sa première fondation se composant de neuf preux dont

Théodor COVIAS

Emile Issac VANDEMBERG

Emile BIEFFAUT

Alfred NENWURTH

Jhon FULLER

Jean MALLINGER

Emile Ferdinand Alvès GUERRAR BARON DE SAINT ANNA

Henri JONCKBLOEDT

Adrien Gaston CALLEY de St. PAUL de SURCEY.

Le premier chapitre du Temple rénové se tint à Louvain le 1er Octobre 1932, au terme de ce chapitre le Frère Emile Ferdinand Alvès Guerra Baron de SAINT ANNA sera élu grand Prieur de Belgique d’un Ordre Templier qui prendra le nom de o.s.m.t.j. (ordre souverain et militaire du temple de Jérusalem).

Peu de temps après ce chapitre, devant le succès rencontré dans son recrutement, les premiers dignitaires de l’O.S.M.T.J. rétabliront le Magistère Sous la forme d’une régence qui sera confiée, au F. Théodore COVIAS à BRUXELLE le 1er Octobre 1933.

Peu de temps après, celui—ci sera remplacé par le F. Emile Issac VANDEMBERG le 8 Août 1934.

Ce dernier sera le principal artisan du renouveau de la principal artisan du renouveau de la Milice Templière, non seulement en Belgique, mais aussi à travers l’Europe.

Le 1er Octobre 1934, le conseil de régence le nomme comme président, il restera à sa fonction jusqu’en 1942.

Malheureusement la seconde guerre mondiale mis un terme à cette reconnaissance de l’Ordre qui sera par la force des choses mis en veilleuse par ses dignitaires dans l’attente de jours meilleurs.

Les nazis interdisant l’Ordre et toutes sociétés maçonniques déjà dès 1937 en Allemagne.

Le 23 Décembre 1942, dans un but conservatoire, le régent Issac VANDENBERG à BRUXELLE émet un décret magistral transmettant au F. Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES qui est grand Prieur du Portugal archives et pouvoirs.

Ce transfert était devenu une nécessité à cette période d’occupation du fait de la répression nazi à l’encontre des sociétés traditionnelles et initiatiques en Belgique comme en France.

Suite à ce transfère et peu de temps après le Prieur du Portugal se proclama régent de tout l’Ordre en deçà et au delà des mers.

Par testament du 20 Août 1949, il désigna son fils Fernando Campello Pinto de SOUSA FONTES comme régent, ce qui était contraire à la règle des premiers néo—Templiers.

Toutefois il faut reconnaître que de 1942 à 1960 Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES s’occupa très bien de l’Ordre des Templiers.

C’est en 1945, à PARIS que l’O.S.M.T.J. apparaît avec pour grand Maître Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES, comme nous le savons il est de nationalité portugaise et membre du corps diplomatique.

Cet ordre se réclame uniquement de la filiation LARMINIUS.

Rapidement l’Ordre va prendre une grande notoriété en Europe et même à travers le monde, parmi les adeptes z personnalités politiques diplomates, aristocrates, industriels de préférence, nous verrons et reviendrons à ce sujet.

Exemple de la grandeur de l’O.S.M.T.J. fut sans conteste la réception dans les salons de l’hôtel GEORGES V de Don Jaime de MORA y ARAGON frère de la reine des Belges.

Mais revenons un peu en arrière, après les événements, bien que Antonio Capello Pinto Pereira de SOUSA FONTES relança l’Ordre en recrutant aussi notamment dans les cercles d’officiers, ceux—ci ayant joué dans cette période trouble les r8les des chevaliers du droit et de la liberté ; le régent Issac VANDENBERG réclama au comte Antonio de SOUSA FONTES le retour des archives magistrales qui apparte­naient à la Belgique et France.  » Il est dit dans les écritures de la Règle que lorsque la maîtrise est vacante, elle doit revenir à son pays d’origine « .

Sourd de ces injonctions, plusieurs fois réitérées, le comte A. de SOUSA FONTES n’hésita pas à recourir à des procédés pour le moins chevaleresque pour conserver frauduleusement les archives de l’Ordre à PORTO.

A sa mort, le 15 Février 1960, Fernando de SOUSA FONTES, fils du précédent suivant le testament de son père se proclama régent de l’Ordre de l’O.S.M.T.J.- O.S.M.T.H/

La France et la Belgique protestèrent contre cette transmis­sion testamentaire, la transmission ne pouvant se faire que par élection et surtout avec la réunion du grand Conseil Magistral qui même excep­tionnelle demande plusieurs mois de préparations.

En France comme en Belgique l’Ordre tenta tant bien que mal de reconstituer le chapitre national de l’Ordre.

En effet ces deux pays avaient beaucoup souffert du conflit mondial, beaucoup de Frères disparurent dans la tourmente des suites directes ou indirectes de la guerre.

1960, en Belgique un nouveau Prieur fut désigné en la personne du F. André MARTYN baron de LIONEL qui s’attacha avec courage et détermination à reconstruire l’Ordre, oeuvre, qu’il poursuivit jusqu’à sa mort en l968laissant la charge de Prieur vacante.

Au Portugal, les SOUSA FONTES qui s’étaient proclamé régent à vie déclencha une levée de bouclier au sein de l’Ordre.

Ce terme à vie paraissait abusif et dictatorial.

Pour beaucoup de Chevaliers du Temple, le titre régent à vie était usurpé.

D’autre part il était inacceptable de laisser se créer un état dynastique chez les SOUSA FONTES, alors que les principes statutaires initiaux sont formels.

Les grands Maîtres sont élus.

En Europe les dissidences sont nombreuses suite à cette annonce.

L’Espagne avec le prince Grau MOCTUZUMA

L’Allemagne avec le docteur Hans HEUR

L’Amérique elle aussi avec William KONA

Le Brésil avec Inellas de GLAZOMENE.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 2 juin, 2007 |11 Commentaires »

La Fraternité du saint Graal

p2102t3.jpg

  

La Fraternité du Saint Graal
 
Les Chevaliers de la Table Ronde
 
Les Frères du Temple
 

Ces trois termes ont trait à une seule et même Fraternité, dont il a été et dont il est toujours question au cours des siècles sous l’un de ces noms et sous bien d’autres encore.
 
La Fraternité du Saint Graal est constituée par un groupe très exclusif d’initiés et de libérés, dont un nombre – quarante-neuf – oeuvre toujours dans les domaines matériels de la dialectique. Lorsqu’une Fraternité précédente s’est entièrement élevée dans le sixième domaine cosmique, un certain nombre de ces êtres restent en arrière dans la nature de la mort. Cela veut dire que leurs microcosmes s’offrent volontairement au service de l’humanité qui souffre et cherche encore.
Leurs microcosmes adoptent une entité née de la nature, dans laquelle l’âme libérée se tient toujours derrière le serviteur, afin de pouvoir accomplir certaines tâches en tout temps et en toutes circonstances. Lorsque, en une région ou un centre habité quelque part sur la terre, la possibilité existe de commencer un travail de délivrance gnostique “de bas en haut”, deux d’entre eux prennent la direction de ce travail et interviennent comme ’grands maîtres du Graal’, jusqu’à ce que le groupe ait trouvé et acquis sa maîtrise propre.
 
C’est pourquoi on rencontre dans toute Fraternité précédente en devenir une activité des “frères et des sœurs du Graal”. On parle ainsi d’une Chevalerie du Temple qui autrefois soutînt, autant qu’elle put, la Fraternité cathare. Et c’est pourquoi, jusqu’à la fin de leur manifestation, le grand maître des Templiers se trouva auprès de la Fraternité des Cathares et fut en même temps et de droit appelé grand maître des Cathares. Il était en effet autant l’un que l’autre.
 
jan van Rijckenborgh
 
tiré du livre « Le triomphe de la gnose universelle » (c) Bibliotheca Philosophica Hermetica – amsterdam 2006

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 2 juin, 2007 |Pas de commentaires »
12

Rackam |
Unité Dharma |
Thorgrime-le-rancunier |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mon Chemin
| l'Islam Vrai
| Blog de l'Aumônerie Secteur...