Chevaliers ! à vos Ordres ….

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De l’Ordre des Chevaliers Hospitaliers du Saint-Esprit de Jérusalem, dit de Montpellier et de Sainte-Marthe.
Le droit d’Hospitalité est si ancien et si agréable à Dieu, que les Patriarches Abraham, Loth, et Tobie l’ayant eu en singulière recommandation, ils méritèrent de loger les Anges chez eux; et dans la naissance de la religion Chrétienne, la famille du Lazare et des deux Maries, Magdeleine et Marthe eurent l’honneur d’exercer la même Hospitalité envers Notre-Seigneur; mais l’une de ces deux soeurs Magdeleine s’appliqua particulièrement à la contemplation des choses Divines, et Marthe s’adonna à l’économie et à l’Hospitalité, ce qui donna lieu aux Chevaliers Hospitaliers de Jérusalem, dont je parle en ce Chapitre, de prendre cette Sainte pour Patronne et protectrice, sous le titre du Saint-Esprit, dont les grâces furent distribuées aux Apôtres assemblés en Jérusalem.
La persécution exercée au Levant par les Infidèles, contre les défendeurs de la Foi, et les charitables Chrétiens, leur fit quitter le séjour de Jérusalem pour s’établir en France, où ils furent favorablement reçus (selon les titres de cet Ordre) en la Province de Languedoc, dans le diocèse de Magalonne, par le Seigneur de Montpellier, qui leur fit bâtir un Hôpital, auquel le Généralat de l’Ordre appelé du Saint-Esprit fut uni.
Le premier Chapitre général fut tenu à Montpellier l’an 1032, où se trouvèrent des Commandeurs de toutes les parties de la France, d’Allemagne, de Pologne, d’espagne, d’Angleterre, et autres lieux.
Jacques Roi d’Aragon Seigneur de Montpellier, s’étant servi de ces Chevaliers pour reconquérir la Murcie, leur fit bâtir plusieurs Maisons dans ses États en 1265 comme rapporte Jean Mariana dans son Histoire d’Espagne: et Eudes Duc de Bourgogne, qui avait beaucoup de zèle pour ces Hospitaliers fit en leur faveur plusieurs fondations.
Il est fait mention dans leurs Archives de quatre Hôpitaux de cet Ordre fondés dans les villes de Dijon, Besançon, de Tonnerre, et de Constances.
L’emploi de ces Chevaliers était d’entretenir les enfants exposés et orphelins de l’un et de l’autre sexe, les estropiés et invalides, les insensés et troublés d’esprit; d’assister les pauvres vieillards, les familles tombées en nécessité par quelque accident de la vie, qu’on appelle pauvres honteux, les malades de peste, c’est pourquoi ils faisaient un voeu de Martyre. Ils logeaient aussi les pèlerins, leur tenaient les passages libres, et sur mer et sur terre, lorsqu’ils allaient aux lieux Saints, rachetaient les Esclaves détenus chez les Infidèles, dotaient les pauvres filles, enseignaient les Arts libéraux et mécaniques aux orphelins, lorsqu’ils y étaient propres, afin qu’ils ne fussent point à charge à personne, et qu’ils pussent servir le public; enfin ils exerçaient, disent leurs statuts, tous les actes de miséricorde et de charité, méprisant leur propre vie pour le salut de leur prochain.
Les Papes ont eu cet Ordre en si particulière recommandation, qu’ils lui ont donné une infinité de grâces et de privilèges: spécialement ils ont permis à tous Religieux et Religieuses d’autres instituts qui se retirent chez eux, de commuer leurs voeux.
Il fut confirmé par deux Bulles du pape Innocent III des années 1198 et 1204 par une d’Honoré III de l’an 1217 et par une autre de Grégoire XI de l’an 1372 qui reconnut la maison de cet Ordre fondée à Montpellier pour Général et pour Chef, en faisant profession de la règle de Saint-Augustin.
En ces derniers temps l’an 1625 le Pape Urbain VIII favorisa de la Bulle les Chanoines Réguliers, les Clercs, les Laïcs, les Officiers, et tous ceux de l’un et de l’autre sexe qui font profession de cette Règle de l’Ordre du Saint-Esprit.
Il y a des Lettres patentes des Rois Henry II de 1553, Charles IX de 1562, Henry IV de 1608 et 1609, Louis XIII de 1610, 1612 et 1618 et du Roi Louis le Grand, données à Paris le 9 Septembre 1647 et à Dunkerque en 1671 enregistrées au Grand Conseil à Paris, le 18 Juin de la même année, pour la direction des Hôpitaux, Maladreries et lieux pieux de cet Ordre et Milice du Saint-Esprit.
La marque de cette institution est une double Croix blanche échancrée et Patriarcale. Outre le voeu que font ces Chevaliers, de résister aux Infidèles et de servir les malades dans les Hôpitaux, ils font preuve de vertu et de Noblesse de quatre lignes.
De l’Ordre des Chevaliers et Hospitaliers de Saint-Lazare de Jérusalem.
L’Ordre de Saint-Lazare prend son nom du Lazare qui fut ressuscité par Notre-Seigneur, comme il se voit dans l’Évangile de Saint-Jean. Et les Lépreux ou Ladres l’ayant pris pour Patron, l’on a communément appliqué aux Hospitaliers de cet Ordre, le titre de Maladrerie, Léproserie, Ladrerie, Lazaret, ou Maison de Saint-Lazare.
Ceux qui étaient infectés de cette maladie contagieuse étaient séparés des autres personnes, selon la Loi de Dieu. Et ils devaient demeurer hors les villes, suivant la Loi établie en Samarie, rapportée par Joseph en ses Antiquités Judaïques.
Les Lépreux étaient tenus par les Règlements de ce Royaume, de prendre la qualité de Ladres dans les Actes publics qu’ils passaient, et il leur était défendu d’aspirer à aucune charge publique, dont ils devaient se démettre en cas qu’ils en fussent pourvus. Il y en a un exemple dans un Arrêt de l’Échiquier de Normandie, pour un Sergent du ressort du Pont-Audemer. Et l’article 274 de la Coutume de cette Province contient que celui qui est jugé devoir être séparé pour maladie de Lèpre, retient l’héritage auquel il succède seulement par usufruit sans le pouvoir aliéner.
Les auteurs qui ont écrit de l’ancienneté de cet Ordre, en établissent le dessein et le fondement dès le premier Concile célébré à Jérusalem par les Apôtres avant leur séparation l’an 34 de la Naissance de Jésus-Christ; où après qu’ils eurent ouï les plaintes qui étaient faites sur l’administration des annonces, et qu’ils eurent considéré que la prédication de la parole de Dieu ne leur permettait pas de vaquer aux ministères extérieurs, et au secours que la miséricorde doit au prochain, ils jugèrent à propos de s’en décharger, comme il est porté dans les Actes des Apôtres. Et pour cet effet, ils élurent en même temps indifféremment du nombre des Juifs et des Gentils, des personnes illustres en vertu, comme Saint-Étienne, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parmenas, et Nicolas d’Antioche, auxquels ils confièrent la recette et la disposition des charités publiques, et généralement tous les exercices des oeuvres de miséricorde. Tellement qu’on peut compter ceux-ci pour les premiers Hospitaliers de la Religion, qui a depuis porté le nom de Saint-Lazare.
Sans remonter dans les siècles si éloignés, on peut dire que l’établissement de l’Hospitalité et des lieux pitoyables de cet Ordre, a commencé par les soins de Gérard de Thon Provençal, natif de l’Ile de Martigues, qui a été le premier Grand Maître et Commandeur qui favorisa la prise de Jérusalem conduit par la valeur de Godefroy de Bouillon le Vendredi 15 Juillet de l’année 1099.
De Grec cet Ordre se rendit Latin, changeant la règle de Saint-Basile en celle de Saint-Augustin: ce qui fut fait avec l’aveu des Papes Gelase II et Calixte II. Et depuis il fut approuvé par Grégoire IX comme il se voit par leurs Bulles.
Raimond du Puy étant élu Supérieur de cet Ordre, il composa de nouvelles constitutions, qu’il fit approuver l’an 1123 à Calixte II ajoutant à son institut la profession des trois voeux de Religion.
Pendant que ces Chevaliers vivaient dans la Terre Sainte, exerçant avec zèle la fonction de leur Ordre, la nouvelle vint en France d’une irruption que les Egyptiens et les Arabes avaient faite dans la Galilée et dans la Syrie. Cette triste nouvelle émeut le zèle et le courage du Roi Louis VIII dit le Jeune, et le porta à solliciter le Pape Eugène III qui avait été Moine de Cisteaux d’assembler un Concile, et de pourvoir de remède aux violences qu’exerçaient les Infidèles contre les Chrétiens. Ce Concile fut tenu à Vézelay l’an 1145 le Pape et le Roi y assistèrent en personne, Saint-Bernard Abbé de Clervaux y harangua avec véhémence, et d’un commun avis des Prélats et des Princes, on conclut une expédition en la Terre Sainte. Le Roi Louis y alla, et l’an 1148 amena ces Chevaliers Hospitaliers en son Royaume, et leur donna l’an 1150 une Église dans Paris.
Les voyants résolus de faire un Corps de leur Compagnie en France, sans préjudice néanmoins de l’obéissance qu’ils devaient à leur Grand Maître, qui était demeuré dans la Terre Sainte en la ville d’Acre, alors Siège principal de leur Religion; il leur donna son château de Boigny situé près d’Orléans, pour y établir leur Chef et Supérieur deça les mers. François le Maire dans ses Antiquités de la ville d’Orléans, et René Chopin en son livre de Sacra Politia, font mention de cette demeure de Boigny ou Bony. Les Lettres de cette donation paraissent encore aujourd’hui datées de l’an 1154 et signées de plusieurs grands Officiers.
Enfin cet Ordre se trouvant en un déplorable état dans le Levant, il perdit par l’invasion du Turc l’Hôpital de Constantinople, et celui de Saint-Samson qu’ils avaient à Corinthe dans la Morée.
Cet Ordre ne subsiste donc plus que dans l’Europe, et la France a maintenant son Siège principal.
Les Papes notamment Jean XXII, Grégoire X, Paul II et Urbain VI l’affermirent, et le favorisèrent de plusieurs grâces et privilèges. La forme du gouvernement de cet Ordre fut observée jusqu’à la fin du 15 siècle, dans lequel la rigueur des Constitutions fut relâchée par le malheur du temps, et par l’instabilité de toutes les choses humaines que ne sauraient longtemps subsister dans la perfection: les Frères de cet Ordre prenant la liberté de se marier, se prévalurent de la négligence que l’on apportait à maintenir les biens vacants de l’Ordre, et à y pourvoir des Sujets capables, ce qui leur donna lieu de transférer dans leurs Maisons profanes celles de la Religion, et de se les rendre héréditaires.
Il semblait alors, que cet Ordre fut mis en proie au premier occupant: la Bulle du Pape Innocent VIII de l’an 1489 le fait assez connaître; car il le supprima pour l’unir avec ses biens et privilèges, à celui de Saint-Jean de Jérusalem. Ce qui fut confirmé par autre Bulle de Jules II de l’an 1505.
L’Empereur Charles-Quint obtint du Pape Léon X le rétablissement de cet Ordre dans les Royaumes de Sicile et de Naples, et notamment la réunion des Hôpitaux de Capoue, et Messine et de Panorme, nonobstant l’extinction faite par Innocent VIII.
Philippes II Roi d’Espagne, eut recours au Bien Heureux Pie IV pour obtenir la Bulle qui commence inter assiduas, en date de 1565 par laquelle il rétablit absolument l’Ordre de Saint-Lazare; nonobstant la réunion de toutes les Commanderies, Hôpitaux et Chapelles qui se trouveraient dans les États; sous un Chef qu’il fit nommer à sa dévotion, savoir Jeannot de Castillon Milanais son Sujet.
Le même Roi Philippes se prévalant de l’inclination que le Pape Pie IV lui témoignait à cause de la victoire de Lepante remportée par Jean d’Autriche son frère naturel, impetra de lui en faveur de Jeannot de Castillon, une très ample Bulle l’an 1572 qui commence Injunctum nobis.
Jeannot de Castillon étant décédé à Verceil ville de Piémont, où Emanuel Philebert Duc de Savoie l’avait gracieusement attiré, il obtint l’an 1572 la grande Maîtrise du Pape Grégoire XIII auquel il exposa que l’Ordre de Saint-Lazare était presque éteint et ruiné, qu’il était sans Chef et sans appui, et que si sa Sainteté lui voulait accorder l’union de cet Ordre et de ses biens à celui de Saint-Maurice, dont il avait obtenu l’institution un mois auparavant du même Pape: et outre, s’il lui plaisait de lui en attribuer la qualité de Grand Maître et à ses successeurs Ducs de Savoie, il s’obligerait d’entretenir deux Galères au Port de Villefranche de Nice contre les Infidèles et les Pirates, à la disposition du Saint Siège; et promit aussi d’établir, comme il fit, deux demeures pour ces Chevaliers à Nice et à Turin.
Le Pape attiré par ces offres, lui fit expédier une Bulle au mois de Novembre l’an 1572 qui commence pro commissa; par laquelle il lui accorda ses demandes, à l’exception toutefois des biens de Saint-Lazare qui se trouveraient dans les États du Roi Catholique.
Le Duc de Savoie ayant obtenu ce qu’il désirait du Saint Siège, prit possession sans difficulté des Commanderies de Saint-Lazare, qui étaient en sa puissance, et les unit à l’Ordre de Saint-Maurice nouvellement institué par la Bulle du même Grégoire qui commence, Christiani populi corpus, en date du mois d’octobre 1572, s’attribuant le titre de Grand Maître des Ordres de Saint-Maurice de la légion de Thèbes, et de Saint-Lazare de Jérusalem: mais il n’a jamais été reconnu par la France, ni hors de ses États, pour Chef de l’Ordre de Saint-Lazare.
Charles Emanuel Duc de Savoie, fils et successeur de Philebert Emanuel suivant le dessein de son père, obtint une autre Bulle du Pape Clément VIII qui commence Romanum Pontificem, donnée à Rome le 9 Septembre 1603 laquelle confirme tous les privilèges de l’Ordre de Saint-Lazare avec les Bulles de Pie IV et de Grégoire XIII.
Pour découvrir évidemment la nullité de ces procédures, il importe d’observer que toutes les Bulles émanées au préjudice de cet Ordre, tendances à sa suppression, ou à son union avec ceux de Saint-Jean et de Saint-Maurice, ont été accordées in forma gratiosa, et sans ouïr les personnes intéressées. Ce qui répugne aux Constitutions Canoniques, et aux Décrets des Conciles, spécialement de ceux de Constance et de Trente, qui déclarent toutes celles de cette nature subreptices, et qui défendent toutes annexes et unions de bénéfices sans contestation de cause.
Dès l’année 1547, la France commença à découvrir clairement les usurpations qu’on faisait sur l’Ordre de Saint-Lazare, sous prétexte des Bulles d’Innocent et de Jules: le Grand Maître Claude de Mareuil et les Chevaliers de cet Ordre en firent plainte au Roi Henry II et se pourvurent en la Cour de Parlement contre l’extinction de cet Ordre, et son union à celui de Saint-Jean, dont s’ensuivit un Arrêt rendu le premier Mars, qui déclara abusives l’extinction et l’union, et par conséquent les Bulles inutiles et sans effet, pour n’avoir point été exécutées selon la forme des Décrets du Concile de Constance.
On n’ignore pas que les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem n’aient obtenu dans Lyon des Lettres patentes du Roi Henry III de l’an 1574 qui était le premier de son règne, confirmatives de la réunion qui s’était faite avec leur Ordre de quelques Commanderies de celui de Saint-Lazare, dont ils jouissaient en vertu des Bulles d’Innocent VIII et de Jules II. Mais depuis, ce Prince révoqua ces Lettres, et nomma Aimar de Chattes Grand Maître de cet Ordre, et le maintint en la Commanderie de Bony contre celui de Malte, qui en avait pourvu un de ses Chevaliers l’an 1586 comme l’a remarqué René Chopin.
Philebert de Nerestang fut appelé par le Roi Henry IV l’an 1606 à la charge de Grand Maître de l’Ordre de Saint-Lazare, et Sa Majesté l’envoya au Pape Paul V pour traiter avec lui du rétablissement et de la conservation de cet Ordre dont il se protestait restaurateur. Le Pape trouva bon pareillement d’ériger à l’instance du Roi l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, ce qu’il fit par sa Bulle qui commence Romanus Pontifex, en date des Calendes de Mars l’an 1607 et fit union du même Ordre à celui de Saint-Lazare; Ensuite de quoi, le Roi donna au même sieur de Nerestang, les provisions de la Charge de Grand Maître des deux Ordres, en date du mois d’Avril 1608.
Enfin le Roi Louis le Grand, par ses Édits du mois d’Avril 1664 et du mois de Décembre 1672 vérifiés au Grand Conseil le 20 Février 1673 unit pareillement à la Communauté de ces deux Ordres de Saint-Lazare de Jérusalem et de Notre-Dame du Mont-Carmel, les Ordres Hospitaliers du Saint-Esprit de Montpellier, de Saint-Jacques de l’Épée, de Saint-Jacques de Lucques, du Saint-Sépulcre, de Sainte-Christine de Somport, de Notre-Dame Teutonique, de Saint-Louis de Bouchereaumont, et autres.
Ces Édits et les Arrêts rendus en conséquence, ont été confirmés par la Bulle de Mr. le Cardinal de Vendosme Legat à latere en France, du Pape Clément IX en date du mois de Juin 1668.
Les Chevaliers de cet Ordre de Saint-Lazare à la différence des Clers peuvent maintenant se marier en observant la chasteté conjugale. Ils font preuves de Noblesse de quatre Races paternelles et maternelles, et portent la Croix d’or à huit pointes pommetées. Le ruban est de soie violette ou amarante.
De l’Ordre des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
La religion de Saint-Jean de Jérusalem a pour Fondateur Gérard, de la Province de Toulouse, en 1099. Le Pape Caliste II, la confirma en 1120 et Honoré III en 1125. Barbosa fait mention de ces Hospitaliers, qui s’érigèrent en forme de milice pour assurer les chemins, et pour garder le Saint-Sépulcre: mais Saladin Prince des Sarrazins en Egypte, s’étant emparé de Jérusalem en 1187, ils furent contrains de se réfugier à Marget en Phénicie, où ayant demeuré quatre ans, ils se retirèrent en 1191 à Ptolemaïde, ou Acre en Syrie, conquise par Philippe-Auguste, et lui donnèrent le nom de Saint-Jean d’Acre. Leur nombre s’étant accru, ils se mirent sous la règle de Saint-Augustin; et outre le soin qu’ils prenaient des malades, ils faisaient aussi la guerre aux Infidèles, sur lesquels ils remportèrent plusieurs victoires. S’étant établis en Espagne, ils y combattirent les Mores. En 1291 ayant été forcés de céder la ville d’Acre aux Sarrazins, et de quitter la Palestine, ils firent leur retraite en l’Ile de Chypre, d’où en 1208 ils passèrent en Ile de Rhodes qu’ils prirent étant aidés des Chrétiens occidentaux, en ayant chassé les Turcs qui la possédaient sous Ottoman leur Empereur. Ils demeurèrent à Rhodes 214 ans, et furent appelés Chevaliers Rhodiens. Les Turcs sous Soliman, reprirent Rhodes le 25 Décembre 1522 après un long siège, mais ces Chevaliers en sortirent avec des conditions honorables. Enfin, l’Empereur Charles-Quint leur donna l’Ile de Malte en 1529 à la charge de l’hommage et reconnaissance d’un oiseau de proie tous les ans, comme Roi de Sicile.
Cet Ordre comprend trois Etats, celui des Chevaliers, celui des Servants d’armes, et celui des Chapelains, suivant la division faite en 1230. Les Chevaliers sont Nobles de quatre races, du côté paternel et maternel, et portent les armes. Les Servants d’armes sont de bonne famille, et souvent Nobles et Gentilshommes: mais n’ayant pas la noblesse de quatre races, ils sont dans ce second rang; Les Chapelains ou Prêtres Conventuels, sont Nobles ou de famille considérable, et sont destinés à l’Eglise.
Il est divisé en huit Langues ou nations, qui sont Provence, Auvergne, France, Italie, Aragon, Allemagne, Castille, et Angleterre. Ces Langues ont chacune leur Chef, appelé Bailly Conventuel. Il y a aussi plusieurs grands Prieurés, et des Baillifs Capitulaires: comme en la Langue de France, le Chef ou Bailli Conventuel, est l’Hospitalier de Malte: les Grands Prieurés sont France, Aquitaine, et Champagne: les Baillifs Capitulaires, sont le Bailly de la Morée, et le Grand Trésorier. Dans chaque prieuré il y a plusieurs Commanderies, dont les unes sont destinées aux Chevaliers, et les autres aux Servants d’armes et Chapelains.
Les Chevaliers portent la Croix échancrée à huit pointes, émaillée de blanc: les Servants d’armes la portent aussi avec permission du Grand Maître. Les Chapelains la portent ordinairement de toile blanche cousue sur leur manteau. Dans leurs armes, les Chevaliers, et les autres aussi, ajoutent en chef, une Croix d’argent, en champ de gueules.
Ceux que l’on appelle Grands-Croix, sont les Baillifs Conventuels, les Grands Prieurs, et les Baillifs Capitulaires. Il y a aussi des Grands-Croix honoraires, comme les ambassadeurs de l’Ordre.
Les preuves de Noblesse que font les Chevaliers, ne sont pas uniformes, et les coutumes sont différentes selon les Langues et les Prieurés. En France ils les font de huit quartiers, qui aillent au-delà de cent ans, sinon il faut remonter jusqu’aux Trisaïeuls et Quartaïeuls. Les Statuts veulent qu’ils soient Gentilshommes de nom et d’armes, non descendus d’infidèles ni de gens trafiquants, et ils excluent tous ceux qui sont nés hors légitime mariage, excepté les enfants naturels des Rois et des Princes souverains.
En Italie et en Espagne, ils demandent quatre lignes paternelles et maternelles; en Allemagne seize quartiers.
La Bulle du Pape Paul V dit qu’en la promotion des Grands-Croix, on doit considérer plutôt le mérite que l’ancienneté, mais cela ne s’observe pas, et les Chevaliers y sont élevés selon le rang que leur donne l’ancienneté de leur réception. Ceux qui aspirent aux Commanderies, doivent avoir fait leurs caravanes sur mer contre les Turcs, si ce n’est qu’ils demeurassent actuellement auprès du Grand Maître, et qu’il les en dispensât. Non seulement les Chapelains, mais aussi les Chevaliers font voeu de Chasteté, d’obéissance et d’Abdication de propres. Ils ne peuvent faire testament: et leurs biens appartiennent à la Religion. Le Grand Maître a la collation des bénéfices, et a la Juridiction spirituelle et temporelle sur tout l’Ordre, comme il s’apprend de la Bulle de Pie IV; Ils sont exemps du paiement des dîmes, et de la taxe du Ban et Arrière-Ban en France à cause de leurs fiefs. Ils peuvent visiter les Paroisses de l’Ordre, comme l’ordonne la Bulle de Paul V qui commence Exposcit; et les Curés qui en dépendent, doivent porter la Croix sur leurs habits. Ils ont reçu de grands privilèges de Richard Coeur-de-Lion Roi d’Angleterre en 1194 de Louis VIII et de Saint Louis Roi de France, père et fils, en 1225 et 1226 de Philippes le Bel en 1304 et de François 1er en 1523 et 1526.
De l’Ordre des Chevaliers Hospitaliers de Notre-Dame du Temple.
Les Templiers prirent ce nom à cause de leur établissement qui se fit proche du Temple de Jérusalem l’an 1118 du temps du Roi Baudoin. Leur emploi était de défendre les pèlerins, et de rendre les chemins sûrs contre les courses des Infidèles. Quelques-uns uns veulent que les premiers fondements de l’Ordre des Templiers furent jetés l’an 1096 par Hugues de Payens, et par Godefroy de Saint-Omer du pays d’Artois, qui reçurent du pape Honoré III et d’Estienne Patriarche de Jérusalem, leur règle et leur habit qui était de couleur blanche avec une Croix rouge, pour signifier l’innocence et le martyre, comme dit Aubert le Mire. Leur titre était de Notre-Dame.
Ils avaient trois Ordres parmi eux, les Grands-Croix, les simples Chevaliers, et les Servants qui portaient une demi-Croix. Cet Ordre fleurit plus de 200 ans: il avait deux millions de revenus, et l’on y comptait 40000 Commanderies. Le Pape Clément V le supprima au Concile de Vienne l’an 1312. Plusieurs Chevaliers furent condamnés à la mort, et les autres dépouillés de leur habit. On leur attribuait plusieurs crimes contre la Foi, la Religion, la Chasteté et les bonnes Moeurs. Ils furent traités plus doucement en Espagne, qu’aux autres lieux de la Chrétienté; car au Concile Provincial célébré à Salamanque, ils furent déclarés innocents et exempts des crimes qu’on leur imposait; Leurs biens furent distribués à plusieurs autres Ordres militaires et Hospitaliers, comme à celui de Saint-Jean, et autres en France, en Espagne et ailleurs.
Crinitus, Pierre Grégoire, Jean Azorius et plusieurs autres, disent qu’ils étaient atteints et convaincus de crimes énormes, et que ce fut le sujet de leur suppression.
Robert Gaguin en a écrit en des termes abominables.
Guillaume de Tyr, Onufrius Panuinus, Platine, Joannes Azor, Vitriacus, Laurentius Maheu, Polydore Vergile, et récemment Mrs du Puy, ont fait des Traités des Templiers, qui représentent leurs crimes et leurs erreurs.
Villaneus, et Saint-Antonin veulent qu’ils fussent accusés par calomnie, en parlant du supplice de Jacques de Molan Bourguignon, Maître Général de leur Ordre, qui soutînt toujours que cet Ordre était saint, juste et orthodoxe.
De l’Ordre militaire et Hospitalier des Teutons de Notre-Dame de Jérusalem.
L’Ordre Teutonique qui porte la Croix noire, prit son origine l’an 1109, sous le titre de Notre-Dame, selon Vitriacus en son Histoire Orientale chap. 66. Et Henry Walpot qui en était chef, le fit confirmer par le Pape Célestin III l’an 1191.
Joseph Michelin qui est d’un autre avis, rapporte que cet Ordre fut plutôt institué par l’Empereur Fridéric 1er lorsqu’il envoya des troupes auxiliaires contre les Infidèles en la ville de Jérusalem; et qu’en l’an 1184, fit bâtir une Eglise sous l’invocation de Notre-Dame, en faveur de la nation Teutonique et Allemande.
Barbosa, dit que cette fondation fut faite dès l’année 1115.
Siffrieus, Raphaël Volaterranus, Trithemius, veulent que ce soit en l’année 1192. Christoforus Broundus et Jacobus Masenius, favorisent cette opinion.
Après la prise de Jérusalem par Saladin Prince des Sarrazins, les Chevaliers de cet Ordre transportèrent leur Hôpital à Acon ou Ptolémaïde; et enfin étant chassés de la Syrie avec les autres Chrétiens, ils s’habitèrent dans l’Occident en Prusse l’an 1226, comme dit Martin Cromerus dans son Histoire de Pologne. Y ayant été appelés par Conrard Duc de Moscovie pour combattre les Prussiens, il leur donna tout ce qu’ils pourraient conquérir en Prusse sous Herman Aza Saltzam leur Chef. Ils combattirent aussi les Lithuaniens et les Tartares qui demeuraient par delà la Vistule, et s’emparèrent de la Livonie et de la Curlande, Sébastien Munster, Tilemanus, Brendobacius, Tyrius, Tortellus, Ernius, Eulpot, Perrus Azor, Aldana, Mennenius, Paulus Morigia, Cathaneus et autres font mention de toutes ces conquêtes.
Cet Ordre a été florissant jusqu’au Grand Maître Alberg de Brandebourg et autres Chevaliers, qui cessant de garder leur Règle, et d’observer le Célibat, se marièrent, embrassant l’opinion de Luther l’an 1525. Ce changement donna prétexte au Roi de Pologne, de leur faire la guerre: ils furent trop faibles pour la soutenir; et après plusieurs combats et plusieurs sièges de villes, ils firent des Traités de Paix qui leur furent néanmoins avantageux: car ce fut à condition que les Grands Maîtres demeureraient Ducs de Prusse et de Livonie, en hommage de la Couronne de Pologne; et en cas qu’ils mourussent sans enfants légitimes, il y aurait reversion.
Les Ducs de Livonie, depuis cet accord, sont morts sans enfants, ainsi ce Duché est venu à la Pologne, et depuis par conquête au Roi de Suède.
Celui de Prusse a été divisé; car le dernier Duc Bogislas eut deux filles; l’Aînée mariée au Duc de Poméranie, l’autre à l’Electeur de Brandebourg: et le partage de ce Duché fut fait de la sorte, que la Prusse qui confine la Poméranie demeurerait au mari de l’Aînée, et l’autre partie au mari de la puînée.
Le dernier Duc de Poméranie étant mort sans enfants durant la guerre que faisait en Allemagne Gustave Adolphe Roi de Suède; cette partie à lui échue par sa femme, vint à la couronne de Pologne, et s’appelle Prusse Royale, pour la distinguer de l’autre appartenante à l’Electeur de Brandebourg qui s’appelle Ducale.
Le Duché de Curlande est encore du débris de l’Ordre Teutonique, car le Grand Maître Jean Kaëlteler Gentilhomme du pays de Clèves, ayant embrassé la religion luthérienne, et étant devenu Duc de Curlande, il a rendu ce pays qui confine la Prusse successif à ses descendants par l’investiture qu’il en reçu.
La Commanderie de Mariembourg est maintenant chef de tout l’Ordre. Le Grand Maître écartèle ses Armes de celles de la Religion, qui sont d’argent à la Croix de sable, de celles de sa propre famille, et de celles de Prusse, en mémoire de la possession qu’en ont eu ses prédécesseurs.
Ces Chevaliers doivent faire preuve de seize quartiers d’ancienne Noblesse; et s’ils se marient, ils font preuve de chasteté conjugale.
De l’Ordre militaire et Hospitalier de Saint-Antoine d’Éthiopie, de Vienne, et de Saint-Russi.
Andreas Menda dans son traité intitulé de Ordinibus militaribus disquisitiones canonica, morales et historicae, du Peyrat et plusieurs autres Auteurs font mention de l’Ordre militaire et Hospitalier de Saint-Antoine d’Éthiopie, qu’on dit être établi dès l’an 370 pour combattre les ennemis de la Foi Chrétienne, et spécialement pour assister et loger les malades du feu Saint-Antoine. C’est faire remonter cet Ordre jusqu’au temps de la mort de Saint-Antoine, qui arriva l’an de notre salut 371 mais la vérité est qu’il est beaucoup plus moderne: aussi Panune demeure d’accord qu’il commença de paraître en Europe en 1095. Gaston et Girard père et fils qui se dévouèrent au soulagement du feu Saint-Antoine, en ayant établi l’institut en Dauphiné, comme l’assurent le Cardinal César Baronius, et Henry Sponde Évêque de Pamiers l’an 1121 ils fondèrent un Prieuré en un lieu appelé la Mote, dans le pays Viennois: cette maison fut convertie en Abbaye l’an 1207 par le Pape Boniface VIII et les personnes malades du feu Saint-Antoine s’y retiraient, comme rapporte Albertus Mireus.
Les Hospitaliers d’Éthiopie ont toujours professé la Règle de Saint-Basile, et s’occupaient dans les armées aux oeuvres de charité envers les malades, et à la sépulture des morts. Ils y font preuve de Noblesse et de vertu: et s’ils ne sont Nobles, le Prince des Abissins les anoblit, et leur donne immédiatement des Armoiries, ce qui est tiré des Archives de cet Ordre.
Ce fut à la diligence d’un nommé Jessé, que les Reliques du corps de Saint-Antoine furent apportées de Constantinople en Dauphiné: néanmoins ceux de Montmajour d’Arles, Ordre de Saint-Benoît, ont contesté ces Reliques, disant qu’elles étaient en leur Abbaye, comme rapporte César Nostradamus en son Histoire de Provence. Il y a eu pour ce différend des armées sur pied, les Dauphinois et les Provençaux soutenant respectivement qu’ils avaient les Reliques de ce Saint Hermite. Quoi qu’il en soit, ceux de Dauphiné ont le Chef d’Ordre chez eux.
Il y en avait deux Commanderies à Paris, dont l’une subsiste, portant le nom de Saint-Antoine. L’autre appelée de Saint-Magloire, est passée dans l’Ordre de Saint-Benoît et enfin en la Congrégation de l’Oratoire pour la Maison seulement, car l’Abbaye ou Commanderie a été réunie à l’Archevêché de Paris pour le revenu. Il y en a un autre à Rouen, qui est l’Hôpital de Saint-Thomas le Martyr, qui appartenait à l’Ordre des Billettes, que le Roi Charles VI donna à l’Ordre de Saint-Antoine l’an 1397 pour recueillir les malades du feu Saint-Antoine; ce que le Roi François 1er confirma l’an 1538 avec le privilège d’une quête que ces Hospitaliers peuvent faire pour la nourriture d’un Pourceau qu’on appelle le Pourceau de Saint-Antoine.
Ces Hospitaliers sont sous la règle de Saint-Augustin, et portent le Tau bleu ou de couleur céleste sur un habit noir, comme ceux d’Éthiopie.
Ce Tau est une lettre Gothique, qui marque qu’en portant ce signe on était préservé de la mort, comme nous apprend le Prophète Ézéchiel et l’ordonnance fut baillée aux Anges d’exempter de la mort le peuple Hébreu qui avait cette marque sur le front; ce qu’on peut lire dans Saint-Chryfostome, Saint-Ambroise et Beda. Mais il y en a qui n’approuvant pas cette interprétation, disent que ce Tau est une potence ou bâton dont se servaient les malades dans les Hôpitaux de Saint-Antoine, pour aider à leur convalescence.
Il y a un autre Ordre Hospitalier sous la règle de Saint-Augustin en Dauphiné dans le Diocèse de Valence, qui porte le titre de Saint-Russi, qu’on dit fils de Simon le Cirenien qui aida à porter la Croix de Notre-Seigneur.
Sous Raimon l’an 1158, la Maison de Saint-Russi commença d’avoir titre d’Abbaye. Ce même Ordre a eu cours dans les Diocèses d’Avignon, d’Arles, et de Lyon: Plusieurs Auteurs en parlent, comme Albertus Mireus, Renatus Chopinus, Oldradrus, Aimarus Falco. Et Petrus Grisius, dit qu’il se tint un Synode Provincial de cet Ordre l’an 1337 pour y faire des Règlements.
Outre ces Hospitaliers, des Ordres d’Éthiopie, de Vienne, et de Saint-Russi, il y a encore d’autres de Chanoines Réguliers, qui professent l’Hospitalité, et qui prennent Saint-Antoine pour leur Patron.
De l’Ordre Hospitalier du Saint-Esprit à Rome.
L’Ordre des Chevaliers du Saint-Esprit de Rome fut érigé par le Pape Innocent III l’an 1198 ils sont nommés Frères Hospitaliers, et sont logés près du Tibre. On met en leur Hôpital les enfants exposés. Ils portent la Croix blanche, selon Daviti. Les autres qui ont écrit des recherches de cet Hôpital, disent qu’il a vingt millions de revenu.
De l’ordre des Chevaliers Hospitaliers du Croissant et de l’Étoile en Sicile.
La Milice du Croissant et de l’Étoile fut instituée par Charles de France Roi de Sicile, Comte d’Anjou, à Messine l’an 1268. Il bailla pour ornement à ces Chevaliers un collier d’or plein de fleurs-de-lis et d’Étoiles d’où pend un Croissant à l’extrémité; c’était pour la défense de la Foi, pour donner l’Hospitalité aux pèlerins, et avoir soin de la sépulture des défunts. On n’y devait admettre que des gens illustres en Noblesse et en valeur. Le Pape Clément IV confirma cet Ordre, dont fait mention Franciscus Mennenius.
De l’Ordre Hospitalier de Sainte Brigide, ou de Brecian en Suède.
Sainte Brigide institua l’Ordre de Brecian en Suède à son retour de Jérusalem l’an 1369 sous la règle de Saint-Augustin. Cet Ordre fut confirmé par le Pape Urbain V. Son institut est de s’opposer aux Hérétiques, d’exercer l’Hospitalité, d’ensevelir les morts, de protéger les veuves et les orphelins.
La marque de cet Ordre est la croix bleue, et une langue de feu, symbole de la charité. Antonius Hianus, et Antonius Boisius, en font mention.
Il y a des Moines de Sainte Brigide aux Pays-Bas qui portent une Croix rouge au pied long, et un besant blanc, ou plutôt une Hostie au milieu des croisillons.
Volateranus parle de cette Sainte et de ses huit enfants. Le Schisme à aboli cet Ordre Hospitalier en Suède; mais il s’est maintenu en Flandres.
De l’Ordre Hospitalier des Martyrs Saint-Côme et Saint-Damian en Palestine.L’Ordre Hospitalier sous le titre de Saint-Côme et Saint-Damian est institué pour assister les pèlerins étrangers qui tombent malades en la terre-Sainte, envers lesquels les Chevaliers exercent toute sorte d’oeuvres de charité. Le Pape Jean XXII en 1410 confirma leur institut suivant la règle de Saint-Basile qu’ils avaient prise. Ils portent la croix rouge et les images de Saint-Côme et de Saint-Damian renfermés dans un cercle. Andreas Mendo, Hieronymus Roman, et Josephus Micheli, remarquent les prérogatives de cet Ordre.
Publié dans : L'ordre des Templiers |le 27 mai, 2007 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 6 juin, 2007 à 17:42 Liliane Vogel- Brecher écrit:

    Bonjour,

    je recherche depuis longtempts l’ histoire de ma famille normande les barons de Brecher.

    Auriez vous une idee ou je puisses trouver une liste des Barons de normandie de l’ an 1400-1600?

    Je vous remercie d’ avance

    Vogel-Brecher

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