HISTOIRE du Compagnonnage,

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HISTOIRE du Compagnonnage,
sa Légende, les Répressions
 

Histoire

On donne le nom de compagnonnage à certaines associations formées entre les ouvriers du même état ou d’états analogues et dont le but est de se prêter de mutuels secours. Le compagnonnage était jadis, sous le régime des règlements, des restrictions et des privilèges que la Révolution renversa, le second degré du noviciat pour arriver à la maîtrise. On n’y était admis que cinq ans après avoir été reçu apprenti et sur la production d’un chef-d’œuvre. L’association des compagnons d’un corps d’état pour s’entraider, s’assister et trouver de l’ouvrage, a survécu à la chute du monopole industriel frappé par la loi du 2 mars 1791, et forme le compagnonnage en cours au XIXe siècle.

Selon telle ou telle version, la tradition* voudrait donner au compagnonnage une origine biblique : ses fondateurs (maître Jacques, tailleur de pierre, et le père Soubise, charpentier) auraient participé au temps de Salomon (Xe siècle av. J.-C.) à l’édification du premier temple de Jérusalem avant de venir introduire le rite en Gaule. Dans une autre version nous les retrouvons au XIIe siècle, moines constructeurs créant les premières associations d’ouvriers itinérants.
En fait, sans doutes héritiers des guildes, frateries et hanses nées dès le VIIIe siècle, il est à peu près certain que le compagnonnage naquit au XIIe-XIIIe siècle, essentiellement dans le cadre de la construction des cathédrales et à côté des corps de métiers.
 

Sans pouvoir en tirer de preuve véritable sur l’existence d’un compagnonnage à

cette époque, on trouve par le concile de Rouen en 1189 et celui d’Avignon en 1326 des décrets de l’Eglise concernant l’excommunication de confréries clandestines dont les membres se réunissent régulièrement, prêtent serment, revêtent des tenues particulières et promettent de se porter secours mutuellement.En 1258, dans son Livre des métiers qui codifie les usages corporatifs parisiens, Etienne Boileau mentionne 1 268 ouvriers voyageurs. En 1276 Rodolphe 1er accorde des franchises aux tailleurs de pierre de Strasbourg. Mais il est fort probable qu’à côté des guildes et corporations reconnues existaient déjà des organisations d’entraide ouvrière qui agissaient clandestinement pour ne pas souffrir les interdictions de l’Eglise et de l’autorité Royale.

Dès le XIIe siècle on voit aparaître sur les statues, les monuments, les peintures, des signes qui sont particuliers aux compagnons ou qui évoquent leurs rites et légendes. Ainsi des bas-reliefs sur une colonne du XIIIe siècle à St-Bertrand de Commingues. A Chartres et à Poitiers également où l’on découvre une guillebrette (maison canoniale du XIIIe et Notre-Dame-de-la-Grande). A Chartres encore, deux personnages accroupis face à face tenant des dés qui représenteraient un maître et un apprenti car sur les dés sont figurés des symboles compagnonniques. Villard de Honnecourt a d’ailleurs fait un dessin de cette scène en y ajoutant un sanglier et un lapin qui désignent chez les compagnons l’initié et l’apprenti. A Valenciennes, une figuration des deux colonnes Hachin et Boaz ; à St-Denis, le Christ faisant un signe compagnonnique ; à Strasbourg, la mort d’Hiram. Autant de signes troublants qui ne peuvent pour autant être pris comme preuves car communs aux compagnons mais aussi à la religion.
On peut cependant citer encore l’Abbé Grandidier (XVIIIe) qui aurait retrouvé trace de rituels pratiqués par les ouvriers de la cathédrale de Strasbourg au XIIIe siècle. Il

y serait fait état d’une « mère » qui tient une auberge, de voyages de compagnons et de l’assistance mutuelle qu’ils doivent se porter. De même dans le fameux manuscrit de Villard de Honnecourt de nombreux dessins sont évocateurs, ne seraient-ce que ces esquisses de personnages ou d’animaux sur lesquels sont superposés des dessins géométriques ; certains pensent qu’il pourrait s’agir d’une sorte de « mémento » permettant de rappeler aux bâtisseurs des procédés de tracé. A la fin du Moyen Age, la puissance des corporations est grandissante et y accéder à la maîtrise est devenu très difficile car le recrutement des maîtres se fait de plus en plus par voie héréditaire. Ainsi en réponse à cette puissance des corps de métiers apparaissent les confréries ouvrières.
On parlait plus à cette époque de « corporations de métiers » que l’on décomposait en trois grandes catégories : les maîtres qui devaient faire preuve de compétences techniques et payer des droits d’entrée, les apprentis (destinés à devenir maîtres) et les valets que l’on appellera compagnons à partir du XVe siècle.

Les ouvriers qui allaient travailler de province en province ne pouvaient s’enfermer dans le cadre étroit et réduit de la corporation que les maîtres s’appliquaient d’ailleurs à rendre de plus en plus exclusive avec le temps. La « confiscation » des corporations par les patrons s’est faite avec la complicité du régime (octroi des lettres de maîtrise par l’autorité royale). De là le besoin très réel pour les ouvriers de fonder des associations particulières, sortes de confréries qui assuraient leur défense, la solidarité ouvrière et dont la protection les accompagnait dans leurs pérégrinations laborieuses. Ces associations ne servaient pas seulement à assurer du travail à l’ouvrier jeté dans une ville inconnue, elles lui faisaient aussi trouver des mains fraternelles, des visages amis partout où il allait ; elles lui assuraient des secours et du pain dans le besoin, loin de son pays et des siens. Ce fut surtout l’instinct de défense mutuelle qui porta les hommes de même métier à se protéger et à s’unir contre l’arbitraire des patrons.
A la ligue des bourgeois et artisans établis, il fallait opposer la ligue des travailleurs. L’atelier ayant cessé d’être un asile commun et étant devenu une sorte d’exploitation du plus faible par le plus fort, l’intérêt du maître et celui du compagnon étaient devenus aussi distincts que possible et un fossé profond avait fini par se creuser ; de là l’indispensable association ouvrière avec ses règlements, ses usages et ses mystères.

Au XIVe siècle les parcours des compagnons furent attestés dans la ville de Rouen ; au début du XVe siècle les menuisiers, les brodeurs et les tondeurs pouvaient ester en justice en tant que corps. L’essentiel des traits du compagnonnage était donc déjà bien dessiné à la fin du Moyen Age…

Dans son « Etude sociale sur les corporations compagnonniques », le couvreur Auguste BONVOUS nous apprend que « C’est seulement vers 1470 que les archives municipales font la mention des Compagnons du Devoir. Les garçons du Devoir, serruriers, en Poitou, fondent les compagnons serruriers du Devoir en se rangeant sous l’égide de Maître Jacques. A Orléans, les forgerons luttent contre les vanniers**** ; le guet s’empare du logis des compagnons forgerons du Devoir et prennent un coffret de fer dans lequel il y avait un lopin et une chanson contre les vanniers (sept. 1451). »

A partir du XVIe siècle, édits et sentences faisant défense aux ouvriers de s’assembler se multiplièrent**. Les réunions de compagnons furent interdites par l’autorité royale (ordonnances de 1539, 1534, 1566…) à laquelle s’ajouta celle de l’Eglise. En effet, tous les rites mystérieux entourant le compagnonnage, les libations, les réunions, les « mères », les masques, bâtons, rubans et autres attributs attirèrent les foudres de la justice royale et de la justice ecclésiastique. Ainsi, les imprimeurs de Lyon furent par exemple menés entre procès et émeutes contre l’autorité royale entre 1539 et 1573. Les associations d’ouvriers se retrouvaient sans statut légal, réprimées par les pouvoirs publics et dénoncées par les autorités corporatives. Elles devaient se mettre en place clandestinement mais malgré la multiplication des interdits les autorités furent en fait tout à fait impuissantes à empêcher l’accroissement du compagnonnage. Certains compagnonnages (appelés « devoirs » jusqu’au XVIIe siècle) se transformèrent en véritables sociétés secrètes qui se ramifièrent dans tout le pays, les plus nombreux étant ceux des métiers du bâtiment (maçonnerie et charpenterie).
Dans leur « résistance », les compagnons n’hésitèrent pas à s’engager dans les conflits religieux. Les Gavots (enfants de Salomon) furent considérés comme réformés et les Dévoirants (enfants de maïtre Jacques) pour catholiques ce qui attisa les rivalités*** entre sociétés parallèlement à l’aval qu’ils exerçaient sur les salaires et les embauches.

Au XVIIe siècle, après toute une série de procès de 1643 à 1655 contre les cordonniers et ouvriers du textile et du cuir, Michel-Henry Buch tenta de créer une structure « honnête » avalisée par la Sorbonne et l’Etat. On créa à Paris, à Lyon et à Soissons des « couvents-coopératives » mais ceux-ci devinrent à leur tour des foyers de résistance aux autorités des corporations et aux maîtres.
Le mot compagnon désignait l’ouvrier qui ayant fini son apprentissage travaillait pour le compte d’un industriel ou d’un entrepreneur, ainsi le compagnonnage était la durée du travail des anciens apprentis devenus compagnons chez leur patron avant de pouvoir enfin travailler pour leur propre compte. C’est donc à partir du XVIIe siècle que le compagnonnage tel que nous l’entendons a été véritablement organisé.

Chaque Devoir observait des règles et rites qui lui étaient propres tant au niveau de l’initiation de ses membres qu’à leur formation professionnelle et spirituelle, le tout étant entièrement tourné vers la transmission du savoir, le souci du matériau et de l’outil mais aussi le respect du travail et de l’oeuvre à accomplir.

Ainsi, le compagnon désespérant de la maîtrise soit à cause d’un stage presque indéfini, soit à cause de sa pauvreté, entreprit de courir de ville en ville les chances de la fortune, excellent moyen du reste pour acquérir une instruction et une expérience que la routine de l’atelier oridinaire lui refusait. De là le tour de France et les agrégations de compagnonnage de plus en plus multipliées parce que de plus en plus nécessaires à l’ouvrier voyageur, et de plus en plus secrètes et mystérieuses parce que l’ombre et le silence pouvaient seuls permettre d’échapper aux sévérités de la législation faite tout entière au profit des bourgeois et des maîtres. Les associations du compagnonnage eurent pour objet l’assistance mutuelle des compagnons de chaque société ou devoir, et répondirent aussi à un besoin qui alors devait être fort vivement senti et qui était de tous les instants. Il s’agissait de faciliter les déplacements et les voyages en procurant aux affiliés, dans toute l’étendue du pays mais surtout dans un certain nombre de villes dites « du tour de France », travail, aide et protection.

*Voir La Légende
** Voir
La Répression
*** Voir
Rivalités
**** Archives Municipales d’Orléans – 1471

Tradition et Légende  

Les compagnons revendiquent de tous temps une origine mythologique à trois figures emblématiques (Salomon, Maître Jacques et le père Soubise) et à deux temps : la construction du temple de Jérusalem dont maître Jacques aurait été l’architecte en compagnie de son ami maître Soubise, et la fin de l’ordre des Templiers, bâtisseurs féconds. Dans ce second temps maître Jacques deviendrait alors Jacques de Molay, dernier maître exécuté en 1314 sur ordre de Philipe le Bel. Sur ces bases, chaque corps de métier et chaque époque a brodé sa propre variante mais d’un point de vue général, les gens du bâtiment furent réellement les créateurs du Compagnonnage.

Le compagnonnage serait un reliquat des sociétés secrètes de l’antiquité.Antiquité qui avait d’ailleurs ses sociétés d’ouvriers.


 

Chez les Juifs par exemple, nous trouvons les Khasidéens qui donnèrent plus tard naissance aux esséniens et dont la mission était, dans l’origine, d’entretenir et de réparer le temple que Salomon avait fait bâtir au Seigneur sur le modèle du tabernacle, ce même temple d’où les compagnons, notamment ceux qui s’intitulent les « enfants de Salomon » prétendent être issus. A en croire ces derniers, le troisième roi des juifs, pour récompenser ses nombreux ouvriers de leurs travaux, leur aurait donné un « devoir » ou, ce qui revient au même, une doctrine, et les aurait unis fraternellement dans l’enceinte de l’édifice qu’ils venaient de construire. Quoi qu’il en soit, les Khasidéens se soutenaient entre eux : ils avaient dans plusieurs contrées des maisons appelées « semnées » où ils s’arrêtaient en voyage.De la Judée ces associations passèrent en Egypte et de l’Egypte en Grèce.C’est à l’Egypte en effet que la Grèce doit le culte de Bacchus dont les prêtres, appelés « dionysiens », formaient des associations pour les constructions des temples et édifices ; les rois de Pergame les organisèrent en corporation. C’est de Grèce enfin que Numa fit venir à Rome les architectes qu’il mit à la tête des collèges d’ouvriers (collegia artificum, 797 av. J.-C.). Ces collèges d’ouvriers, exemptés d’impôts et privilégiés pour les constructions publiques se perpétuèrent pendant tout la durée de l’empire romain et existaient encore à l’époque de la domination lombarde sous le nom de confrérires ou de corporations franches. Les papes leur accordèrent le monopole de la construction des églises et dans les chartes qu’ils leur donnèrent on voit qu’ils les exemptaient de toutes les lois et statuts locaux, édits royaux, règlements municipaux, concernant soit les corvées soit toute autre imposition obligatoire pour les habitants du pays. Munies de ces chartes les corporations franches se répandirent en Allemagne, en France et en Angleterre, leurs immunités firent donner à quelques-unes le nom de « francs-maçons ». D’autres se consacrèrent à la construction des ponts ; tels sont les frères pontifes que l’on trouve dans le Midi vers 1178. Les templiers eux-mêmes furent compris dans l’ordre de ces corporations et ne dédaignèrent pas de s’associer aux travaux de construction. Ils se chargèrent de l’entretien des trois grandes routes du Midi de la France.

Toutes ces sociétés, depuis les Khasidéens jusqu’aux corporations franches avaient eu à la fois un caractère industriel et un caractère religieux et mystique : il fallait, pour être admis en leur sein, subir l’initiation par certaines épreuves, adopter certains dogmes, certains signes et paroles de reconnaissance. Au Moyen Age il s’y joignit l’idée féconde de secours mutuels contre l’autorité violente et despotique des seigneurs. C’est à cette époque de troubles que remonte vraissemblablement l’institution de compagnonnage actuel.
Le compagnonnage serait né dans la franc-maçonnerie et aurait été comme elle protégé par l’ordre des templiers. L’opinion est assez répandue d’ailleurs que le Maître Jacques considéré par les Compagnons Passants tailleurs de pierre comme le fondateur de leur société, n’est autre que le grand maître Jacques de Molay.
Faire naître le compagnonnage dans la franc-maçonnerie n’est pas une idée nouvelle mais il est bon de ne pas oublier que :

- la franc-maçonnerie moderne n’a d’autre ressemblance avec les anciennes confréries de maçons constructeurs que le nom

- qu’il faut distinguer deux maçonneries : l’une matérielle et l’autre intellectuelle qui à une époque se sont réunies pour ne plus en former qu’une seule.

Donc, au lieu de dire que la franc-maçonnerie donna naissance au compagnonnage il est plus exact de dire que cette institution telle qu’elle nous apparaît aujourd’hui est issue des corporations d’arts et de métiers.

Les compagnons donc feraient comme les franc-maçons remonter leur association à la fondation du temple de Jérusalem par Salomon.
En effet, ce temple aurait été construit pour abriter l’Arche d’Alliance selon le voeu du roi David. Mais celui-ci ayant du sang sur les mains, Dieu lui dit « C’est ton fils qui construira la maison ». Ainsi Salomon entreprit l’édification du Temple. Voici ce que l’on trouve à ce propos dans la Bible :

« Le roi Salomon choisit des ouvriers dans tout Israël et commanda pour cet ouvrage 30 000 hommes. Cet immense chantier était dirigé par le maître d’œuvre Adon Hiram, plus souvent nommé Hiram. Salomon avait 70 000 manœuvres qui portaient les fardeaux et 80 000 qui taillaient la pierre sur les montagnes, sans compter l’intendance de chaque ouvrage, lesquels étaient au nombre de 3 300 et donnaient des ordres au peuple et à ceux qui travaillaient. Le roi leur commanda aussi de prendre des grandes pierres pour les murs et les fondations du temple et de les préparer à cet effet. Les tailleurs de pierre de Salomon et ceux d’Hiram eurent soin de bien les travailler. » (Exode XXV, 10-17) (Rois V, 1 à 18)On ne peut pas conclure à partir de ce texte que le Compagnonnage existait déjà, mais c’est ici que la légende se constitue, et même plusieurs légendes transmises d’âge en âge par la tradition ; ces légendes sont au nombre de trois car les différents corps du compagnonnage reconnaissent trois fondateurs : Salomon, maître Jacques et le père Soubise. De là trois grandes catégories : les « Enfants de maître Jacques », les « Enfants de Salomon » et les « Enfants du père Soubise ». Ces trois classes de compagnons sont ennemies, ou plutôt ont été ennemies les unes des autres et se sont reproché longtemps les inimitiés imaginaires de leurs fondateurs.

Comme nous l’avons vu plus haut, les Enfants de Salomon prétendent que ce roi leur aurait donné un « devoir » pour les récompenser de leurs travaux et les aurait unis fraternellement dans le temple. Une autre histoire se superpose à celle-ci avec Hiram qui était dit-on rempli de sagesse et d’intelligence. Il avait fait deux colonnes de bronze d’une hauteur de 18 coudées chacune pour la porte du vestibule du Temple. Le nombre considérable d’ouvriers posait des problèmes, notamment avec quelques imposteurs qui se faisaient payer comme des travailleurs alors qu’ils ne faisaient rien. Pour mettre fin à ces excès, Salomon (mais d’autres disent Hiram), donna à chaque ouvrier un mot de passe pour se faire reconnaitre ainsi qu’une assignation pour se faire payer. Par ailleurs, les bons initiés étaient initiés dans un souterrain du Temple et se faisant recevaient un nouveau mot de passe : pour les apprentis à la colonne Jakin, pour les ouvriers qualifiés à la colonne Boaz. Les Compagnons de Liberté seraient alors nés.
Holem, Sterkin et Hoterfut, des apprentis furieux de s’être vus refuser la maîtrise, décidèrent de soutirer le mot de passe correspondant à Hiram ou de l’assassiner. Il l’attendirent à la sortie du temple et alors que Hiram se présentait à la porte de l’Occident, Serkin tenta de le forcer à livrer le secret. Hiram refusa et Sterkin le frappa à l’épaule avec une règle. Hiram s’enfuit vers la porte du Midi où Holem, après le même scénario, lui donna un coup de maillet. Hiram se sauva donc vers la porte de l’Orient ou Hoterfut l’acheva d’un coup de levier. Les trois compères emportèrent le corps dans un lieu retiré où ils l’enssevelirent, puis ils creusèrent deux autres fosses, l’une pour ses habits, l’autre pour sa canne.
Neuf compagnons d’Hiram partis à sa recherche découvrirent son corps car un acacia avait poussé sur sa tombe. Salomon changea le mot de passe et ordonna à tous les compagnons, en signe de deuil, de se raser la barbe, de se couper les cheveux, de prendre un tablier de peau et des gants blancs pour montrer qu’ils étaient innocents de cette infamie. Puis Hiram fut mis dans un tombeau d’airain portant l’inscription gravée sur un triangle d’or : A.L.G.D.P.G.A.D.L.U. (A La Gloire Du Plus Grand Architecte De L’Univers). Un autre triangle portait le nom de Jehova et un troisième était gravé des lettres S.U.G. (Sagesse Union Génie)

Alors que les Compagnons du Devoir de Liberté se donnent pour fondateur Salomon, les Compagnons du Devoir (ou Compagnons du Saint Devoir de Dieu) assurent que leur fondateur, Maître Jacques, un des premiers maîtres artisans de Salomon et collègue d’Hiram, naquit dans une petite ville des Gaules nommée Carte ou Cartès (aujourd’hui St-Romili) située dans le midi de la France, mais que l’on chercherait vainement sur les cartes ! Il aurait eu pour père un célèbre architecte nommé Jakin, ou Jacquin, se serait exercé à la taille des pierres dès l’âge de quinze ans, aurait voyagé dans la Grèce où il aurait appris la taille de la pierre, la sculpture et l’architecture, serait venu en Egypte puis à Jérusalem où il aurait exécuté avec tant de grâce deux colonnes qu’on se serait empressé de le recevoir « maître ».
Maître Jacques et son collègue maître Soubise, après les travaux du temple achevés, seraient revenus ensemble dans les Gaules, jurant de ne jamais se séparer ; mais la jalousie du second s’étant émue de l’ascendant du premier sur leurs disciples, il y aurait eu séparation. L’un, maître Jacques, aurait été débarqué à Marseille avec 13 compagnons et une quarantaine de disciples ; l’autre, maître Soubise, à Bordeaux.


 
Maître Jacques voyagea trois ans pendant lesquels il du se défendre contre les embûches des disciples de Soubise. Un jour, s’étant éloigné de ses propres disciples, maître Jacques se serait vu assailli par dix ouvriers de maître Soubise mais en se sauvant il aurait fait une chute dans un marais ; soutenu par les joncs, ils aurait été délivré par les siens et se serait retiré à Ste-Baume. Mais, bientôt trahi et livré par un de ses disciples appelé Jéron selon les uns, Jamais selon les autres, il serait mort frappé de cinq coups de poignard alors qu’il était seul et en prière; ceci dans sa 47ème année, 4 ans et 9 jours après sa sortie de Jérusalem, 989 ans av. J.-C. Les compagnons lui ayant ôté sa robe auraient trouvé sur lui un petit jonc qu’il portait en mémoire de ceux qui l’avaient sauvé dans le marais et aussitôt ils auraient adopté le jonc pour emblême sous la forme d’un bâton qui devint plus tard la canne. En général, on n’accuse pas Soubise d’avoir trempé dans cet assassinat. Les larmes qu’il versa sur la tombe de son collègue lèvent une partie des soupçons qui pèsent sur lui. Quant au traître, il serait allé, de désespoir, se jeter dans un puits que les disciples de Jacques auraient comblé avec des pierres. La dépouille de maître Jacques fut portée en procession par ses compagnons jusqu’à un lieu proche de St-Maximin où elle fut ensevelie après l’accomplissement de tous les rites sacrés alors que la défroque du martyr aurait été mise dans une caisse. A la destruction des temples, les Enfants de maître Jacques s’étant séparés, son chapeau aurait été donné aux chapeliers, sa tunique aux tailleurs de pierre, ses sandales aux serruriers, son manteau aux menuisiers, sa ceinture aux charpentiers et son bourdon aux charrons.
Aujourd’hui encore un pélerinage a lieu à la Ste-Baume chaque année, le 22 juillet. C’est un pélerinage que chaque compagnon doit faire au moins une fois dans sa vie en mémoire de maître Jacques et de Marie Madeleine devenue leur sainte patronne. C’est à cet endroit que les couleurs des compagnons sont frappées et timbrées.
Selon une autre tradition, maître Jacques ne serait autre que le dernier grand maître des templiers, Jacques de Molay, lequel aurait accueilli sous la bannière de son ordre des Enfants de Salomon en dissidence avec la société mère et leur aurait conféré un « devoir » nouveau vers 1268. Le père Soubise ne serait autre qu’un moine, bénédictin ou cistercien, qui aurait donné aux charpentiers de haute futaie des statuts spéciaux. Cette seconde légende est acceptée assez généralement comme se rapprochant plus que la précédente de la vérité. Il s’ensuivrait que la division des sociétés de compagnonnage en trois classes date de la fin du XIIIème siècle. Ce qu’on peut affirmer, c’est que les Enfants de maître Jacques sont d’une origine moins ancienne que ceux de Salomon et qu’ils en sont même un démembrement.

Enfin, concernant Soubise, on le voit non seulement dans la légende de maître Jacques (la plus communément admise) mais aussi moine bénédictin ou encore venu de Nogent sous Paris. Comme pour son comparse Jacques il y a confusion dans les époques à son sujet. Soubise, nom à consonnance moyenâgeuse, aurait comme signification « sous la bise »…

  La répression

A l’origine le compagnonnage ne s’était pas placé comme les corporations des maîtres sous la protection de l’Eglise. L’initiation se faisait dans des sortes de mystères où s’invoquait une tradition antérieure au christianisme. Le clergé s’en émut, surtout au XVIIe siècle. Les pratiques employées pour les réceptions de compagnons furent condamnées comme impies par la faculté de théologie de Paris le 14 mars 1665.

Précédemment, un édit de François 1er (ordonnance de Villers-Cotterêts) daté de 1539 avait interdit aux compagnons « de se lier par serment, de se donner des capitaines ou chefs de bande, de se former, en dehors des maisons ou ateliers de leurs maîtres, en rassemblements de plus de cinq, sous peine d’être punis comme monopoleurs d’amendes arbitraires ; de porter épées, poignards ou bâtons ès maisons de leurs maîtres ni par la ville ; de faire enfin aucun banquet pour entrée et issue d’apprentissage ou autre raison de métier. »

Pendant les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, les rois et les parlements intervinrent souvent contre les communautés, confréries assemblées et cabales des compagnons ; défense fut faite aux taverniers de les recevoir au nombre de plus de quatre et de favoriser en aucune manière, sous peine de punition exemplaire, les pratiques du prétendu Devoir.
Tout au long du XVIe siècle, le pouvoir Royal mena une pression forte par les ordonnances d’Orléans, de Moulins et de Blois.
Le XVIIe siècle ne fut pas une époque plus favorable. En effet, l’église n’apprécie pas plus la ressemblence des symboliques et le corporatisme florissant n’arrange rien.

Toutes les professions avaient leur compagnonnage mais plusieurs le perdirent vers le milieu du XVIIe siècle, notamment les cordonniers qu’une sentence du bailli du Temple du 22 novembre 1651 anéantit. Les tailleurs d’habits et les bourreliers furent dénoncés et condamnés à la même époque. L’organisation du compagnonnage d’alors est surtout connue d’après les révélations qui furent faites au clergé : « Ce prétendu Devoir, dit une officialité de Paris de 1655, consiste en trois paroles : « Honneur à Dieu, conserver le bien du maître et maintenir les compagnons », mais tout au contraire ces compagnons déshonorent grandement Dieu, profanent tous les mystères de notre religion, ruinent les maîtres vidant leurs boutiques de serviteurs quand quelqu’un de leur cabale se plaint d’avoir reçu bravade. Les impiétés et les sacrilèges qu’ils commettent sont différents selon les métiers. Ils ont néanmoins tous cela de commun : de faire jurer celui qui doit être reçu sur les saints Evangiles qu’il ne révélera à père ni à mère, femme ni enfant, prêtre ni clerc, pas même en confession, ce qu’il va faire ou voir faire et, pour ce, choisissent un cabaret qu’ils appellent la mère parce que c’est là qu’ils s’assemblent d’ordinaire comme chez leur mère commune, dans lequel ils choisissent deux chambres commodes pour aller l’une dans l’autre, dont l’une sert pour leurs abominations et l’autre pour le festin. »
Déjà en 1646 on lisait dans un rapport de Police : « Les compagnons cordonniers se réunissaient dans deux chambres contigües : la première servait pour interroger les récipiendaires et pour leur faire subir des épreuves en usage, puis ils étaient conduits dans la chambre des mystères où se trouvaient un autel et des fonts baptismaux : là, ils choisissaient trois compagnons dont l’un servait de parrain, l’autre de marraine et l’autre de curé. Après avoir prêté serment sur le saint chrême et sur le livre ouvert des Evangiles, le nouveau baptisé était reçu au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit; puis la réception terminée ils célébraient la messe. » Ce rapport est déposé à la faculté de thélologie, laquelle condamna le 21 septembre 1646 ces pratiques comme étant un blasphème et un sacrilège.

Plusieurs évêques publièrent des mandements contre l’institution du compagnonnage et le corps des cordonniers fit abjuration solennelle. Les selliers, les chapeliers, les tailleurs et une partie des charbonniers les imitèrent mais les autres métiers, c’est-à-dire la plus grande partie des compagnons, au lieu de se joindre à eux les accusèrent hautement au contraire d’apostasie. L’autorité temporelle prit une part moins active à la poursuite du compagnonnage.
Toutefois, outre l’édit de François 1er cité plus haut, on signale des arrêts du parlement de Bretagne qui l’interdirent à l’occasion de rixes sanglantes entre différents Devoirs. Il y eut quelques arrêts semblables motivés sur les mêmes circonstances de la part du Parlement de Paris mais l’autorité se relâcha de ces sévérités, sans doute parce que l’oppression des corporations de maîtres grandissant il lui fallait un contre-poids dans l’organisation ouvrière en compagnonnage. Il n’en fut pas de même du clergé et l’anathème des hommes d’Eglise ne manqua pas au compagnonnage considéré comme une institution du diable. Le compagnonnage était un cas de péché mortel, mais il est avec le ciel des accommodements et de temps en temps l’Eglise a transigé. Le compagnonnage, qui était loin d’ailleurs d’être un foyer de libre pensée, en a été quitte pour faire dire annuellement des messes en l’honneur de ses saints patrons et pour y assister pieusement avec ses rubans et ses cannes.

Avant la Révolution les compagnonnages inquiétèrent souvent et de façon croissante les autorités. A Dijon on dénombra pas moins d’une vingtaine de procès intentés aux compagnons entre 1667 et 1785. A Marseille, les Gavots et les Dévoirants allèrent même jusqu’à s’allier de manière ponctuelle vers 1725.
On trouve aux archives de la mairie de Lyon, dans les délibérations consulaires de 1771, une ordonnance* portant défense à tous ouvriers et compagnons « 
se désignant entre eux sous le nom de compagnons du devoir, ou sous celui de compagnon gavots, ou sous d’autres dénominations, et notamment aux compagnons charpentiers et menuisiers, de s’attrouper et s’assembler, pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce soit, en plus grand nombre que celui de quatre…« 

En fait, leur pouvoir de priver certaines villes de leurs ouvriers et surtout de travail par la « damnation » ont fait des compagnons la principale cible des décrets d’Allarde et Le Chapelier en 1791 qui interdisaient les coalitions et les corporations ouvrières en proclamant « l’anéantissement de toute espèce de corporation de citoyens de même état de profession ». En fait, ces lois, loin de supprimer le compagnonnage, obligèrent simplement les sociétés à rester secrètes comme sous l’Ancien Régime.

Sous la Révolution, et plus encore sous l’Empire, les compagnons furent tolérés mais étroitement surveillés. La conscription leur ôta d’importantes forces vives et sous la Restauration ils connurent une période de renouveau malgré encore quelques heurts avec les autorités comme à Angoulême en 1820. Les compagnons regrettaient l’Ancien Régime, sans le livret ouvrier et surtout sans la loi d’Allarde.
Toujours à cause de leur aval sur l’embauche et les salaires, les compagnons firent l’objet d’attaques nombreuses et répétées de la part de la monarchie de Juillet avant d’être réhabilités par l’oeuvre d’Agricol Perdiguier, compagnon menuisier élu député en 1848.

* Archives, mairie de Lyon – Cote BB 339-1

Le compagnonnage aujourd’hui

En 1830 se crée une dissidence au sein des compagnons du Devoir. Les aspirants serruriers de Toulon estiment que leur société ne répond pas ou plus à leur désir de « parvenir à l’Unité Corporative pour que le principe de la Mutualité se réalise d’une manière féconde » ; ils fondent la Société de l’Union des Travailleurs du Tour de France dont le compagnon Pierre Moreau sera le secrétaire. Dès 1832 des bureaux sont mis en place dans plusieurs villes de France : à Toulon le 30 juillet, à Bordeaux le 15 août sous l’impulsion de Marius Motte, un serrurier. Les bureaux comprennent une section par profession, ils accueillent les sociétéaires âgés de 16 ans révolus, « de bonne moeurs et de bonne conduite » et nantis d’un passeport en règle. S’il tombe malade, le sociétaire perçoit 60 centimes par jour pendant un mois, 50 centimes le deuxième mois et 40 centimens les mois suivants ; selon la gravité de l’état une veille de nuit est assurée par un ou deux sociétaires.

Les tentatives répétées depuis 1848 de réconciliation et d’union des différents devoirs ont tourné court. La crispation sectaire sur les rites anciens est le fait d’un compagnonnage réduit à l’état de survivance par l’industrialisation qui a fait naître de nouvelles structures ouvrières : les syndicats.

Au début du XXe siècle, trois mouvements compagnonniques subsistent : les Compagnons du Devoir, les Compagnons du Devoir de Liberté et l’Union Compagnonnique des Devoirs Unis. Une tentative de regroupement et d’adaptation de ces trois mouvements va être tentée durant les années 20 et 30 sans pourtant aboutir.
La relance éphémère en 1941 imprimée par le régime de Vichy et la Charte du même nom le 1er mai au nom d’un certain corporatisme cher à la « Révolution nationale » n’a été qu’une parenthèse malgré l’intervention du compagnon tailleur de Pierre Jean Bernard dit « la fidélité d’Argenteuil » qui n’acceptant pas la mise à l’écart du mouvement compagnonnique parvient à convaincre le maréchal Pétain après sa décision de suppression de toutes les sociétés « secrètes ». L’effort de dialogue entrepris entre les deux guerres et le groupement des corps de métier du compagnonnage du Devoir vont marquer une étape importante dans l’évolution du compagnonnage français par la suite.

Les trois associations qui subsistent aujourd’hui avec l’Union Compagnonnique des Compagnons du tour de France des Devoirs unis et la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment ne regroupent qu’une petite élite dans quelques métiers artisanaux mais celle-ci garde la mémoire d’un mouvement qui porta haut la fierté ouvrière et l’éthique de la «belle ouvrage».

De nos jours encore, quelques dizaines de compagnons (ébénistes, orfèvres…) accomplissent un tour de France au cours duquel ils apprennent à perfectionner leur art. Dans les années 1840, ils étaient plusieurs centaines de milliers.
Le XIXe siècle assista surtout à la naissance du compagnonnage « romantique » alors que les compagnons se faisaient écrivains ; au XXe siècle ils acceptèrent d’être syndiqués ; vers 1945-1946 ils se dotèrent enfin de structures fermes.

Le compagnonnage contemporain n’est plus que la survivance d’un grand mouvement d’association ouvrière qui s’est développé dans les métiers artisanaux à l’époque de la Renaissance et qui a été étouffé à la fin du XIXe siècle par l’essor de l’industrie. Il reste cependant aujourd’hui une institution de formation reconnue dans le monde artisanal et dans le monde du bâtiment.

Partout nous pouvons admirer les travail des compagnons d’aujourd’hui : de la tour Eiffel, dont les travaux ont été conduits par un compagnon, à la restauration de l’Arc de triomphe ou de l’Assemblée Nationale, du Musée d’Orsay à l’archange du Mont Saint-Michel, de la réfection de la toiture de la gare St-Charles à Marseille, des soubassements de la pyramide du Louvre au métro de Caracas, du tunnel sous la Manche jusqu’à la restauration de la flamme de la statue de la Liberté…

Les métiers représentés restent nombreux que ce soit dans le bâtiment (maçons, couvreurs, charpentiers…), l’industrie (chaurdonniers, mécaniciens, serruriers…), les métiers de bouche (pâtissiers, boulangers) et les jeunes ouvriers continuent à se perfectionner au travers d’un tour de France qui tend à s’étendre de plus en plus vers l’étranger. Il se crée en effet régulièrement de nouvelles étapes, notamment en Belgique (Bruxelles), en Allemagne, en Ecosse mais aussi au Canada (Montréal) et même à la Réunion. Les jeunes aspirants sont accueillis dans des « maisons de compagnons » et travaillent dans les entreprises locales tout en suivant des cours donnés par des compagnons. On parle parait-il d’accueillir bientôt des jeunes filles dans le compagnonnage, il s’agira alors d’un grand changement au sein des sociétés compagnonniques.

Publié dans : VALEURS DE FRANCE |le 5 avril, 2007 |11 Commentaires »

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  1. le 29 juillet, 2008 à 16:25 BERNIER Bernard écrit:

    Bonjour, travaillant actuellement sur ma généalogie, il s’avère que mes ailleux sont tous de l’Indre et Loire, sauf un Claude Pierre né à EOUX le 12/06/1767. Le père Louis Claude (Nicolas) né le 27/11/1745 a peut être été Compagnons du devoir Menuier Ebéniste. Il aurait effectué un Tour de France et se serait marié à EOUX avec une DEBADAUD. Avez vous des archives sur ces menuisiers. Nous pensons que cette naisance est possible, si vraiment ce Tour de France exixte. dans l’ attente de vous lire recevez mes salutations distinguées et bravo pour votre site, nous en apprenons plus sur ces compagnons.

  2. le 9 janvier, 2009 à 22:57 BERTRAND Catherine écrit:

    Bonjour,
    Votre article, très instructif et bien construit, dont je vous remercie, me conduit à vous interroger au sujet de vos archives.
    Le milieu du compagnonnage est très fermé, aussi, je ne sais comment obtenir des renseignements sur mon grand-père, qui fut compagnon du tour de France, ferronnier-maréchal ferrant. Son nom : Elie BERTRAND, né le 29/03/1903 à Saint-Georges de Rex (79). Son nom de compagnon était « Poitevin Va Sans Peur ». Il habitait au Mazeau (85) et dépendait de la maison des Compagnons de Nantes. Avoir des renseignements sur son tour de France serait un réel plaisir pour nous. Il a dû se déplacer dans les années 1920/1924.
    Merci de votre attention.
    Cordialement,
    Catherine BERTRAND.

  3. le 29 juillet, 2010 à 21:33 ROYER André écrit:

    Bonjour .Plutôt enfant d’Hiram !!vu ces derniers temps une pierre à BROUAGE sur laquelle est inscrit « les enfants de Salomon » puis plein centre au-dessus de l’équerre et du compas à l’ordre de compagnon …L A R que signifie ce sigle ? Merci d’avance et pour cet article très enrichissant .Courtoisement votre

  4. le 22 septembre, 2010 à 15:01 louis PARAT écrit:

    Votre article est très bien fait. Je remarque que les Templiers sont les instigateurs et les financiers de la création des Cathédrales en France (Cf les dates). Ils ont générés les compagnons du devoir de liberté et utilisés les cacots comme charpentiers.Ils sont aussi à l’origine de l’art gothique, gothique s’écrivait à l’époque gau-thique, ce qui démontre … que l’origine n’est pas les Goths, mais les ca-gaus, du nom des enfants de Salomon = les cacots.
    Plusieurs documents attestent mon propos dont celui de Michel Lamy: Les Templiers.

  5. le 28 septembre, 2010 à 19:27 Gilles Saint-Amour écrit:

    Bonjour,

    Je suis descendant d’Isaac Christin, dit Saint-Amour, de Niort, qui a émigré en Nouvelle-France au tout début de la colonie. Il était corroyeur, fils d’un artisan du cuir.

    J’aimerais savoir s’il existe un répertoire des Compagnons qui puisse me renseigner sur mes ancêtres, qui portaient ce nom de «Christin dit Saint-Amour» ainsi que sur ce surnom que ma famille a fini par adopter définitivement au XIX ème siècle.

    Merci de votre attention

    Gilles Saint-Amour
    Lévis Québec.

  6. le 7 octobre, 2010 à 7:37 chinel écrit:

    une pierre à brouage avec équerre et compas et les lettre LAR à marenne d’oléron dans l’église une clé de voûte comporte également la même inscription avec équerre et compas et une lacet faisant un 8

  7. le 16 novembre, 2010 à 13:12 duteil mikael écrit:

    bonjour.
    Je suis à la recherche de ma généalogie, et je voudrais savoir si vous aviez des archives que je pourrais consulter ou avoir des renseignements sur l’origine de mes ailleux, qui je pense fesaient partis du compagnonage. Mon arriere grand père s’appelait JULE DUTEIL et était maître ébénistre en guadeloupe oû il vivait en 1844 qui est l’année de naissance de son fils EDINA HORACE JOSEPH DUTEIL qui était mon arrière grand père, et lui aussi Charpentier.
    je vous donne aussi le nom du Père ma grand mère paternelle, lui aussi était charpentier. TOTO PAUL. Marié à FRANCHI MARIE.
    Votre site est très bien, et j’ai beaucoup appris en vous lisant.
    En attendant de vous lire bientôt, recevez mes salutations distinguées

  8. le 19 octobre, 2011 à 4:41 Lise St-Amour écrit:

    Bonjour

    J’ai visité votre site car je fais la recherche pour mes ancètre et à la fin j’ai trouvé ce commentaire et je fais parti du même groupe d’ancêtre. Si vous avez trouvé des informations pouvez me les transmettre sinon pouvez-vous lui communiquer ce courriel pour avoir plus de renseignements sur mes ancêtres

    Merci de votre aide
    Lise St-Amour St-Lin Québec Canada

    le 28 septembre, 2010 à 19:27 Gilles Saint-Amour écrit:
    Bonjour,

    Je suis descendant d’Isaac Christin, dit Saint-Amour, de Niort, qui a émigré en Nouvelle-France au tout début de la colonie. Il était corroyeur, fils d’un artisan du cuir.

    J’aimerais savoir s’il existe un répertoire des Compagnons qui puisse me renseigner sur mes ancêtres, qui portaient ce nom de «Christin dit Saint-Amour» ainsi que sur ce surnom que ma famille a fini par adopter définitivement au XIX ème siècle.

    Merci de votre attention

    Gilles Saint-Amour
    Lévis Québec.

  9. le 22 janvier, 2012 à 20:09 messy pierre écrit:

    dijon, 22.1.2012
    bonjour,
    mon ancêtre, Charles MESSY, charpentier, apparaît pour la première fois sur le registre d’Etat Civil de Montamisé (petit village près de Poitiers 86) le 19.1.1752 au baptême de sa fille Louise Marguérite MESSY. Est-il possible de savoir s’il appartenait aux Compagnons du Devoir et d’où il venait? Merci pour toute information

  10. le 31 mars, 2012 à 19:25 la Liberté de Saint Brieuc écrit:

    Votre article est très bien documenté et construit; quelque chose me gêne pourtant. Vous présentez le compagnonnage comme un mouvement quasiment moribond… Il fait pourtant aujourd’hui encore bien plus que « subsister ». Il ne concerne pas non plus que quelques métiers d’art « orfèvre », « vitraillistes  » (qui d’ailleurs n’existent ni chez les compagnons du devoir, ni chez ceux du devoir de Liberté…) mais le compagnonnage moderne, en plus des traditionnels métiers du batiment, intègre les métiers de l’industrie et la maitrise de technologies parfois très pointues…
    enfin pour ce qui est des : « quelques dizaines de compagnons (ébénistes, orfèvres…) qui accomplissent un tour de France au cours duquel ils apprennent à perfectionner leur art », rien qu’à l’association ouvrière des compagnons du devoir du tour de France dont je fais partie, plus de 2000 jeunes aspirants et compagnons effectuent leur tour de France en 2012. Si vous ajoutez à cela les compagnons sédentaires nous sommes 7000 !
    Bien à vous,
    « La Liberté de Saint Brieuc »
    Honnete compagnon Passant Tailleur de Pierre du Devoir

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