Chevalerie et croisade

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Qu’est-ce que la chevalerie ?

C’est dans le monde barbare que la militia plonge ses lointaines racines. Qu’il s’agisse du vocabulaire, – le mot « guerre » ne provient-il pas du francique werra? –, des pratiques guerrières et des coutumes sociales, – que l’on songe au comitatus, « compagnonnage », Gefolgschaft, dont il est déjà question dans la Germania de Tacite (en 98/99 de notre ère), – qu’il s’agisse de valeurs et de mentalités guerrières, de l’admiration pour les chevaux, de la fascination qu’exerce la magie des épées…

Dans le courant du VIIIe siècle – époque cruciale de l’histoire de l’Europe occidentale [3] –, la cavalerie lourde, ancêtre direct de la chevalerie, devient la « reine des batailles » et supplante l’infanterie jusque-là prédominante : la généralisation progressive de l’étrier, – déjà connu en Chine depuis plusieurs siècles, – la fréquence des expéditions lointaines dans une Francia dilatée, l’usage de la tactique de la tenaille, notamment, ont favorisé cette nouvelle manière de combattre. Les chevaux combattants, pour reprendre les termes d’un éminent spécialiste de la chose militaire, devinrent alors « un instrument de choc, de manœuvre et de vitesse » [4].

À cette première étape, fondamentale, succédera, trois siècles plus tard, une autre révolution technique ou tactique tout aussi importante : la nouvelle escrime à la lance. Cette technique, déjà illustrée vers 1080 sur la célèbre Tapisserie de Bayeux, a sans doute été utilisée dès 1066 lors de la bataille de Hastings. Elle se diffusera vraisemblablement par l’intermédiaire des Normands – de Normandie, bien sûr – sur le Continent, en Angleterre et en Sicile. La méthode consistait à tenir la lance horizontalement, à la serrer solidement sous le bras et à transpercer son adversaire de tout le poids du cheval, solidarisé avec le cavalier et lancé au grand galop; les combattants se regroupaient en « conrois » – ou détachements militaires – et chargeaient en rang serré pour défoncer et disloquer le dispositif adverse; la force de pénétration et de rupture d’un « conroi » devait être formidable, impressionnante…

D’autant que les tournois – véritables compétitions sportives au cours desquelles les conditions de la vraie guerre étaient pratiquement reconstituées – vont donner aux guerriers, entre la fin du XIe et le début du XIIIe siècle, la possibilité de s’entraîner et surtout de maîtriser une technique particulièrement difficile, tout en la perfectionnant.

En d’autres termes, l’escrime à la lance devient, dans le courant du XIIe siècle, une technique exclusivement « chevaleresque », réservée à la cavalerie d’élite. Cette méthode révolutionnaire de combat contribua largement au développement d’une mentalité nouvelle, fondement d’une « idéologie chevaleresque »: conscience de la supériorité, recherche de la renommée et de la gloire, sens de l’honneur – entre gens d’élite on s’efforce de gagner, non pas de tuer ; on se rançonnera donc et le vaincu s’engagera, sur parole, à « honorer » sa dette au vainqueur. Par surcroît, l’escrime à la lance oblige le cavalier à mieux se protéger le corps d’une cotte de mailles – ou haubert – et le visage d’un heaume. Devenu méconnaissable, le guerrier fait peindre des signes de reconnaissance sur sa tunique, ou cotte d’armes, et sur son bouclier : ainsi naissent, vers le milieu du XIIe siècle, les armoiries qui vont également concourir à isoler, distinguer, le cavalier d’élite, à flatter son orgueil et à hypertrophier son ego! Décidément, chevalerie s’élève. Elle s’éloigne de plus en plus de « vilenie » – incarnée par les bourgeois et les roturiers – qui correspond à tout ce qu’elle ne veut pas être…

Les institutions de « paix » se diffusaient en Europe depuis la fin du Xe siècle. À leur tour, elles vont enrichir l’éthique des guerriers : militia ne doit pas être confondue avec malitia. Le chevalier est invité à mettre ses compétences militaires et sa redoutable efficacité au service de l’ordre public assumé, en période d’affaissement du pouvoir royal, par les hommes d’Église, par les évêques inspirateurs du mouvement de la « paix de Dieu ». L‘Église a besoin des chevaliers pour combattre, à l’intérieur, les brigands et les pillards, et, à l’extérieur, les Sarrazins. Au sommet de la hiérarchie ecclésiastique, à Rome, on recrute des hommes d’armes pour défendre le patrimoine de Pierre : ce sont les milites sancti Petri ou, mieux encore, les milites Christi.

En 1095, le pape Urbain II dirigera vers le Moyen-Orient les chevaliers d’Occident devenus, pour la circonstance, des croisés qui pourront à loisir décharger leur agressivité contre les ennemis de la foi, au plus grand profit de la Chrétienté à la fois préservée et défendue. Ces croisés, qui auront pour mission de libérer l’héritage du Christ, vont donc se voir attribuer, eux aussi et tout naturellement, le nom de milites Christi, « chevaliers du Christ ».

Vers l’an 1100, la chevalerie d’Occident, qui entreprend un véritable pèlerinage armé, – la première croisade, – voit son idéal transfiguré par une « résonance spirituelle » incomparablement plus forte !

Cette résonance va s’épanouir dans une cérémonie essentielle pour un guerrier : l’adoubement. À l’origine, ce « rituel de passage » est, si l’on peut dire, exclusivement laïque. Il s’agit d’un cérémonial d’«équipement » influencé par des traditions germaniques et des mythes celtiques soutenus eux-mêmes par toute une littérature profane (les romans courtois et la poésie des troubadours).

À partir du milieu du XIIe siècle, des valeurs d’Église vont influencer la cérémonie d’adoubement. Ces valeurs s’inspirent de l’idéologie royale dont les liturgies se diffusent, en quelque sorte, du haut vers le bas. L’exemple, dès lors qu’il relève du domaine du sacré, vient souvent des hauteurs.

Aux valeurs profanes et guerrières : prouesse, – le chevalier est preux, probus, proz, « réputé et digne de l’être », – orgueil, violence jubilatoire, esprit de caste et de clan, largesse, courtoisie, honneur et parole d’honneur, – « noblesse oblige », – viennent s’ajouter des vertus chrétiennes ou, ce qui revient à peu près au même, royales : protéger l’Église, ses représentants et ses biens, maintenir la « paix de Dieu », combattre la perfidie, protéger le faible, la veuve et l’orphelin, donner sa vie pour ses frères chrétiens…

Tout, à vrai dire, porte la chevalerie vers les sommets, quand bien même, à l’origine tout au moins, il n’est pas possible de la confondre avec une classe sociale. Les milites étaient initialement et restèrent longtemps des guerriers professionnels, des spécialistes du métier des armes, qui se recrutaient dans toutes les classes de la société : vassaux, cadets, bâtards, ministeriales, serviteurs armés (Ritters, knights), alleutiers, paysans enrichis, mercenaires, guerriers de tous poils. La « chevalerie » ne s’identifiait pas à l’aristocratie : « on naissait noble; on devenait chevalier » [5]. À la tête de cet ordo militum, bien évidemment, les seigneurs banaux, les princes et les rois, qui n’ont pas été les derniers à vouloir respirer les odeurs capiteuses de la guerre : celles du sang et de la sueur des hommes et des bêtes [6]. Eux aussi vont se parer, avec satisfaction, du titre de miles, premiers bénéficiaires qu’ils furent alors de la militarisation généralisée de la société.

En ce même temps, du reste, les vertus – religieuses et profanes – de la militia se sont incarnées dans de fortes personnalités qui, par leur attitude, vont contribuer à enrichir l’idéologie chevaleresque : l’empereur Frédéric Ier Barberousse (1152-1190) et le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion (1189-1199) furent de ce nombre. Ils ont été, l’un comme l’autre, de véritables « rois-chevaliers ».

Richard, dont la tumultueuse carrière est retracée par J. Flori, n’était pas seulement un homosexuel, – ou plus exactement un bisexuel puisqu’il aimait aussi le beau sexe, – un « paillard polyvalent »; il fut aussi un archétype, un modèle de chevalerie, qui voulut vivre intensément les valeurs militaires, construire et soigner son image par un véritable travail de propagande et, au bout du compte, forger sa propre légende. L’Histoire le lui a bien rendu. Ce chevalier dans l’âme vivait à une époque où la militia était encore la « noble corporation des guerriers d’élite». Quelques dizaines d’années plus tard, vers 1250, l’aristocratie, soucieuse de maintenir son rang et de protéger ses privilèges, va tout faire pour réserver à ses seuls fils l’honneur chevaleresque. Elle atteindra ses objectifs. La caste chevaleresque deviendra donc, inéluctablement, la « corporation des guerriers nobles». Au terme du processus, dans le courant des XIVe et XVe siècles, la chevalerie, « honneur suréminent », sera exclusivement réservée à la noblesse qui est devenue la « base nécessaire » de la militia. En d’autres termes, pour reprendre la formule de J.F., « la chevalerie commence de plus en plus haut, elle descend de moins en moins bas ».

Qu’est-ce que la croisade ?

Convenons-en. De la non-violence chèrement payée des premiers chrétiens à la guerre sacrée, qui conduira les chevaliers d’Occident au massacre des habitants (musulmans et juifs) de Jérusalem (1099), quel étonnant chemin parcouru. Entre ces deux attitudes, totalement contradictoires, le message de saint Augustin qui, perdu dans la tourmente de l’écroulement de l’Empire romain d’Occident, se fait le chantre de la guerre juste, fondée sur le principe de la légitime défense.

Campée au cœur même de la société brutale du haut Moyen Âge, l’Église fut obligée de s’adapter. Chef spirituel à la tête d’un vaste temporel – l’État pontifical –, le pape fut contraint, malgré les recommandations de saint Paul, de « se mêler des affaires du siècle ». À l’échelon inférieur, les seigneuries ecclésiastiques, particulièrement importantes dans l’Empire germanique en raison même de l’installation, à partir de 980 environ, du « système ottonien de l’Église impériale » (Reichskirche). Puissance territoriale, l’Église fit donc appel à la militia. Elle recruta des guerriers – milites sancti Petri, milites Christi, gregarii milites, indominicati milites ou encore ecclesiastici [7] – qui combattirent pour elle, c’est-à-dire pour une cause jugée bonne, sainte et juste. Le patron tutélaire de l’église menacée, – qu’il s’appelle saint Pierre, saint Denis ou saint Lambert, – du haut du Ciel, ne manquait pas d’apporter son aide à ses pieux guerriers.

La guerre s’en trouva donc singulièrement valorisée, alors que les évêques, responsables du mouvement de la « paix de Dieu », ceux-là mêmes qui besognaient péniblement à la pacification intérieure de l’espace chrétien, ne voyaient pas d’un mauvais œil la mobilisation des milites – avides, turbulents et redoutables – contre les ennemis du dehors, contre les musulmans que l‘on accusait, assez bizarrement, de polythéisme et d’idolâtrie ! Rien ne vaut, avant l’affrontement, une diabolisation efficace de l’adversaire…

Dans cette atmosphère de « propagande mobilisatrice » vont surgir les deux personnalités qui déclenchèrent littéralement la croisade : le pape Urbain II et l’ermite Pierre.

Au moment où il lançait son appel de Clermont (1095), le souverain pontife se proposait plusieurs objectifs : utiliser la chevalerie d’Occident pour porter aide à l’empereur de Constantinople Alexis Comnène ; reconquérir les territoires récemment tombés aux mains des Turcs ; libérer Jérusalem et les Lieux saints; réunifier la Chrétienté sous l’autorité de Rome – l’Europe était alors plongée au cœur même de la Querelle des investitures, qui opposait farouchement les « deux moitiés de Dieu », le pape et l’empereur. Pour inciter les guerriers à partir, Urbain II leur offrit la rémission des péchés et la protection de l’Église; il leur proposa un signe de reconnaissance – la croix – et un cri de ralliement : « Dieu le veut !». Quant aux milites Christi, en dehors de leur volonté de combattre les ennemis du Christ et de reconquérir Jérusalem, ils espéraient bien, conformément aux traditions de leur dur métier, se couvrir de gloire et faire main basse sur un riche butin. Effectivement, il ne s’en privèrent pas…

Guerre de pillage – comme toutes les guerres de ce temps –, la première croisade fut donc aussi une guerre juste, sainte et méritoire, un pèlerinage armé à vocation pénitentielle, dont les acteurs, animés par une force et un courage incroyables, tendirent intensément vers un objectif très précis : la délivrance du tombeau du Christ.

L’attitude du plus célèbre des croisés, Godefroid de Bouillon, nous semble à cet égard très caractéristique. Lorsque Jérusalem sera tombée et qu’il sera nécessaire d’organiser la conquête, ce duc de Basse-Lotharingie, inspiré sans doute par des hommes d’Église, refusera de porter la couronne royale là même où le Christ avait porté une couronne d’épines : il se contentera du titre d’avocatus sancti Sepulcri [8]. Les historiens se sont interrogés sur la signification et la portée de cette « avouerie ». D’aucuns ont pensé que, par ce titre, Godefroid avait placé les Lieux saints sous l’autorité du Saint-Siège. Nous ne pensons pas que cette interprétation soit exacte. Les fonctions d’« avoué du Saint-Sépulcre » font vraisemblablement référence à l’avouerie telle qu’elle était conçue en Basse-Lotharingie, c’est-à-dire une institution soumise au bannum royal [9]. Le roi dont il serait ici question ne peut être que le Christ lui-même, dont le duc Godefroid, miles Christi, reconnaît la souveraineté et dont il entend être le fidèle avoué. Pour matérialiser cette avouerie tenue du Ciel, le pieux croisé mettra sans tarder la main sur une construction hautement stratégique et symbolique : la tour de David qui dominait Jérusalem.

Le second moteur de la première croisade est fort vraisemblablement Pierre l’Ermite. La démonstration de J.F., sur ce point, nous paraît bien argumentée et solidement construite. Pierre, dont les origines nous échappent, n’était ni noble, ni chevalier, ni lettré. C’était un moine, un prêtre et un ermite, un exalté animé par une foi fanatique, un personnage isolé mais mégalomane qui a joué un rôle essentiel dans le lancement puis dans la conduite de cet événement majeur de l’histoire de l’Occident médiéval que fut la première croisade.

Pierre l’Ermite, en dernière analyse, est un témoin hors du commun de la spiritualité populaire au sein de la société guerrière de la fin du XIe siècle.

L’attitude de l’ermite Pierre, tout comme celle du pape Urbain ou du duc Godefroid, est en pleine conformité avec la définition, toute simple mais suffisante, que J.F. propose de la croisade, au terme de son propre cheminement : « une guerre sainte ayant pour objectif la libération de Jérusalem » [10].

Bien sobres termes, il est vrai, pour définir une folle et extraordinaire aventure qui jeta sur les routes de la Terre sainte une cohue fanatisée de quelque cent mille personnes encadrées par quinze mille chevaliers qui voulaient combattre pour le butin, pour la gloire et pour le « seigneur Christ ».

 NOTES

[1] Il n’est pas question de recenser ici le maître ouvrage de J. FLORI publié sous la forme de deux volumes séparés : L’idéologie du glaive. Préhistoire de la chevalerie, Genève, 1983; L’essor de la chevalerie, 11e-12e siècles, Genève, 1986. Notre article bibliographique porte, plus précisément, sur les travaux ultérieurs qui, bien évidemment, ont incorporé la substance de ce beau diptyque : J. FLORI, La première croisade. L’Occident chrétien contre l’Islam (Aux origines des idéologies occidentales), Bruxelles, Éditions Complexe, 1992 ; 1 vol. in-16, 287 p. ; ID., La chevalerie, Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1998 ; 1 vol. in-16, 128 p.; ID., Chevaliers et chevalerie au Moyen Âge, Paris, Hachette, 1998 ; 1 vol. in-16, 307 p.; ID., Croisade et chevalerie, XIe-XIIe siècles, Paris-Bruxelles, De Boeck Université, 1998; 1 vol. in-8°, VIII-433p.; ID., Richard Cœur de Lion. Le roichevalier, Paris, Payot, 1999 ; 1 vol. in-8°, 598 p.; ID., Pierre l’Ermite et la première croisade, Paris, Fayard, 1999 ; 1 vol. in-8°, 647 p. ; ID., La Guerre sainte. La formation de l’idée de croisade dans l’Occident chrétien, Paris, Aubier, 2001; 1 vol. in-8°, 406 p.

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Il n’est pas question de recenser ici le maître ouvrage de J. FLORI publié sous la forme de deux v…
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[2] On ne pourra jamais reprocher à J.F. ce qu’il reproche lui-même, sans aménité mais avec raison, aux travaux d’A. Dupront dont la valeur, selon ses termes, « est malheureusement oblitérée par sa recherche trop systématique d’un style personnel. Cette démarche obscurcit sa pensée, déjà complexe en elle-même, jusqu’à la rendre totalement opaque par l’usage d’un langage abscons jusqu’à l’hermétisme. » FLORI, Pierre l’Ermite, p.503 n. 20.

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On ne pourra jamais reprocher à J.F. ce qu’il reproche lui-même, sans aménité mais avec raison, au…
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[3] Période durant laquelle, ainsi que l’observait très justement H. PIRENNE dans un livre bien connu, « la tradition antique se perd » alors « que les éléments nouveaux prennent le dessus »: Mahomet et Charlemagne, réimpr., Paris, 1970, p.215.

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Période durant laquelle, ainsi que l’observait très justement H. PIRENNE dans un livre bien connu,…
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[4] Ch. DE GAULLE, Mémoire rédigé en janvier 1940, cité par Ph. BARRÈS, Charles de Gaulle, Paris-Bruxelles, 1945, p.63, à propos, bien évidemment, de ce que de Gaulle appelle les « moteurs combattants » et la « force mécanique »…

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Ch. DE GAULLE, Mémoire rédigé en janvier 1940, cité par Ph. BARRÈS, Charles de Gaulle, Paris-Bruxel…
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[5] Selon l’heureuse formule d’É. PONCELET, historien, injustement méconnu, de la chevalerie et de la noblesse médiévale. Cfr J.L. KUPPER, Liège et l’Église impériale, XIe-XIIe siècles, Paris, 1981, p. 212-234. J.F. n’affirme pas autre chose lorsqu’il écrit : « La chevalerie est donc très homogène dans le domaine professionnel, mais très hétérogène dans l’ordre social. » FLORI, Pierre l’Ermite, p. 204.

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Selon l’heureuse formule d’É. PONCELET, historien, injustement méconnu, de la chevalerie et de la …
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[6] Les princes conduisent la troupe, donnent l’exemple, prennent des risques, provoquent, le cas échéant, le choc psychologique indispensable. Ainsi, le comte Baudouin V de Hainaut qui n’hésite pas à descendre de cheval pour contraindre ses compagnons d’armes à ne pas déserter le champ de bataille et pour ranimer leur courage : Balduinus, vivido assumpto animo, ab equo descendit super aquam que Pietencials dicitur [le Piéton, près de Binche (Hainaut)], ut sui videntes eum peditem non relinquerent, sed cum eo tam equites quam pedites ad bellum animarentur: GISLEBERT DE MONS, Chronicon Hanoniense, éd. L. VANDERKINDERE, Bruxelles, 1904, p. 102 (1170). – Épisode similaire mentionné par FLORI, Richard Cœur de Lion, p.335-336.

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Les princes conduisent la troupe, donnent l’exemple, prennent des risques, provoquent, le cas éché…
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[7] Ces trois derniers mots ou expressions proviennent des sources du pays mosan et appartiennent aux XIe et XIIe siècles : KUPPER, Liège et l’Église impériale, p.232.

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Ces trois derniers mots ou expressions proviennent des sources du pays mosan et appartiennent aux …
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[8] FLORI, Pierre l’Ermite, p.462, 592 n.6. Sur cette question fort controversée, voir en dernier lieu l’étude remarquable de L. FERRIER, La couronne refusée de Godedroy de Bouillon : eschatologie et humiliation de la majesté aux premiers temps du Royaume latin de Jérusalem, Le concile de Clermont de 1095 et l’appel à la croisade, Rome, 1997, p.245-265.

[8]
FLORI, Pierre l’Ermite, p.462, 592 n.6. Sur cette question fort controversée, voir en dernier lieu…
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[9] Cf. L’avouerie en Lotharingie [recueil d’études], Publications de la Section historique de l’Institut Grand-Ducal de Luxembourg, t. 98, 1984, p.7-240.

[9]
Cf. L’avouerie en Lotharingie [recueil d’études], Publications de la Section historique de l’Insti…
 

[10] FLORI, La guerre sainte, p. 357.

Publié dans : L'ordre des Templiers |le 16 juin, 2007 |Pas de Commentaires »

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