Archive pour janvier, 2007

Sainte-Eulalie : la maison-mère des Templiers

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Sainte-Eulalie : la maison-mère Situé à proximité des caves de Roquefort, Sainte-Eulalie se blottit au creux de la vallée du Cernon, avec son enceinte quadrangulaire ponctuée de 5 tours rondes et carrées, toutes intactes. C’est suite à l’achat de l’église de Sainte-Eulalie que les Templiers s’installent sur le Larzac, au milieu du 12ème siècle. A partir de là, le Larzac tout entier devient leur possession. Commanderie principale de l’Ordre, Sainte-Eulalie témoigne avec force et séduction de leur oeuvre. Très animé en été, le village aconservé l’accent de la vérité et invite à une flânerie agréable au gré des ruelles médiévales.Donnant sur une ravissante place, toute méridionale avec sa fontaine ombragée de platanes, le château est flanqué de contreforts et d’une haute tour carrée. Les Templiers l’ont bâti entre 1187 et 1249. Remaniée au cours des siècles, son architecture impressionne avant de révéler en ses murs des raffinements inattendus. Cage d’escalier décorée de fresques, balcon et fenêtres Renaissance, … : autant d’agréments apportés par les Hospitaliers, successeurs des Templiers. A voir également : l’église de Sainte-Eulalie. Très sobre, elle présente un superbe appareillage de pierres calcaire.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 14 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

LIVRE DE SAINT BERNARD AUX CHEVALIERS DU TEMPLE LOUANGE DE LEUR NOUVELLE MILICE

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LIVRE DE SAINT BERNARD AUX CHEVALIERS DU TEMPLE LOUANGE DE LEUR
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PROLOGUE.  mpliers/templiers.htm#_Toc54103259#_Toc54103259> 

CHAPITRE I. Louange de la nouvelle milice.  enoit.ch/saints/bernard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103260#_Toc
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CHAPITRE II. De la milice séculière.  ch/saints/bernard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103261#_Toc541032
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CHAPITRE III. Des soldats du Christ.  ch/saints/bernard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103262#_Toc541032
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CHAPITRE IV. Vie des soldats du Christ.  it.ch/saints/bernard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103263#_Toc541
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CHAPITRE V. Le temple.  ard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103264#_Toc54103264> 

CHAPITRE VI. Bethléem.  ard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103265#_Toc54103265> 

CHAPITRE VII. Nazareth.  nard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103266#_Toc54103266> 

CHAPITRE VIII. Le mont des Oliviers et la vallée de Josaphat.
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CHAPITRE IX. Le Jourdain.  ernard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103268#_Toc54103268> 

CHAPITRE X. Le Calvaire.  rnard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103269#_Toc54103269> 

CHAPITRE XI. Le Sépulcre.  ernard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103270#_Toc54103270> 

CHAPITRE XII. Bethphagé.  rnard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103271#_Toc54103271> 

CHAPITRE XIII. Béthanie.  rnard/tome02/templiers/templiers.htm#_Toc54103272#_Toc54103272>

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 13 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

ETHIQUE

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ETHIQUE

L’église n’a pas à s’immiscer dans la conscience personnelle des hommes.

Pour chaque homme, la conduite de sa vie relève exclusivement de sa conscience personnelle. Pour le chrétien qui fait référence à l’Ecriture Sainte, c’est également sa conscience personnelle qui est appelée à décider en dernier ressort. Après avoir consulté l’Ecriture et prié, le chrétien prend la décision qui lui paraît la meilleure étant donné les circonstances : c’est sa responsabilité personnelle devant Dieu et l’église n’a pas à l’obliger à quoi que ce soit  ou à lui faire un quelconque chantage. 

Pour un vieux catholique, il est inconcevable qu’on puisse obliger des hommes à confesser, en public ou en privé, leurs fautes à un prêtre, sous prétexte que ce serait la seule manière d’obtenir le pardon. 

Pour un vieux catholique, il est impensable qu’on puisse interdire ou prescrire telle ou telle forme de contraception. C’est la conscience personnelle de chacun qui doit être prise au sérieux. 

Pour un vieux catholique, il est inconcevable que quelqu’un puisse être exclu de la communauté parce qu’il a échoué sur le plan conjugal ; on lui donnera même la possibilité de conclure un nouveau mariage religieux. 

Pour un vieux catholique, il est impensable que des hommes, parce qu’ils vivent différemment, puissent être exclus de la communauté.  

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 11 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

De superbes Photos du Chevalier de la Commanderie des Templiers d’Elancourt

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http://michelc.over-blog.com/article-4433033-6.html#anchorComment

 

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 11 janvier, 2007 |4 Commentaires »

Pierre l’Ermite, le héraut malheureux de Dieu

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Le 18 novembre 1095, les cris de Dieu le veut ! retentissent sous les murs de Clermont. Le pape Urbain II (1042-1099) vient de lancer un appel solennel à la Croisade après que Pierre l’Ermite l’ait convaincu de délivrer les Lieux Saints à Jérusalem.
Pierre l’Ermite est né dans le diocèse d’Amiens. Devenu veuf, il prend l’habit de moine.
-C’est, dit un chroniqueur du temps, un homme de petite taille et d’un extérieur misérable, vêtu d’une tunique de laine et d’un manteau de bure qui descendait jusqu’au talon, et marchant les bras et les pieds nus ; mais son esprit était prompt et son œil perçant, son regard pénétrant et doux, sa parole éloquente; une grande âme habitait ce faible corps et il prêchait partout le peuple avec une merveilleuse autorité.
Accompagné de Gauthier Sans-Avoir, un chevalier bourguignon, Pierre l’Ermite parcourt les campagnes de France et même d’Europe. Parti avec quinze mille Français, il traverse l’Allemagne, la Hongrie et la Bulgarie pour atteindre enfin Constantinople avec cent mille hommes et femmes portant une croix rouge sur leur vêtements.

Alexis Ier Comnène (1048-1118), empereur byzantin, se hâte de mettre ses navires à la disposition de cette foule de croisés et leur fait passer le détroit du Bosphore. Sans organisation, ni protection armée, l’armée turque massacre la majorité des croisés de Pierre l’Ermite dans la plaine de Nicée. Ce dernier en réchappe et, de retour à Constantinople, se joint à la croisade armée des chevaliers occidentaux. En 1099, il assiste à la prise de la ville de Jérusalem.
Revenu en Europe, il fonde en Belgique le monastère de Neufmoutier, où il meurt le 7 juillet 1115

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 janvier, 2007 |1 Commentaire »

Bienheureux Urbain II – Pape (157e) de 1088 à 1099 (+ 1099)

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né à Lagery (Marne) en 1042, mort à Rome en 1099. Elève à Reims de saint Bruno, il devint archidiacre de Reims, entra chez les bénédictins et fut prieur de Cluny. Grégoire VII le créa cardinal d’Ostie et l’envoya comme légat en Allemagne (1084 – 1085). Il succéda à Victor III qui l’avait désigné (1088), lutta contre l’empereur Henri IV et l’antipape Guibert, excommunia le roi de France Philippe, qui avait répudié sa femme Berthe pour épouser Bertrade, femme de Foulque, comte d’anjou, et combattit la simonie et le mariage des prêtres, proclama la première croisade au fameux concile de Clermont, et apprit avant sa mort la prise de jérusalem par Godefroy de Bouillon.

Béatifié en 1881.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

Idées reçues sur les Croisades

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Les Croisades ont une image très négative dans l’opinion publique des sociétés occidentales contemporaines. Cela provient d’une désinformation systématique qui a été relayée par les révolutionnaires marxistes tiers-mondistes puis par les Islamistes radicaux. Elle permet de culpabiliser les Occidentaux et de miner les fondements des sociétés européennes ainsi que d’exonérer le monde arabo-musulman de ses responsabilités, de ses blocages et de ses insuffisances. Les arguments habituellement présentés sont simplistes et souvent contradictoires.

 

Les Croisades ont constitué une agression contre le monde musulman.

Cette affirmation fait fi de la chronologie et de la réalité historique. C’est l’Islam, à la suite de la prédication du prophète Mahomet, qui s’est étendu au moyen de la conquête militaire. Cette conquête, trop souvent pudiquement appelée « expansion musulmane », a été jalonnée de nombreuses exactions et massacres. Des communautés chrétiennes, parmi les plus anciennes n’ont eu d’autre choix que la conversion ou le statut d’inférieurs ou « dhimmis » que l’Islam reconnaît aux « gens du livre » (Chrétiens, Juifs et Zoroastriens).

Ce statut de « protégés » est en fait totalement discriminatoire et comporte un certain nombre d’obligations comme le paiement d’un impôt et le port d’un vêtement ou de signes spéciaux. Les communautés chrétiennes ont, dans un certain nombre de cas, pu survivre à la conquête musulmane comme en Egypte et en Syrie, mais le nombre de leurs fidèles a considérablement baissé au cours des siècles et de nombreux lieux de culte ont été confisqués par les autorités musulmanes pour être transformés en mosquées. Dans d’autres régions, comme en Afrique du Nord, les communautés chrétiennes ont simplement totalement disparu au bout de quelques siècles. Les terres reprises aux Arabo-musulmans et aux Turcs n’étaient pour certaines que passées depuis fort peu de temps à l’Islam. Antioche, prise par les croisés, n’était que depuis douze ans aux mains des Turcs.

Les croisades sont donc une « reconquête« , à l’image de la Reconquista espagnole menée pendant plusieurs siècles par les royaumes chrétiens du nord pour libérer le pays de l’Islam et qui ne s’achèvera qu’en 1492, avec la prise de Grenade.

Les Croisades furent également une entreprise de libération des chrétiens d’Orient, un motif invoqué par le Pape Urbain II quand il prêcha la première croisade à Clermont en 1095.

Les Croisés latins entretiendront des rapports avec les chrétiens d’Orient et des seigneurs francs s’uniront par les liens du mariage à des princesses arméniennes.

Les Croisades sont l’expression du fanatisme et de l’intolérance de la religion chrétienne.

Cet argument reflète les préjugés de notre époque à l’encontre de toute affirmation de la foi religieuse.

La notion même de tolérance a été forgée au XVIIIème siècle par les philosophes des Lumières. Elle est étrangère au monde médiéval et l’intolérance n’est pas l’apanage de la Chrétienté.

Il faut à cet égard rappeler la cause immédiate de la première croisade.

La ville sainte de Jérusalem occupait une place centrale dans l’imagination médiévale. Mais le calife musulman Al-Hakim entreprit de détruire le Saint-Sépulcre et d’interdire l’accès des Lieux Saints. Les Chrétiens ne voulaient pas au départ s’emparer militairement des Lieux Saints

Ce n’est que lorsqu’il s’avéra impossible d’aller s’y recueillir que germa l’idée de Croisade.

Dès que l’accès aux Lieux Saints redevint possible, les Croisades s’arrêtèrent.

La Croisade est une « guerre sainte ».

La Croisade est souvent un peu hâtivement qualifiée de « guerre sainte ». Elle est souvent mise en parallèle avec la guerre sainte musulmane ou Djihad.

Le Djihad est un devoir pour tout bon musulman qui doit répandre par les armes la religion de Mahomet. Le monde est un vaste champ de bataille et le but final est la conversion de tous à la foi du Prophète.

Ce parallèle avec la croisade est fallacieux et malhonnête. Le Christ n’a jamais été un chef politique et militaire alors que Mahomet a encouragé la conquête violente et s’est présenté comme le chef d’une communauté autant religieuse que politique qui s’appelle l’Umma. Le monde païen antique est passé à la nouvelle religion du Christ pacifiquement par la prédication, la force du message évangélique et le sang des martyrs.

La Croisade fut une institution temporaire, fruit de circonstances particulières et née de la nécessité de défendre la Chrétienté tandis que le Djihad est une institution permanente créée dans un but évident de conquête religieuse.

Les Croisades, plutôt que des « guerres saintes », sont des « guerres justes » qui sont à distinguer des guerres privées.

La Croisade fut avant tout un pèlerinage armé. La prise de la croix ressemble au vœu du Pèlerin. La croisade est ponctuée de messes, de jeûnes, de processions. L’historien et chroniqueur Joinville se comporte comme un pélerin.

Les Croisades furent des entreprises essentiellement politiques.

Les objectifs politiques n’étaient pas absents de l’entreprise des Croisades. Certaines Croisades furent déviées de leurs objectifs initiaux. Le cas le plus fameux est celui de la Quatrième croisade qui aboutit au sac de Constantinople ce qui brouillera durablement les Catholiques et les Orthodoxes. Mais dans la majorité des cas, ce furent des intentions spirituelles qui guidèrent les pas des Croisés.

Les Croisades ont obéi à des motivations économiques.

Cette affirmation a été sans cesse répétée à des générations d’élèves et d’étudiants par des professeurs d’obédience marxiste pour lesquels tous les faits historiques s’expliquent par des raisons économiques. Il s’agit de réduire les Croisades à de vulgaires pillages organisés dans le but de s’emparer de nouvelles terres.

Il est exact que l’Occident connaissait depuis l’an mille une forte poussée démographique. Les défrichements nombreux des forêts en sont une preuve.

Cependant, les terres disponibles sont encore très nombreuses en Occident. On ne voit pas bien l’intérêt des paysans d’Occident d’entreprendre un périlleux et long voyage pour un résultat très aléatoire. Les terres de Syrie et de Palestine n’étaient pas très fertiles et on y pratiquait un élevage dans le cadre du nomadisme.

Les Croisades ne sont en aucun cas une « colonisation » de peuplement. Les Croisés ne furent en Terre sainte qu’une minorité noyée dans une majorité indigène. Les rois francs de Jérusalem ne disposeront pour se défendre que d’un peu plus d’un millier de chevaliers.

Le même argument vaut pour les chefs croisés qui avaient dans l’aventure tout à perdre et rien à gagner : Raymond de Saint-Gilles, le comte de Toulouse, était un des plus grands princes d’Occident. Godefroy de Bouillon, duc de Basse Lorraine, refusera le titre de « roi de Jérusalem », préférant le titre d’avoué du Saint-Sépulcre et se retrouvera à la tête d’un modeste Etat.

Certains chefs croisés se sont même endettés personnellement pour partir en croisade. Des entreprises commerciales ont pu accompagner çà et là les Croisades.

En aucun cas, les motivations économiques ne furent décisives.

Les croisés se sont livrés à de nombreux massacres à l’encontre des minorités juives et des Musulmans.

Cette objection reflète une tendance actuelle consistant à juger des événements historiques à l’aune du moralisme contemporain inspiré de l’idéologie des Droits de l’homme. On tombe alors dans l’anachronisme.

La croisade des pauvres gens a été incontestablement marquée par des Pogroms contre les communautés juives, en particulier en Rhénanie ; il semble que ces événements se placent dans le cadre plus général de violences exercées par les ruraux contre les populations citadines. Il est à noter que de nombreux évêques protégèrent et aidèrent les Juifs.

Le principal reproche fait aux Croisés est la prise de Jérusalem le 15 juillet 1095 au terme de la première Croisade et qui fut suivie d’un horrible massacre. Sans justifier cet acte, on peut remarquer que le massacre de la population après la prise d’une ville est une pratique courante au Moyen – Age et se poursuivra en Europe jusqu’ à l’époque moderne. Le fait est également avéré lors de la prise de Damas par les Mongols. C’est une pratique de guerre que l’on retrouve aussi entre Chrétiens.

Les Croisades sont responsables de l’hostilité et de la haine durable entre l’Occident et le monde musulman.

L’hostilité entre l’Occident chrétien et le monde musulman ne date pas des Croisades.

Si les torts sont partagés, il ne faut pas caricaturer la situation créée en Orient par les Croisades. Des alliances ont pu se nouer entre Chrétiens et Musulmans, quelquefois contre leurs propres coreligionnaires.

Des amitiés et une estime réciproque ont pu naître entre les chefs militaires. La plus connue est celle du roi Richard Cœur de Lion et du chef musulman Saladin.

Les contacts culturels ont été plus limités mais non point absents, en particulier dans le domaine de l’architecture.


Les dates clés

  1095-1099 : Première croisade.

  1095 : La première croisade est prêchée par Urbain II à Clermont.

  1096 : les croisades populaires sont conduites par Pierre l’Ermite.

  1099 : Prise de Jérusalem par les croisés. Fondation du royaume franc de Jérusalem.

  1147-1149 : Deuxième croisade.

  1187 : Les croisés défaits à la bataille d’Hattin.

  1189-1192 : Troisième croisade.

  1202-1204 : Quatrième croisade.

  1204 : Les Croisés prennent Constantinople.

  1248-1254 : Septième croisade conduite par Saint Louis.

  1270 : Huitième croisade.

  1270 : Saint Louis meurt devant Tunis.

A noter

« Les prises d’armes de l’Occident contre le monde musulman sont bien antérieures à la première croisade. L’Occident avait eu depuis longtemps à lutter contre les musulmans parce que les musulmans l’attaquaient directement chez lui.

L’Espagne avait été presqu’entièrement conquise par les Arabes dès 711-718 et, depuis lors, la Galice, les Asturies et les vallées pyrénéennes luttaient péniblement pour refouler l’envahisseur. Au siècle suivant, les Arabes de Tunisie conquirent sur les Byzantins la Sicile (prise de Palerme 830, de Messine 842 et de Syracuse 876). Ils prirent même pied dans la péninsule italienne où ils occupèrent Bari (848) et Tarente (856). Une de leurs bandes était allée – audace et sacrilège inouïs – piller à Rome la Basilique Saint-Pierre (846) ». René GROUSSET, in Les croisades, Ed. Quadrige/PUF, 1994, p.16. 1ère édition, 1944.

« L’idée de la croisade fut bien l’œuvre propre du pape Urbain II. Il en garda longtemps le secret et ne révéla son projet que soigneusement mûri, dans un manifeste solennel, au concile de Clermont-Ferrand, le 27 novembre 1095. Ce jour-là il appela la chrétienté aux armes pour la délivrance du Saint-Sépulcre, pour la délivrance aussi des chrétiens opprimés par l’Islam (…).

L’idée d’Urbain II, idée force, idée en marche qui allait bouleverser le monde, se distingua des entreprises antérieures par son caractère proprement religieux, originellement désintéressé, entièrement international. Ce fut toute la chrétienté que le Pape appela à la lutte contre l’Islam. ». René GROUSSET, in Les croisades, opus cit. p.19.

« Ce qui reste à l’actif d’Urbain II, c’est d’une part l’idée de la croisade, d’autre part son succès. Vers 1090, l’Islam turc, ayant presqu’entièrement chassé les Byzantins de l’Asie, s’apprêtaient à passer en Europe. Dix ans plus tard, non seulement Constantinople sera dégagée, non seulement la moitié de l’Asie mineure sera rendue à l’hellénisme, mais la Syrie maritime et la Palestine seront devenues colonies franques. La catastrophe de 1453, qui était à la veille de survenir dès 1090, sera reculée de trois siècles et demi. Et toute cela sera l’œuvre voulue et consciente d’Urbain II. Au geste du grand pape, barrant la descente du fleuve, le cours du destin va être arrêté et brusquement refluera« . René GROUSSET, L’épopée des croisades, Ed. Perrin, 1995, p.16.

« Aussitôt que le Pape Urbain eut, avec éloquence, offert ses sujets de plaintes aux oreilles des chrétiens, la grâce de Dieu permit qu’une incroyable ardeur de partir pour les pays étrangers enflammât une innombrable quantité de personnes, les persuadant de vendre leurs biens et d’abandonner tout ce qu’elles possédaient.

Un admirable désir d’aller à Jérusalem ou d’aider ceux qui partaient, animait également les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, les moines et les clercs, les citadins et les paysans ». Orderic Vital, Histoire ecclésiastique, livre IX, p. 412, cité par Jacques Heers, in Libérer Jérusalem, Perrin, 1999.

Pour aller plus loin

  La Croix et le Croissant, Actes de la IVème université d’été de Renaissance catholique, 1995.

  L’Orient des Croisades, Georges Tate, collection Découvertes, Gallimard, 1991.

  La Croisade au Moyen-Age, Alain Demurger, Nathan, 1998.

  La Première croisade, libérez Jérusalem, Jacques Heers, Perrin, 1995.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 7 janvier, 2007 |8 Commentaires »

L’Esprit Lui-même prie en moi.

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L’Esprit Lui-même prie en moi.

  Nous parlons de prier. Mais savons-nous prier ? Est-ce que je sais même en quoi consiste la vraie prière ? Honnêtement, je dois avouer que je ne le sais pas. Je sens en moi un appel profond dans une direction, mais je suis dans les ténèbres.

  Heureusement, «l’Esprit vient au secours de notre faiblesse : car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit Lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l’Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu» (Rm 8.26-27).

  La prière est dans mon cœur. Elle jaillit de mon cœur. Et pourtant, elle n’est pas mon œuvre à moi tout seul. L’Esprit m’a été donné ; Il est répandu en mon cœur, et c’est Lui qui prie en moi. L’Esprit vient du cœur de Dieu, désireux d’allumer en mon propre cœur la même flamme que dans le sien.

  Nous connaissons tous les passages de Saint Paul qui nous répètent cela, mais n’avons-nous pas trop tendance à les considérer de manière purement théorique, ou, pour nous exprimer de manière plus noble, comme des « réalités de foi », c’est-à-dire des choses dont on parle avec conviction, mais on ne les vit que dans une obscurité totale. Cette présence de l’Esprit dans mon cœur serait une chose qui se situerait uniquement au niveau de Dieu et à laquelle je ne pourrais communier qu’à travers des formules intellectuelles. La réalité elle-même échapperait totalement à mon expérience. Est-ce cela vraiment que veut dire Saint Paul ?

  Frauderait-il, en réaction contre ce que cette attitude a d’excessif, exiger que toute existence chrétienne authentique soit une expérience de l’Esprit, à la manière des Apôtres recevant les langues de feu, le matin de la Pentecôte ? Cela n’a jamais été l’enseignement de l’Église. Mais, entre les deux extrêmes, se situe une attitude vraie, accessible à tous les chrétiens, où la présence de l’Esprit dans nos vies est une réalité qui a une influence directe sur notre manière d’être, sur nos relations d’amour avec nos frères, sur notre prière.

  Si nous reprenons les différentes étapes dont nous avons parlé, nous constatons une progression. Renoncer à considérer le centre de notre activité de prière au niveau de la tête, des représentations, des systèmes de penser. Entrer dans notre cœur. Y découvrir tout un monde désordonné d’émotions et de blessures, qui émanent de notre cœur, et qui ont besoin d’être purifiées. Nous avons découvert qu’il y avait une possibilité effective d’intégrer toutes ses blessures de notre cœur dans le mouvement de la Rédemption, en les faisant venir à la lumière, de manière à les offrir consciemment à l’action rédemptrice de Jésus.

  Ainsi, sans même l’avoir dit, sommes-nous arrivés à parler déjà d’un mouvement de l’Esprit en nous. Si nous pouvons faire ce dont je viens de parler, c’est que, réellement, l’Esprit du Seigneur est à l’œuvre en nous, qui nous permet de démêler, dans le réseau complexe de nos émotions, ce que nous pouvons avec patience et persévérance offrir à la grâce de purification et de résurrection du Sauveur. Tout ce dont nous avons parlé est déjà une œuvre de l’Esprit.

  Continuons alors dans la même ligne. Au-delà de tous ces mouvements désordonnés du cœur, surtout à partir du moment où l’œuvre de Jésus commence à rétablir l’ordre, nous reconnaissons des mouvements moins déréglés qui, progressivement, finissent même par être bien ordonnés ; et ainsi, sans que nous y prenions garde, le fond de notre cœur apprend à se mettre en branle spontanément vers le Seigneur. C’est seulement après coup, en regardant ce qui s’est passé, que nous constatons que, de fait, l’Esprit du Seigneur était discrètement, silencieusement, à l’œuvre au fond de notre cœur. Au fur et à mesure que la paix s’est établie dans les profondeurs, un certain dynamisme mystérieux se met en branle, auquel il nous faut apprendre à coopérer.

  C’est ainsi que nous apprenons à assumer tous les mouvements de notre cœur, les bons, les moins bons et même les mauvais, pour les orienter vers Dieu. Les uns viennent directement du Père et retournent à Lui. Les autres ont besoin d’être transformés, assumés par la mort et la résurrection de Jésus. Tous demandent à être intégrés consciemment dans ce dynamisme de l’Esprit répandu en nos cœurs. Il s’agit d’apprendre à être éveillés aux mouvements de notre cœur, de manière à les unir volontairement et consciemment à l’action de l’Esprit Saint qui est en nous.

  Tout ceci n’implique aucune « grâce mystique ». Il s’agit seulement, dans la douceur et la simplicité, de prendre conscience que notre cœur est vivant et que cette vie, nous pouvons l’offrir à l’Esprit Saint pour qu’Il l’entraîne dans son mouvement vers le Père.

  Saint Paul dit que l’Esprit demande en nous en des gémissements inexprimables. Ce dernier mot mérite que nous y prêtions attention. L’action normale de l’Esprit n’est pas de nous donner des idées claires, ni de nous donner des lumières, ni même de nous donner quoi que ce soit. L’action de l’Esprit est de nous entraîner vers le Père. «Tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont Fils de Dieu. Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un Esprit de fils adoptifs qui vous fait vous écrier : « Abba ! Père ! » L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu» (Rm 8.14-15). L’Esprit est un témoin ; Il est un dynamisme qui nous entraîne. Ne cherchons surtout pas à Le cerner, à L’identifier, à Le saisir pour Le contrôler. Ce serait L’expulser de notre cœur ; ce serait L’éteindre. Laissons-Lui toute sa liberté pour prier en nous, de sa manière voilée, cachée et mystérieuse, que nous jugeons à ses fruits. Dans la mesure où nous constaterons que nous apprenons à prier, que – sans savoir pourquoi – nous sommes devenus capables de demander à Dieu et d’être exaucés, c’est un signe que, en dépit de toutes nos faiblesses évidentes, l’Esprit prie en nous.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 7 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

Le patriotisme

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Le patriotisme

Quels sont les devoirs du chrétien envers la patrie ? Et tout d’abord, en tant qu’homme ?

Le patriotisme est inhérent à la nature même de l’homme, nous naissons dans une patrie, nous ne la choisissons pas, comme nous ne choisissons pas notre famille.

Jean Ousset, dans son ouvrage « Patrie, Nation, Etat », l’exprime de cette manière : « De même qu’il nous faut un père et une mère pour naître, il n’est pas d’homme qui ne doive à une patrie sa première et fondamentale expression d’animal politique » [3]. Ici réside le mensonge de Jean-Jacques Rousseau car la patrie n’est pas un contrat social. La patrie n’est ni un club, ni un parti politique.

C’est dans la patrie, et par elle à travers mes parents, que je reçois la vie et les aliments nécessaires pour le corps et l’âme : l’éducation, la culture, la langue, toutes les caractéristiques qui déterminent ce peuple concret dans lequel Dieu m’a placé. C’est ce que ne peux pas m’arracher du coeur, que je ne peux pas abandonner.

La patrie, dans ce sens, est un facteur d’unité si naturel qu’il est antérieur et supérieur à tous les autres facteurs d’unité artificiels qui divisent les hommes. C’est pourquoi la patrie doit être au-dessus de tous les partis politiques, elle dépasse les classes sociales. C’est le grand mensonge du marxisme : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ».

La guerre de 1914 fit la preuve de l’erreur fondamentale de ce slogan. Pour les marxistes la patrie était une invention de la bourgeoisie pour opprimer le prolétariat. En 1914, l’Internationale Socialiste fut dissoute et fractionnée car les prolétariats allemand, français, italien, autrichien ou anglais réagirent dès le début en tant qu’Allemands, Anglais, Italiens, Français ou Autrichiens et non en tant que prolétaires

.Un homme peut changer de classe sociale, quitter la classe sociale à laquelle il appartient. Il peut progresser et s’ouvrir un chemin dans l’existence. Il peut perdre tout ce qu’il a et se prolétariser, mais il ne pourra pas échapper à l’empreinte indélébile que sa patrie laisse à jamais dans sa personnalité.

On est Argentin, Français, Russe, Chinois, Italien avant d’appartenir à une classe sociale ou à une idéologie déterminée.

La patrie est ce que j’ai en moi, et c’est pourquoi le patriotisme, avant toute autre chose, apparaît comme un sentiment.

Personne n’est venu nous expliquer que c’est un devoir, une obligation ou une vertu que d’aimer et d’honorer ses parents. Nous les aimons de manière naturelle, cela vient spontanément du fond de nous.

De la même façon naît le patriotisme. Il est possible que nous n’ayons pas l’occasion immédiate de le prouver, mais il apparaît comme un sentiment très fort dans les moments de crise ou de difficultés, ou lorsque nous nous trouvons hors de notre patrie.

Le patriotisme est, en premier lieu, un sentiment naturel issu de l’appartenance naturelle à cette patrie où nous naissons et vivons et que nous n’avons pas choisie. Cette appartenance nous impose des obligations, comme nous en avons envers notre famille et nos parents bien que nous ne les ayons pas choisis.

C’est avec la prise de conscience de cette appartenance et des obligations qui en découlent, que le patriotisme devient vertu. Tout d’abord vertu naturelle, vertu humaine.

Il est certain que pour être patriote il n’est pas nécessaire d’être chrétien, il est suffisant d’être un homme. Le patriotisme apparaît donc dans son premier aspect comme une vertu humaine.

Saint Thomas, dans la « Somme Théologique », l’appelle « Pietas » que nous traduisons par piété, en évitant de confondre ce mot avec le sens courant qu’il possède aujourd’hui.

Saint Thomas donne au mot « pietas », un sens très précis : « L’homme est constitué débiteur, à des titres différents, vis-à-vis d’autres personnes, selon les différents degrés de perfection qu’elles possèdent et les bienfaits différents qu’il en a reçus. A ce double point de vue, Dieu occupe la toute première place, puisqu’Il est absolument parfait et qu’Il est par rapport à nous le premier principe d’être et de gouvernement.

« Mais ce titre convient aussi, secondairement, à nos parents et à notre patrie, desquels et dans laquelle nous avons reçu la vie et l’éducation. Et donc, après Dieu, l’homme est surtout redevable à ses parents et à sa patrie. En conséquence, de même qu’il appartient à la religion de rendre un culte à Dieu, de même, à un degré inférieur, il appartient à la piété de rendre un culte aux parents et à la patrie. D’ailleurs, le culte des parents s’étend à tous ceux du même sang, c’est-à-dire qui ont les mêmes parents ; le culte de la patrie s’entend des compatriotes et des alliés. C’est donc à ceux-là que s’adresse principalement la piété… »  [4].

Telle est la vertu humaine du patriotisme, la piété qui pour Saint Thomas est une partie auxiliaire de la vertu, de la justice.

Pour la justice, je dois donner à chacun ce qui lui revient. Pour la religion, la forme la plus sublime de la justice, je dois donner à Dieu ce qui lui revient ; pour la piété je dois donner ce qui leur revient à mes parents et à ma patrie, parce que j’ai reçu d’eux la vie, l’existence, parce que des parents et de la patrie j’ai reçu tout ce que j’ai.

C’est la vertu chrétienne du patriotisme. Elle est appelée « piété » mais nous devons la comprendre comme une obligation, comme une dette que nous avons envers cette patrie dans laquelle nous avons reçu l’existence.

Unie à la « piété » se trouve la justice légale, qui est aussi une vertu humaine.

La nation, pour sa part, est une sorte d’entreprise chargée d’assurer la transmission de l’héritage que nous recevons. C’est là que nous trouvons la justice légale.

Saint Thomas distingue la justice commutative. Elle règle ou dirige les relations entre les citoyens, entre les membres de la société, c’est elle qui règle aussi le commerce, achats et ventes, le paiement des dettes, la restitution des prêts.

Saint Thomas distingue aussi la justice distributive qui règle et dirige tout ce qui relie le tout à la patrie, c’est-à-dire les relations entre l’Etat et les citoyens, la distribution des charges, des emplois, des impôts.

Et finalement, nous trouvons la justice légale qui règle et dirige les relations des citoyens avec l’Etat, c’est-à-dire nos obligations envers l’Etat qui a en charge la garde du bien commun.

Ainsi nous avons tout d’abord le patriotisme, qui est un sentiment, un bon sentiment. Il est légitime, mais il peut en être fait un mauvais usage. En deuxième lieu, nous avons aussi le patriotisme en tant que vertu humaine. C’est la piété, c’est-à-dire la dette que nous avons envers la patrie . Et finalement la justice légale, c’est-à-dire que nous sommes au service de la patrie, au service du bien commun de toute la société à laquelle nous appartenons.

Bien entendu, le christianisme ne détruit rien de tout cela. L’Evangile ne détruit pas les valeurs humaines. Saint Augustin, dans « La Cité de Dieu », fait l’éloge des vertus des païens. Un païen de l’Empire Romain pouvait être un patriote et, de fait, il l’était. Comme l’était le poète latin qui écrivait : « Dulce et decorum est pro patria mori » – « Il est doux et honorable de mourir pour la patrie ». Valerius Maximus disait : « Les premiers Romains préféraient être pauvres dans un empire riche que riches dans un empire pauvre ». C’étaient des patriotes, avec un patriotisme naturel, un patriotisme humain.

Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 3 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

Un instrument au service de Dieu

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Un instrument au service de Dieu

Pour un chrétien, la patrie fait partie de la mission que Dieu lui a donnée. C’est notre mission sur cette terre, notre vocation. Si Dieu a voulu que nous naissions ici et maintenant, c’est qu’à travers cette réalité, Il attend quelque chose de nous. La patrie peut être, elle doit être, un instrument au service de Dieu.

Ce bien commun de la patrie, que nous recherchons, d’une certaine façon, s’ordonne au bien commun surnaturel.

Qu’entend-on par là ? Il est certain que la société ne sauve ni ne condamne l’homme. On peut vivre dans une société peuplée de saints et refuser Dieu au plus profond de son âme et se damner. On peut vivre aussi dans une société corrompue et, héroïquement, être à contre-courant et dire oui à Dieu et sauver son âme.

Mais il est vrai que l’environnement social dans lequel nous vivons influe considérablement sur notre façon de vivre. Quand une société est en accord avec la loi naturelle, quand une société se laisse conduire par les principes de l’Evangile, cette société aide tous ses membres à vivre sur cette terre une vie vertueuse et, de cette façon, aide ses membres à atteindre leur destin ultime et à sauver leur âme. Dans ce sens, le bien commun de la société concrète dans laquelle nous vivons, ordonné au bien commun surnaturel, est ainsi d’un grand secours pour atteindre notre destin ultime.

Mais lorsque la société est corrompue, quand le mensonge, l’erreur, la délinquance, les moeurs deshonnêtes règnent en maîtres, cette société devient un obstacle pour le salut.

De l’ordre qui règne dans la société dépendent le salut ou la condamnation de beaucoup.

Mais, au-delà de cela, la nation peut avoir, dans le plan de Dieu, une mission concrète qui, parfois, n’est pas si facile à reconnaître.

Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 3 janvier, 2007 |Pas de commentaires »
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