De la chevalerie et de la guerre

wappenneu1.jpg

De la chevalerie et de la guerre 
  par Georges LENORMAND

 

L’Eglise a tenté, ce fut l’une de ses plus belles et efficaces actions temporelles, à l’époque de la féodalité et du déclin du pouvoir royal, de faire transmettre des rois aux princes, puis aux seigneurs et enfin aux chevaliers dans leur ensemble, la fonction qui, dans la tradition, revient au souverain : protéger le royaume et sa population, en particulier les églises et les populations sans défense.

Origine et évolution de la chevalerie

En général, la tradition veut que les premiers chevaliers soient issus des milieux pauvres de la société. Cependant, les historiens sont partagés sur ce sujet. Ceux qui minimisent l’ampleur de la mutation féodale des alentours de l’an mil confondent volontiers chevalerie et noblesse. Ceux qui, au contraire, soulignent cette mutation ont tendance à exagérer l’ampleur des troubles qui résultent de l’affaiblissement du pouvoir central et à surestimer la montée d’une nouvelle « classe sociale », celle des chevaliers, issus des couches les plus aisées de la paysannerie.

Malgré ces différences d’opinions, certains faits s’imposent à tous : le rôle de plus en plus important de la chevalerie dans les batailles et l’intérêt que leur portent de nombreux historiens. Un autre fait reconnu par tout le monde, est la grande hétérogénéité sociale de la chevalerie jusqu’au milieu du XIII° siècle. La chevalerie n’est donc pas une classe sociale sui generis. De plus, avant le XIII° siècle, il n’est pas toujours aisé de distinguer la noblesse de la chevalerie.

Cependant, le fait que l’Eglise et la noblesse s’intéressent de plus en plus à la chevalerie permet peu à peu la promotion de son système de valeurs. Ainsi, à la fin du XII° siècle, la noblesse essaie de réserver l’entrée dans la chevalerie à ses fils. De ce fait, on a l’impression d’une évolution totalement opposée entre le XII° s et la moitié du XIII°s. Avant 1250, tous les nobles laïcs adultes sont chevaliers, mais tous les chevaliers ne sont pas nobles, alors qu’après 1250, tous les chevaliers sont nobles, mais tous les nobles ne sont pas chevaliers.

Ce phénomène peut s’expliquer par le coût de l’équipement, celui de l’adoubement (cérémonie d’accès à la chevalerie) et l’introduction de l’hérédité comme seule base de la noblesse amènent les lignages nobles à réduire fortement la possibilité qu’ont leurs fils d’entrer dans la chevalerie.

La puissance des seigneurs locaux s’appuie certes sur les châteaux, mais elle s’appuie au fil du temps sur les chevaliers. Le chevalier est un homme avec une armure qui défend un seigneur, le roi, la reine et les faibles. Les pauvres gens sont rarement chevaliers. Les armes des chevaliers sont : l’épée, le bouclier, la lance de quatre mètres, la hache et la masse d’armes.

Être chevalier signifie :

Etre preux, c’est-à-dire être capable de prouesse (capacité de montrer sa force physique, d’accomplir un exploit militaire),

Etre loyal, faire montre de loyauté (le chevalier est lié par des échanges de service, des obligations ; il ne faut pas trahir les autres)

et être généreux : la largesse (par mépris des richesses, on refuse d’en accumuler et, au contraire, on se doit de les dissiper pour le plaisir et par la fête).

Des personnages devenus mythiques tels Lancelot et Arthur expriment bien ce qu’était l’idéal chevaleresque.

Guerriers à cheval, les chevaliers combattent aussi à pied. Jusque vers l’an mil, on suppose même que la cavalerie avait un rôle moindre en tant que telle dans les conflits. La principale force des cavaliers est la rapidité de leur intervention dans les grandes batailles. Or, la guerre au Moyen Age se traduit plutôt par des coups de mains, des embuscades et surtout des assauts de forteresses et des sièges. Dans ces opérations, le rôle des cavaliers s’efface progressivement. De plus, dans les batailles mêmes, le rôle des chevaliers n’est pas toujours essentiel. Leurs grandes charges sont importantes, mais elles ne deviennent efficaces que lorsqu’elles sont accompagnées par les tirs de l’archerie, les contingents de piétons, une offensive générale des fantassins et des armes de siège.

Un art de faire la guerre propre à la chevalerie

Deux traits principaux différenciaient la cavalerie de la chevalerie. Les cavaliers étaient des guerriers montés, qui le plus souvent mettent pied à terre pour combattre. Même lorsqu’ils combattent à cheval, ils utilisent les mêmes armes et les mêmes usages qu’à pied. L’armure du chevalier connaît une évolution grâce à la nouvelle position de la lance placée horizontalement, qui en permet une nouvelle utilisation. Jusqu’alors, surtout utilisée comme arme de jet à la façon d’une lance, elle devient, dans cette nouvelle position, solidaire du cavalier. En effet, il faut bien imaginer cette arme bloquée sous le bras et en même temps maintenue par lui.

Ainsi, cette nouvelle technique devient caractéristique de la chevalerie. Le principal avantage en est l’extraordinaire puissance de pénétration délivrée par la force de la lance, du cavalier et du cheval, force libérée au même moment. Tout ceci s’accompagne d’un renforcement de l’armement défensif. En effet, les hauberts se doublent et des cuirasses articulées apparaissent. Dés lors, mieux protégés que les autres combattants, et ayant un art de la guerre propre à eux, les chevaliers se distinguent plus encore qu’auparavant.

De la guerre

La guerre à l’époque médiévale ne se déroule pas du tout de la même manière qu’à notre époque. En effet, au Moyen Age, la forme commune de la guerre n’est pas la bataille, mais plutôt l’embuscade et la prise de châteaux pour laquelle interviennent les armes de siège. Les combattants sont différents selon la nature de l’affrontement. La bataille, quant à elle, n’a lieu que très rarement et, souvent, les combattants ne participent qu’à un nombre restreint de batailles dans leur « carrière ». C’est pour qu’ils soient toujours prêts à cette éventualité que les souverains organisent des tournois qui sont des simulacres de combat.

Trois acteurs principaux ont un rôle durant une guerre.

Les chevaliers qui sont le pilier d’une société guerrière en pleine évolution et de plus en plus tournée vers « l’élite de la nation », à savoir la noblesse. Cette évolution se voit aussi à travers leur armure.

Ensuite, deux personnages militaires beaucoup moins connus ont une importance capitale dans le déroulement d’une guerre. Ce sont, tout d’abord, les mercenaires qui représentent le côté toujours sanguinaire, barbare de la guerre car ces hommes se battent simplement pour de l’argent et n’ont, le plus souvent, aucune autre activité.

Enfin, il y a le héraut qui est très mal connu mais qui est pourtant l’expert comptable de la guerre. Ils étaient le plus souvent d’origine humble mais cette fonction leur permettait, au terme de leur carrière, d’entrer dans la noblesse

Publié dans : VALEURS DE FRANCE |le 31 janvier, 2007 |16 Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

16 Commentaires Commenter.

1 2
  1. le 15 février, 2007 à 12:30 rgt écrit:

    c bien

  2. le 12 décembre, 2007 à 17:54 Em00-Ti00n écrit:

    emmerdant mais bien

  3. le 12 décembre, 2007 à 17:55 kg écrit:

    ptin

  4. le 4 janvier, 2008 à 15:22 lavandier écrit:

    c bien mé je voudré savoir comment sapelle les chevalier a la croix rouge , a la croix noire , et a la double croix

    merci d’avance de repondre le plus vite possible
    sinnon mme pierson va me tuer

  5. le 22 avril, 2008 à 18:06 carrio écrit:

    ceux avec les croix sont des templier

  6. le 22 avril, 2008 à 18:07 carrio écrit:

    ceux avec les croix sont des templiers

  7. le 7 novembre, 2008 à 11:43 Emilie écrit:

    Pouvez-vous me dire le coût de l’ensemble de l’équipement d’un chevalier (info demandée par ma prof d’ histoire pour mon exposé)?
    D’avance merci.
    Emilie

  8. le 7 novembre, 2008 à 14:09 ordredestempliers écrit:

    50 bœufs vers 1250 et Au XIIIème siècle, le coût total de l’équipement d’un chevalier était d’environ trente boeufs. Ce coût ira croissant.

  9. le 21 novembre, 2008 à 19:16 gael écrit:

    lol c bien mais sa ser a quoi?une question ques ke la prérogatives publiques?et est ke votre vision honnirique a tendace caftaienne coéren avec votre vision subjectif du monde paranormal?

  10. le 21 novembre, 2008 à 19:17 gael écrit:

    svp repondait vite

1 2

Laisser un commentaire

Rackam |
Unité Dharma |
Thorgrime-le-rancunier |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mon Chemin
| l'Islam Vrai
| Blog de l'Aumônerie Secteur...