Archive pour mars, 2007

Couvent de l’Ordre du Christ

templarbig.gif456998.bmpCouvent de l’Ordre du Christ
Le Couvent de l’Ordre du Christ (en portugais : Convento de Cristo), situé dans la ville portugaise de Tomar, était à l’origine une forteresse Templière bâtie au XIIe siècle. Lorsque l’ordre du Temple a été dissout au XIVe siècle, la branche portugaise de l’ordre a été transformée en chevaliers de l’Ordre du Christ, qui soutiendront les découvertes maritimes du Portugal du XVe siècle.

Le couvent du Christ de Tomar est l’un des monuments historiques et artistiques les plus importants du Portugal. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983.

La forteresse du Temple
Le château des chevaliers du Temple de Tomar a été construit par Gualdim Pais, maître provincial de l’Ordre du Temple, vers 1160. Quelques années après, le château fut choisi comme siège de l’ordre au Portugal. Durant la Reconquista, le château de Tomar faisait partie du système de défense créé par les Templiers pour sécuriser la frontière du jeune royaume chrétien contre les Maures, frontière qui, au milieu du XIIe siècle, correspondait à peu près aux rives du fleuve Tage.
Vue de la tour polygonale du couvent du Christ. Une partie de la nef de style manuélin apparaît derrière l’église ronde.L’église ronde (rotunda) du château de Tomar a été construite durant la deuxième moitié du XIIe siècle. L’église, comme quelques autres églises du Temple en Europe, a été bâtie sur le modèle de la mosquée d’Omar à Jérusalem, que les croisés ont cru, à tort, être un vestige du Temple de Salomon. La Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem pourrait également avoir servi de modèle.

Selon les chroniqueurs chrétiens, le château de Tomar a résisté, en 1190, aux attaques du calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, qui avait auparavant pris d’autres forteresses portugaises dans le Sud du pays. Une plaque près de l’entrée de l’église du château commémore d’ailleurs cet exploit.
Le siège de l’Ordre du Christ
L’ordre du Temple a été supprimé dans la plupart des pays d’Europe en 1312. Au Portugal, ses membres, ses capitaux et une partie de sa vocation ont été transmis à l’Ordre du Christ, créé en 1319 par le roi Denis Ier de Portugal. L’Ordre du Christ s’est installé, en 1357, à Tomar, qui est devenue son siège social.

L’un des plus grands maîtres de l’ordre était le prince Henri le Navigateur, qui a régné sur l’ordre de 1417 jusqu’à sa mort en 1460. Le Prince Henry a donné une grande impulsion aux expéditions portugaises pendant la période des Grandes découvertes. Dans le couvent, le prince Henry a commandé la construction de divers cloîtres et autres bâtiments. Il est également à l’initiative des améliorations urbaines de la ville de Tomar.

Une autre personnalité importante liée à l’ordre du Crhist était Manuel Ier de Portugal, qui est devenu maître de l’ordre en 1484 et roi du Portugal en 1492. Sous son règne, le Couvent a connu plusieurs améliorations importantes, notamment l’ajout d’une nouvelle nef dans l’église et de décorations intérieures composées de peintures et sculptures.

Le successeur de Manuel Ier, Jean III de Portugal, a démilitarisé l’ordre, le transformant en un ordre plus religieux suivant les préceptes de Bernard de Clairvaux. Il a également commandé la construction d’un nouveau cloître, en 1557, qui est l’un des meilleurs exemples de l’Architecture Renaissance au Portugal.

En 1581, après une lutte pour la succession au trône, la noblesse portugaise s’est réunie dans le Couvent de l’Ordre du Christ à Tomar et a officiellement reconnu Philippe II d’Espagne (Philippe I du Portugal) comme roi. C’est le commencement de l’union ibérienne (1581-1640), pendant laquelle les royaumes du Portugal et de l’Espagne ont été unis. L’aqueduc du couvent a été construit pendant le règne espagnol.
 Art et architecture
 
Plan du Couvent de l’Ordre du Christ. L’église ronde du Temple (fin du XIe siècle) est indiquée en rouge, alors que la nef de style manuélin (début du XVIe siècle) apparaît en bleu.Le château et le couvent sont de bons exemples de l’architecture romane, gothique, manueline et renaissance.
Le château et les remparts
Le château de Tomar a été construit vers 1160 sur un emplacement stratégique, au-dessus d’une colline et à proximité du fleuve Nabão. Il possède un mur externe défensif et une citadelle (alcáçova) avec un donjon à l’intérieur. Le donjon, une tour centrale à vocation résidentielle et défensive, a été introduit au Portugal par les templiers, et celui de Tomar est parmi les plus vieux du pays. Une autre nouveauté apportée au Portugal par les templiers sont les tours rondes dans les murs externes, qui sont plus résistantes aux attaques que les tours carrées. Quand la ville a été fondée, la plupart de ses résidants ont vécu dans des maisons situées à l’intérieur des murs protecteurs du château. Le couvent a été construit pendant le règne espagnol.
L’église ronde
L’église ronde du château, de style roman, (de charola, rotunda ) a été construite pendant la deuxième moitié du XIIe siècle par les chevaliers du Temple. A l’extérieur, l’église est une structure polygonale avec 16 cotés, dotée de solides contreforts, de fenêtres rondes et d’un clocher. À l’intérieur, le centre de l’église a une structure octogonale, reliée par des voûtes à une galerie (déambulatoire). La forme générale de l’église est semblable aux structures rondes de la mosquée d’Omar ou de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.
Fenêtre de style manuélin donnant sur la nef de l’église du Couvent du Christ.Les chapiteaux des colonnes sont de style romans (fin du XIIe siècle) et ils dépeignent des motifs végétaux et animaux, tel que Daniel dans la scène du repaire des lions. Le style des chapiteaux montre l’influence des artistes travaillant, à la même époque, à la construction de la cathédrale de Coimbra.

L’intérieur de l’église est magnifiquement décoré de sculptures et de peintures de style gothique et manuélin, qui furent ajoutés pendant la rénovation ordonnée par le Roi Manuel I à patir de 1499. Les piliers de l’octogone central et les murs du déambulatoire sont agrémentés de statues polychromées de saints et d’anges, tandis que les murs et les plafonds du déambulatoire sont peints dans le style gothique ou ornés de panneaux dépeignant la vie du Christ. Les peintures sont attribuées au peintre de la cour de Manuel I, le portugais Jorge Afonso, et les décorations sculptées sont du sculpteur flamand Olivier de Gand et de l’Espagnol Hernán Muñoz.

 

 

La nef de l’église
Durant le règne d’Henri le navigateur (première moitié du XVe siècle), une nef gothique a été ajoutée à l’église du couvent, transformant de fait l’église ronde en église abside. À partir de 1510, le roi Manuel I fît reconstruire la nef suivant le style en vogue à l’époque, un mélange de gothique flamboyant et de renaissance que les historiens de l’art appelleront par la suite le style manuélin. Les architectes ayant participé à cette reconstuction étaient le portugais João de Castilho et l’espagnol Diogo de Arruda.

De l’extérieur, la nef rectangulaire est ornée de très nombreux motifs de style manuélin, avec notamment des gargouilles, des pinacles gothiques, des statues et des « cordes » qui rappellent celles utilisées sur les bateaux pendant l’ère des grandes découvertes. Elle est ornée aussi par la croix de l’ordre du Christ et l’emblème du Roi Manuel I, la sphère armillaire. Une fenêtre énorme visible depuis le cloître de Saint Barbara, nommée la fenêtre de la Chambre du chapitre (Janela font Capítulo), se situe sur le façade ouest de la nef. Elle comprend la plupart des motifs typiques du style manuélin : les symboles de l’ordre du Christ et de Manuel I, les cordes, des coraux et des motifs végétaux. Une figure humaine au milieu de la fenêtre représente probablement le concepteur, Diogo de Arruda. Cette fenêtre du couvent constitue un des chefs d’œuvre de la décoration de style manuélin.

L’entrée de l’église se fait par un portail latéral magnifique, également décoré de motifs abondants de style manuélin telles que des statues de la Vierge avec l’enfant et des prophètes du vieux testament. Ce portail a été conçu par João de Castilho vers 1530.

A l’intérieur, la nef est reliée à l’église de style roman par une grande voûte. La nef est décorée par une superbe voûte et comporte un chœur surélevé dans lequel se trouvaient des stalles de style manuélin, malheureusement détruites par les troupes napoléoniennes lors de la guerre d’Espagne au début du XIXe siècle. Sous le choeur, il y a une salle qui était la sacristie de l’église.
Cloître du cimetière (première moitié de XVe siècle).
 Le cloître
Le couvent du Christ comporte au total, huit cloîtres, construits aux XVe et XVIe siècles. Par exemple :

Claustro da Lavagem (cloître de lavage) : ce cloître gothique de deux étages a été construit vers 1433, sous le règne de Henri le navigateur. Les vêtements des moines y étaient lavés, d’où son nom.
Claustro do Cemitério (cloître du cimetière) : également construit sous Henry le navigateur, ce cloître gothique était le lieu de sépulture des chevaliers et des moines de l’ordre. Les élégantes colonnes jumelles des voûtes comportent de beaux chapitaux avec des motifs végétaux, et les murs du déambulatoire sont décorés avec des tuiles du XVIe siècle. Dans un tombeau de style manuélin repose Diogo de Gama, le frère de navigateur Vasco de Gama.
Claustro de Santa Bárbara (cloître de Saint Barbara) : il a été construit au XVIe siècle. La fenêtre de la Chambre du chapitre et la façade occidentale de la nef de l’église sont visibles de ce cloître.
Claustro de D. João III (cloître de Jean III) : commencé sous le règne du roi Jean III de Portugal, il a été achevé pendant le règne de Philippe Ier de Portugal (qui était également roi d’Espagne sous le nom de Philippe II). Le premier architecte à avoir travailler sur le bâtiment, à partir de 1557, était l’Espagnol Diogo de Torralva et c’est seulement en 1591 que les travaux ont été achevés par l’architecte de Philippe II, l’italien Filipo Terz. Ce magnifique cloître de deux étages relie le dortoir des moines à l’église et il est considéré comme l’un des exemples les plus représentatifs de l’architecture mannériste au Portugal. Les étages sont reliés entre eux par quatre élégants escaliers hélicoïdaux, situés à chaque coin du cloître.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 28 mars, 2007 |1 Commentaire »

Note sur le Baphomet

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Note sur le Baphomet

 par Marion Melville(la vie des templiers. gallimard 1978).

«« L’explication la plus plausible de « l’idole des templiers » décrite assez souvent sous la forme d’une tête d’homme montée sur quatre pieds, est ce qu’il s’agissait en vé-rité d’un reliquaire, présenté â la vénération des frères. Mais encore fallait-il prouver l’existence de tels objets. Le reliquaire portable en bronze doré, fait pour conserver les reliques de Saint Jean l’Evangéliste, qui date du milieu du 12ème siècle (reproduit sur la couverture du bulletin) correspond exactement â l’image qu’on pourrait se faire du Baphomet, avec son air hautain, le rictus de sa bouche, ses yeux globuleux aux paupiè-res lourdes, quoique ce soit probablement un portrait de l’empereur Frédéric Barbe-rousse. Nous ne prétendons pas que ce reliquaire ait jamais appartenu au Temple, mais nous pensons qu’il peut être pris comme typique d’un certain style, d’une certaine for-mule artistique, et qu’il ne fût pas le seul de son espèce. Les templiers faisaient preuve d’un goût marqué pour les physionomies humaines dans le décor sculpté de leurs cha-pelles : les têtes gigantesques d’Athlit, les grotesques du Temple de Londres, les figures d’ange en cul-de-lampe à Coulommiers, les élus et les réprouvés de La Ferté Gaucher, pour ne citer que quelques exemples. On peut supposer que ce penchant s’étendait aux objets du culte, ce qui expli-querait l’existence d’un certain nombre de reliquaires en forme de tête, parfois â trois visages : ce serait alors d’un symbole de la Trinité (du Trinêtre!)n, comme il en existe dans les églises orthodoxes. Mais pourquoi « Baphomet » ? Ce nom mystérieux, qui a suscité tant de faus-ses dérivations, n’est autre qu’une déformation du nom du Prophète, soit en provençal, soit en des textes émanant du Royaume Latin ou langue d’oc, langue d’oil et italien se mélangeaient pour former une lingua franca dans laquelle on trouve couramment ba-fomet et bafomeria pour Mahomet et mahomerie (mosquée). Deux frères-sergents du Temple, interrogés à Carcassonne en novembre 1307 ont parlé « d’une figure baphométique » (autrement dit, une idole mahométane, ce qui est d’ailleurs un non-sens ; l’un d’entre eux ajouta que cette figure avait nom Yalla (Allah). Logiquement, le reniement dont on accusait les templiers aurait dû se terminer par une profession de foi islamique « lever le doigt et crier la loi », comme l’insinuait l’empereur Frédéric II, pour se venger de sa déconvenue lorsqu’il essaya de s’emparer de Château Pèlerin par trahison et fut pris à son propre piège. « Les templiers reçoivent les musulmans en amis et-participent à leurs rites, portes closes » écrivit-il aux rois de l’Occident. Mais à l’époque du Procès, le souvenir du siège d’Acre et du sacrifice du Couvent de l’Ordre tout entier était encore trop proche pour que cette imputation fût croyable, même chez le public le plus crédule. Il fallait trouver autre chose…

« L’idole » apparaît pour la première fois comme une simple figure de rhétorique dans le texte rédigé par Nogaret au nom de Philippe le Bel, pour ordonner et expliquer l’arrestation massive des templiers de France. « Cette engeance immonde a délaissé la source d’eau vive, et remplace sa gloire par le Veau (d’or) et sacrifie aux idoles ». N’y a-t-il pas ici le souvenir d’une enluminure, « les hypocrites adorant le Veau d’or », première d’une série de peintures faites pour La Somme du Roi, manuscrit calligraphié à Pontoise en 1295, sans doute pour Philippe le Bel qui collectionnait les beaux livres et aimait montrer sa bibliothèque à son entourage. Comme le texte de Nogaret est censé être de la plume du roi, il y avait là une référence flatteuse poux l’érudition de Philippe. Dans les instructions données tant aux inquisiteurs qu’aux gens du roi sur la façon de mener l’enquête, l’idole devient un objet matériel : « les templiers baisent et adorent une idole qui est en forme d’une tête d’homme avec une grosse barbe ». Mais il paraît par la suite que les inquisiteurs (sauf dans certaines villes du Midi) n’insistaient guère sur cette idolâtrie, même quand Hugues de Pairaud affirma « qu’il avait tenu cet objet entre ses mains dans un chapitre général à Montpellier, et que c’était une tête d’homme montée sur quatre pieds, deux du côté de la face et deux derrière. » (Comme le reliquaire-portrait de Barberousse.) En dressant la liste des cent vingt-sept chefs d’accusation présentée aux Commissaires pontificaux en 1310, Nogaret fit de l’idole le centre d’un véritable culte. « Les templiers en possèdent une dans chaque province, sous la forme d’une tête d’homme, à un ou à trois visages, qu’ils adorent dans leurs chapitres généraux ; ils croient que cette idole fait croître les richesses, fleurir les arbres, germer les moissons, et rend le bétail fertile ». •• N : Jusqu’à quel point Nogaret se moquait-il de son monde, pape, roi, inquisiteurs et victimes, en lançant le plus vaste et le plus cruel des canulars ?Mais ici, les enquêteurs ecclésiastiques ne suivent plus du tout ; il était dangereux de remuer les cendres de certains cultes païens, et ils bornaient leurs questions aux accusations formulées en premier lieu : (le reniement, le crachat, les gestes obscènes, la sodomie, et l’idole dont la nature demeure indéterminée). Pour le reste, les témoins répondent « qu’ils n’en savent rien » et les Commissaires laissent tomber tout ce que Nogaret avait surajouté. Ainsi les gestes sacrilèges dont on accusait les templiers sont toujours vides de sens le reniement demeure un acte purement négatif, et l’idole un simulacre. Et ceci peut sembler d’autant plus remarquable du fait que la Commission pontificale réunissait des témoignages pour ou contre le Temple considéré comme entité corporative, et non contre les templiers individuellement.

« La console à trois têtes qui représente peut-être un mariage (le Chevalier, la Dame et le Moine) n’est pas sans rappeler une clé de voûte du château de Tomar au Portugal où se réfugièrent les derniers Templiers. Cette curieuse
serait la représentation du Baphomet, l’idôle secrète que les Templiers auraient adorée et qui servit de chef d’accusation au cours de leur procès.

“trois têtes”, c’est le Trinêtre, mais disant cela on n’a rien dit du tout ! Alors, qu’est le Trinêtre ? Successeur du très ancien (magdalénien) concept féminin calqué sur les trois phases lunaires de la Déesse Mère* – 1er quartier la Vierge, 2ème quartier la Nymphe féconde, 3ème quartier la Vieille, Sage Femme devenue8la Sorcière* par la grâce de l’Église* – le Trinêtre masculin qui lui a succédé figure les trois fonctions* duméziliennesEn effet, après le concept maternel de Déesse Mère* qui nourrit le Clan*, un concept paternel de protection, plus politique, survint avec la naissance de la 2ème Fonction dite de potection et de la 1ère Fonction* dumézilienne d’éducation et de direction/ commandement dans la tribu/ theuta/ Cité, non comme opposition, mais comme un lent perfectionnement d’une communauté* vivant un équilibre harmonieux…

« On raconte qu’au centre de la cour du pseudo château de Castel del Monte de Frédéric (en Apulie/ Pouilles, I) il y à une grande vasque elle même octogonale où l’on célébrait le rite baptismal si cher au culte mithriaque (!)n.« Son étymologie* serait reprise de l’arabe, par bafè° “immersion”, et metis°°“sagesse”, donc à la lettre “baptême de sagesse”, souvenir du Baphomet templier*, donc pas d’idole barbue mais illustration/ représentation symbolique d’une opération de type mystico-ésotérique apprise par les Chevaliers du Temple en Orient. » Andréa Romanazzi.En Orient? Pas si sûr, mais le renseignement nous apporte aussi quelques notes:Note du traducteur “Slan n’a Gael” : Bafé vient du farsi ou iranien ancien, lequel est curieusement assez proche du vieux saxon ;o) Bafé Bcontraire ! (L’iranien ancien et, avant lui, le Sumérien, sont des langues “pré-indo-européennes originaires de la Civilisation engloutie de la Mer Noire et donc proches du sanscrit des Aryas, langue du groupe indo…européen* !)n.Cet article d’Andrea Romanazzi est nommé La Magia del Ottagono. Il est suffisamment important – dans notre optique “racines.tarditions”

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 22 mars, 2007 |1 Commentaire »

ÊTRE UNE FEMME AU MOYEN-ÂGE…

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ÊTRE UNE FEMME AU MOYEN-ÂGE…
 

Ange ou démon ? Le Moyen Age ne cesse de s’interroger sur la place à leur donner dans la société.

Le siècle de Jeanne d’Arc est celui de la première « Querelle des femmes » qui oppose les misogynes aux champions de l’amour courtois.

Pour les uns, une « honnête femme est aussi rare qu’un cygne noir », selon la formule de Jean de Meung, auteur de la seconde partie du célèbre Roman de la Rose (1280).

Pour les autres, les dames sont les inspiratrices des plus nobles vertus.

 
Être une femme au Moyen Age…

Une femme maquillée va tout droit en enfer…
Ange ou démon ? Le Moyen Age ne cesse de s’interroger sur la place à leur donner dans la société. Le siècle de Jeanne d’Arc est celui de la première « Querelle des femmes » qui oppose les misogynes aux champions de l’amour courtois. Pour les uns, une « honnête femme est aussi rare qu’un cygne noir », selon la formule de Jean de Meung, auteur de la seconde partie du célèbre Roman de la Rose (1280). Pour les autres, les dames sont les inspiratrices des plus nobles vertus.

La tradition chevaleresque des siècles précédents revit dans cet ordre de « L’Écu vert à la Dame blanche » que fonde en 1399 le maréchal Boucicaut pour « défendre les dames envers et contre tous dans leurs justes querelles ».
L’année suivante, le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, préside à la création de la fameuse « cour d’Amour » qui débat de casuistique amoureuse et se réunit à la Saint-Valentin pour un tournoi poétique en l’honneur des dames. Ces initiatives restent cependant sans grande prise sur la réalité de l’époque. La foule se rassemble pour voir passer le cortège du « prince d’Amour et de ses galants musiciens », mais la « vénération » des dames demeure lettre morte pour le peuple comme pour les bourgeois.
La poétesse Christine de Pisan (qui meurt à peu près en même temps que Jeanne d’Arc) est la première « féministe » à dénoncer l’inégalité des sexes. Ainsi, elle soutient que « si la coutume était de mettre les filles à l’école, elles comprendraient subtilités d’art et de science comme il faut ».
Les hommes entretiennent les femmes dans une ignorance dont ils osent ensuite se gausser ! Tout le savoir d’une femme doit se borner à tenir une maison et à obéir à son époux. Deux choses sont essentielles pour elle : « la salvation de l’âme et la paix du mari » ; la première passe d’ailleurs par la seconde car seules les femmes soumises gagnent le Paradis !
Il faut se méfier des séductions de la mode et éviter d’attirer les regards. Pas de décolleté trop hardi, de corsage ajusté ou de hennin démesuré ! Dans la rue elle doit marcher « la tête droite, les paupières basses, la vue droit devant soi quatre toise et à bas terre, sans regarder homme ou femme qui soit à droite ou à gauche » ! Ces préceptes austères ne sauraient malgré tout dissimuler une relative liberté des mœurs. Une femmes maquillée est « damnée sans rémission »., tandis que celle qui avoue avoir « dix ou douze fois couché avec son écuyer » ne risque que le Purgatoire !
Pour conjurer le péril féminin, la société médiévale reprend la tradition du « harem » islamique et du « gynécée » grec. La « chambre des dames », au plus secret de la maison, est un domaine réservé, jalousement gardé par une veuve de la parenté (et non l’épouse du maître de maison, souvent trop jeune).
Le temps se passe en travaux d’aiguille. Seuls les hommes de la famille y ont accès. Ils y viennent après souper se faire masser, peigner ou épouiller. Entre la paysanne accablée de besognes et d’enfants et l’épouse d’un commerçant aisé, l’abîme est immense. C’est au nom de toutes cependant que l’humaniste Jean de Montreuil fait dire à l’une de ses héroïnes : « Ainsi nous, femmes innocentes, nous serons toujours maudites par ces hommes qui se croient tout permis, et au-dessus des lois, tandis que rien ne nous est dû (…) Nous ne sommes pas des compagnes mais des captives ou des esclaves achetées… Ils sont sévères pour les autres et indulgents pour soi : ce sont des juges iniques ».
« Et qui niera que, de quelque valeur qu’il soit, ce confort ne doive être donné bien plus aux dames amoureuses qu’aux hommes ? Au fond de leur délicates poitrines, tremblant et rougissant, elles tiennent cachées les amoureuses flammes, lesquelles ont bien plus de forces que celles qui sont apparentes, comme le savent ceux qui ont éprouvé et en éprouvent encore les atteintes. En outre, restreintes dans leurs volontés et dans leurs plaisirs par les ordres des pères, des mères, des frères et des maris, elles restent la plupart du temps renfermées dans l’étroite enceinte de leurs chambres, et, s’y tenant quasi oisives, voulant et ne voulant pas en une même heure, roulent des pensers divers qui ne peuvent être toujours gais. Et si quelque mélancolie, mue par un désir de feu, survient en leur esprit, il faut qu’elles l’y gardent à leur grand ennui, à moins qu’elle n’en soit chassée par des propos nouveaux… Donc, afin que par moi soit en partie corrigée la faute de la fortune… j’entends raconter cent nouvelles. »
Condition des femmes au Moyen Age

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  Le mariage

Le consentement des deux conjoints est nécessaire.

La cérémonie est sacralisée, bénie par un prêtre (mais il peut y avoir des exceptions).

Pour protéger la femme contre son mari, il est ordonné à celui-ci de lui constituer un douaire, un capital, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens selon les régions.
A la mort de la femme, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.

La répudiation est interdite.

L’adultère est sérieusement condamné.

Le divorce n’est autorisé qu’en trois cas après une enquète de moralité effectuée par un prêtre et la consultation de témoins :

- la stérilité ou l’impuissance ;
- la consanguinité étendue au 7° degré de parenté ;
- l’ordination ultérieure de l’un des conjoints (de nombreuses femmes furent obligées d’entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n’hésita pas à utiliser ce procédé).

En Ecosse, la cérémonie peut se passer de la bénédiction d’un prêtre. Il suffit que les deux conjoints affirment devant témoins être mari et femme pour que le mariage soit effectif.

 Les droits Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d’un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !
Bien des métiers leur sont accessibles.
Pour la femme noble, il en va tout autrement.
Dans l’univers violent, agressif, essentiellement viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d’échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.
Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu’elles. Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu’en l’absence de leur époux qui, lorsqu’il n’est pas en guerre, s’adonne à la chasse, c’est à elles de gérer et d’administrer leurs biens.
L’amour courtois 
 On ne se marie jamais au mois de mai. Lors des fêtes de mai, garçons et filles se réunissent pour chanter et danser dans les prés.
Pour célébrer le retour du printemps, les hommes et les femmes se courtisent librement.
Les jeunes gens élisent leur reine, une femme mariée, qui se choisit un partenaire autre que son  » jaloux  » de mari.
Dans les châteaux les liens du sang et de la parenté sont renforcés. La femme règne en maîtresse sur le petit monde des chevaliers et des écuyers, célibataires. On aime se distraire et les fêtes sont nombreuses: mariages, tournois, adoubements,…

Le prestige de la DAME, l’épouse du seigneur est considérable dans le coeur des guerriers. Elle cristallise leurs rêves, leurs désirs, leurs espoirs. Le chevalier doit se montrer prêt à mourir héroïquement pour son amie, alors que celle-ci est censé le protéger par son amour et lui inspire vaillance et courage.
Mais l’union des coeurs devient le principe de toutes les vertus.
L’amour devient un art, une mystique, une exaltation de l’âme et une délicieuse souffrance.

REGLES DE L’AMOUR COURTOIS

Le mariage ne doit pas empêcher d’aimer

Qui n’est pas jaloux ne peut aimer

On ne peut accorder son coeur à deux femmes à la fois

L’amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse

L’amant ne peut rien obtenir sans l’accord de sa dame

L’homme ne peut aimer qu’après la puberté

A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s’adonner à un nouvel amour

Personne ne doit être privé de l’être aimé sans la meilleure des raisons

On ne peut aimer sans y être incité par l’amour

Amoureux n’est pas avare

L’amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne

Le parfait amant ne désire d’autres étreintes que celles de son amante

L’amour doit rester secret s’il veut durer

La conquête amoureuse doit être difficile : c’est ce qui donne son prix à l’amour

Le parfait amant pâlit en présence de sa dame

Quand un amant aperçoit l’objet de son amour, son coeur tressaille

Un nouvel amour chasse l’ancien

Seule la vertu rend digne d’être aimé

Lorsque l’amour diminue, puis disparaît, il est rare qu’il reprenne vigueur

L’amoureux vît dans la crainte

La jalousie fait croitre l’amour

Lorsqu’un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent

Tourmenté par l’amour, l’amant dort peu et mange moins

L’amant doit agir en pensant à sa dame

Le parfait amant n’aime que ce qu’il pense plaire à sa dame

L’amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue

L’amant n’est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame

Le plus petit soupçon incite l’amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée

Amour ne rime pas avec luxure

Le véritable amant est obsédé sans relâche par l’image de celle qu’il aime

Rien n’empêche une femme d’être aimé par deux hommes et un homme d’être aimé par deux femmes
 
Epuré du réalisme de l’amour chevaleresque, la Fin’Amor répond à quelques critères.

L’amour est obligatoirement adultère.
Les mariages nobles n’étant pas une affaire de sentiments, la passion ne peut être trouvée qu’ailleurs. L’échange des coeurs, la fidélité promise, n’engage alors plus les biens, mais les personnes.
L’amour exige le secret, pas seulement pour son caractère adultérin, mais aussi parce qu’il est une chose trop grave pour être divulgué.
La dame est toujours de condition supérieure à celle de son amant, un chevalier célibataire.
L’attitude de ce dernier, calquée sur le système féodal, doit être pleine d’humilité, de réserve et de soumission. Il est son  » homme-lige « , son vassal, d’une loyauté et d’une fidélité sans faille.
En retour, la dame et l’amour ont le pouvoir d’inspirer au chevalier toutes les vertus, valeur morale et parfaite courtoisie.
[Croyance : seul l'amour peut mener l'homme à la perfection morale puisqu'il engendre et développe toutes les vertus.]
La dame est lointaine, inaccessible, nimbée de mysticisme.
Dans sa conquête amoureuse, le chevalier est confronté à des obstacles, des épreuves ; ce peuvent être : le mari jaloux, l’éloignement de la personne,… Il faut être prêt à mourir pour l’élue. En retour, la dame accorde à son amant un baiser, une étreinte, ou la joie d’admirer sa nudité.
La chasteté est la fois l’épreuve et la récompense suprême : la petite cérémonie de l’ assag (l’essai). Elle donne à la dame le moyen de vérifier dans qu’elle mesure son ami est capable de la respecter, alors que, couché à côté d’elle, il est dans une situation extrêmement tentatrice.
Tous les subterfuges érotiques sont autorisés, à condition de ne pas en venir au fait (baisers, étreintes, caresses).

Le roman courtois

Le roman est un récit, en langue romane ( d’ou le nom de genre ), écrit d’abord en vers octosyllabiques, puis en prose, où dominent les aventures fabuleuses et galantes. Ses sources ne sont pas françaises.
Dès la fin du 11e siècle, des copistes remanient au goût du jour, sans souci d’anachronisme, des légendes antiques ou bretonnes, comme par exemple Le Roman d’Alexandre, Le Roman de Troie ou les récits sur les exploits du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde. Ces œuvres remaniées représentent, en quelque sorte, la transition entre la chanson de geste et le roman courtois.

Dans les romans courtois tous les exploits chevaleresques ont pour but de plaire à la Dame du coeur et de faire valoir les qualités individuelles du héros. Le parfait héros courtois est toujours partagé entre l’aventure et l’amour.

Le merveilleux chrétien et le surnaturel occupent une grande place dans le récit et en sont les éléments permanents. La nature et certains personnages sont décrits en détails. La vie matérielle y est présente aussi: la description des châteaux, des tenues, des tournois, des cérémonies, représentent une nouveauté par rapport au récit épique.

Au cours de la deuxième moitié du 12e siècle les auteurs les plus renommés sont: Béroul ( Tristan ), Thomas ( Tristan ), Chrétien de Troyes ( Tristan, Lancelot, Le chevalier au Lion, Perceval ). Leur vers préféré est celui de douze pieds, employé dans Le Roman d’Alexandre, d’où son nom, l’alexandrin.

Le Roman de la Rose occupe une place partculière dans la littérature courtoise. C’est une œuvre de visée didactique, composée de deux parties, écrites à une quarantaine d’années d’intervalle au 13e siècle par deux auteurs différents, Guillaume de Lorris et Jean de Meung.

Ce roman va à la recherche de l’Amour et de la Vérité. C’est un songe, ordonné autour du symbole de la Rose, emblème de la féminité qu’il faut conquérir. À la suite du succès du roman, l’allégorie devient l’un des principaux moyens de s’exprimer en littérature à travers des songes et des récits d’aventures.

Avec la littérature courtoise on passe progressivement de la littérature transmise de bouche à oreille et anonyme à la littérature écrite et signée d’auteur.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 20 mars, 2007 |48 Commentaires »

Le Chevalier et L’HOMME NOUVEAU

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L’HOMME NOUVEAU

D’APRES BORIS MOURAVIEFF

  L’image de ce monde passe. Tout change sous nos yeux, ces changements sapent les bases mêmes de l’ordre ancien. Le progrès technique poursuit sa marche à une cadence de plus en plus accélérée, et personne ne saura l’arrêter, ni le freiner. Les sources nouvelles d’énergie – quasi illimitées – et l’automatisation de la production industrielle modifient du tout au tout l’aspect de la vie et de la société humaine. Il n’est pas téméraire de dire qu’avec cela, dans un avenir pas très éloigné, la « lutte pour l’existence » – grand régulateur de la vie humaine – passera dans le domaine des souvenirs historiques. Du fait même de sa naissance, l’homme sera doté de tout ce dont il aura besoin pour vivre. Le luxe sera gratuit.

Une telle perspective peut être réjouissante; mais elle peut être, également effroyable. L’apôtre St. Pierre, dans sa vision révélatrice, saisit cette dernière branche de l’alternative : la catastrophe générale. Il dit que le jour fatal viendra et : « qu’en ce jour les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les ouvres qu’elle renferme, sera consumée (II Pierre, III, 10).

Aujourd’hui, nous comprenons mieux le sens profond de cet avertissement car le danger est sorti du domaine vague des « prophéties » pour prendre une brûlante actualité. Et toute une série de problèmes graves, urgents surgit en conséquences devant nous. De leur solution heureuse ou malheureuse dépendra le sort de la prophétie de Saint Pierre.

Le premier problème est posé. Le congrès de l’automatisation a bien constaté que le progrès acquis dans la production modifie le fond en comble le problème de la main-d’oeuvre et celui du « plein emploi ».
La nécessité de gagner son pain, qui jusqu’à présent, occupe l’homme et bride automatiquement ses instincts féroces, sera abolie. Par quel moyen saura-t-on équilibrer la vie sociale lorsque cette soupape de sécurité – la nécessité impérieuse de gagner sa -aura été supprimée ? On ne le sait. Une seule chose est claire, c’est que cette contrainte exercée sur l’homme par la nature des choses, autrement dit par la volonté divine, ne saurait-être remplacée par une contrainte humaine, c’est-à-dire policière. Il faut donc chercher la solution du problème sur un plan supérieur.
Serrons la question. Une des premières conséquences de l’application généralisée de l’automatique dans la production sera l’affaiblissement proportionnel du pouvoir politique et social de l’argent. A présent, le pouvoir réel dans le monde est détenu par une élite qui possède l’argent ( capitalisme) ou qui gère l’argent ( communisme).

La question est de savoir qui formera l’élite dirigeante dans l’Ere nouvelle ? En d’autres termes, par quelle force nouvelle sera remplacée la force agonisante de l’argent ? Tel est le second grand problème qui surgit comme conséquence directe de l’automatisation.
On ne peut répondre à ces questions que par des hypothèses basées sur les analogies avec une situation semblable déjà connue dans l’histoire ! Le dernier grand tournant de l’histoire de l’Europe, analogue à celui dont nous traitons, est le passage du Moyen Age à l’histoire moderne. Ce passage effectué au cours du XIV- XVIIème siècles ouvrit, avec le XVIIIème siècle la page de l’histoire contemporaine. Il sera donc instructif pour notre étude d’examiner rapidement le processus du remplacement de l’ancienne élite médiévale par l’élite nouvelle.

L’homme d’élite du Moyen Age était le Chevalier. La chevalerie forma la noblesse, classe dirigeante de cette époque où l’argent ne détenait pas encore les rênes de la vie publique et privée. Le noble d’alors était caractérisé par sa force physique, musculaire, il était donc maître de son entourage et obéissait à son tour aux ordres de l’Eglise.

Avec la Renaissance qui sécularisa les esprits, l’idéal médiéval du chevalier pâlit, puis devint l’objet de moqueries de la part des gens de l’élite nouvelle en formation. La force grandissante de l’intellect prenait la place de la force physique musculaire, dans la hiérarchie sociale. Et l’argent ; dont la manipulation avait été religieusement interdite au Chevalier par les préceptes de St. Thomas d’Aquin, devint petit à petit, insensiblement, le but principal de l’activité. Avant de défendre la cause commune – devoir sacré de la chevalerie – l’homme nouveau s’est appliqué à la défense de son propre intérêt.
L’ancien régime s’écroula. La force physique céda la place à la force intellectuelle. Et comme l’intellect de par sa nature est agnostique, la Religion, force suprême d’autrefois, céda la place à la Science.
La Religion chercha à défendre ses anciennes positions dominantes. Seulement, et cela lui fut fatal, elle le fit par des moyens anciens, c’est-à-dire par la force physique : le feu de l’Inquisition. Elle sapa ainsi la base même de sa raison d’être.

Cette contradiction interne provoqua la révolte de la raison, qui se solda par la Réforme. La raison prit le dessus sur tous les points. Les Universités et les Collèges créés jadis sous l’égide de l’Eglise, devinrent citadelles de la Science laïque et de la pensée libre. L’Encyclopédie poussa le monde nouveau vers la Révolution : La grosse bourgeoisie et les intellectuels y prirent la place de la noblesse. C’était la consécration du long processus historique de la formation de l’élite nouvelle.

L’homme de Science, l’intellectuel, créa la machine. Mais la machine s’est avérée plus forte que lui. Il ne sait plus ni l’arrêter, ni la freiner. Et l’élite dirigeante d’hier se voit aujourd’hui dépassée, étant impuissante à assumer la responsabilité du pouvoir dans le monde à venir. Ainsi, la formation d’une élite dirigeante nouvelle s’impose.

Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 20 mars, 2007 |2 Commentaires »

Croisades et contre croisades

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Croisades et contre croisades

Plusieurs motifs semblent être à l’origine des croisades chrétiennes en Orient. Première raison : La difficulté, voire l’interdiction, faite aux pèlerins chrétiens de se rendre à Jérusalem, sur les lieux du Saint-Sépulcre du fait de la présence musulmane. Deuxième explication : Le droit d’aînesse « confisque » au profit de l’aîné le droit de posséder un fief, écartant ainsi du droit de succession les cadets qui n’ont d’autres choix que de se « tailler » des fiefs seigneuriaux sur des terres étrangères. Troisième raison : L’église cherche à canaliser l’ardeur guerrière des chevaliers occidentaux en les mobilisant pour la délivrance du tombeau du Christ. Enfin, les empereurs byzantins, aux prises avec les Seljukides du Califat de Bagdad, font appel aux chrétiens d’Occident pour les aider à contenir la pression musulmane. En novembre 1095, le Pape Urbain II lance, à Clermont, la première croisade. Il accorde une indulgence plénière et l’effacement des dettes à tous ceux qui s’engageront. En 1096, deux catégories de croisés prennent le chemin de l’Orient : Les « pauvres gens » qui vont emprunter la route terrestre et semer leur chemin de massacres et de pillages (massacre des Juifs en Rhénanie, par exemple) et les chevaliers composant quatre groupes distincts. Ces cinq croisades se rejoignent à Constantinople. La rencontre entre l’empire byzantin, urbain, fastueux et cultivé, et les Occidentaux est brutale. Oubliant la raison initiale de leur expédition, les croisés se livrent au pillage de la capitale byzantine avant de fonder par la force des principautés. Le comté d’Edesse est créé en 1097 tandis qu’une armée poursuit sa route vers Antioche, point stratégique et symbolique. La ville tombe en 1098 au terme d’un long siège. Les croisés, vainqueurs, refusent de restituer la ville aux Byzantins et fondent la principauté d’Antioche.
Jérusalem est assiégée et capitule en 1099. Les croisés investissent la ville en massacrant Juifs et Musulmans et en se livrant à un pillage en règle. Godefroy de Bouillon fonde le royaume de Jérusalem. Dix ans plus tard, Tripoli (Liban) est prise par le comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles, qui fonde le comté de Tripoli. Face à la relative apathie des dynasties musulmanes, les Zendguides réagissent.
En 1104, l’Ata Beg de Mossoul s’empare d’Alep avec la perspective d’attaquer les nouveaux états latins. Il s’empare de Baudoin, roi de Jérusalem qu’il libère contre rançon.
Zendgui succède à Ata Beg. Sa priorité est l’unification de la Syrie. Il vise Damas dont la prise lui assurera le contrôle de la route de Jérusalem. Il s’empare en 1144 d’Edesse. Cet événement déclenche la deuxième croisade dirigée par Louis VII et Conrad III. Les croisés ont Damas pour objectif. En fait, les Occidentaux ignorent la réalité politique de cette région. Ils pensent avoir en face d’eux un monde musulman unifié et solidaire. Il n’en est rien. Le califat Fatimide d’Egypte, d’obédience chiite s’oppose aux Seljukides sunnites de Bagdad. Damas est tenue par les Bourrides adversaires des Zendguides qui les menacent. Les Bourrides s’allient donc aux Francs. Le but initial des croisés n’a donc plus lieu d’être et la croisade échoue.
Le fils et successeur de Zendgui, Nur ed Din, poursuit la politique de son père assassiné en 1146. Il s’empare de Damas en 1154. Il est appelé à l’aide par les Fatimides d’Egypte et diffère son offensive contre Jérusalem. Son alliance avec les Fatimides est une aubaine car il prend ainsi en tenaille les états latins coincés entre Egypte et Syrie. Nur ed Din meurt en 1174. Saladin, fils d’Ayyub, un Kurde gouverneur de Tikrit en Irak pour le compte des Seljukides, épouse la veuve de Nur ed Din.
Saladin s’empare temporairement d’Alep en 1186 et parvient à contrôler le Nord de la Syrie.
Profitant de l’accusation de profanation du tombeau du Prophète à Médine lancée contre Renaud de Châtillon retranché à Kerak, Saladin engage le combat contre les croisés. En 1187, les Occidentaux sont écrasés à Hittin. Renaud de Châtillon est décapité. Jérusalem est reprise aux croisés.
La chute de Jérusalem déclenche la troisième croisade conduite par Frédéric Barberousse, qui meurt en Anatolie par noyade, par Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion. L’aventure tourne à l’échec. Les croisés proposent la paix à Saladin. Le traité de Ramlah est signé sans que les Francs aient pu reprendre Jérusalem. Saladin meurt en 1193. Le sultanat Ayyubide entre en crise et se fragmente en quatre parties : Mossoul, Alep, Damas et Le Caire.
La quatrième croisade est lancée et commence, paradoxalement, par la prise de Constantinople par les croisés qui profitent de la crise de succession du Basileus. Le comte de Flandre s’installe sur le trône impérial byzantin tandis que le nouveau Basileus est réfugié à Nicée. Cette situation va durer cinquante ans.
Les cinquièmes et sixièmes croisades ont un résultat mitigé. Les croisés récupèrent Jérusalem en 1229 mais la reperdent en 1244, ce qui motive la septième croisade conduite par Saint Louis. Au Caire, le dernier sultan Ayyubide meurt. Sa veuve s’appuie sur des hommes qui vont fonder la dynastie des Mamelouks. La croisade est un échec. L’occident renonce en 1291 à lancer de nouvelles expéditions. C’est la fin des croisades.

Croisades et jihad

L’arrivée des croisés en Syrie et Palestine a ravivé le débat autour du Jihad au sein du monde musulman.
Le mot jihad est dérivé de la racine arabe JHD qui exprime l’idée d’effort sur soi-même. Plus précisément, il faut lui donner le sens d’effort pour se rapprocher de Dieu. La théorie du jihad a été conçue très tôt par les docteurs en science religieuse (les ulémas) qui distinguent deux catégories de jihad : Le majeur et le mineur. Le jihad majeur ou grand jihad est l’effort spirituel que chaque musulman doit faire sur lui-même pour se rapprocher de Dieu. Le jihad mineur ou petit jihad est l’action à mener à l’égard des non-musulmans. Les ulémas distinguent le petit jihad défensif et le petit jihad offensif.
A priori, seul le petit jihad défensif est préconisé par la majorité des ulémas. Il doit être mené, en principe par la prédication (dawa) et ce n’est qu’en cas d’échec qu’il convient de recourir au jihad offensif, c’est-à-dire à la guerre contre les infidèles. Dans cette dernière hypothèse, le mot jihad prend alors le sens de « guerre juste ».
Après 750, l’esprit de conquête s’apaise au sein du monde arabo-musulman. Le jihad offensif n’est plus à l’ordre du jour. Seul subsiste le jihad défensif qui se manifeste aux confins des frontières de l’empire au contact des Byzantins et également des Turcs en Transoxiane.
Sur ces frontières, des règles s’établissent de facto entre les musulmans et leurs voisins. Les accrochages locaux, les razzias sont le fait de combattants (les mouhjahdins) qui se paient sur le butin. Il ne s’agit plus d’opérations militaires de grande envergure.
Les incursions byzantines en Syrie ou l’irruption des dissidents chiites ne provoquent que des réactions défensives qui vont être fortement critiquées par le pouvoir fatimide d’Egypte et par ses émissaires ismaéliens, les du’at (voir le texte sur le califat fatimide d’Egypte). Peu à peu l’idée de relancer le jihad mineur offensif se fait jour.
Pourquoi les Abbassides ont-ils tardé à réagir face aux croisés ? Il semble qu’ils aient commis une erreur grave d’appréciation. Lorsque les premiers croisés pénètrent en Syrie, les musulmans pensent avoir en face d’eux leurs traditionnels adversaires, les Byzantins, qu’ils appellent les Roums (les Romains). Il ne s’agit donc, à leurs yeux, que d’un conflit armé supplémentaire sans autre signification. Ils mettent du temps à comprendre que les croisés sont des Francs venus d’Europe et dont la motivation officielle et affichée est d’ordre religieux. Les Francs veulent reconquérir, au nom de la Chrétienté, le tombeau du Christ à Jérusalem. Dès lors que les musulmans prennent conscience que le combat a une nature religieuse, la notion de jihad offensif va prévaloir et fonder la vigueur et l’efficacité des contre-croisades que
Saladin* va conduire.

*Statue de Saladin à Damas.

Copyright © 2005-2007 Alain Mourgue

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 17 mars, 2007 |Pas de commentaires »

SOMMAIRE DU BLOG du 11.09.2006 au 16.03.2007

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Voici toutes les pages que vous pouvez trouver sur ce blog le moteur integré au site vous permettra de trouver ce que vous cherchez.

Cordialement

 

-LES CORNES DU DIABLE-Le 1er juillet 1187 Pour la Gloire des Croisés 
 
Forteresse Templière du Puy du Connétable, le (Liban) :: Comté de Tripoli 

le Chastellet du Gué de Jacob Forteresse des Templiers 

Histoire des Musulmans vu par des Chrétiens 
Si, dans ta vie Chevalier….
 
Pourquoi l’Histoire du Passé une réponse des Templiers 

TEMPLIERS ET MASSENIES
 
Très Bonnes études des Croisades par des Moines relevant de l’Ordre des Templiers 

SITES OFFICIELS DE L’ORDRE SUPREME MILITAIRE DU TEMPLE DE JERUSALEM

 La Chevalerie et L’expansion de la chrétienté (1000-1300) 

ILS ÉTAIENT DES MOINES…
 
Les Templiers, « Les gendarmes de la Terre sainte» 

Au combat !

QU’EST-IL ARRIVE APRES LA DESTRUCTION DE L’ORDRE DES TEMPLIERS PAR PHILIPPE LE BEL EN 1307 ?

 L’ordre des Templiers  POEMES DE CHEVALIERS…. 

Chevaliers, à vos Devises….. 

Quelques ouvrages pour aborder l’Ordre du Temple  

La Vierge Noire et les Templiers
 
L’ordre de la Chevalerie 

Vie Quotidienne des Chevaliers
 
Idéal chevaleresque 

Cri d’armes, Cri de guerre des Chevaliers !
  
Odon de Deuil conseiller des Croisades
 
Vous avez dit Chevalerie ?

«Dieu vengera notre mort» — Jacques de Molay Maitre Templier
 
Nouveau Groupe Yahoo sur les Templiers !
 
La France sous les derniers Capétiens (1223-1328) 

Les Causes des Croisades

Les Chartreux, Chevaliers du Christ
 
COUPABLE DE CROISADE 

Secretum Templi
 
SAINTS GUERRIERS OU GUERRIERS SAINTS : QUELS MODÈLES POUR LES CHEVALIERS CHRÉTIENS ?
  
Le Silence, Templiers… 

La croisade, premier choc des civilisations
 
De Jérusalem à la Baltique, les chevaliers Teutoniques
 
Les États latins de Terre sainte
 
Renaud de Châtillon, le seigneur de Kérak
  
LES TEMPLIERS ET L’ISLAM
 
Réflexion sur le Métier de Chef
 
L’ORDRE DE SAINT-LAZARE DE JERUSALEM, et NOTRE-DAME DU MONT CARME

L’ordre des chevaliers Porte Glaive  L’ordre des chevaliers Teutoniques  L’ordre des chevaliers de St Georges 

De la chevalerie et de la guerre
 
La Formation du chevalier au Moyen-Age 

Les ordres militaires et les chemins de pélèrinage

Prière des chevaliers

Ethique et Symboles en Chevalerie 

La Prise d’Antioche par les Croisés
 
Liste complète des 6.363 Chevaliers Hospitaliers de Saint Jean 

LES ESSENIENS ETAIENT-ILS LES PRECURSEURS DES KABBALISTES, DES TEMPLIERS ET DES FRANCS-MAÇONS ?
 
En Mémoire de l’ Abbé Pierre :P rière de St François d’Assise!
 
Les transports maritimes genois vers la Terre Sainte 

La poliorcétique des Croisés lors de la Premiere Croisade 
 
Les Croisades de Nicopolis (1396) et de Varna (1444) : une comparaison
 
La Chevalerie par Pierre Dujols,
 
Approche d’une Vison Chrétienne de la Chevalerie 

LES POSSIBILITÉS D’UN CHEVALIER 
LE BEAUCEANT 

LE 2° CAVALIER DU SCEAU DES TEMPLIERS 

SUCCESSIONS SPIRITUELLES
 
LA CHAINE ININTERROMPUE DES TEMPLIERS (Ou l’après 1307) 

LA CONSTITUTION VISIBLE DES TEMPLIERS
 
Denis Ier de Portugal et les Templiers
 
Dynastie Capétienne – Rois de France (987-1328) -Rois de Navarre (1305-1349)
 
Jacques de MOLAY, grand maître des Templiers mort sur le bûcher, à l’origine de la légende des ROIS MAUDITS 

Empreintes Templières
 
Particularités Templières
 
La Réalité de la Voie
 
PARCHEMIN DE CHINON – ABSOLUTION DU PAPE CLEMENT V AUX CHEFS DE L’ORDRE DES TEMPLIERS
 
Sainte-Eulalie : la maison-mère des Templiers
 
LIVRE DE SAINT BERNARD AUX CHEVALIERS DU TEMPLE LOUANGE DE LEUR NOUVELLE MILICE
 
ETHIQUE 

De superbes Photos du Chevalier de la Commanderie des Templiers d’Elancourt
 
Pierre l’Ermite, le héraut malheureux de Dieu

Bienheureux Urbain II – Pape (157e) de 1088 à 1099 (+ 1099)
 
Idées reçues sur les Croisades
 
L’Esprit Lui-même prie en moi.
 
Le patriotisme 

Un instrument au service de Dieu
 
Donner sa vie pour la patrie
 
T.E.M.P.L.I.E.R
 
BONNE ANNEE 2007 

L’épouse du Croisé 

Quelques Croisés et Templiers….
 
Les Églises Chrétiennes en Terre Sainte
 
La Custodie  Guy de Lusignan (1129-1194)
 
LES COMTES DE TRIPOLI,LES COMTES D’ EDESSE
 
Princes d’Antioche durant les Croisades d’Orient 

Royaume de Jerusalem 

Chateaux et fortifications des croisés en Terre sainte 

L’esprit de la croisade

Les grandes croisades 

Lettre de Guigues, Prieur de Chartreuse, au Grand Maître des Templiers
 
Prière Pour Noël 2006
 
L’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem
Saint Bernard justifie la violence des croisades 

Les Ordres Templiers Ibériques
 
Le don de soi pour le Combat de Dieu
 
La prière journalière des Templiers
 
Spiritualité et chevalerie : paradoxe
 
JOYEUX NOEL !!!! 

Concile général de LATRAN : XIe œcuménique, l’an 1179. 

Concile œcuménique de VIENNE : l’an 1311. 

Le Graal selon…
 
PRIERE D’UN GRAND TEMPLIER !
 
Le Monde et les Templiers
 
Templiers, ils étaient….

Maisons et possessions des Templiers en Hongrie   

LE CHIFFRE TROIS & LES TEMPLIERS
 
Les Templiers d’après Jacques de Vitry (1180-1240)  

Société des Templiers
 
Raymond IV de Toulouse, un Grand Templier…
 
La Mort et les Templiers

Les Commanderies et Ordres Mendiants, au Moyen Age 

Les dictons et expressions médiévales
 
LA TRADITION – Ses Origines – Son importance
   
Les kraks des chevaliers,

GRAND-MAÎTRE DE FRANCE. 

Titre de “Chevalier” 
 
Lettre des chefs de la croisade aux chrétiens d’Europe 

Les Obligations des Pauvres Chevaliers du Christ 

Les Templiers dans le diocèse troyen ; leur spiritualité jusqu’en 1316 

Cantique des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte 

L´Ordre du Temple et l´alliance de la Chretiente et de l´Islam 

L’ordre du Christ ou l’esprit de croisade perpétué 

Qu’est-ce qui rapproche les Templiers des juifs ? 

XIe siècle. L’appel à la croisade de Clermont 

Ordre des Templiers – Condition de candidature.
 
OFFICE TEMPLIERS
 
A Savoir……..
 
Voici quelques phrases célèbres et leur origine médiévale :  

Voici quelques cri de guerre :
 
Cri de guerre des ducs de Bretagne

«Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races !» 

Croyez seulement ce que vous jugez être vrai pour vous.” 

Godefroy IV de Boulogne, dit Godefroi de Bouillon (1061 – 1100).
 
BERNARD DE CLAIRVAUX (1090-20 août 1153) 
HUGES DE PAÏENS 

Cinq Grands Ordres de Chevalerie  Humilité dans l’exercice de l’autorité 
 
INDEX ONOMASTIQUE

L’honneur chevaleresque
 
Prise d’Antioche par les croisés,
 
Lettre des chefs de la croisade aux chrétiens d’Europe 

Lettre adressée au pape Urbain par les chefs des croisés à Antioche 

La Croisade “populaire” vue par Anne Comnène 
La Quête aujourd’hui
 
Le Temple des Mystères 

Le Bonheur

Opus Dei  

Sodalitium Pianum (La Sapinière)
 
Dans l’Unité de notre Divin Maître 

Charles de Gaulle 

Testament de saint Louis 

APERÇU SUR LES ORIGINES DE LA TRADITION DU TEMPLE  

Vendredi 13 octobre 1307 !
 
L’ordre du Temple tout entier se divisait en plusieurs langues ou nations

Magister Milicie Templi

Les douze commandants du Templier moderne
 
Vie des soldats du Christ
.
L’ordre Des soldats du Christ. 
De la milice séculière.

Louange de la nouvelle milice. 

A Hugues, soldat du Christ, et maure de la milice, Bernard simple abbé de Clairvaux combattre le bon combat
  
Voici comment on faisait chevalier au Temple:  
Le rituel de “bénédiction du nouveau chevalier” 
Saint-Matthias. 

Les Raisons de leur arrestation :
 
La malédiction du grand maître
 
Symbolisme de la Croix
 
DOMUS OBSERVANTIAE MILITIAE COMILITONUM CHRISTI SANCTAEQUE TRINITATIS
 
LA PRIÈRE
 
L’Observance du Christ et de la Sainte Trinité
 
Omne datum optimum 

Batailles des Croisades en Orient 

Liste des principaux chefs croisés
 
L’appel à la croisade du pape Urbain II
 
Code Moral 
LES GRANDS MAITRES DE L’ORDRE DU TEMPLE
 
LA FONCTION CHEVALERESQUE 

Je crois en toi… 

Les Croisades ont-elles freiné le développement de la pensée islamique ?
 
CHRONOLOGIE DES CROISADES DATES PAR DATES
 
Les Croisades vu par les Bretons 

Résultats et Influences des Croisades
 
Prière des ” Chevaliers “ 

ET TOI MANTENANT ?
 
AMEN  

Prière que les templiers faisaient dans leurs prisons lorsqu’on leur eut refusé, comme hérétiques, de les admettre à la célébration des saints offices. 

Précis sur les Templiers 

Historique de la Commanderie d’Elancourt 
 
Ma Commanderie Templière d’Elancourt
 
Les Ordres de Chevalerie 

Dynastie Robertide puis Capétienne.
 
Godefroy IV de Boulogne, dit Godefroi de Bouillon
 
Guillaume I de Nogaret
 
Grands noms des Croisades
 
Les querelles théologiques.
 
Quelques Noms celèbres des Croisades
 
Le Chant des Partisans
 
Sur les Chansons d’appel aux Croisades
 
Chronologie de l’Ordre du Temple
 
La Règle Primitive du Temple(extraits)
 
Profession de Foi des Chevaliers 

Les Douze Règles pour le Combat Spirituel du Templier 

Les Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale
 
LES DOUZE REGLES POUR LE COMBAT SPIRITUEL
  
Dialogue du Chevalier du Temple 

L’Ordre du Christ 

 Serment de Chevalier du Temple
 
Très Excellent Maître : Prière
 
LA GRANDE AVENTURE DES TEMPLIERS
 
CODE D’HONNEUR DU SOUS-OFFICIER
 
Louanges de la Milice du Temple
  
LA GENEROSITE
 
LE CIVISME
 
LE PATRIOTISME
   
LE COURAGE
 
LE RESPECT
  
L’HONNEUR
 
LE TEMPLE
  
Le Code moral du Chevalier
 
Les règles héraldiques: 

CODES ET VERTUS
 
Commandements du Chevalier
 
Prière du Chevalier

 “Douze Commandements du Templier moderne” :
 
Templier aujourd’hui ?
 
Chevalerie Templière et Hauts Grades
 
Les Origines du Temple 

Historique et Symbolique de la Chevalerie
 
L’ordre Temporel des Templiers
 
Les énigmes templières
 
L’Ordre Spirituel des Templiers 

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 16 mars, 2007 |1 Commentaire »

-LES CORNES DU DIABLE-Le 1er juillet 1187 Pour la Gloire des Croisés

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-LES CORNES DU DIABLE-

L’horizon à l’ouest du lac de Tibériade est dominé par une
longue colline basse avec une petite cime à chaque bout.
C’est à cette forme distinctive en corne que l’endroit doit
son nom. Si l’on se place sur une des « cornes » et que l’on
regarde vers l’est, la vue plonge dans la large vallée de
Hittim (ou Hattin), à travers un défilé de rocs menaçants
jusqu’au lac.

 

C’est ici, en ce jour du 4 juillet 1187, que commençait,
pour le royaume Latin de Jérusalem, une longue et lente
agonie qui allait aboutir par la perte de la plus grande
cité terrestre.

 

Il y avait moins de cent ans que les chrétiens étaient
installés en Syrie. Sept rois s’étaient succédés sur ce
trône, sept rois dont le gouvernement n’avait pas été
de tout repos, car l’ennemi était aux portes, prêt à surgir.

 

En 1187, des quatre Etats que les croisés avaient fondés,
seul le comté d’Edesse avait disparu. Les trois autres, le
comté de Tripoli, le royaume de Jérusalem et la principauté
d’Antioche se maintenaient. Gouvernés respectivement par
Raymond III de Tripoli, Guy de Lusignan et Bohémond III
d’Antioche.

 

Guy de Lusignan, simple chevalier originaire du Poitou, était
un nouveau venu en Terre Sainte. Il devait à l’amour de Sibylle,
fille du roi Amaury de Jérusalem, d’avoir accédé au trône de
Jérusalem. Cette élévation avait suscité la rancoeur de tout un
clan de barons qui avaient pris parti pour Raymond III de Tripoli.
Le trouble était assez profond pour craindre une guerre civile.

 

De leur côté, les musulmans étaient divisés, eux aussi, par des
querelles de toutes sortes : Arabes contre Turcs, Egyptiens
contre Syriens, Sunnites contre Shi’ites, dynastie contre dynastie.
Mais depuis 1183, un aventurier Kurde, Salah al-Dîn Yusûf, que
les Francs appelaient Saladin, avait achevé l’unification de tous les
territoires qui bordaient les possessions franques, ayant réuni Alep
au Caire et à Damas. L’unificateur du monde musulman en quelque
sorte.

 

Une trêve avait été conclue en 1184 entre Saladin et les Francs.
Mais elle fut rompue par Renaud de Châtillon (originaire de
Châtillon- Collingy, Loiret), seigneur de la terre d’Outre-Jourdain,
par la capture d’une caravane fortement escortée qui passait à
travers ses terres, allant d’Egypte en Syrie. Le sultan Saladin
réclama la restitution du butin et des prisonniers. Renaud refusa
net. Alors le sultan convoqua son armée.

 

Le 1er juillet 1187, les 12 000 archers montés de Saladin
descendirent du plateau du Golan et campèrent sur la rive
du lac de Tibériade. Quelques unités entourèrent la garnison
des croisés dans la forteresse. Le roi, lui, réunit ses troupes
à Saphorie, non loin de Naplouse et organisa un conseil de
guerre la nuit même. Raymond de Tripoli, seigneur de
Tibériade, était contre un mouvement pour sauver la ville,
mais le grand maître des Templiers, Gérard de Ridefort,
menaçait de retirer ses troupes si l’armée des croisés ne
lançait pas une attaque. Le roi, Guy de Lusignan, se plia
à la volonté du chef des Templiers et ordonna une avance
pour le lendemain matin à 4 heures. Les troupes de Saladin
patientaient à Ein Sabt (prèsde Sede Ilan).

 

La colonne bien disciplinée des croisés (1200 chevaliers
entourés de 16000 fantassins) subit dès son départ le 3 juillet
les flèches des archers turcs dont les chevaux rapides se
faufilèrent facilement parmi les rangs. A midi, la colonne n’avait
fait que la moitié du trajet vers Tibériade. Raymond de Tripoli
se rendit compte que jamais ses troupes ne seraient en état de
lutter à Tibériade ; il choisit de faire dévier son armée vers la
source à Hattin (près de Nebi Shueib = la tombe de Jethro).
A 14 heures Balian d’Ibelin, commandant des Templiers dans
l’arrière garde, avisa le roi de l’impossibilité de poursuivre.
L’armée des croisés campa donc près de Zomet Golani, le
camp de Saladin étant tout près. Cette nuit-là, Saladin envoya
le détachement de l’émir Taqi ed-Din barrer l’accès à la source ;
ces hommes constituèrent une ligne de défense qui s’étendait de
Nimrin à Hattin.

 

Saladin attaqua le lendemain matin, lorsque le soleil rouge de
l’été aveuglait les troupes des croisés qui avançaient vers l’est ;
il mena lui-même la première charge. Cette attaque fut repoussée
par les Templiers. Mais en général, l’armée des croisés offrit peu
de résistance : ces hommes n’avaient pas bu depuis vingt-quatre
heures ne pensaient qu’à l’eau. La bataille éclata de toute part.
Vers midi, le roi ordonna à Raymond de Tripoli de foncer vers
la source avec l’avant-garde. Les énormes chevaux de bataille des
croisés descendirent avec toute leur force sur les troupes de
Taqi ed-Din qui évitèrent cette attaque grâce à leurs rapides poneys ;
la charge fut un échec total. Lorsque la ligne de défense sur la crête
se referma derrière eux, Raymond et ses hommes n’avaient d’autre
choix que de partir vers le nord. Cette fuite démoralisa les fantassins
croisés ; ils coururent vers la cime septentrionale de Hattin. Les
chevaliers qui restaient encerclèrent la tente rouge du roi sur la cime
sud.. Les musulmans écrasèrent ce mur de défense par une violente
attaque. Ils renversèrent la tente rouge et arrachèrent la Vraie Croix
des mains du cadavre de l’évêque d’Acre tué dans la bataille.

 

La victoire de Saladin était complète. En dehors de Raymond III
et d’une poignée de barons et de chevaliers qui les accompagnaient,
seuls quelques combattants s’échappèrent. Parmi eux, les deux chefs
de l’arrière-garde, Balian d’Ibelin et Jocelin d’Edesse, qui gagnèrent
l’un Jérusalem, l’autre Acre. Il ne restait qu’à massacrer ou à lier les
Francs et leurs auxiliaires qui avaient laissé tomber leurs armes. On
décapita en masse vivant et morts : un Damasquin écrivit que « tous
les jours on voit arriver des têtes de chrétiens aussi nombreuses
que des pastèques
« . Des troupeaux de captifs furent acheminés vers
les marchés d’esclaves. Saladin se fit amener les chefs capturés : le roi
Guy que le kurde Derbas avait fait prisonnier, le grand maître du Temple,
Renaud de Châtillon, et les barons survivants. Il les traita humainement :
« Or, le roi souffrait de la soif, écrit Al-Imâd, et l’ivresse de la terreur
lui donnait le vertige ; le sultan lui adressa la parole avec douceur,
calma les craintes auxquelles il était en proie, apaisa l’épouvante
qui faisait battre son cœur. Puis il lui fit apporter de l’eau glacée ;
après avoir bu et étanché sa soif, le roi tendit sa coupe au prince
Arnaud (Arnât = Renaud) qui la vida et se désaltéra… »
Saladin,
voyant cela, dit à l’interprète : « Avertissez le roi que c’est lui qui a
donné à boire à cet homme et que moi, je ne lui donne ni à boire
ni à manger
« . C’est en effet une des nobles coutumes des Arabes
qu’un captif ait la vie sauve s’il a bu ou mangé à la table de celui qui
l’a fait prisonnier.

 

Renaud bu donc pour la dernière fois de sa vie. Après quoi, Saladin
l’exécuta. Il frappa le captif de son épée sur l’épaule, lui détachant
presque le bras droit du corps ; ses lieutenants achevèrent la besogne
et traînèrent le cadavre hors de la tente, après l’avoir décapité sous les
yeux horrifiés de Guy de Lusignan. A ce dernier, le sultan s’adressa avec
bienveillance, disant « qu’un roi ne tue pas un roi » (Ibn al-Athir).

 

Les prisonniers nobles, susceptibles de payer des rançons ou de servir
d’otages, furent enchaînés et acheminés sur Damas. Les autres
(des milliers) furent ramassés sur place comme du bétail.

 

A cause de cette manoeuvre malheureuse et d’un terrain dépourvu
de sources et de puits, toute la force armée de la Syrie franque
avait été détruite d’un seul coup. Dans la ville de Jérusalem, il
n’était resté, dit-on, que deux chevaliers.

 

Comment ne pas être ému à la pensée de tous ces croisés, qui,
partis un jour d’Europe pour trouver le salut de leur âme auprès
du Christ, n’ont trouvé que la mort aussi près des « Cornes du Diable ».

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 14 mars, 2007 |Pas de commentaires »

Forteresse du Puy du Connétable, le (Liban) :: Comté de Tripoli

 Maxime GOEPP et Benjamin SAINTAMON
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Puy du Connétable, le (frc.)

  • Mseilha: مسيلحة

Le château de Mseilha apparait pour la première fois lorsque les Croisés durent emprunter l’étroit défilé contournant le massif rocheux du Râs Shaqqa, entre Nephin et le Boutron. Le fort, perché sur son piton, ne pouvait contenir, au témoignage des chroniques, que six hommes, mais ces derniers auraient suffit à eux seuls « pour défendre le passage contre tous ceux qui vivent sous le ciel ». Les premiers Croisés, alors placés sous la protection du gouverneur de Tripoli, traversèrent sans encombre ce dangereux défilé. Au cours des deux siècles d’occupation franque qui s’en suivirent, s’il semble ne faire aucun doute que les comtes de Tripoli firent fortifier la position, un problème subsiste pourtant quant à l’appellation que les Francs donnérent au site : en effet, aucune source ne semble plus faire mention du fameux Qalaat Mseilha, alors qu’apparait le « Puy du Connétable » (ou Puy Guillaume, ou encore Passe Saint-Guillaume), localisé selon toute vraisemblance au même endroit. De récentes études semblent confirmer cette assertion, la désignation dans les corbières françaises de sites situés sur de tels éperons par les termes « pog » (Montségur) ou « puy » (Puy Laurens) fournissant autant d’exemples concordants. En plus de la toponymie, l’importance même de cet étroit défilé aurait justifié à elle seule l’attribution de la position au Connétable de Tripoli.

Fort de cette analyse, il conviendrait alors d’attribuer à l’histoire de Mseilha, le legs de la citadelle dite Castrum Constabularii par le comte de Tripoli, Bertrand de Saint Gilles à l’Eglise Saint-Laurent de Gènes en 1109. Cette seigneurerie sera maintenue jusqu’en 1278, les seigneurs du Puy figurant jusqu’à cette date parmi les connétables du Comté.

Le château que l’on peut admirer aujourd’hui du bord de l’autoroute, n’est en aucun cas l’oeuvre des Croisés, mais bien celle de l’Emir Fakr el-Din, qui refortifa au début du XVII° siècle plusieurs forteresses franques ( Beaufort, Cave de Tyron…) au cours de sa révolte contre la Sublime Porte. Il reste que, accroché aux paroies abruptes de son piton, le fort garde toujours romantiquement la vallée, et offre en son intérieur un étonnant dédale de couloirs et de salles dont l’obscurité contraste avec les stries de lumières de ses multiples archères à niches.

 Maxime GOEPP et Benjamin SAINTAMON
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Publié dans:L'ordre des Templiers |on 14 mars, 2007 |Pas de commentaires »

le Chastellet du Gué de Jacob Forteresse des Templiers

Maxime GOEPP et Benjamin SAINTAMON
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Chastellet, Vadum Jacob, Chastellet du Gué de Jacob (frc.)

  • Bayt al-Ahzan: بيت الاحزان
  • Metzad Ateret: מצד אטרת

Au lendemain de l’éclatante victoire franque de Montgisard, le roi Baudouin IV, en politique avisé, obtint de Saladin une longue et bénéfique trêve. Cependant, au même moment, les frères du Temple entreprenaient la construction d’une nouvelle forteresse visant à défendre un important point de passage sur le Jourdain supérieur, connu à l’époque des Croisades sous le nom de Gué de Jacob – מצד אטרת – ( et appelé à l’époque du côté arabe Makhadat el-Ahzân, littéralement le « Gué des Chagrins »). Ces derniers avaient un intérêt tout particulier à fortifier ce point afin de compléter leur dispositif de surveillance de la Galilée du nord. En effet, la forteresse de Safed – située à une quinzaine de kilomètres plus au sud-ouest – que le roi Amaury leur avait confiée en 1168, ne pouvait prévenir à elle seule les invasions venant de l’est par le Jourdain.

Malgré les réticences du roi lépreux, qui y voyait une violation pure et simple de l’accord passé avec Saladin, les Templiers persistèrent dans leur entreprise belligène. Plutôt que de susciter un affrontement direct avec le puissant ordre, le jeune roi préféra se transporter sur les lieux du crime en novembre 1178, accompagné d’une forte escorte, de façon à s’interposer en cas d’attaque ayyoubide. Il prit finalement une part active à la construction de l’ouvrage, ce « Chastellet » dont la taille des pierres utilisées pour élever les courtines défraya les chroniques… Saladin, absorbé à la même époque par le règlement d’une affaire intérieure dans la Bekaa’, ne put intervenir à temps et empêcher l’avancée des travaux, si bien que les tâcherons francs ne furent inquiétés que par de sporadiques incursions bédouines.

Vers la fin du mois de mars 1179, après six mois de travaux forcenés, le Chastellet du Gué de Jacob était enfin terminé et sa garde fut naturellement confiée aux Templiers, à qui revenait l’initiative de la construction. Le sultan tenta alors vainement d’obtenir par la négociation le démantèlement de la nouvelle place forte, allant jusqu’à proposer aux Francs une indemnité de 100.000 dinars. Confronté à leur refus obstiné, Saladin se résolut à assiéger la place (27 mai 1179), mais, ayant vraisemblablement sous-estimé la force de la toute nouvelle forteresse, ses armées se heurtèrent à une farouche résistance de la part de la garnison. Les assaillants se découragèrent et levèrent finalement le siège lorsqu’un chevalier nommé Rénier de Maron, réussit à abattre d’une flèche l’un des principaux émirs de l’armée sarrasine…

Quelques mois plus tard, exploitant sa récente victoire contre les Francs à Marj’ Ayun, Saladin monta une seconde expédition contre le Chastellet, cette fois-ci beaucoup plus importante et mieux préparée. Arrivé devant le gué le 24 août 1179, le sultan préféra donner l’assaut séance tenante plutôt que de mener un siège en règle avec force mangonneaux. Le temps lui était en effet compté car une armée de secours se réunissait à Tabarie sous la férule du roi Baudouin. S’ensuivit un combat acharné, au terme duquel les Musulmans parvinrent de façon inespérée à s’emparer des ouvrages avancés du château. Les Templiers se replièrent alors dans l’enceinte de la forteresse, attendant les secours promis. Le lendemain matin, une sape fut entreprise sous une grosse tour de l’enceinte ; à la tombée du jour, on mit le feu aux étais, mais aucun écroulement ne s’ensuivit, tant le mur était épais. Saladin décida de faire approfondir la mine, promettant un dinar à quiconque apporterait une outre d’eau au fond du boyau pour éteindre l’incendie. Trois jours plus tard (le 28 août au soir), on s’empressa d’enflammer la nouvelle sape. Dans la nuit, la muraille s’effondrait finalement, au milieu d’un brasier tel, qu’il gagna le réduit de la forteresse. Aux dires des chroniques arabes, la garnison entretenaient de grands feux derrière chaque porte de la forteresse de façon à se prémunir d’une attaque surprise. La déflagration fut telle que le souffle attisa et rabattit ces feux vers l’intrérieur du château à une vitesse stupéfiante… Une partie de la garnison périt d’ailleurs dans l’incendie, tandis que le reste résista tant bien que mal la nuit durant, à la lueur des flammes. Au petit jour, le sénéchal du Temple à qui avait été confié la défense de la place, préféra, devant le désastre des siens, se jeter dans les flammes… Des sept cent prisonniers francs faits ce jour, bien peu atteignirent Damas coiffés de leur tête !

Saladin ordonna la destruction complète du château, malgré la puanteur des corps calcinés des Templiers jonchant le sol… Une épidémie se déclara dans les dix jours qui suivirent parmi les rangs musulmans. Près de dix émirs de l’entourage du sultan trouvèrent la mort. La légende veut que Baudouin, du haut des murs de Tibériade, ait aperçu, impuissant, le ciel se noircir des fumées de l’incendie du Chastellet…

On ne soulignera jamais assez l’importance de la destruction de cette forteresse pour les Francs : outre de lourdes pertes humaines et matérielles, cet épisode marqua un tournant dans le rapport de force entre Saladin et le royaume de Jérusalem, en témoigne la trêve de deux ans signée peu après, où, pour la première fois, les Francs n’imposèrent aucune condition. Le processus menant à la défaite de Hattin avait commençé…


Le site se situe à quelques 500 mètres au sud-ouest du gué de Jacob (l’actuel Jisr Banât Ya’ qûb), sur le petit tertre (mediocriter eminens) de l’antique Qasr al-Athara. Le plan de l’enceinte était rectangulaire avec de légères irrégularités, parmi lesquelles une forme arrondie au niveau de la courtine nord. Les murs, très épais si l’on en croit les chroniques arabes (la muraille dépassait dix coudées – soit à peu près cinq mètres), étaient d’une « hauteur convenable » (ad convenientem altitudinem). Le récit du siège dans certaines chroniques semble attester de l’existence d’un réduit sur le front ouest, sur lequel les forces de Saladin concentrèrent d’ailleurs leur sape. Cette tour maîtresse devait être de forme hexagonale, puisque les mêmes chroniques indiquent que les « mines furent menées sur les cinq côtés du mur ». Par ailleurs, on sait également que la forteresse disposait d’une vaste citerne, si large que les musulmans y disposèrent les corps des Templiers et Turcoples massacrés sans pouvoir l’emplir complètement ! De récentes fouilles ont permis de retrouver la base des murs arasés. Les pierres sont effectivement d’une taille impressionnante, et leurs bossages tabulaires presque intacts.La garnison se composait de quatre-vingt chevaliers avec leur écuyers, quinze sergents commandant chacun cinquante hommes, ainsi qu’un certain nombre d’artisans, charpentiers, forgerons, maçons et maîtres d’armes ; sans oublier une centaine d’esclaves/prisonniers musulmans. On peut donc estimer que la forteresse contenait près de mille hommes, ce qui ne semble pas exagéré : les sources musulmanes dénombrent en effet à sept cent le nombre de prisonniers faits, et à mille le nombre de côtes de mailles prises dans les réserves du château… 

Maxime GOEPP et Benjamin SAINTAMON
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Histoire des Musulmans vu par des Chrétiens

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618 : massacre des ennemis à la bataille de Bu’ath
      622 : Mahomet reçoit le verset: »tuez les infidèles où vous les
trouverez,faites les prisonniers… »
      622 : Sad fils d’Abou Waqqash lance la première flèche tirée par un
musulman
      623 : combat de Nakhla; premières morts violentes; quatre bédouins
tués par huit musulmans
      623 c : mahomet aurait construit une mosquée à Médine ou coupant des
arbres et en exhumant les sépultures d’infidèles
      623 c : meutre d’Amrou ben Al Hadhrami chef de caravane, contre l’avis
de Mahomet: premier tué notable par les musulmans
      623 c : avis de Mahomet: « ce sont des infidèles,envers lesquels il n’y
a pas lieu d’observer une intediction sacrée »
      624 : bataille de Badr;première victoire sur les infidèles
      624 : razzia sur la Mecque, pillage et prise de captifs
      624 : après la victoire de Badr, début de l’élimination des juifs
      624 : décapitation du poète Kab been Al Ashraf à Médine, opposant à
Mahomet
      624 : bataille de Badr: mahomet à oqba: « je fais à Dieu le voeur que
si je te saisis en dehors de la Mecque, je te ferai couper la tête ».
      624 : bataille de Badr; Abou Bakr à Mahomet: « l’infidélité sera
exterminée dans le monde ».
      624 : bataille de Badr;défaite des infidèles: « les musulmans les
tuèrent à coup de sabres et firent des prisonniers »
      624 : bataille de Badr; Mahomet à ses hommes: « quiconque d’entre vous
rencontrera Djahl, tranchez lui la tête et apportez la moi ».
      624 : révélation de Mahomet: « il n’a pas été donné à un prophète
d’avoir des prisonniers , sans faire de grands massacres sur la terre.
      624 : décapitation de Kab ben Asraf, poête critique
      624 : décapitation de deux poêtes anonymes après la bataille de Badr
      624 : après la bataille de Badr, Mahomet à oqba: « ta place et celle
des tes enfants est en enfer. s’ils ne deviennent pas croyants, je les ferai
tuer… »
      624 c : décapitation du poèteAbu Afak en Arabie pour avoir critiqué
l’islam
      624 c : exécution d’Asma Bint Marwan femme ayant critiqué Mahomet
      625 : expulsion du clan juif des Al Nadir
      625 : destruction de l’idole Oubal
      626 : massacre des juifs Beni Khazradj et partage des familles et du
butin
      626 ? : expédition contre les juifs beni Qoraizha,insultés par
mahomet: « O vous, singes et cochons… »
      626 ? : massacre des 700 juifs Beni Qoraïzha,liés pendant trois jours,
puis égorgés au dessus d’un fossé,avec les jeunes garçons
      626 c : meurtre du juif Kab chef des Beni nadhir poête satiriste, et
de sa femme qui s’était moqué de Mahomet
      626 c : expédition contre les juifs de Kaihbar
      626 c : meurtre sur ordre de Mahomet du juif Sallam abou rafi
      626 c : tentative de meurtre d’Abou Sofyan ordonné par Mahomet
      626 c : Mahomet fait couper les palmiers de l’oasis des juifs Beni
Nadhir
      626 c : Mahomet prend parmi les Beni Qoraizha une jeune fille très
belle comme par du butin
      627 : élimination du clan juif des Qurayza à Médine
      627 : massacre des juifs de Médine; partage des familles et des biens
      627 : début de la politique d’agression systématique des autres tribus
      627 : agression de la tribu des Bani Moustalik
      628 : attaque par Mahomet de l’oasis de Khaybar
      628 : caravane d’infidèles pillée par Mahomet
      628 : Mahomet aux juifs beni Qainoqa: « si vous n’embrassez par
l’islam, je vous déclare la guerre
      628 ? : rapt des femmes et enfants de la tribu des Moshjarik
      628 ? : attaque des juifs de Khaïbar, et torture des prisonniers
      628 ? : prise de l’oasis juive de Fadak comme bien personnel de
Mahomet
      628 c : soumission des juifs de Wadil Qora
      629 : destruction des idoles d’Allat, Manat et Al Uzza en Arabie
      630 : prise de la Mecque; 30 exécutions
      630 : première agression contre la Perse à Tabuk
      630 : bataille de Honaïn contre les Bédouins païens
      630 : soumission des juifs et chrétiens de Makna, Eilat, Jarba
      630 : décapitation à la Mecque de Abdallah ibn Abou Sahr apostat
      630 : décapitation à la Mecque de Abdallah ibn Khatal poête satiriste
      630 : décapitation à la Mecque de Howairith ibn Noqaïd
      630 : condamnation à mort à la Mecque de Ikrima, en fuite
      630 : condamnation à la Mecque de Cafwan ibn Ommayya, en fuite
      630 : condamnation à mort la Mecque de Hind femme d’Abou Sofyan, en
fuite
      630 : exécution à la Mecque de Sara, esclave affranchie
      630 : exécution à la Mecque de Qariba, chanteuse
      630 : exécution à la Mecque de Fartana, chanteuse qui s’était moquée
de Mahomet
      630 : destruction de l’idole d’Hubal située dans la Kaaba
      630 : Mahomet à son ennemi Cafwan: « tu n’as qu’à chosir entre le sabre
et l’islam »
      630 : massacre de la tribu des beni Djadsimaa
      630 : arrachage des vignes en Arabie
      630 : destruction de 360 idoles à la Mecque
      630 : prise de Taif par les musulmans
      630 : bataille de Houynan contre les tribus hawazites
      630 c : destruction de l’idole d’Al Uzza dans le temple de batn nakhla
      630 c : destruction du sanctuaire de Manah par Ali sur les ordres de
Mahomet
      630 c : destruction du sanctuaire d’AlFals, idole des Tayyi, par Ali
sur les ordres de Mahomet
      630 c : destruction de l’idole d’Allat par Ibn Suba sur les ordres de
Mahomet
      630 c : destruction de l’idole Al Uzza dans la vallée de Nahla
      630 c : meurtre de Dubayya prêtre d’Al Uzza
      630 c : destruction du démon femelle Al Uzza par Halid « femme noire
dévêtue »
      630 c : destruction de l’idole d’Isaf
      630 c : destruction de l’idole de Naila
      630 c : destruction de l’idole de Ruda par Al Mustawgir
      630 c : destruction de l’idole Du Al Halasa, du temple; 200 morts dans
l’attaque
      630 c : incendie de l’idole Dul Kafayn, dieu des Daws
      630 c : destruction de l’idole Dus Sara des Banu Al Harit
      630 c : destruction de l’idole Al Uqaysir
      630 c : destruction de l’idole A’im des Azd as Sarah
      630 c : destruction de l’idole Su’ayr des Anaza
      630 c : destruction de l’idole Umyanis des hawlan
      630 c : destruction de l’idole Wadd dieu des Qura par Ibn Al Walid
      630 c : destruction de l’idole Suwa à Ruhat
      630 c : destruction de l’idole Yagut au Yémen, dieu des Madhig
      630 c : destruction de l’idole Yauq dieu des Hamdan
      630 c : destruction de l’idole nasr dieu des Himyarites sur ordre de
Mahomet
      630 c : destruction de l’idole Ad Daggal
      630 c : destruction de l’idole Al fals des Tayyi et sacrilèges
      630 c : destruction de l’idole
      631 : attaque de la ville byzantine de Tabouk
      631 c : soumission de Tabouk; tribut pour les chrétiens
      631 c : attaque contre le chrétien Adi et rapt de sa soeur
      631 c : destruction par Mahomet de l’idole des Beni Tay
      631 c : interdiction du pélerinage de la Mecque pour les infidèles
      631 c : pour les Mecquois: « ceux qui restent: qu’ils deviennent
musulmans,sinon, que le sabre ou la guerre décident »
      631 c : apostasie de la tribu des Abdul Qaïs, chrétiens à l’origine;
soumission ou élimination
      631 c : soumission des chrétiens de Nadjran
      632 : hérésie d’Al Asuad au Yémen
      632 : traité de soumission de la tribu chrétienne des Taghlibites
      632 : traité de soumission de la tribu chrétienne du Nadjran
      632 : soumission d’Al Aswad chef yéménite apostat
      632 : à sa mort, le pacifique Mahomet possède 7 sabres, 3 lances, 3
cuirasses, un bouclier
      632 : appel au meutre de Tolaïha, comme faux prophète
      632 : appel au meutre de Aswad, magicien au yémen
      632 : à la mort de Mahomet, colère d’Omar: « que la langue de ceux qui
disent qu’ill est mort soit arrachée »
      632 c : décompte par Al Tabari de 62 expéditions guerrières pour
Mahomet
      633 : menace d’exécution de Sad fils d’Obada pour hypocrisie
      633 : ordre de tuer tous les partisans du prophète yéménite Aswad
      633 : meurtre d’Aswad: sa tête est exposée
      633 : ordre de tuer Tolaïha de la tribu des Beni Asad
      633 : au cours de la grande apostasie, ordre par Abou Bakr de
convertir ou massacrer toutes les tribus
      633 : décapitation de Qorra chef des beni Amir apostats puis massacre de la tribu
      633 : exécution par Khalid de Selma fille de Malik, révoltée et apostat
      633 : décapitation et crucifixion du brigand Fudja comme apostat à Médine
      633 : révolte de la prophétesse chrétienne Sadjah
      633 : exécution par erreur de Malik considéré comme apostat
      633 : mort au combat Mosaïlima prophète concurrent
      633 : soumission des apostats de Bahrein; massacre pendant deux jours
des prisonniers
      633 : décapitation de tous les apostats récalcitrants d’Oman par leur roi jafar
      633 : ordre par Abou Bakr de détruire la tribu ds apostats Beni Kinda
      633 : mutiliation d’une chanteuse qui a chanté contre mahomet: mains
coupées et dents cassées sur ordr d’Abou Bakr
      634 : prise et pillage de Bosra
      634 : départ des chrétiens d’Arabie pour la Syrie
      634 : premier texte chrétien mentionnant Mahomet en l’associant au
sens humain qui coule
      634 : 600 monastères pillés au cours de l’invasion de la Mésopotamie
      634 : massacre de la population de la région d’Elam
      634 : Abd Yagut reçoit l’ordre « de rechercher les apostats, afin de
tuer quiconque serait apostat ou de l’obliger à embrasser l’islam »
      634 : soumission par Khalid de la tribu de Hira: islam, tribut ou
mort.
      634 : lettre au roi sassanideArdashir: »embrasse l’islam ou paye tribut
ou prépare toi à la guerre
      634 : victoire de Lis sur les Perses: « il (Khalid) fit conduire -les
prisonniers perses- au bord du fleuve et leur fit trancher la tête… »
      634 : destruction de la ville perse de Amghischiya
      634 : ordre aux habitants de la ville d’Hira d’embrasser l’islam sous
la menace de l’extermination
      634 : prise de la ville d’Aim at Tanr; exécution des prisonniers
      634 : prise de la ville de Doumat al Djandal; massacre des prisonniers
      634 : prise de la ville d’Hassid; massacres: »le sang coulait comme un
fleuve »
      634 : décapitation (par erreur?) du poète Abd al Uzza et d’un ami pour
incroyance
      634 : exécution d’un buveur de vin et de sa famille en Perse: » tranche
lui la tête de façon à ce qu’elle tombe dans le vase plein de vin »,déclare
le conquérant Khalid.
      634 : hommage d’Omar à Khalid:  » son nom inspire la terreur à tout le monde »
      635 : prise de Damas
      635 : victoire du yarmouk
      635 : prise de Damas: « le massacre dura toute la nuit jusqu’à
l’apparition du jour ».
      635 : bataille de Manariq
      635 : bataille de Kaskar
      635 : saccage de la forteresse de Assakatiya
      635 : bataille de Marwaha
      635 : esclavage des habitants de la ville de Maisan
      635 : prise d’Emèse
      635 : prise de Kinnesrin
      635 : prise de Jérusalem
      635 : exode des habitants perses de Maisan
      635 : distribution à Médine du résultat des pillages des conquérants
      635? : lettre d’instructions d’Omar à Sad pour la conquête de l’Irak:
conversion, tribut ou mort
      635? : enfants de la tribu chrétienne des Beni Thaglib devront devenir
musulmans
      635? : conversion du prince persan Hormazd sous menace de mort par Omar
      635 : invasion de l’Arménie
      637 : prise de Jérusalem
      637 : description horrifiée de la conquête de la Palestine par le
patriarche Sophronios
      637 : prise de Marash
      637 : prise de Mopsos en Cilicie
      637 : les Arabes volent à Edesse la relique du visage du Christ au
cours du pillage de la ville
      638 : expulsion des juifs de Jérusalem
      638 : prise de Marash par les Arabes
      639 : prise de Nisibis
      639 : prise de Samosate
      639 : prise de contrôle des monastères de Tur Abdin près de Mardin
      640 : expulsion des juifs du Hedjez
      640 : expulsion des chrétiens du Nadjran
      640 : martyre de 60 prisonniers de guerre byzantins refusant la conversion
      640 : massacre des habitants de Dakas
      640 : prise de Tigrit, ville chrétienne d’Irak
      640 : prise de Samosate
      640 : prise de Mardin par les Arabes
      640 : prise de Nisibin par les Arabes
      640 c : autorisation pour les musulmans de briser les croix des
processions coptes
      640 c : autorisation de détruire les églises nouvelles coptes
      641 : destruction de Tarse par les Arabes
      642 : prise d’Alexandrie:tribut ou islam
      642 : rapt de paysans égyptiens vendus comme esclaves à Médine
      642? : bataille de Néhavend
      642 : prise de Mossoul
      642 : essai de conversion des Kurdes; persuasion puis force: « s’ils
demandent grâce, ne leur accorde pas grâce »
      643 : invasion de la Géorgie
      643 : massacre des habitants de Césarée de Palestine; 7000 morts?
      643 : prise de Tripoli, pillage et réduction en esclavage des femmes
et enfants
      643 : résistance contre les envahisseurs à Memphis; alourdissement du
tribut
      643 : expulsion des juifs de Khaibar par Omar
      643 : prise de Reï: « le sanfg coulait dans la ville comme un ruisseau »
      643 : prise de Gorgân: conversion ou tribut
      643 : mutlilation du poête Hotaïya pour blasphème
      643 : prise d’Antioche
      643 : premières incursions en Sind
      644 : attaque de Pergame
      645 : prise de Tiflis en Géorgie et conversion forcée des habitants
      647 : première attaque contre l’Ifriqiya
      648 : premiers ravages en Ifriqiya
      649 : révolte des Perses
      650 : pillage en Isaurie; 5000 esclaves
      651 : massacre des habitants d’Arados à Chypre
      651 : prise et pillage de Merv en Asie centrale
      651 : prise de Nishapur en Iran
      651 : date canonique de la fuite des Parsis persécutés en Inde
      651 : attaque de la Nubie chrétienne
      651 : accord avec les Nubiens sur la livraison annuelle d’esclaves
      651 : accusation de retour au paganisme contre Osman
      652 : révolte des païens contre les musulmans au Khorassan
      652 : révolte des païens contre les musulmans au Tabaristan
      652 : massacre de prisonniers à Tamisa
      652 : Osman perd le sceau de Mahomet dans un puit…
      653 : prise et pillage d’Erzurum
      654 : révolte des villes de Sogdiane
      654 : révolte du Khorassan
      654 : calife Osman agressé par la foule dans une mosquée
      654 : Osman assassiné dans sa maison; son sang jailliit sur le Coran
      655 : première soumission de la Géorgie; conversion en échange
d’exoniération fiscale
      655 : prise d’Erzurum
      656 : prise de Malatya
      656 : meurtre du calife Othman; premier assassinat politique dans
l’islaml
      66 ? : malédiction automatique du nom d’Ali dans les prières
      66 ? : Aïsha refuse l’enterrement d’Hussein parce qu’elle est la
propriétaire du terrain
      66? : Moawiya sur les Kharidjites: « ce sont des infidèles… qu’il est
permis de tuer »
      660 : massacre entre musulmans et hérétiques kharidjites
      660 : Moawiya ordonne de tuer tous les bédouins et de bloquer les
pélerins de la Mecque
      660 c : destruction du palais « superbe » du Ghoumdân, trop beau
      661 ? : meutre de Moawiya au cours de sa prière à Damas
      661 : assassinat d’Ali à Koufa
      666 : attaque contre Constantinople
      667 : épuration définitive à Bassorah: exécutions massives des
voleurs, blasphémateurs, fornicateurs
      667 : massacre systématique des Kharidjites
      667 : émeute à koufa: le gouverneur Zyad est lapidé dans la mosquée
      670 : patriarche nestorien Georges emprisonné par le calife
      671 : exécution des chefs des lecteurs du coran fidèles à Ali
      672 : attaque contre Constantinople
      672 : révolte de Balk en Sogdiane; répression
      672 : Ziyad exécute 7000 kharidjites en un an
      673 : attaque contre Constantinople
      673 : pillage de Cyzique par la flotte arabe
      680 : fils agé de un an de Hussein est assasiné
      680 : corps d’Hussein et de sa famille laissés sans sépulture
      680 : procession de têtes coupées d’hérétiques à Damas
      680 : sanctuaire de la Mecque bombardé par des hérétiques
      682 : première attaque dans le sud du Maroc contre les Berbères
      685 : imposition spéciale sur les moines coptes avec la conversion
comme échappatoire
      685 : prise de Kaboul
      687 : massacre de prisonniers à Hérat
      687 : calife Marwan assassiné par étouffement
      688 : mort du calife Yezid qui trouve encore la force d’ordonner par
gestes quelques exécutions avant de mourir
      688 : vengeance à Koufa contre les meurtriers d’Ali; 1700 morts
brulés, mutilés etc…
      688 : sacralisation du trône d’Ali
      689 : tête de Moktar, l’assassin d’Ali suspendue au dessus de la porte
de la grande mosquée de Koufa
      689 : Maçab reçoit l’ordre de tuer 6000 complices de Moktar à la
demande habitants de Koufa: « c’était des infidèles »
      690 : patriarche nestorien Khnaniskhu emprisonné par le calife
      694 : sanctuaire de la Mecque bombardé par Hadjadj
      694 : têtes coupées déposées sur la Kaaba
      696 : première révolte d’esclaves en Irak
      698 : défaite et massacre des hérétiques Kharedjites par Ali à
Nahrouan
      698 : prise et pillage de Carthage
      698 : destruction de Carthage
      701 : soumission et conversion forcée de la tribu berbère de la Kahina
      701 : attaque du roi de kabul Rotbil;ordre de mettre tout « à feu et à
sang »
      702 : décapitation du patriarche orthodoxe d’Antioche
      702 : expédition en Transoxiane; invasion du pays de Khotal
      702 : incendie d’une ville anonyme de Transoxiane, avec tous ses
habitants par Habib
      702 : attaque du Seistan: ordre de  » dévaster et piller le pays »
      703 : conquête de la Sicile
      704 : persécution des coptes à Alexandrie par la foule et le
gouverneur
      704 : les croix des églises coptes doivent disparaitre
      704 : abolition du patriarchat d’Alexandrie =>795
      704 : inscriptions forcées sur les portes des églises coptes à la
gloire de Mahomet
      705 : patriarche copte emprisonné pour 25 ans
      705 : aristocratie arménienne brûlée sur des buchers
      705 : bataille de Zawiyé: selon historiens arabes, entre 11000 et 120
000 prisonniers exécutés par Hadjadj
      706 : la basilique Saint Jean Baptiste de damas transformée en mosquée
par Al Walid
      706 : début des attaques d’Ibn Nusayr au Maroc; conversion des
Berbères
      706 : arabe langue obligatoire dans les documents officiels en Egypte
      707 : attaque de Majorque
      707 : expédition en Kharezm; mort des prisonniers dévêtus
      708 : massacres et conversions forcées à Tyane en Asie Mineure
      708 : prise et destruction de Boukhara
      708 : prise de Varakhcha au nord de Boukhara; le temple païen est
détrruit et remplacé par une mosquée
      708 : guerre sainte de Qobaita dans le Khorassan
      708 : exécution de tous les habitants de Paikand en Sogdiane après une
révolte
      710 : rapt , conversion ou exécution de 70 pélerins chrétiens à
Iconium
      710 : conquête violente du Maroc par Musa
      711 : victoire sur les Wisigoths en Espagne à Rio Barabte
      711 : prise de Malaga
      711 : invasion du Penjab
      711 : chute du royaume wisigoth
      711 : prise d’Héraclée du Pont
      711 : soumission de la ville de Soghd
      711 : soumission de la ville de Keschch
      711 : soumission de la ville de Nakhschab
      711 : soumission de la ville de Boukhara
      712 : attaque de la région indienne du Sind
      712 : prise et pillage de Samarcande capitale des Sogdiens
      712 : idoles sogdiennes fondues
      712 : destruction de toutes les fresques de la culture sogdienne
      712 : prise de Saragosse
      712 : massacres dans le port de Debal au cours de l’invasion de l’Inde
      712 : massacre dans la ville indienne de Brahminabad 16000 morts?
      712 : siège de Wardan
      712 : défaite des Turcs : milliers de pendus
      712 : exécution du fils du roi de Merv
      712 : exécution de Nizek roi du Khorassa comme apostat, avec 700
prisonniers;toutes les têtes envoyées à Hadjadj
      712 : prise d’Amasya par le calife Walid I
      712 : pillage de Sébastée du Pont par les Arabes
      712 : attque du bas-Indus par Mohammed ben Kasim
      712 : massacre par Mohammed ben Kasim de 6000 guerriers indiens
prisonniers; esclavage pour les survivants
      713 : destruction d’Antioche de Pisidie par les Arabes
      714 : pillage de l’Andalousie
      715 : attaque contre Constantinople
      715 : castration des homosexuels de Médine ordonnée par le calife
      715 : première invasion du Sind
      715 : attaque de Samosate
      715 : le chef turc Tchigan offre 100 000 esclaves à Qobaïta chef des
Arabes
      715 : conquête du Khamjerd; 4000 prisonniers exécutés
      715 : siège de Samarkande: « pourquoi, ô Arabes, nous faites vous la
guerre? »
      715 : Samarkande doit livrer 3000 esclaves par an
      715 : selon Al Tabari, 50 000 livres d’or et d’argent fondues dans les
temples de Samarkande
      715 : règlement sur la courte durée de la présence des infidèles dans
Smarkande
      715 : Tariq vole la table de Salomon à Cordoue
      716 : fuite des Parsis iraniens en Inde
      717 : décret d’Omar sur l’exclusion des infidèles de la fonction
publique
      717 : impôt spécial en egypte, avec ordre « de traire le lait jusqu’à
ce qu’il se tarisse »
      717 : pillage de Pergame
      717 c : corpus de lois sous le califat d’Omar II interdisant la
construction de nouvelles églises
      718 : période de conversions forcées en Syrie par Omar II
      718 : conversions forcées au Khorassan
      718 : conquête du Gorgan
      718 : prise de la ville de Dihistan; 14 000 Turcs sont tués; butin
d’or et d’esclaves
      718 : gouverneur Yazid veut manger du pain dont la farine serait
moulue par un moulin mu par un flot de sang: 14000 prisonniers sont égorgés.
      718 : entrée de Maslama à Constantinople: « je veux leur montrer la
puissance de l’islam et l’infériorité des infidèles ».
      718 : Maslama aurait volé une croix d’or dans Sainte Sophie
      718 : destruction totale de la ville de Masdjana près de
Constantinople
      718 : massacre de la garnison khazar d’Ikhat
      718 : destruction de la ville khazar de Samandar
      718 : destruction de 20 000 maisons dans le Caucase selon les
chroniqueurs
      718 : le khan des Khazars est forcé à la conversion: il demande à
manger du porc et boire du vin; permission refusée
      718 : 10 000 esclaves pris dans le Caucase
      718 : décapitation un par un des prisonniers de la ville de Schaki
      721 : siège de Toulouse
      721 : siège de Carcassone
      722 : période de destruction des églises coptes
      722 : révolte du prince sogdien de Pendzhikent, Devastich; répression
et crucifixion du prince
      723 : 60 pélerins chrétiens d’Amorion crucifiés à Jérusalem
      724 : début de la conversion forcée des prisonniers de guerre
byzantins => 743
      725 : révolte et répression des chrétiens coptes en Egypte
      725 : soumission du Daghestan
      725 : première révolte des Coptes, éliminés en aprtie et remplacés par
des Arabes
      725 : plainte des chrétiens d’Egypte à cause des agressions de leurs
femmes et de leurs enfants se rendant à l’église
      725 : prise de Nicée par les Arabes
      730 c : campagnes de Ibn Abi Ubayd de soumission et de conversion des
Berbères
      730 : soumission des Khazars et du Caucase; selon les chroniques, plus
une seule masion debout.
      730 : début des attaques d’Ibn Abi Ubayda651 au Maroc; conversion des
Berbères
      730 c : destruction du temple sogdien de Ramitan près de Boukhara
      730 c : destruction du temple sogdien de Pajkend
      735 : interdiction de construire des églises coptes
      735 : fuite des parsis en Inde devant les persécutions
      738 : décapitation après un long seéjour en prison de gab ben Dirham,
hérétique manichéen
      739 : révolte et répression des chrétiens coptes en Egypte
      739 : soumission définitive de la Sogdiane après 20 ans de révoltes et
répression
      740 : martyre d’Eusthatios à Harran pour refus de conversion
      741 : répression d’une révolte berbère
      742 : mutilation et crucifixion de l’athée jad Ibn Dirham
      742 : décapitation de Djab ben Dirham comme athée
      743 : décapitation du théologien Ghaylân comme hérétique
      744 : exécution du métropolite Pierre de Damas, pour avoir réfuté le
Coran; on lui coupe aussi la langue
      744 : décapitation du calife Walid ben yazid accusé de débauche et
d’ivrognerie
      744 : torture à mort de Halid al Qasi, gouverneur en Irak d’origine
chrétienne, pour manichéisme et tolérance
      746 : décapitation du théologien Djam ben Safwan comme hérétique
      747 : décapitation à Hérat du oêteAbdallah Muawiya pour hérésie
      749 : début des persécutions en Arménie contre les prêtres
      750 : révolte et répression des chrétiens coptes en Egypte
      750 ? : exécution de l’évêque Pierre de Maiuma pour réfutation de
Mahomet
      750 : massacre de la dynastie des Ommeyades
      750 : fondation de la dynastie abbasside par Al Saffah, dit « le
verseur de sang »
      752 : révolte et répression des chrétiens coptes en Egypte
      755 : répression de la révolte du prophète Sunbath
      757 : décapitation du philosophe et théologien Al Muqaffa à Bassorah
      758 : une chronique chinoise mentionne le pillage de Canton par des
pirates arabes et perses
      759 : conversion forcée et dispersion des chrétiens au Liban
      760 : raid arabe sur Kaboul
      767 : révolte et répression des chrétiens coptes en Egypte
      767 : révolte copte en Egypte contre les fonctionnaires musulmans
      768 : torture du patriarche copte Michel I par le calife
      768 : élimination définitive de la religion sogdienne
      769 : répression de la révolte du prophète Ustadhasi
      770 c : décapitation et crucifixion d’Abi Awaga, théologien accusé
d’hérésie à Kufa
      772 : Nerses gouverneur de Karthlie emprisonné à Bagdad et en fuite;
accusé d’incroyance
      772 : massacre de la noblesse arménienne et géorgienne à Bagrevan
      773 : révolte et répression des chrétiens coptes en Egypte
      775 : repression de ka révolte fiscale en Arménie
      778 : décapitation d’Anas Abi Sayh à Al Raqqa pour incroyance
      778 : emprisonnement de Gafar Ziyad Al Ahmar à Bagdad pour incroyance
      778 : mort dans la clandestinité de Sufyan Al Tawri accusé d’athéisme
      778 : décapitation d’Hammad Agrad poête satiriste libertin en Irak
      779 : conversion forcée des Tannoukhides d’Alep
      779 : exécutions de masse de athées d’Alep, décapités et écartelés
      779 : vague de persécutions des mauvais croyants à Bagdad
      779 : incroyants d’Alep exécutéss devant le calife
      779 : destruction des bibliothèques d’incroyants et d’hérétiques à
Alep
      780 c : conversion forcée des chrétiens d’Alep par Al Mahdi
      780 c : décapitatyion d’Abu Sakir hérétique irakien
      781 : attaque contre Ephèse, réduction en esclavage des prisonniers
      782 : attaque contre Constantinople
      782 : étranglement en prison de Yaqub al Fadl, fonctionnaire accusé
d’incroyance
      782 : décapitation puis crucifixion du fils d’Abu Ubayd Allah pour
incroyance t pour avoir mal récité le Coran
      782 : arrestation et exil de Dawud Rawh Hatim pour incroyance; il se
repent
      782 : disgrâce d’Ismail Mugalid fils d’un fonctionnaire pour
incroyance; il se repent
      783 : décapitation d’Abd al Quddus, théologien et satiriste, qui
aurait écrit un livrre sur le doute; son corps est exposé sur un pont de
Bagdad
      784 : décapitation de Bassar ben burd à Bassorah, poête érotique et
libertin
      784 : emprisonnement puis fuite de Yazid Al fayd libertin à Bagdad
      785 : le calife al Hadi prépare 1000 gibets pour les incroyants de
Bagdad
      785 : arrestation de Muhammad Tayfur pour incroyance; il se repend
vite et est gracié
      785 : mort en prison avant son exécution du fils de Dawud ben Ali,
pour incroyance
      785 : exécution de Bassar ben Burd, poête libertin
      785 : raid arabe sur Kaboul
      786 : destruction du monastère de saint Sabbas en Palestine; moines
massacrés
      786 : décapitationpuis crucifixion de Yazdan badan dignitaire accusé
d’incroyance et de blasphème
      786 : ldécapitation à Bagdad du secrétaire anonyme d’Ali ben Yatkin
pour incroyance
      786 : punition corporelle d’Adam abd Al Aziz, poête satirique de
Bagdad qui se repent ensuite
      786 c : persécution et fuite de Yunus ben Abi farwa, fonctionnaire
libertin
      787 : début des persécutions contre le patriarche Ilias II de
Jérusalem =>797
      790 c : martyresde Saint Christophe Saint jean le Palaiaurites et
Saint Ilias, torurés et crucifiés
      793 : attaque contre Narbonne
      793 : destruction totale de la ville d’Eleutheropolis près de
Jérusalem
      796 : représsion de la révolte de convertis involontaires à Cordou;
exil de 20 000 familles
      796 : décapitation à merv d’Amr al Amraki fonctionnaire accusé
d’incroyance
      797 : décret d’Al Rashid sur la destructions des églises
      797 : Al Rashid place les évêques en prison
      797 : siège d’Ankara par Haroun al Rachid
      799 : destruction de lJurjuma,la capitale des Marada
      800 : début de conversions en Afrique sous menace de mise en esclavage
par Al Yakubi
      801 : mort de la femme soufie Rabia al Adawiyya, deux fois réduite à
l’esclavage
      805 : pillage de Chypre
      806 : prise d’Héraclée de Cappadoce
      807 : pillage de Rhodes
      808 : Haroun al Rashid élimine une hérésie en Azerbaïdjan: exécution
de tous les prisonniers
      809 : prise de Myra par les Arabes et destruction de l’église
      810 : fondation de la ville de Zabid au Yémen comme marché aux
esclaves noirs
      814 : mort en exil de Ben Munadir poête libertin
      814 : mort en fuite du théologien dévoyé M ben Munadir
      816 : expulsion et violence à l’égard de Bisr Al Marisi, de Bagdad,
accusé d’incroyance
      817 : révolte de convertis forcés à Cordoue;expulsion des habitants
      825 : conquête de la Crête
      829 : révolte des chrétiens coptes en Egypte
      829 : révolte de Tolède contre les musulmans, qui dure 8 ans
      830 : le calife Al Mamum oblige les sabéens d’Edesse à choisir entre
la conversion au christianisme ou à l’islam, ou la mort
      830 : persécutions des zoroastriens dans le Khorasan par le gouverneur
Tahir
      830 : ordre du gouverneur tahir du Khorasan de détruire tous les
livres sacrés des zoroastriens
      831 : répression des chrétiens coptes en Egypte
      831 : prise et pillage de Palerme
      831 : prise de Tarse par le calife Al Mamun
      832 : révolte générale des coptes dans le delta
      832 : massacre des coptes révoltés du Delta
      832 : le calife Al Mamun instaure une inquisition pour éliminer ses
opposants religieux
      833 : répression et exil des Zott, tsiganes qui se réfugient en Bohème
      838 : repression de la révolte de Babek au Khorassan
      838 : prise et pillage d’Amorion
      838 : prise d’Amorion par le calife Motassim; population réduite en
esclavage, garnison massacrée
      839 : attaques contre la Calabre
      845 : exécution des 42 officiers d’Amorion pour refus de conversion
par le calife Motassim
      845 c : décapitation par le calife Al Wathiq du théologien
conservateur Ahmed ibn Nasr Khuzai
      847 : début de la période de conversions forcées en irak par Al
Mutawakkil
      847 : Al Mutawakkil réinstaure l’orthodoxie sunnite et commence à
persécuter les dissidents et les infidèles
      850 : règlementdu calife sur les vêtements des infidèles
      850 : à Cordoue, le prêtre Perfectus est décapité publiquement pour
blasphème, ayant voulu débattre des erreurs de l’islam
      850 : le marchand chrétien Johannes de Cordoue est torturé puis
emprisonné pour avoir prononcé le nom de Mahomet pendant une vente
      850 c : exil de Bagdad du mystique Al Mouhasibi : m
      851 : début du « martyre des Mozarabes » à Cordoue
      851 : décapitation du moine de Cordoue Isaac pour blasphème envers
l’islam
      851 : édit d’Abd el Rahman II de Cordoue menaçant de mort tous les
blasphémateurs envers l’islam
      851 : les chefs de la communauté chrétienne de Cordoue sont
emprisonnés
      851 : deux exécutions de blasphèmateurs chrétiens contre l’islam à
Cordoue
      852 : quatre exécutions de blasphémateurs chrétiens contre l’islam à
Cordoue
      852 : épuration de l’administration de Cordoue de ses éléments
chrétiens
      852 : exécution du chrétien de Cordoue Fandila pour blasphème contre
l’islam
      852 : destruction des églises de Cordoue datant d’après la conquête
arabe
      853 : prise de Tifilis; incendie et 50 000 morts selon chroniques
      853 : projet de l’émir de Cordoue Mohammed I de vendre comme escalves
toutes les femmes chrétiennes pour éliminer les chrétiens de sa ville; ses
ministres le dissuadent
      854 : emprisonnement de Hunayn ben Ishaq à Bagdad médecin accusé
d’incroyance
      857 : mesures anti-chrétiennes à Cordoue (?)
      860 : destruction de Persépolis et massacre des habitants après leur
révolte
      860 c : persécution du mystique Ibn Karram : m?
      861 : destruction dans le Khorassan d’un cyprès planté par
Zarathoustra
      862 : mort en prison du poête Al Warraq pour incroyance ou hérésie
      869 : révolte des esclaves Zandj dans le bas-Irak
      869 : révolte des esclaves noirs sous la direction d’Al KAbith en Irak
      869 : interdiction de représenter des images dans les palais
abbassides
      871 : les révoltés zandj auraient massacré 250 000 personnes à
Bassorah en une journée
      871 : prise et pillage de Bassorah par les esclaves noirs révoltés
      878 : prise et pillage de Syracuse
      880 c : Ben Al Layt théologien emprisonné pour ne pas avoir assez aimé
l’islam
      883 : répression de la révolte des Zandj
      884 : début de la révolte d’Umar ben Hafsun en Espagne regroupant
autour de lui chrétiens et convertis forcés
      884 : pillage et destruction du couvent de Kalilshn à Bagdad
      885 : accusation des soufis de Bagdad du crime d’hérésie; puis abandon
des poursuites
      893 : au cours de la prise de Talas, l’église principale est
transformée en mosquée
      894 : la tête du chef des révoltés zandj, Ali est promenée à Bagdad au
bout d’une pique
      900 : interdiction pour les chrétiens de Cordoue de construire de
nouvelles églises
      902 : conquête du Tabaristan
      903 : raid sur Thessalonique et réduction en esclavage de 20 O00
prisonniers
      904 : pillage de Thessalonique; 20 000 esclaves
      908 : pillage de Bassora par les hérétiques qarmates
      909 : fuite de Bagdad du théologien Al Hallaj : m
      912 : fuite du chrétien Qusta ibn Luqa en Arménie, pour avoir critiqué
le Coran
      912 : emprisonnement à Bagdad du théologien Al Hallaj : m
      913 : le soufi Al Hallaj emprisonné à Bagdad
      918 : répression de la révoilte de Ben Hafsun en Espagne
      922 : exécution à Bagdad du soufi Al Hallaj par crucifixion,après
flagellation et mutililation aux pieds et aux mains; corps exposé; il est
allé au supplice en riant et dansant
      922 : les libraires de Bagdad doivent jurer ne jamais vendre de livres
d’al Hallaj
      923 : pillage de Bassorah par les hérétiques qarmates
      924 : pillage de la Mecque par les hérétiques qarmates
      924 : destruction à Damas du couvent Siant Marie
      924 : prise et destruction de Pamphona, capitale de la Navarre
      925 : décapitation du philosophe Al razi pour sa critique rationnelle
de la religion
      930 : massacres entre pélerins à la Mecque
      930 : les hérétiques qarmates volent la pierre noire de la Mecque
      930 : émeutes des partisans fanatiques du juriste Hanbal à Bagdad
      935 : émeutes des Hanbalistes; destruction des instruments de musique;
meurtre des danseuses et des fornicateurs
      940 c : décapitation de l’exilarque juif de Bagdad pour avoir souillé
le nom de Mahomet
      943 : vol de l’image du christ à Edesse
      944 : révolte du berbère Kharidjite Abu Yazid en Ifriqiya
      945 : prise de Bagdad par les Bouyides shiites
      945 c : assassinat par une foule de fanatiques du dernier exilarque
juif de Bagdad
      947 : répression de la révolte des hérétiques kharedjites en Tunisie
      948 : fermeture de l’école de théologie juive de Bagdad « Sora »
      963 : le calife Al Hakam II attaque la Castille
      966 : décapitation du patriarche orthodoxe d’Antioche
      974 : invasion almoravide en Espagne; destruction de bibliothèques
      974 : 1500 hérétiques qarmates décapités au Caire
      976 : règne d’Hisham II en Espagne; destruction des bibliothèques
contenant des livres de philosophie, sous l’influence de M. Ibn Abo Amir
      977 : début des agressions samanides contre les hindouistes et
ismaïliens en Inde
      979 : massacre de zoroastriens à Chiraz
      980 : destruction de livres interdits à Bagdad
      981 : pillage de Zamora par Al Mansur
      985 : pillage de Barcelone par Al Mansur
      995 : début de la persécution systématique en Egypte sous Al Hakim
      996 : plan d’invasion de l’empire byzantin par le calife Al Aziz,
déjoué par sa mort
      997 : destruction totale de Saint Jacques de Compostelle par Al Mansur
      1000 : prise de Peshawar par Mahmud de Ghazni
      1000 : description des opérations de castration dans l’occident
musulman par le géographe Maqdessi
      1002 : mort d’Al Mansour, après 52 expéditions contre les royaumes
chrétiens d’Espagne
      1003 : pillage d’Antibes par les pirates sarrazins
      1004 : juifs et chrétiens doivent porter un turban et une ceinture
noirs en Egypte
      1004 : conversion forcée des habitants de Ghor en Inde par Mahmoud de
Ghazni
      1004 : pillage de Pise par les pirates musulmans
      1004 : Mahmud de Ghazni traverse l’Indus et pille la région de Bhatiya
      1005 : Mahmud de Ghazni attaque le roi Anandapala; il s’empare d’un
trésor de 70 millions de dirhams
      1008 : invasion du Pendjab par les Ghaznévides après une victoire sur
les Indiens à Peshawar
      1009 : juifs et chrétiens d’Egypte doivent porter une croix ou des
clochettes dans les bains
      1009 : destruction du Saint Sépulcre de Jérusalem par les Fatimides
      1009 : vague de conversions forcées par le sultan Al Hakim en Egypte
      1010 : destruction du monastère melkite d’Al Kusair et profanation des
tombes
      1010 : destruction de l’église des apôtres dans le monastère d’Al
Kusair
      1010 : début de massacre de centaines de juifs autour de Cordoue =>
1013
      1010 : Mahmoud de Ghazni envahit le royaume de Multan en Inde;
massacres et destructions
      1010 : ordre de destruction des églises de Jérusalem par Al Hakim
      1010 : persécution des chrétiens, juifs et sunnites par le calife
fatimide Al Hakim
      1010 c : pillage de la ville sacrée de Thaneswar par les armées de
Mahmud de Ghazni
      1013 : Mahmud de Ghazni attaque le roi de Shaki Trilochanapala et
pille le Kashmir
      1013 : Mahmud de Ghazni conquiert d’Inde: « après que le sultan ait
purifié l’Hind de l’idolâtrie, et construit des mosquées, il décida
d’envahir la capitale d’Hind pour punir ceux qui gardaient des idoles et
n’avaient pas de connaissance de l’unité de Dieu… une pierre fut trouvée
dans le temple du grand Bouddha…
      1013 ? : Mahmud de Ghazni attaque Thanesar (Haryana):  » le sang des
infidèles coulait tant que la rivière avait changé de couleur… et on ne
pouvait plus la boire. »
      1013 ? : Mahmud de Ghazni attaque Mathura (Uttar Pradesh): « le nom de
cet endroit était Mahartu Hind… Au milieu de la ville se trouvait un
temple plus grand que les autres… le sultan donna d’ordre que les temples
soient brûlés avec de la naphte et du feu et rasés. »
      1013 ? : Mahmud de Ghazni attaque Kanauj (Uttar Pradesh): « il y avait
près de 10 000 temples dans lesquels les idolâtres représentaient faussement
et stupidement ceux qu’ils prenaient pour leurs ancêtres d’il y a deux ou
trois mille ans…Beaucoup d’habitants fuirent… ceux qui n’ont pas fui ont
été mis à mort ». (Al Jabbarul Utbi)
      1013 : Mahmud de Ghazni envahit tout le Penjab
      1013 : attaque du royaume indien de Shaki dans le Penjab par Mahmud de
Ghazni
      1013 : pillage de la vallée du Kashmir par Mahmud de Ghazni
      1014 : sous le calife Al Qadir, la foule musulmane attaque les maisons
chrétiennes et détruit plusieurs églises
      1014 : le calife Al Qadir fait détruire l »église de la résurrection à
Jérusalem
      1014 : le calife Al Qadir fait proclamer par des héraults que toute la
population chrétienne est obligée de se convertir. Fuite massive vers les
territoire byzantines
      1014 : le calife Al Qadir oblige les chrétiens assyriens à suivre des
règles somptuaires: interdiction de monter à cheval, de porter des bagues,
de porter des croix en métal.
      1015 : conquête de la Sardaigne
      1015 : attaque de la Sardaigne par Mujahid
      1016 : les juifs sont persécutés et chassés de Kairouan
      1016 : guerre de religion en Tunisie entre sunnites et chiites
      1018 : destruction totale de la ville indienne de Kanauj par Mahmud de
Ghazni
      1018 : incendie du temple de Mathura en Inde par Mahmud de Ghazni
      1019 : Mahmud de Ghazni rend chez lui avec 53000 esclaves
      1019 : pillage de Maguelone par les pirates sarrazins
      1019 : Mahmud retourne à Ghazni après un butin énorme après le pillage
des temples indiens et 53 000 esclaves
      1020 c : les Kurdes attaquent Edesse et prennent 3000 captifs, surtout
chrétiens.
      1025 : l’idole du temple de Somnath en Inde est détruite et ses
morceaux sont intégrés au pavement de mosquées à la Mecque et Médine
      1025 : selon les chroniques, 50 000 Indiens sont tués en défendant le
temple de Somnath
      1025 : l’armée de Mahmud de Ghazni tue 50 000 Indiens à Kathiawar
      1025 : Mahmud de Ghazni attaque le temple shaivite de Somanatha: 50
000 Indiens sont tués, selon les chroniqueurs, en le défendant.
      1029 : guerre civile entre Berbères et Turcs au Caire
      1030 : mort de Mahmud de Ghazni, qui avait pris l’habitude de réciter
un verset du coran après chaque destruction de temple hindou
      1030 : mort de Mohammed de Ghazni; son historien Al Utbi écrit: « Il a
démoli les temples des idoles et a établit l’islam; il a capturé des cités,
détruit les idolatres, et a favorisé les musulmans. Ensuite , il est
retourné chez lui et a proclamé les récits de ses victoires obtenues pour
l’islam… et il fit des voeux pour pouvoir entreprendre chaque année une
guerre sainte contre les Indiens ».
      1032 : 5 à 6000 juifs tués dans une émeute à Fez
      1032 : prise de Fès par les Zirides et pillage
      1032 : massacre de 6000 juifs de Fès et expulsion des survivants
      1034 : prise de Myra par les Arabes et destruction de son église
      1034 : le gouverneur du Penjab Niyaltigin pille Bénarès
      1034 : pillage de Bénarès par le gouverneur du Penjab Ahmed Niyaltigin
      1040 : décapitation du théologien juif Gaon Chiskiya chef d’une école
talmudique
      1043 : le gouverneur du Penjab Ahmad Niyaltigin pille la ville de
Bénares
      1046 : le théologien Abdullah Ansari est entravé par un carcan pendant
5 mois à cause d’une pétition d’autres théologiens
      1047 : pillage des îles Lérins par les pirates sarrazins
      1050 c? : attaque de Kartli en Arménie par le Turc Alp Arslan « tuant
et asservissant »
      1050 c? : attaque d’Ani, capitale arménienne, par Alp Arslan  » qu’il
remplit avec le sang des massacres »
      1051 : destruction du mausolée d’Ali à Nadjaf par la population de
Bagdad
      1055 : destruction par les Almoravides de l’empire Soninke
      1055 : l’almoravide Sanhaja s’empare de la ville africaine de
Awdaghost
      1057 : prise et pillage de Bagdad par les Turcs
      1057 : mort d’al Maari, dans la clandestinité, après s’être caché
pendant 50 ans chez lui; son oeuvre était particulièrment violente envers la
religion, mais il avait fait preuve de discrétion.
      1057 : prise et pillage de Kairouan par les tribus hilaliennes;
expulsion des juifs et de certains musulmans
      1057 : pillage de Kairouan par les bédouins voisins
      1057 : mort du poête athée Al Ma’ari; pour lui, la religion est « une
fable inventée par les anciens… une fille enfermée que nul oeil ne voit »;
il critique les clers, se moque du pélerinage, dénigre la Kaaba, et invente
même une parodie du Coran; il a été accusé d’hérésie mais a échappé aux
persécutions par sa prudence et sa dissimulation
      1059 : pillage de Sivas par les Seldjoukides
      1059 : pillage de Sébastée du Pont par les Seldjoukides
      1061 : début de l’influence fondamentaliste de l’école hanbaliste à
Bagdad
      1064 : l’église des Saints Apotres de Kars est transformée en mosquée,
la Kümber Camii
      1064 : les Turcs s’emparent de la capitale arménienne Ani et le
patriarche doit quitter la ville
      1065 : décapitation de 65 moines chrétiens du monastère d’Abanub par
Haffas sous Al Mustansir en Egypte
      1065 : Hassan Sabah, chef de la secte des Assassins s’installe dans la
forteresse d’Alamut et devient le « Vieux de la Montagne ».
      1066 : au cours du massacre de Grenade, assassinat du Nagid de la
communauté, successeur de Samuel Ha Nagid
      1066 : massacre de milliers de juifs à Grenade
      1067 : prise de Néocésacée du Pont par le turc Afshim et son pillage
      1067 : prise d’Amorion par le turc Afshim et son pillage
      1067 : les Seldjoukides prennent Césarée de Cappadoce
      1069 : mise à sac d’Iconion par les Seldjoukides
      1071 : guerre civile en Egypte entre les Turcs et les Soudanais
« Noirs »
      1071 : massacre des habitants de Jérusalem, Gaza et Ramallah par les
Turkmens
      1071 : les Turcs Seldjoukides prennent Jérusalem et interdisent le
pélerinage vers les Lieux saints
      1072 : Abou Wafa obligé de se rétracter et de regretter tous ses
écrits ????
      1072 : attaque turque contre la Géorgie; destruction de villes et
d’églises selon les chroniques
      1073 : début des persécutions contre juifs et chrétiens par les Turcs
à Jérusalem
      1073 : massacres d’infidèles à Damas
      1074 : épuration au Caire: les officiers turcs et les fonctionnaires
égyptiens sont décapités
      1075 : Sedrata la capitale kharedjite est détruite par les Hamanides
      1075 : prise de Pruse par les Seldjoukides
      1075 : invasion du Ghana par les Almoravides marocains
      1075 : les Turcs de Malik Shah pillent Kartli en Géorgie
      1075 c : deux églises nestoriennes de Damas sont transformées en
mosquées
      1076 : les Almoravides détruisent l’empire animiste du Mali et
ravagent la capitale Kumbi-Saley
      1076 : destruction de la capitale de l’empire du Ghana Kumbi-Kumbi et
mise en place d’un système esclavagiste
      1076 : destruction de Kumbi Kumbi, capitale du Ghana par les
envahisseurs musulmans.
      1076 : les Almoravides pillent la ville de Kumbi au Ghana
      1077 : massacre de 3000 infidèles à Jérusalem par le chef turkmène
Atsiz
      1077 : des milliers de femmes berbères d’une tribu révoltée sont mises
en vente au marché aux esclaves du Caire
      1078 : prise de Jérusalem par les Seldjoukides; persécution des
chrétiens et interdiction du pélerinage; réaction en Occident.
      1080 : début de l’activité terroriste des Assassins
      1080 c : les Soninke animistes maliens se réfugient au sud du pays
devant les invasions musulmanes
      1080 c : sous le patriarcat de Mar Abdisho II, le monastère assyrien
de Kamul est attaqué de Tughrul Bey; 20 moines sont exécutés.
      1085 : mort du juriste Al Mawardi; selon lui, un des devoirs du calife
est  » de combattre ceux qui, après avoir été invités à cela, se refusent à
embrasser l’islam… afin d’établir les droits de l’islam en lui donnnannt
la supériorité sur toute autre croyance. »
      1086 : publication des « Règles des Rois » par Nizam al Mulk, très
intolérant envers les hérétiques et les infidèles,considérés comme
monstrueux
      1087 : conquête de Jérusalem par Saladin; 12 entrées de l’église du
Saint Sépulcre sont murées; la seule restante est laissée à la garde d’une
famille musulmane
      1089 : la grande église « verte » de Tikrit est transformée en mosquée
      1090 : prise de Alamut par les Assassins
      1090 c : attaque de l’Ibérie par les Turcs de Buzhghub « versant
beaucoup de sang »
      1091 : le théologien Al Ghazali enseigne à l’université Nizamiya de
Bagdad: il attaque alors les philosophes matérialistes, les naturalistes et
même Aristote, dans « L’Incohérence des Philosophes ».
      1095 : al Ghazali écrit « Sur les Incohérences des Philosophes », qui
condamne le contact avec la philosophie grecque, et inaugure la période de
déclin intellectuel du mon de musulman
      1095 : expulsion des chrétiens arméniens et grecs d’Antioche par Yaghi
Siyan
      1095 : emprisonnement du patriarche orthodoxe Jean d’Antioche
      1095 : persécution par les Turkmènes des Grecs et Syriaques en Syrie
      1095 c : attaque de 10 000 Turcs sur la ville géorgienne de Trialeti
      1098 : le gouverneur fatimide de Jérusalem expulse tous les habitants
chrétiens
      1099 : mort du sultan Abul Muzzafar Ibrahim:le chroniqueur Khawajah
Masud écrit: « l’armée du roi a détruit un millier de temples à idoles,qui
chacun avait été construit il y a mille ans. »
      ?11 : une fatwa saoudienne précise que les corps des infidèles ou
leurs membres amputés ne doivent pas être enterrés dans le pays; et si
personne ne les réclame à l’étranger, ils doivent être enterrés anonymement,
dans un terrain secret sans propriétaire.
      1100 : selon une chronique géorgienne, sous l’occupation turque de
Tiflis, « chaque jour le sang des chrétiens de la ville était versé »
      1102 : cathédrale d’Alep transformée en mosquée
      1105 : appel au jihad contre les Francs par le juriste shafiite Sulami
à Damas
      1109 : destruction des livres d’Al Ghazali par les Almoravides
      1111 : mort de l’imam Ghazali, philosophe accusé d’incroyance; ses
livres sont brulés et son nom est maudit; il a pourtant été lui même
l’auteur renommé d’une « Attaque contre les Philosophes ».
      1115 : attaque des Baléares
      11171 : en Egypte, décret rappelant à l’obéissance des ordonnances
concernant la soumission des infidèles juifs et chrétiens sous peine de mort
      1119 : massacre des Francs prisonniers par la foule à Alep
      1120 c : arrestation du musicien, philosophe et poête Ibn Bajja en
Espagne, pour hérésie; il est libéré grâce au père d’Averroes.
      1121 : djihad des Seldjoukides contre les Géorgiens
      1121 : Ibn Tumart, fondateur des Almohades, se proclame mahdi, imam
révélé, et chef de sa communauté guerrière.
      1121 : jihad des Almohades contre les Almoravides dans le Maghreb
      1122 : attaque de la Sicile par des pirates almoravides
      1126 : déportation de chrétiens au Maroc par les Almoravides
      1126 : déportation des chrétiens au Maroc par les Almoravides
      1127 : au Maroc, après l’échec du mouvement prophétique du messie juif
Moshe Dhery, vague de persécutions et conversions forcées
      1128 : agression des marchands du sultanat de Shoa contre l’Ethiopie
      1130 : en Egypte, décret rappelant à l’obéissance des ordonnances
concernant la soumission des infidèles juifs et chrétiens sous peine de mort
      1130 : siège de Marrakech par les Almohades; échec et mort d’Ibn
Tumart
      1134 : destruction d’une église de la Vierge pour construire une
mosquée  » de la hyène » en Egypte
      1138 : mort d’empoisonnement du philosophe Ibn Bajja, considéré comme
athée par ses ennemis
      1142 : début des persécutions contre les juifs par les Almohades;
massacre à Tlemcen, Bougie, Oran=>1147
      1144 : révolte de soufis dans l’Andalousie occidentale et repression
      1145 : les juifs de Tunis doivent choisir entre la conversion et
l’exil
      1146 : prise de Meknès par les Almohades; persécution des juifs
      1146 : invasion de l’Espagne par les Almohades, berbères extrémistes
      1147 : prise de Tlemcen par les Almohades; persécution des juifs
      1147 : invasion des Almohades en Espagne: expulsion des juifs ou
conversions forcées
      1147 : prise de Marrakech par les Almohades; persécution des juifs
      1147 : début des persécutions des Almohades contre les juifs d’Afrique
du Nord
      1148 : début de l’exode de Maïmonide fuyant l’intolérance des
Almohades
      1150 : prise de Phasélis par les Seldjoukides
      1151 : Ala Ad Din prince de Ghor détruit Ghazni en Afghanistan et
prend le surnom d’ « Incendiaire du Monde »
      1152 : avènement d’Abd el Moumin au Maroc; choix pour les chrétiens et
juifs entre la conversion ou la mort
      1159 : controverse entre Maïmonide et le rabbin de Fès sur l’attitude
face aux convertis de force
      1160 : prise de l’Ifriqiya par les Marocains d’Abd el Moumen; juifs et
chrétiens doivent choisir entre la mort et la conversion; les juifs sont
convertis de force et superficiellement.
      1164 : destruction à Al Fustat en Egypte de l’église de Saint Jean
Baptiste et d’autre églises par des Kurdes et le peuple du Caire
      1164 : destruction par la foule de l’église de l’Archange Gabriel à Al
Fustat
      1165 : les Arméniens d’Egypte doivent se battre pour protéger leurs
église contre les Juyushiyah
      1165 : fuite de Maïmonide vers l’Egypte pour échapper aux Almohades
      1165 : conversion forcée des juifs du Yémen
      1166 : mort d’Abdul Qadir Jilani, saint de Bagdad, accusé d’incroyance
par des juristes
      1168 : persécutions des Arméniens d’egypte par les Kurdes; expulsion
de moines
      1168 : destruction de l’église Saint Mercurios par la foule du
Caire;pillage du trésor liturgique
      1168 : pillage de l’église Saint Anub en Egypte
      1169 : incendie de l’église Saint Onyphrios en Egypte
      ?1169 : ordre d’Aurangzeb de destruction de tous les lieux de culte
des infidèles
      1169 : massacre des guerriers noirs fatimides par saladin au Caire
      1171 ? : destruction de la grande église Saint Marc d’Alexandrie
      1172 : prise de Séville par les Almohades
      1173 : invasion de la Nubie par Al Adil; les chroniques mentionnent
700 000 prisonniers
      1173 : la capitale nubienne Ibrim est pillée; l’église de la Vierge
est profanée; la croix du dôme est brisée; massacre de porcs dans la ville
      1173 : début des invasions de Mohammed de Ghor en Inde
      1173 : le sultan Turan Shah attaque la Nubie
      1174 : pillage du monastère de Samalut en Egypte; église transformée
en mosquée
      1178 : Mohammed de Ghor attaque le royaume de Gujarat
      1178 : Muhammad de Ghor attaque le royaume indien du Gujarat
      1181 : destruction de l’église et du monastère de Saint Ménas en
Egypte
      1184 : Almohades obligent les juifs à porter des insignes distinctifs
      1184 : destruction d’une église de Saint Gabriel à Assyout par la
foule
      1184 : les Almohades imposent des signes distinctifs aux chrétiens et
aux juifs en Espagne
      1184 : le voyageur Ibn Jobayr décrit la région de la Mecque comme  »
méritant le plus d’être purifié par le sabre et lavé de ses souillures, pays
dont les gens ont manqué à l’honneur de l’islam et attenté ax biens et au
sang des pélerins; ils imaginent traiter les pélerins comme on ne traiterait
pas les dhimmis! »
      1184 : le voyageur Ibn Jobayr raconte le sort des pélerins vers la
Mecque, arrêtés en Egypte: « l’un des supplices que l’on y avait inventé,
consistait à les suspendre par les testicules ou quelque autre chose
encore ». A jeddah: « des tortures semblables ou deux fois pires attendent
ceux qui n’auraient pas payé la taxe… »
      1184 c : pillage du monastère de Saint Jean Baptiste I par des « Noirs »
en Egypte
      1186 : église anonyme pillée à Al Fustat
      1186 : l’église des Melkites du Caire est détruite pour récupérer le
bois de charpente
      1187 : exécution des chevaliers templiers et hospitaliers après la
bataille d’Hattin
      1191 : décapitation à Alep du soufi et philosophe néoplatonicien
Suhrawardi pour hérésie, surnommé ensuite « Al Maqtul », le tué; ordre donné
par Saladin
      1192 : début de l’élimination des moines bouddhistes indiens par
Mohammed de Ghor
      1192 : construction de la Jami Masjid de Delhi avec les ruines de 27
temples hindouistes détruits, selon la dédicace de la mosquée
      1192 : destruction des temples de Sarnath près de Bénares
      1192 : destruction des temples hindous d’Ajmer par Mohammed de Ghor
      1192 : une immense foule de musulmans détruit les temples d’Ajmer en
Inde
      1193 : en Inde, le général Mohammed Khiji envahit la région de Bihar
et y détruit les monastères bouddhistes; tous les moines sont décapités car
considérés comme idolâtres; les survivants fuient au Tibet et au Népal
      1193 : destruction du plus grand des temples hindous et construction
sur ses ruines de la mosquée Quwwat ul Islam « Puissance de l’Islam »
      1193 : massacre des moines bouddhistes de Bihar en Inde par le
conquérant Mohammad Bakhtyar Khilji
      1194 : destruction de l’université de Nalanda (Inde du Nord) par les
armées de Mahmoud de Ghor
      1195 : victoire d’Alarcos; érection de pyramides de têtes
      1195 : persécution d’Averroes à Marakkesh
      1196 : Kutub Din soumet la province de Bayana dans le Rajasthan: « le
centre de l’idolâtrie et de la perdition devint le centre de la gloire et de
la splendeur ».
      1197 : destruction des temples de Lakhanauti sur le Gange par Bakhtiar
Kilij
      1197 : l’université bouddhiste de Nalanda est détruite par les
musulmans
      1197 : le général Aybak attaque le Gujarat et aurait tué 50 000
personnes
      1197 : l’armée du sultan Aybak attaque le Gujarat et tue 50 000
personnes
      1197 : Aybak de Ghazni attaque le Gujarat: 50 000 morts et 20 000
esclaves
      1198 : conversion forcée des juifs d’Aden
      1198 : Averroes séjourne en Espagne et à Marrakesh; il est accusé
d’hérésie par l’entourage du calife; ses livres de philosophie sont brûlés
et lui même est banni.
      1200 c : le soufi illuminé Al Suhrawardi décapité à Alep
      1200 c : destruction de l’université bouddhiste indienne de Vikrashila
      1200 c : destruction de l’université bouddhiste indienne de Odantapura
      1200 c : destruction de l’université bouddhiste indienne de Jagddala
      1200 c : le bouddhisme disparait d’Inde après les persécutions
musulmanes
      1200c : destruction du sanctuaire d’Ajmer au Rajasthan par Mohammed de
Ghor: « il détruisit les colonnes et les fondations des temples à idoles et
construisit à leur place des mosquées et medrese… »
      1200c : Mohammed de Ghor soumet Kuhram et Samana au Penjab: « Il prugea
par l’épée le pays de hind du fléau de l’incroyance et du vice, le libéra du
polythéisme et de la souillure du culte idolâtre… plus un temple ne
subsista. »
      1200c : Kutub Din, général de Mohammed de Ghor prend Meerut dans
l’Uttar Pradesh: « tous les temples à idoles furent convertis en mosquées »
      1200c : Kutub Din s’empare de Delhi: …il construisit la Jaami Masjid
à Delhi et l’orna des pierres et de l’or pris sur les temples démolis par
les éléphants, et la couvrit d’inscriptions. »
      1200c : l’armée de Mohammed de Ghor se dirige vers Bénarès « qui était
le centre du pays de Hind, et ils détruisirent près de 1000 temples,
érigèrent des mosquées sur leurs fondations. »
      1200c : soumission de la tribu de la région d’Aligarh par Mohammed de
Ghor: « trois tours furent construites avec leurs têtes aussi hautes que le
ciel, leurs cadavres nourrirent les animaux. La terre fut libérés des idoles
et de l’idolâtrie et les bases de l’incroyance furent détruites »
      1202 : prise de la capitale du Bengale, Nadia, et pillage
      1202 : massacre par Bakhtiar Kilij de 2000 moines bouddhistes à
Odantpuri
      1202 : Bakhtyar envahit le Bengale et élimine tous les moines
bouddhistes en croyant qu’il s’agissait de brahmanes
      1202 : Kutub Din s’empare de Kalinjar dans l’Uttar Pradesh: « les
temples furent convertis en mosquées et centres de bonté… et le nom même
de l’idolâtrie fut anéanti »
      1202 : Aybak de Ghazni attaque la ville de Kalanjara
      1202 : le musulman Bakthyar pille la ville de Magadha en Inde et
massacre des moines bouddhistes
      1203 : destruction de l’empire du Ghana
      1207 : A Pâques, massacre de 12 000 Arméniens autour de la cathédrale
d’Ani
      1207 : destruction de l’empire nomade des Kara-Kitay
      1209 : destruction du temple de Prithvi Raj à Dehli par Qutubud Din
Aibak.
      1209 : inscription sur la mosquée Quwwat al Islam à delhi: « Les
matériaux pris à 27 temples d’idoles , de chacun 2 millions de delhiwals ont
été utilisés dans la construction de la mosquée. »
      1212 : le sultan de Rum demande au juriste Ibn Arabi comment on doit
traiter les infidèles: il reprend la convention d’Omar et déclare qu’il faut
exhalter les croyants et abaisser les infidèles
      1214 c : destruction par le feu de la bibliothèque d’un philosophe
anonyme à Bagdad; le prédicateur jette lui même fièrement devant la foule un
traité d’astronomie (ttémoignage d’un disciple de Maimonide)
      1217 : début des persécutions contre le soufi andalou Ibn Sabin =>1269
      1220 : les Alaouites sont presquee tous exterminés par les Kurdes
sunnites
      1224 : toutes les synagogues de Fès au Maroc sont détruites
      1225 : prise de Tifilis en Géorgie et massacre des non-convertis
      1225 : invasion de la Géorgie par Djelal Edin
      1225 : le chef géorgien Chalva est torturé puis exécuté par refus de
se convertir
      1225 : prise de Tiflis par Djelal Edin; massacre des non-convertis,
déportations
      1225 : la statue de la Vierge de la cathédrale de Tifilis est découpée
en morceaux et jetée dans une rivière
      1225 : selon les chroniques, début d’une période de 5 années de
massacres en Géorgie
      1225 c : invasion de l’Arménie et de la Géorgie par Jalal Al Din
Mangubirdi; pillage et destruction
      1227 : récit de l’historien Ibn al Qifti (Histoire des Hommes Sages)
sur la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie
      1229 : Sedrata la capitale des hérétiques kharidjtes est ravagée par
les Almoravides
      1231 : attaque des Kurdes contre la ville de Tur Abdin et meurtre du
patriarche Denosios Saliba II
      1232 : massacre des juifs de Marrakech
      1236 : le sheikh Muin al Din Chisti est à Ajmer (Rajasthan): « grâce à
son épée, au lieu des idoles et des temples du pays des infidèles, il y a
maintenant des mosquées, mihrab et mimbar. Dans la terre où on entendait les
cris des idolâtres, il y a maintenant le cri « Dieu est grand ». Ceux qui ont
été convertis sur cette terre vivront jusqu’au jour du jugement dernier. »
      1240 : mort (circonstances?) de Muhiyud Din ibn Arabi, philosophe
accusé d’incroyance par les oulémas de Bagdad; considéré comme plus
incroyance que les chrétiens et les juifs; ses disciples sont persécutés
comme incroyants
      1250 : arrachage autoritaire des vignes à Tunis
      1250 : attaque de la grande église de Marie à Damas
      1253 : invasion de Malwa (Madhya Pradesh) par le sultan Iltutmish. » Il
détruisit le temple idolâtre qui existait depuis 300 ans »
      1253 : le sultan Iltutmish attaque Ujjain (Madhya Pradesh): « aprèsa
voir démoli le temple idolâtre de Mahakal, il renversa la statue de
Bikramajit avec les autres statues de leurs piédestals, et les emmena à la
capitale où elles furent déposées devant la Jaami Masjid pour être piétinée
par les gens ».
      1260 : destruction de l’église du Nilomètre de l’île de Ravdah
      1260 : attaque des chrétiens de Damas et destruction d’églises
      1261 : émeutes à Bagdad à cause de la nomination d’un infidèle à un
haut poste
      1261 : invasion kurde du nord de l’Irak; exode des Assyriens vers le
Nord.
      1261 : le couvent assyrien de Bakhdida est détruit par les Kurdes et
toutes les occupantes disparaissent.
      1261 : révolte des musulmans de Castille
      1261 : début des raids du sultan Baybars contre la Palestine
      1262 : pillage des églises d’Al FArama en Egypte
      1263 : destruction d’ermitage et d’églises à Karafah en Egypte
      1266 : pillage de Tarse par les Arabes
      1266 : le caveau des Patriarches d’Hébron est converti en mosquée et
interdit aux juifs et aux chrétiens
      1267 : le sultan mamelouk Baybars interdit aux juifs de pénétrer dans
la caveau des Patriarches à Hébron; l’interdiction prend fin en 1967
      1268 : émeute à Bagdad contre les chrétiens et leur chef Denha I
      1268 : massacre d’Antioche par le Mamelouk Baibars, qui choque même
les chroniqueurs arabes
      1268 : les Mamelouks prennent Antioche; massacre de la population
chrétienne, destruction des églises et déportation des enfants.
      1268 : l’évêque assyrien de Gazarta, Mar Khnanishu est lapidé et son
corps est ensuite exposé
      1268 : le théologien Ibn Taymiya fait décapiter un Arabe chrétien
accusé de blasphème.
      1270 c : ségrégation généralisée des juifs en Andalousie
      1274 : pillage de Tarse par les Arabes
      1274 : invasion et destruction par les Mamelouks des trois royaumes
chrétiens de Nubie; vente des habitants.
      1275 : décapitation en haute Egypte d’un notable chrétien pour
blasphème
      1275 : émeutes à Fez à cause de la nomination d’un infidèle à un haut
poste
      1276 : émeute anti juive à Fès
      1276 : les Mamelouk égyptiens interviennent dans les affaires internes
de la Nubie chrétienne et la soumettent
      1278 : sous le mamelouk Kalawun, édit d’interdiction de charges
publiques pour les chrétiens, à moins de conversion.
      1281 : manuscrit grec conservant une formule de conversion pour les
musulmans au christianisme: « J’anathèmise toutes les ordonnances de Mahomet
dans lesquelles… il excite les Sarrasins à les hair et à les massacrer,
appelant voie de Dieu la guerre contre les chrétiens… »
      1282 : le patriarche maronite David d’Hadshit est décapité sur ordre
du sultan Qalaun
      1284 : a Bagdad, le médecin juif Ibn Kammuna meurt enfermé dans une
malle après avoir écrit « un livre dans lequel il faisait preuve
d’irrévérence envers les prophéties »; il échappe à un lynchage et on le
menace du bucher.
      1285 : les Arabes et Kurdes prennent Arbèles, la pille, détruisent les
maisons des Assyriens.
      1285 : le gouverneur assyrien d’Arbèles Isa Bar Mokates est pendu par
les pieds puis brûlé vif.
      1288 : selon Bar Hebraeus, les Kurdes prennent dans le village de
Bakhdida 12 jeunes hommes et les tuent pour terroriser la population
      1289 : les Kurdes attaquent 70 villages assyriens; 500 morts et 1000
enfants capturés.
      1289 : massacre de religieuses chrétiennes à Tripoli en Palestine par
l’armée de Kalavun
      1291 : mort du juif converti Sad al Dawla grand vizir d’Argun Khan en
Iran, rang qui provoquait la colère de la cour musulmane
      1291 : Baidawi, un des plus grands exégètes du Coran écrit: « Emparez
vous de quiconque s’est ouvertement ou secrètement détourné de sa foi et
tuez le, là où il se trouve, comme n’importe quel autre infidèle. Rompez
tout lien avec lui, n’écoutez aucun intercession en sa faveur.
      1291 : conversion forcée des juifs de Tabriz en Perse
      1292 : début du massacre des chiites libanais par les Mamelouks et
Druzes =>1305
      1292 : invasion de la Géorgie par les Mongols islamisés; persécutions,
destructions d’églises et de monastères
      1293 : au Caire, émeute contre les Coptes: massacre et destruction de
leurs maisons
      1295 : en Perse, l’Ilkhan mongol Ghazan se convertit; l’islam devient
religion d’Etat, avec conversion hautement recommandée.
      1295 : Kazan Khan ordonne la destruction de toutes les églises de
Mésopotamie
      1295 : le patriarche assyrien Mar Yabhlaha est torturé en vue de sa
conversion; il est ensuite exécuté.
      1295 : destruction de l’église assyrienne de Mar Shalita
      1295c : Jajalud Din s’empare du palais de Jhain au Rajasthan: « les
idoles qu’il vit l’émerveillèrent… le jour suivant, il fit lapider ces
idoles d’or. Les colonnes de bois furent brûlées sur son ordre…. deux
statues de bronze… il les brisa et les morceaux furent distribués »
      1295c : inscription sur le mausolée de sheikh Abdullah shah Changal à
Dhar: « l’homme-lion est venu du centre de la relion vers le vieux temple
avec une armée puissante. Il a détruit les images des dieux faux et a
transformé le temple des idoles en mosquée… les coutumes des infidèles
sont devenues obsolètes et ont été abolies. »
      1296 : persécution des nestoriens par les Kurdes
      1297 : invasion du Gujarat et fuite des Parsis déjà réfugiés d’Iran
      1297
      1297 : Ala Al Din attaque la ville assyrienne d’Amedia: massacre,
destruction d’églises et capture de 12 000 esclaves.
      1297 : la communauté parsi du Gujarat fuit l’invasion musulmane vers
l’est.
      1300 : le roi musulman du Mali tolère les infidèles mais les déporte
ensuite dans les mines
      1300 : destruction du monastère d’Al Khandak du Caire
      1300 : destruction du monastère de la Vierge à Atrib en Egypte
      1300 : vague de répression islamique au Gujarat par Ala Ud Din:
extorsion, interdiction de l’alcool, espionnage de la population, sharia.
      1300 c : destruction des bois sacrés des tribus Hawsa du Katsina
      1301 : début de la persécution des juifs en Egypte
      1301 : décapitation au Caire du philosophe Fathadin pour avoir
critiqué le Coran
      1301 : condamnation à mort (et fuite) du mystique Shams Addin Al
Badjariki à Damas
      1301 : vague de violence anti chrétienne en Egypte
      1301 : au cours de la visite d’un roi marocain en Egypte, le sultan
mamelouk exige la fermeture de toutes les églises.
      1302 : victoire de Bapheos près de Nicomédie sur les Byzantins
      1303 : après le siège de Chitor au Rajastan, les défenseurs sont
décapités (30 000 d’après les textes)
      1303 : prise de Nicée et pillage par les Ottomans
      1304 : expulsion des chrétiens d’Ephèse
      1306 : le théologien fondamentaliste Ibn Taymiya est emprisonné au
Caire et menacé par la foule parce qu’il exige la destruction des soufis et
du culte des saints.
      1308 : le commentaire de Fakhr ud Din Ar Razi publié au Caire estime
que l’apostat doit être exécuté
      1308 : le théologien Ibn Taymiya passe 8 mois à rédiger une Réfutation
de la Logique Grecque
      1309 : en Egypte,le juriste Ibn Taymiya persuade le sultan qu’il faut
augmenter très fortement les taxes sur les infidèles.
      1310 : massacre des chrétiens d’Irbil et destruction de toutes les
églises de la ville
      1310 : Arabes et Mongols prennent la ville d’Irbil et massacre tous
les habitants assyriens ne pouvant pas être vendus; les témoignages disent
qu’il n’y avait plus personne pour enterrer les morts.
      1310 c : le juriste Ibn Taymiyya critique et maudit les chrétiens de
Damas, fêtard et superstitieux selon lui
      1310c
      1310c : le sultan Alaud din Khilji s’empare de la région de Vidisha
dans le Madhya Pradesh: « il jeta à la rivière les idoles qu’il y avait
ramassées ».
      1310c : le sultan Alaud din Khilji s’empare de la région de Devagiri
dans le Maharshtra:  » il détruisit les temples des idolâtres… »
      1311 : A Delhi, le sultan Ala Ud Din fait exécuter 20 000 Mongols
nouveaux convertis
      1313 : le théologien Ibn Taymiya est chargé par les Mamelouks
d’organiser l’inquisition contre les shiites à Damas, à coup de fatwas.
      1314 : décapitation du chrétien Musa ben Saman pour avoir converti un
musulman
      1314 : début du siège de Pruse par les Ottomans
      1315 : les Mamelouks imposent un roi musulman en Nubie;fin officielle
du christianisme nubien
      1315 : un prince musulman devient roi dans la Nubie chrétienne;début
des conversions et des rafles d’esclaves vers l’Egypte
      1316 : décapitation d’Ahmed le russe à Damas pour irrespect envers la
loi et le Coran
      1317 : la cathédrale de Dongola (Nubie?) est convertie en mosquée
      1317 : conversion du roi nubien Sanbu; conversion automatique du
royaume; conversion de la cathédrale de la capitale du Mukurra en mosquée
      1318 : décapitation de Rashid aldin Tabid historien et ministre perse,
juif converti qui provoqua la colère des élites musulmanes
      1318 : conversion forcée des juifs de Tabriz en Perse
      132 : Ibn Taymiya est emprisonné à Damas pour avoir maudit le culte
des saints
      1320 : décapitation à Damas de l’employé d’un marchand se prétendant
prophète
      1320c : le sultan Mubarak shah Khalji s’empare de Warrangal (Andhra
Pradesh): « ils brulêrent tous les jardins et les bois. Ce paradis des
idolâtres est devenu un enfer. »
      1321 : vague de violence anti chrétienne en Egypte; 60 églises et
monastères détruits
      1321 : campagne de calomnies contre les coptes, qui aboutit à la
destruction de 60 églises par la foule
      1324 : pélerinage à la Mecque du roi malien mansa Musa, accompagné de
500 esclaves
      1324 : attaque du village assyrien de Qaraqosh; destruction de 4
églises
      1325 : début du règne du sultan indien Mohammed ibn Tuglaq:
l’historien al Umri dit de lui: « le sultan ne cessa jamais de montrer un
grand zèle à faire la guerre aux infidèles… chaque jour, des milliers
d’esclaves étaient vendus, tant était grand le nombre de prisonniers »
      1325 : Ibn Battuta décrit Delhi du temps du sultan Ben Tughlaq: « près
de la porte orientale de la mosquée, il y a deux très grandes idoles de
bronze réunies par des pierres. Toute personne qui entre ou sort de la
mosquée marche dessu. Sur le site de la mosquée il y avait avant un « Bud
Khane » qui est une maison de l’idolâtrie. Après la conquête de Dehli, elle
fut transformée en mosquée ».
      1325 : mort du poête soufi persan Amir Khusrau, qui célèbre dans ses
oeuvres les invasions sanglantes de l’Inde: « Le pays entier, par les sabres
des guerriers saints, est devenu comme une forêt dénudée de ses branches par
le feu… les vapeurs de l’infidélité ont été dispersées… L’islam est
triomphant, l’idolâtrie est soumise…
      1326 : décapitation au Caire du philosophe Ismail Al Kurid pour avoir
critiqué le Coran
      1326 : le shams Adin Al Djauzya est persécuté à Damas, pour soupçon
d’hérésie: prison, fouet, humiliations publiques
      1326 : décapitations de plusieurs chrétiens apostats à Damas
      1326 : long siège, prise et pillage de Pruse, qui devient la première
capitale des Ottomans
      1326 : Ibn Taymiya est emprisonné à Damas pour avoir maudit le culte
des saints
      1327 : le sultan Ibn Tughlaq décide de déplacer sa capitale; des
milliers d’indiens disparaissent dans la déportation entre Delhi et
Daulatabad; il revient 1332
      1327 : mort d’ibn Taimiyya, juriste et exégète; une fatwa d’incroyance
avait été édictée contre lui pour le tuer
      1327 : prise de Lopadion en Bithynie
      1328 : mort du théologien Ibn Taymiyya d’Harran, emprisonné et
persécuté
      1328 : mort du juriste Ibn Taymiya dont une des thèses légitime le
jihad contre un régime qui n’applique pas la charia, ou l’applique mal; il
influence encore les mouvements islamistes
      1328 : mort d’Ibn Taymiya; adversaire des soufis et du culte des
saints; il est enterré dans le cimetière soufi de Damas et sa tombe fait
maintenant l’objet d’un culte
      1329 : victoire de Pelekanon sur les Byzantins
      1331 : Ibn Battuta visite les sultanants esclavagistes de Kilwa et
Mogadiscio
      1331 : prise de Nicée par les Ottomans
      1331 : première medrese ottoman, construite sur le site d’une église
convertie en mosquée

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 12 mars, 2007 |4 Commentaires »
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