Archive pour le 16 juin, 2007

Chevalerie et croisade

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Qu’est-ce que la chevalerie ?

C’est dans le monde barbare que la militia plonge ses lointaines racines. Qu’il s’agisse du vocabulaire, – le mot « guerre » ne provient-il pas du francique werra? –, des pratiques guerrières et des coutumes sociales, – que l’on songe au comitatus, « compagnonnage », Gefolgschaft, dont il est déjà question dans la Germania de Tacite (en 98/99 de notre ère), – qu’il s’agisse de valeurs et de mentalités guerrières, de l’admiration pour les chevaux, de la fascination qu’exerce la magie des épées…

Dans le courant du VIIIe siècle – époque cruciale de l’histoire de l’Europe occidentale [3] –, la cavalerie lourde, ancêtre direct de la chevalerie, devient la « reine des batailles » et supplante l’infanterie jusque-là prédominante : la généralisation progressive de l’étrier, – déjà connu en Chine depuis plusieurs siècles, – la fréquence des expéditions lointaines dans une Francia dilatée, l’usage de la tactique de la tenaille, notamment, ont favorisé cette nouvelle manière de combattre. Les chevaux combattants, pour reprendre les termes d’un éminent spécialiste de la chose militaire, devinrent alors « un instrument de choc, de manœuvre et de vitesse » [4].

À cette première étape, fondamentale, succédera, trois siècles plus tard, une autre révolution technique ou tactique tout aussi importante : la nouvelle escrime à la lance. Cette technique, déjà illustrée vers 1080 sur la célèbre Tapisserie de Bayeux, a sans doute été utilisée dès 1066 lors de la bataille de Hastings. Elle se diffusera vraisemblablement par l’intermédiaire des Normands – de Normandie, bien sûr – sur le Continent, en Angleterre et en Sicile. La méthode consistait à tenir la lance horizontalement, à la serrer solidement sous le bras et à transpercer son adversaire de tout le poids du cheval, solidarisé avec le cavalier et lancé au grand galop; les combattants se regroupaient en « conrois » – ou détachements militaires – et chargeaient en rang serré pour défoncer et disloquer le dispositif adverse; la force de pénétration et de rupture d’un « conroi » devait être formidable, impressionnante…

D’autant que les tournois – véritables compétitions sportives au cours desquelles les conditions de la vraie guerre étaient pratiquement reconstituées – vont donner aux guerriers, entre la fin du XIe et le début du XIIIe siècle, la possibilité de s’entraîner et surtout de maîtriser une technique particulièrement difficile, tout en la perfectionnant.

En d’autres termes, l’escrime à la lance devient, dans le courant du XIIe siècle, une technique exclusivement « chevaleresque », réservée à la cavalerie d’élite. Cette méthode révolutionnaire de combat contribua largement au développement d’une mentalité nouvelle, fondement d’une « idéologie chevaleresque »: conscience de la supériorité, recherche de la renommée et de la gloire, sens de l’honneur – entre gens d’élite on s’efforce de gagner, non pas de tuer ; on se rançonnera donc et le vaincu s’engagera, sur parole, à « honorer » sa dette au vainqueur. Par surcroît, l’escrime à la lance oblige le cavalier à mieux se protéger le corps d’une cotte de mailles – ou haubert – et le visage d’un heaume. Devenu méconnaissable, le guerrier fait peindre des signes de reconnaissance sur sa tunique, ou cotte d’armes, et sur son bouclier : ainsi naissent, vers le milieu du XIIe siècle, les armoiries qui vont également concourir à isoler, distinguer, le cavalier d’élite, à flatter son orgueil et à hypertrophier son ego! Décidément, chevalerie s’élève. Elle s’éloigne de plus en plus de « vilenie » – incarnée par les bourgeois et les roturiers – qui correspond à tout ce qu’elle ne veut pas être…

Les institutions de « paix » se diffusaient en Europe depuis la fin du Xe siècle. À leur tour, elles vont enrichir l’éthique des guerriers : militia ne doit pas être confondue avec malitia. Le chevalier est invité à mettre ses compétences militaires et sa redoutable efficacité au service de l’ordre public assumé, en période d’affaissement du pouvoir royal, par les hommes d’Église, par les évêques inspirateurs du mouvement de la « paix de Dieu ». L‘Église a besoin des chevaliers pour combattre, à l’intérieur, les brigands et les pillards, et, à l’extérieur, les Sarrazins. Au sommet de la hiérarchie ecclésiastique, à Rome, on recrute des hommes d’armes pour défendre le patrimoine de Pierre : ce sont les milites sancti Petri ou, mieux encore, les milites Christi.

En 1095, le pape Urbain II dirigera vers le Moyen-Orient les chevaliers d’Occident devenus, pour la circonstance, des croisés qui pourront à loisir décharger leur agressivité contre les ennemis de la foi, au plus grand profit de la Chrétienté à la fois préservée et défendue. Ces croisés, qui auront pour mission de libérer l’héritage du Christ, vont donc se voir attribuer, eux aussi et tout naturellement, le nom de milites Christi, « chevaliers du Christ ».

Vers l’an 1100, la chevalerie d’Occident, qui entreprend un véritable pèlerinage armé, – la première croisade, – voit son idéal transfiguré par une « résonance spirituelle » incomparablement plus forte !

Cette résonance va s’épanouir dans une cérémonie essentielle pour un guerrier : l’adoubement. À l’origine, ce « rituel de passage » est, si l’on peut dire, exclusivement laïque. Il s’agit d’un cérémonial d’«équipement » influencé par des traditions germaniques et des mythes celtiques soutenus eux-mêmes par toute une littérature profane (les romans courtois et la poésie des troubadours).

À partir du milieu du XIIe siècle, des valeurs d’Église vont influencer la cérémonie d’adoubement. Ces valeurs s’inspirent de l’idéologie royale dont les liturgies se diffusent, en quelque sorte, du haut vers le bas. L’exemple, dès lors qu’il relève du domaine du sacré, vient souvent des hauteurs.

Aux valeurs profanes et guerrières : prouesse, – le chevalier est preux, probus, proz, « réputé et digne de l’être », – orgueil, violence jubilatoire, esprit de caste et de clan, largesse, courtoisie, honneur et parole d’honneur, – « noblesse oblige », – viennent s’ajouter des vertus chrétiennes ou, ce qui revient à peu près au même, royales : protéger l’Église, ses représentants et ses biens, maintenir la « paix de Dieu », combattre la perfidie, protéger le faible, la veuve et l’orphelin, donner sa vie pour ses frères chrétiens…

Tout, à vrai dire, porte la chevalerie vers les sommets, quand bien même, à l’origine tout au moins, il n’est pas possible de la confondre avec une classe sociale. Les milites étaient initialement et restèrent longtemps des guerriers professionnels, des spécialistes du métier des armes, qui se recrutaient dans toutes les classes de la société : vassaux, cadets, bâtards, ministeriales, serviteurs armés (Ritters, knights), alleutiers, paysans enrichis, mercenaires, guerriers de tous poils. La « chevalerie » ne s’identifiait pas à l’aristocratie : « on naissait noble; on devenait chevalier » [5]. À la tête de cet ordo militum, bien évidemment, les seigneurs banaux, les princes et les rois, qui n’ont pas été les derniers à vouloir respirer les odeurs capiteuses de la guerre : celles du sang et de la sueur des hommes et des bêtes [6]. Eux aussi vont se parer, avec satisfaction, du titre de miles, premiers bénéficiaires qu’ils furent alors de la militarisation généralisée de la société.

En ce même temps, du reste, les vertus – religieuses et profanes – de la militia se sont incarnées dans de fortes personnalités qui, par leur attitude, vont contribuer à enrichir l’idéologie chevaleresque : l’empereur Frédéric Ier Barberousse (1152-1190) et le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion (1189-1199) furent de ce nombre. Ils ont été, l’un comme l’autre, de véritables « rois-chevaliers ».

Richard, dont la tumultueuse carrière est retracée par J. Flori, n’était pas seulement un homosexuel, – ou plus exactement un bisexuel puisqu’il aimait aussi le beau sexe, – un « paillard polyvalent »; il fut aussi un archétype, un modèle de chevalerie, qui voulut vivre intensément les valeurs militaires, construire et soigner son image par un véritable travail de propagande et, au bout du compte, forger sa propre légende. L’Histoire le lui a bien rendu. Ce chevalier dans l’âme vivait à une époque où la militia était encore la « noble corporation des guerriers d’élite». Quelques dizaines d’années plus tard, vers 1250, l’aristocratie, soucieuse de maintenir son rang et de protéger ses privilèges, va tout faire pour réserver à ses seuls fils l’honneur chevaleresque. Elle atteindra ses objectifs. La caste chevaleresque deviendra donc, inéluctablement, la « corporation des guerriers nobles». Au terme du processus, dans le courant des XIVe et XVe siècles, la chevalerie, « honneur suréminent », sera exclusivement réservée à la noblesse qui est devenue la « base nécessaire » de la militia. En d’autres termes, pour reprendre la formule de J.F., « la chevalerie commence de plus en plus haut, elle descend de moins en moins bas ».

Qu’est-ce que la croisade ?

Convenons-en. De la non-violence chèrement payée des premiers chrétiens à la guerre sacrée, qui conduira les chevaliers d’Occident au massacre des habitants (musulmans et juifs) de Jérusalem (1099), quel étonnant chemin parcouru. Entre ces deux attitudes, totalement contradictoires, le message de saint Augustin qui, perdu dans la tourmente de l’écroulement de l’Empire romain d’Occident, se fait le chantre de la guerre juste, fondée sur le principe de la légitime défense.

Campée au cœur même de la société brutale du haut Moyen Âge, l’Église fut obligée de s’adapter. Chef spirituel à la tête d’un vaste temporel – l’État pontifical –, le pape fut contraint, malgré les recommandations de saint Paul, de « se mêler des affaires du siècle ». À l’échelon inférieur, les seigneuries ecclésiastiques, particulièrement importantes dans l’Empire germanique en raison même de l’installation, à partir de 980 environ, du « système ottonien de l’Église impériale » (Reichskirche). Puissance territoriale, l’Église fit donc appel à la militia. Elle recruta des guerriers – milites sancti Petri, milites Christi, gregarii milites, indominicati milites ou encore ecclesiastici [7] – qui combattirent pour elle, c’est-à-dire pour une cause jugée bonne, sainte et juste. Le patron tutélaire de l’église menacée, – qu’il s’appelle saint Pierre, saint Denis ou saint Lambert, – du haut du Ciel, ne manquait pas d’apporter son aide à ses pieux guerriers.

La guerre s’en trouva donc singulièrement valorisée, alors que les évêques, responsables du mouvement de la « paix de Dieu », ceux-là mêmes qui besognaient péniblement à la pacification intérieure de l’espace chrétien, ne voyaient pas d’un mauvais œil la mobilisation des milites – avides, turbulents et redoutables – contre les ennemis du dehors, contre les musulmans que l‘on accusait, assez bizarrement, de polythéisme et d’idolâtrie ! Rien ne vaut, avant l’affrontement, une diabolisation efficace de l’adversaire…

Dans cette atmosphère de « propagande mobilisatrice » vont surgir les deux personnalités qui déclenchèrent littéralement la croisade : le pape Urbain II et l’ermite Pierre.

Au moment où il lançait son appel de Clermont (1095), le souverain pontife se proposait plusieurs objectifs : utiliser la chevalerie d’Occident pour porter aide à l’empereur de Constantinople Alexis Comnène ; reconquérir les territoires récemment tombés aux mains des Turcs ; libérer Jérusalem et les Lieux saints; réunifier la Chrétienté sous l’autorité de Rome – l’Europe était alors plongée au cœur même de la Querelle des investitures, qui opposait farouchement les « deux moitiés de Dieu », le pape et l’empereur. Pour inciter les guerriers à partir, Urbain II leur offrit la rémission des péchés et la protection de l’Église; il leur proposa un signe de reconnaissance – la croix – et un cri de ralliement : « Dieu le veut !». Quant aux milites Christi, en dehors de leur volonté de combattre les ennemis du Christ et de reconquérir Jérusalem, ils espéraient bien, conformément aux traditions de leur dur métier, se couvrir de gloire et faire main basse sur un riche butin. Effectivement, il ne s’en privèrent pas…

Guerre de pillage – comme toutes les guerres de ce temps –, la première croisade fut donc aussi une guerre juste, sainte et méritoire, un pèlerinage armé à vocation pénitentielle, dont les acteurs, animés par une force et un courage incroyables, tendirent intensément vers un objectif très précis : la délivrance du tombeau du Christ.

L’attitude du plus célèbre des croisés, Godefroid de Bouillon, nous semble à cet égard très caractéristique. Lorsque Jérusalem sera tombée et qu’il sera nécessaire d’organiser la conquête, ce duc de Basse-Lotharingie, inspiré sans doute par des hommes d’Église, refusera de porter la couronne royale là même où le Christ avait porté une couronne d’épines : il se contentera du titre d’avocatus sancti Sepulcri [8]. Les historiens se sont interrogés sur la signification et la portée de cette « avouerie ». D’aucuns ont pensé que, par ce titre, Godefroid avait placé les Lieux saints sous l’autorité du Saint-Siège. Nous ne pensons pas que cette interprétation soit exacte. Les fonctions d’« avoué du Saint-Sépulcre » font vraisemblablement référence à l’avouerie telle qu’elle était conçue en Basse-Lotharingie, c’est-à-dire une institution soumise au bannum royal [9]. Le roi dont il serait ici question ne peut être que le Christ lui-même, dont le duc Godefroid, miles Christi, reconnaît la souveraineté et dont il entend être le fidèle avoué. Pour matérialiser cette avouerie tenue du Ciel, le pieux croisé mettra sans tarder la main sur une construction hautement stratégique et symbolique : la tour de David qui dominait Jérusalem.

Le second moteur de la première croisade est fort vraisemblablement Pierre l’Ermite. La démonstration de J.F., sur ce point, nous paraît bien argumentée et solidement construite. Pierre, dont les origines nous échappent, n’était ni noble, ni chevalier, ni lettré. C’était un moine, un prêtre et un ermite, un exalté animé par une foi fanatique, un personnage isolé mais mégalomane qui a joué un rôle essentiel dans le lancement puis dans la conduite de cet événement majeur de l’histoire de l’Occident médiéval que fut la première croisade.

Pierre l’Ermite, en dernière analyse, est un témoin hors du commun de la spiritualité populaire au sein de la société guerrière de la fin du XIe siècle.

L’attitude de l’ermite Pierre, tout comme celle du pape Urbain ou du duc Godefroid, est en pleine conformité avec la définition, toute simple mais suffisante, que J.F. propose de la croisade, au terme de son propre cheminement : « une guerre sainte ayant pour objectif la libération de Jérusalem » [10].

Bien sobres termes, il est vrai, pour définir une folle et extraordinaire aventure qui jeta sur les routes de la Terre sainte une cohue fanatisée de quelque cent mille personnes encadrées par quinze mille chevaliers qui voulaient combattre pour le butin, pour la gloire et pour le « seigneur Christ ».

 NOTES

[1] Il n’est pas question de recenser ici le maître ouvrage de J. FLORI publié sous la forme de deux volumes séparés : L’idéologie du glaive. Préhistoire de la chevalerie, Genève, 1983; L’essor de la chevalerie, 11e-12e siècles, Genève, 1986. Notre article bibliographique porte, plus précisément, sur les travaux ultérieurs qui, bien évidemment, ont incorporé la substance de ce beau diptyque : J. FLORI, La première croisade. L’Occident chrétien contre l’Islam (Aux origines des idéologies occidentales), Bruxelles, Éditions Complexe, 1992 ; 1 vol. in-16, 287 p. ; ID., La chevalerie, Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1998 ; 1 vol. in-16, 128 p.; ID., Chevaliers et chevalerie au Moyen Âge, Paris, Hachette, 1998 ; 1 vol. in-16, 307 p.; ID., Croisade et chevalerie, XIe-XIIe siècles, Paris-Bruxelles, De Boeck Université, 1998; 1 vol. in-8°, VIII-433p.; ID., Richard Cœur de Lion. Le roichevalier, Paris, Payot, 1999 ; 1 vol. in-8°, 598 p.; ID., Pierre l’Ermite et la première croisade, Paris, Fayard, 1999 ; 1 vol. in-8°, 647 p. ; ID., La Guerre sainte. La formation de l’idée de croisade dans l’Occident chrétien, Paris, Aubier, 2001; 1 vol. in-8°, 406 p.

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Il n’est pas question de recenser ici le maître ouvrage de J. FLORI publié sous la forme de deux v…
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[2] On ne pourra jamais reprocher à J.F. ce qu’il reproche lui-même, sans aménité mais avec raison, aux travaux d’A. Dupront dont la valeur, selon ses termes, « est malheureusement oblitérée par sa recherche trop systématique d’un style personnel. Cette démarche obscurcit sa pensée, déjà complexe en elle-même, jusqu’à la rendre totalement opaque par l’usage d’un langage abscons jusqu’à l’hermétisme. » FLORI, Pierre l’Ermite, p.503 n. 20.

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On ne pourra jamais reprocher à J.F. ce qu’il reproche lui-même, sans aménité mais avec raison, au…
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[3] Période durant laquelle, ainsi que l’observait très justement H. PIRENNE dans un livre bien connu, « la tradition antique se perd » alors « que les éléments nouveaux prennent le dessus »: Mahomet et Charlemagne, réimpr., Paris, 1970, p.215.

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Période durant laquelle, ainsi que l’observait très justement H. PIRENNE dans un livre bien connu,…
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[4] Ch. DE GAULLE, Mémoire rédigé en janvier 1940, cité par Ph. BARRÈS, Charles de Gaulle, Paris-Bruxelles, 1945, p.63, à propos, bien évidemment, de ce que de Gaulle appelle les « moteurs combattants » et la « force mécanique »…

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Ch. DE GAULLE, Mémoire rédigé en janvier 1940, cité par Ph. BARRÈS, Charles de Gaulle, Paris-Bruxel…
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[5] Selon l’heureuse formule d’É. PONCELET, historien, injustement méconnu, de la chevalerie et de la noblesse médiévale. Cfr J.L. KUPPER, Liège et l’Église impériale, XIe-XIIe siècles, Paris, 1981, p. 212-234. J.F. n’affirme pas autre chose lorsqu’il écrit : « La chevalerie est donc très homogène dans le domaine professionnel, mais très hétérogène dans l’ordre social. » FLORI, Pierre l’Ermite, p. 204.

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Selon l’heureuse formule d’É. PONCELET, historien, injustement méconnu, de la chevalerie et de la …
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[6] Les princes conduisent la troupe, donnent l’exemple, prennent des risques, provoquent, le cas échéant, le choc psychologique indispensable. Ainsi, le comte Baudouin V de Hainaut qui n’hésite pas à descendre de cheval pour contraindre ses compagnons d’armes à ne pas déserter le champ de bataille et pour ranimer leur courage : Balduinus, vivido assumpto animo, ab equo descendit super aquam que Pietencials dicitur [le Piéton, près de Binche (Hainaut)], ut sui videntes eum peditem non relinquerent, sed cum eo tam equites quam pedites ad bellum animarentur: GISLEBERT DE MONS, Chronicon Hanoniense, éd. L. VANDERKINDERE, Bruxelles, 1904, p. 102 (1170). – Épisode similaire mentionné par FLORI, Richard Cœur de Lion, p.335-336.

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Les princes conduisent la troupe, donnent l’exemple, prennent des risques, provoquent, le cas éché…
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[7] Ces trois derniers mots ou expressions proviennent des sources du pays mosan et appartiennent aux XIe et XIIe siècles : KUPPER, Liège et l’Église impériale, p.232.

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Ces trois derniers mots ou expressions proviennent des sources du pays mosan et appartiennent aux …
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[8] FLORI, Pierre l’Ermite, p.462, 592 n.6. Sur cette question fort controversée, voir en dernier lieu l’étude remarquable de L. FERRIER, La couronne refusée de Godedroy de Bouillon : eschatologie et humiliation de la majesté aux premiers temps du Royaume latin de Jérusalem, Le concile de Clermont de 1095 et l’appel à la croisade, Rome, 1997, p.245-265.

[8]
FLORI, Pierre l’Ermite, p.462, 592 n.6. Sur cette question fort controversée, voir en dernier lieu…
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[9] Cf. L’avouerie en Lotharingie [recueil d’études], Publications de la Section historique de l’Institut Grand-Ducal de Luxembourg, t. 98, 1984, p.7-240.

[9]
Cf. L’avouerie en Lotharingie [recueil d’études], Publications de la Section historique de l’Insti…
 

[10] FLORI, La guerre sainte, p. 357.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 16 juin, 2007 |Pas de commentaires »

LES ESSENIENS

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Les tailles respectives, des pays de l’Est de la Méditerranée, ont fait que, de tous temps, la Palestine, comme les autres contrées, eut du mal à conserver son indépendance. Sa petite taille et sa situation (de lieu de passage « presque obligé » pour accéder à l’Egypte), ont fait de la Palestine un objet de convoitise. Elle fut donc, bien souvent envahie ou dominée.

Elle le fut (entre – 200 et – 142) par son voisin la Syrie, sous la dynastie des Séleucides, ainsi qu’entre – 175 et – 164, par Antiochos IV qui, par l’intermédiaire des Kittims, peuple chypriote mercenaire au service des syriens, décrits comme des vautours dévorant le peuple, par vagues successives, attaque, persécute, torture sous prétexte de campagnes de pacification…Mais, en réalité, la cause réelle provient de la défaite de Magnésie du Sipyle contre Rome en – 189, suivie (en – 188) du traité d’Apamée, qui impose au roi de Syrie, Antiochos III, le versement de 12 000 talents (1000 par an… 1 talent d’Or pèse entre 20 et 27 kg). Ainsi les besoins syriens, en métal précieux, deviennent-ils importants. (Antiochos III mourut en – 187 lors de la tentative de pillage du Temple de Bêl en pays d’Eden). Rentrant d’une campagne militaire contre l’Egypte, Antiochos assiège et pille le Temple de Jérusalem – le Trésor est pris en – 167 et « abomination », un autel païen est dressé sur le grand autel des holocaustes. La liberté religieuse est supprimée, les populations massacrées, il ne s’agit pas de dominer un peuple mais de détruire une croyance. Les biens sont confisqués. Les terres regroupées et louées à des colons. Les femmes et les enfants sont massacrés, les survivants sont vendus comme esclaves…

En – 163, Antiochos V rend aux juifs, la liberté religieuse, mais violant son serment, il démantèle les remparts du Temple.

Démétrios Sôter, son neveu, – otage évadé de Rome – prend le pouvoir en – 161, fait tuer le prétendant, son cousin Antiochos et le régent Lysios. Il confirme, comme Grand Prêtre, le Juif Alkime, prêtre selon la tradition d’Aaron, mais c’est un fourbe qui cherche pouvoir et honneurs, il coopère avec Bacchides, un gouverneur important, et cherche à négocier avec le mouvement de l’Alliance, mouvement existant mais qui par réaction à la répression religieuse, avait pris depuis plusieurs années, une forme offensive. Ce mouvement reste fidèle à la loi et alimente la révolte.

Le chef de l’Alliance est Judas Maccabée, il a succédé à son père. Se méfiant d’Alkime, il n’assiste pas à la réunion et évite ainsi la mort… Alkime avait fait égorger ceux qui lui avaient fait confiance, et les avait  jetés dans un puit (1).

Judas Maccabée sera recherché par le gouverneur Bacchides, jusqu’à sa mort en – 160. Son frère Jonathan prendra sa succession comme guide des fidèles de l’Alliance ; recherché, menacé, il devra s’enfuir dans le désert avec les insurgés.

De ces fidèles de l’Alliance, naîtront deux tendances assidéennes

     – Les pharisiens, qui resteront dans la vie publique.

     – Les esséniens qui continueront à vivre selon leur foi dans le désert, en communautés, ils seront opposés à tous ceux qui envahiront l’état de Palestine, et se battront pour la défense de leur foi, alimentant les révoltes et fournissant des proies aux répressions, spécialement le jour du Sabbat (2) (3).

Vous excuserez cette longue introduction, mais si l’on parle souvent des Esséniens, il est beaucoup plus rare de trouver leur origine. Voilà chose faite.

Les Esséniens ont formé un courant religieux au sein du judaïsme. D’autres courants religieux existaient déjà, mais l’essénisme fut de loin, le plus important

Tout en partageant les croyances  et la loi juive, ils appliquaient ses principes avec quelques différences.

C’étaient des êtres qui voulaient vivre la Perfection et la Fraternité, ils avaient le sens de la justice, de la vérité, du droit égal pour tous. Ils étaient désintéressés, menant une vie austère et ascétique, recherchant toujours la pureté, la contemplation, la méditation, les spéculations métaphysiques, l’éternelle recherche du sens caché des oeuvres de Dieu.

Ils se référaient au Tétragramme, puisque celui-ci portait le « Nom ». Aimant les enfants, ils recueillaient et élevaient des orphelins, ils soutenaient les plus déshérités. Comme ils étaient très religieux, ils leurs apprenaient à respecter les oeuvres du Seigneur, à prier régulièrement, en choisissant de préférence les belles prières ancestrales.

Ils croyaient à la réincarnation et à l’immortalité de l’âme qui nous suit pendant des siècles. Leur recherche était permanente.

Comme ils étaient très courageux, ils pouvaient entreprendre n’importe quel travail. Ils ont développé la médecine, la chirurgie, la spagirie : l’art des plantes ou simples cueillies à des époques bien précises, selon la position de la lune ou de certaines planètes, qui étaient la base de leurs traitements. Ils joignaient à cela, des dons comme le magnétisme, ils étaient habiles à remettre en place les membres accidentés. On les appelait Thérapeutes.

Ils rêvaient du Messianisme. Très spiritualistes et très mystiques, ils espéraient la venue d’un Messie d’Israël qui pourrait être la réincarnation d’un  prophète. Ils avaient subi l’influence d’Ezéchiel le visionnaire, qui vivait au début du VIème siècle avant J. C et ils souhaitaient que le Messie attendu soit un descendant de David et soit semblable à Moïse.

Dans cette attente, ils se sont donnés des Maîtres de Justice, c’est à dire des initiés, qui étaient leurs instructeurs, interprètes de la divinité et qui devaient avoir des relations directes avec d’anciens maîtres, tel Jérémie, successeur spirituel d’Osée sept siècles avant J. C., maître membre de la classe sacerdotale, réputé comme serviteur de Dieu, Etre très bon, très compatissant, chassé de son pays par les persécutions des envahisseurs chaldéens, emprisonné et mort des suites de ses persécutions.

Les Esséniens ont formé des communautés dont certaines ont été très importantes, notamment dans la région de Quomrâm et dont on pu reconstituer la vie.

La Palestine, lieu de passage a beaucoup souffert des nombreuses invasions contre l’Egypte.

Les Thérapeutes ont toujours lutté pour défendre Israël. Ils croyaient aux anges, messagers des volontés de Dieu et des révélations. Hénoch, instruit par Ouriel (Lumière de Dieu) disait que ses guides étaient des anges, en hébreu « Elim ». Ils pratiquaient l’astronomie et considéraient les anges comme des guides des astres, manifestations de la présence divine.

Les « élim » inspirèrent des écrits formant une vaste bibliothèque répandue en Orient et dont certains écrits sont venus jusqu’à nous grâce aux découvertes de Quomrâm.

Cette notion d’ange est vieille comme le monde, pour certains c’était des Elohims, pour d’autres, des créatures non physiques qui inspiraient les êtres, et chacun avait sa mission.

C’est Henoch qui a donné aux Esséniens leur calendrier, en tous points semblable à notre calendrier actuel.

Henoch était un patriarche, personnage biblique, initié, très attachant, recherchant toujours les écrits cachés, vivant près de deux siècles avant notre ère. Il faisait respecter le sabbat, institué par Dieu dans la nuit des Temps, il prêchait qu’au jugement dernier, les « justes » seront reconnus par Dieu, et participeront dans l’avenir au bien du monde ou au bien du monde à venir ; et Dieu marquera chaque être par un nom qui lui sera propre, et en correspondance avec les astres.

Les prophètes ont une grande action dans l’évolution de l’humanité, et nous pouvons dire que chacun en son temps, eu sa spécialité…

Tous n’étaient pas oints par les prêtres, mais ils ont été le courant messianique qui a permis aux populations de supporter leurs souffrances.

Presque chaque prophète pourrait avoir un qualificatif, Osée reçoit la révélation et parle d’amour au nom de Dieu, Ezéchiel surnommé le consolateur, Elie, Elisée et Amos ont insisté sur la justice céleste, Isaïe sur la sainteté, Jérémie a laissé de nombreux écrits confiés à Baruch, Isaïe, dit le tendre, la religion intérieure émanait de lui, et surtout le prophète Elie qui assurait que Dieu amènerait un jour la paix, et qu’Israël reconstituerait sa force,  retrouverait le Temple de Salomon et sa patrie.

C’est en souvenir de lui, que le soir de la Pâque juive, à la fin de la cérémonie, l’assistance disait : « Cette année nous sommes ici, l’année prochaine à Jérusalem ». Depuis qu’Israël est né de nouveau, la phrase est supprimée.

Cette succession de prophètes, nous amène à Daniel que nous pouvons considérer comme le dernier prophète avant la venue de Jésus Christ. Il avait annoncé la venue de Jésus, la venue du fils de l’homme qui siègerait à la droite de Dieu, le jour du jugement dernier.

Le dernier Maître de justice, prophète anonyme, est mort en martyr, 70 ans avant la venue du Christ.

Il y eut de nombreuses communautés esséniennes, les unes importantes, les autres très étroites, vivant en respectant la lettre plutôt que l’esprit de la Loi de Moïse, les esséniens ont très vite été en lutte avec l’Eglise, dès qu’elle a mis en place ses structures. Eux qui vivaient dans la grande simplicité, n’ont pas admis le luxe tapageur, ni les excès de ceux qui représentaient l’Eglise nouvelle. Ils ne comprenaient pas, entre autre, que certains évêques fassent promener en litière, leur maîtresse, peu habillée mais chargée de bijoux, à la vue de chacun ; et les incompréhensions en entraînant d’autres, un véritable fossé s’est créé. Ce fut une guerre sourde, intérieure, amenant des drames… Les Esséniens se sont peu à peu fondus dans la masse…

A l’heure actuelle, seuls ceux que vous appelez sectaires subsistent, ce sont les descendants des Esséniens les plus rigides, la majorité d’entre eux, vit en Europe Centrale, et, immigrant en Palestine, y créent un vrai problème. Ils n’arrivent pas à s’intégrer.

La plupart de ces mouvements vivent en suivant la lettre, non l’esprit de la Loi donnée par Moïse, d’où procès, emprisonnements, etc… contre les juifs, indistinctement. C’est ce qui a présidé à la naissance de l’anti-sémitisme souvent latent.

La foi qui les habitait, la pratique stricte de leur religion, malgré les supplices et les déportations, et leur amour pour Dieu, ont permis à ces âmes religieuses et à de nombreux prophètes, connus ou inconnus de guider un peuple jusqu’à nos jours, et de conduire l’homme vers la vie éternelle.

Depuis que l’homme existe, il se pose toujours la même question sur la vie et la mort. La mort est l’opposée de la naissance, non de la vie ; naissance et mort sont deux facettes nécessaires à notre incessante et multiple manifestation.

Le temps est l’éternelle présence dont les activités rythmées créent le » maintenant » qui se recrée sans cesse. La queste de l’homme est toujours difficile. Elle est l’étape obligatoire de l’Initiation et provoque parfois un effroi mystique, devant le chemin à parcourir. Toute manifestation de la vie a son contraire, parfois déroutant, parfois douloureux. Mais cette résorption de la dualité se fait par des sacrifices librement assumés. La conscience d’éternité est affranchie des lois de l’espace-temps.

L’être qui est conscient de l’unité, comprend la vie et la conscience universelle. Il viendra un moment où vous aurez la conscience intégrale de votre réalité. Recherchez la lumière de l’esprit pour accomplir votre devoir dans la justice et l’amour. Si vous acceptez vie et mort, vous serez libérés. Vous ne connaîtrez plus l’opposition qui est en vous. Attachez vos pensées aux choses invisibles, aux choses spirituelles, et vous vous dégagerez de certaines contingences qui vous entravent et vous limitent, il faut les transcender et plonger dans votre conscience, jusqu’à sa source.

Nos états de conscience empruntent leurs valeurs à l’instinct émotionnel, à la pensée abstraite ou à la spiritualité pure, mais tous nous ramènent au moi. Nous avons souvent la nostalgie d’un autre monde, de l’amour et de la mort… souvent ce ne sont que des réminiscences des vies antérieures.

Etre homme, c’est trouver l’être en son centre de vie. Dieu est universel, dans l’absolu ; dans l’homme. Celui-ci n’est que sa projection, et comme telle, le plus souvent déformée. Sans sagesse, l’homme est perdu. Notre conscience est la suite d’un passé sans commencement, ou plus exactement très lointain. Nous préparons perpétuellement le futur. Dans notre inconscient, tous les courants sont perçus depuis leur origine. Il faut nous libérer du passé pour suivre la Voie et pour ne pas projeter sur l’avenir la peur du passé ; ne pas avoir la nostalgie de notre enfance car nous devons toujours aller de l’avant. Il faut construire la route des générations à venir. L’évolution de chacun doit se faire en souplesse.

Il faut arriver à dépouiller son moi, pour cela, la méditation, la réflexion, nous amènent sur le chemin occulte. La méditation nous permet, par une conception objective sur le soi, de dépasser notre moi ; nous plongeons dans notre inconscient, nous entrons dans une sphère du psychisme indépendante de notre moi. Notre être intérieur connaît le secret du sacré, la présence et la puissance divine qui nous permettent d’aider notre prochain par la parole, même silencieuse, en nous rapprochant de son âme par l’esprit et par le coeur. La femme de tout temps, a été la prêtresse de l’amour magique ; au-delà de la sexualité, elle allume le feu mystique chez les êtres, ce feu qui nous permet de franchir les plans pour arriver à l’union psychique avec le cosmos, avec l’univers. Les êtres gagnés par ce feu sentiront ce courant irréversible qui les rapprochera, aussi bien dans le monde de la nuit que dans le monde des lumières. Ils ressentiront la vie humaine dans la pensée céleste, ils ramèneront leur passé invisible dans le monde visible. Pour nous accomplir, nous devons connaître et traverser ces plans.

Dans les mystères égyptiens, les lumières avaient une grande importance, c’était la vie manifestée, tout comme les épées, signe de  pureté. Dans la chevalerie templière, nous retrouvons celà, les lumières accompagnent les réunions ainsi que la flamme de la veilleuse, symbole de l’esprit. La réunion de nos esprits et de nos coeurs perpétue la tradition. En Massenie, nous ne devons pas imposer, mais suggérer, montrer, expliquer… Ceci pour amener progressivement nos frères à l’Initiation. L’Initiation se gagne, et souvent demande de réels sacrifices. L’illumination intérieure se répandra dans notre conscience, ayons en nous le Temple immuable dont le grand symbole est basé sur la  Trinité, le moi, le divin, l’être conscient, autrement dit « le connaissant », le « connu », la « connaissance », « l’amour », tout cela formant le « Un », l’unité éternelle du multiple.

Dans le temple mathématique, vibrations et matériaux ont un sens précis. C’est pour cela que l’homme, l’univers et le sanctuaire ont des correspondances entre eux. Le nombre d’Or qui entre dans la construction du Temple, des églises et autres lieux de prière, est la mesure de la dynamique du sacré. En rapprochant la symbolique de l’homme et celle du Temple, les êtres sont capables de rendre l’invisible présent, et possible, l’impossible. Tout temple, cathédrale, etc… représentant une synthèse. Les maçons bâtisseurs nous ont permis de communier avec l’invisible dans l’immatérielle beauté des espaces qu’ils ont créé. Au-delà de la pierre, il y a le nombre, au-delà du visible, l’invisible.

Il n’y a qu’une réalité : l’absolu, transcendant et immuable qui conduit notre vie. Cela entraîne une chaîne de conséquences rigoureuses parfois très dures ; mais la route d’amour monte vers la lumière où tout est harmonie, et quand notre heure viendra de quitter notre terre, Dieu accueillera notre âme qui un jour renaîtra, car dans l’éternel cosmos, nous sommes éternels…

NB. Précisions de quelques points sur les combats :

 (1) Le rôle du prêtre impie tenu par Alkime, l’a également été à des époques différentes par Ménélas, Hyroam et Hyroam II…
(2) Les Esséniens ont été présents en Palestine du IIIème siècle avant J. C. jusqu’au XIIIème siècle après J. C.
(3) Les envahisseurs apprirent très vite que les Esséniens ne se défendaient pas le jour du Sabbat. Une grande partie d’entre eux furent massacrés par les romains de Pompée.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 16 juin, 2007 |2 Commentaires »

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