SUCCESSIONS SPIRITUELLES

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LES MULTIPLES 

SUCCESSIONS SPIRITUELLES 

  

Les Maîtres dispersés allaient dans différentes directions, partout à la face du Monde  » reconstruire  » le Temple. 

  

Certains furent les Instigateurs de la Franc Maçonnerie, à preuve qu’elle s’en réclame elle-même sans cesse, et que la Tradition fait du Duc de MONTAGU ou MONTAIGU, cité dans les Célèbres Constitutions d’ANDERSON, fut, selon certains, le descendant direct de PIERRE DE MONTAGU ou MONTAIGU, Grand Maître de l’ORDRE du TEMPLE de 1219 à 1232, ceci ne pouvant encore qu’ajouter à la croyance qui fait de la Maçonnerie la Fille, au moins spirituelle de l’Ordre. 

  

Encore faut-il préciser que le rite maçonnique le plus ancien, dit rite d’HRODOM et de KILWINNING, selon les sources les plus sérieuses aurait été créé par des Templiers et des Compagnons bâtisseurs en accord avec Robert BRUCE. 

  

D’autres avec des sensibilités différentes firent d’autres choses. 

  

Certains Templiers s’étant échappés vers l’Italie, il faut leur attribuer les enseignements « studia humanista » des Oratores « Poetae » ou Humanistae », qui comprenaient les Sciences du Verbe, Grammaire, Rhétorique, poétique, et qui prônaient le libre développement de l’Homme. 

  

En Italie toujours, Pétrarque recherche la sagesse des  » païens éclairés »… Léonardo BRUNI décrit l’idéal de la personne cultivée et politiquement active… 

Un convent Templier a été tenu à SPALATC en Dalmatie en 1318. Un texte conservé à la Grande Bibliothèque d’Istanbul apporte la preuve de cette réunion sans autre commentaires. 

  

Dès 1348, on assiste à la fondation de l’Université de PRAGUE par CHARLES IV, sous l’impulsion de son Chancelier Jean de NEUMAR, dont on suppose qu’il appartenait à la Commanderie du Temple de METZ. 

  

Sur ce Propos, Jean de NEUMAR a d’ailleurs rencontré PETRARQUE à PRAGUE en 1350. 

  

Tout le « mouvement » Humaniste qui va exploser, sera imprégné des Sublimes Connaissances et va se développer avec elles. 

  

- Nous conseillons au lecteur, sur ce propos, de voir les enseignements de Johannes REUCHLIN en Autriche, qui furent par la suite repris par Eliphas LEVI, puis par PAPUS et Stanislas de GUAITA ( lequel s’installa en Lorraine près d’un ancien site Templier ), mais avant eux, par SIDENIUS, BARUCHIAS, etc… et notamment sur le secret du VERBE, le seul mot capable d’accomplir des miracles… 

  

En FRANCE, l’ORDRE caché, s’est perpétué également directement par les COMPAGNONS CENTONARIS DU SAINT DEVOIR ( Aujourd’hui encore en activité ), et notamment à partir d’un « Convent » de STRASBOURG en 1315 qui développa le Rite du Trait » qui est de pure Chevalerie Templière, puis indirectement au travers des MASSENIES qui apparurent dès 1355/1360. 

  

L’ORDRE DE VIRECOURT qui avait été créé dès 1311 par Raynaud de CHANOT de VIRECOURT et ses fils se développa à cette époque mais demeura très secret et eut peu d’adeptes, même s’il en subsiste certaines traces encore récentes. 

  

Des « Groupes » se lièrent notamment au sein des LOGES DE JUNON ( la Sospita Mater Regina, Juno en latin, divinité à rapprocher de HERA la Grecque et de la TANIT de CARTHAGE ), calquées sur les Loges de SPARTE. 

  

Ces loges se multiplièrent, y compris à l’étranger sous des noms tels que JUVENIS, JUVENTUS…, mais ne devinrent jamais importantes et furent absorbées généralement par les Massenies. 

  

A noter qu’au Temple, JUNON est aussi ISIS et DEMETER, « divinité » de la Défense, de la Fécondité et du Pouvoir. 

  

A noter aussi que certaines Commanderies s’organisèrent très vite sous d’autres formes, cas notamment de la Commanderie de CERNON, dite Commanderie Sainte EULALIE, qui commandait à LA COUVERTOIRADE et à LA CAVALERIE, ou à celle de SONBERNOM, petite commune de l’Ouest Dijonnais. 

  

D’autres Templiers dès 1307 fuient vers l’Espagne, en particulier auprès des Commanderies de BURGOS en Vieille Castille et à GERONE en Catalogne, mais aussi en NAVARRE et sont à l’origine de la fondation de l’Ordre de CALATRAVA. 

  

D‘autres rallièrent THOMAR au Portugal où le Roi Denis de Portugal eut l’idée de réunir certains les Templiers du Portugal avec certains Templiers d’Espagne et avec ceux échappés de France en un Nouvel Ordre qui prit pour Nom « ORDRE DU CHRIST ». Cet ordre fut reconnut comme tel par le Pape Jean XXII le 14 Mars 1319. Il fut légalement fondé en Ordre religieux en 1325 par Gils MARTINEZ. Cet Ordre a été sécularisé en 1789. IL est aujourd’hui exclusivement religieux. Son Grand Maître actuel est Fernando Pinto Peirera de Fontès. ( à ne confondre en rien avec Souza Fontes ). Seules quelques reliques et une messe annuelle pour les « frères anciens » avec une supplique « à Gualdim  » Maître fondateur de l’Ordre ancien » ( fils de Hugues de Payens), rappelle les liens avec l’Ordre du Temple. 

  

Nous l’avons dit, les Sublimes Connaissances furent à nouveau dispersées … 

  

Elles le sont toujours, la reconstruction est à peine commencée … 

  

Nombreux toutefois parmi ces Initiés sont demeurés à travers le Temps fidèles GARDIENS DU TEMPLE, VEILLEURS SILENCIEUX …, gardiens du VERBE, quelquefois dissimulé sous le V.I.T.R.I.O.L, abréviation de Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenia, Occultum Lapidem… 

  

Notons ici encore pour le lecteur que cette croyance qui assimile quelquefois le VERBE du VITRIOL, est à rapprocher aussi de la croyance R+C+ qui parle d’un esprit vivant à l’intérieur de la Terre, d’où, pour certains, immortalité par le retour à la poussière et le renouveau issu de la putréfaction… 

  

  

PROPOS SUR LA SUCCESSION LARMENIUS 

  

Il n’est pas question ici, de reprendre toute cette histoire, mais de préciser certains points. 

  

La succession, dite « succession  LARMENIUS, émane d’une charte dite « TABULA AUREA LARMENII » datée du 13 Février 1324, qui n’aurait été en réalité connue visiblement qu’en 1864 (?). 

  

Quoiqu’il en soit, le document LARMENIUS est un faux confectionné par le Jésuite BONNANI ( pour le Bénéfice du Duc de BRISSAC ?). 

  

Ce fait est d’ailleurs confirmé par LEDRU et MORISSON de GREENFIELD, spécialiste Anglais de l’époque, membre lui-même du mouvement « FABRE-PALAPRAT », ainsi que par le Vicomte d’ASFELD. 

  

L’encre, la calligraphie, la paléographie, l’épaisseur du parchemin, en témoignent de surcroît. Il est vrai que LARMENIUS est un Nom qui ne figure en aucune pièce du procès ! – La Traduction du texte en a été réalisée par Elizé de MONTAGNAC en 1864, chez Auguste AUBRY, Imprimeur Editeur à PARIS. 

  

« L’inventeur », et bénéficiaire « indirect », en était le Pharmacien Bernard-Raymond FABRE PALAPRAT. Ce fait a d’ailleurs été confirmé aussi par feu Laurent DAILLIEZ dans sa thèse de Doctorat d’Histoire. Il est encore contrôlable au fait que l’ensemble des écrits avaient été déposés à la Bibliothèque Nationale ( dépôt VERNOIS ). Reconnaissons toutefois à PALAPRAT de réelles qualités d’ésotériste, même si Daniel LIGOU le qualifie de remarquable fantaisiste. 

  

En effet, le document LARMENIUS ( Johannès – Marcus ), au delà d’un simple faux, doit être perçu comme une réelle réalisation constructive pour atteindre un objectif spirituel lequel n’a pas moins de qualité que n’importe quelle création, compris celle qui fait de la Maçonnerie l’héritière du Temple! Les documents « historiques » du fonds PALAPRAT sont conservés à la Bibliothèque Nationale où ils ont été déposés en 1871 ( dépôt VERNOIS ) et la Charte LARMENIUS quant à elle, est actuellement conservée à Londres. 

A noter sur l’ensemble de « l’oeuvre » PALAPRAT-LARMENIUS, que sa filiation directe en est réellement éteinte. Son dernier conseil s’est déroulé le 12 Mars 1841, après s’être divisée en 2, voire 3 Branches dès 1838 ( GUIGNECQ, MORETON de CHABRILLON, JUGE … ?) 

  

Une « relance » de développement des idées de PALAPRAT prend jour à BRUXELLES courant 1934 à la diligence de 4 anciens commissaires de Police, Emile BRIFFAUT, Alfred NEVUWTH, Théodore CORRIAS et Emile, Isaac VANDERBERG ou VANDENBERG, qui créent à cette fin un rituel maçonnique complet. VANDENBERG aurait quitté cette organisation pour y revenir en 1939 avec  Antonia Campello Pinta de Souza Fontès et le Français GUERARDELLE.

  

Ceci renforce encore  ce « folklore », surtout lorsqu’on sait que GUERARDELLE serait encore G. de V., alias Jacques GAVILLET, « Grand Maître » de la Commanderie ( templière ) de VAULX … 

  

Une autre voie semble encore devoir être signalée avec intérêt, créée vers 1945 par Don Jaime de Mora y Aragon, cousin de Souza Fontès, et frère de l’actuelle Reine FABIOLA, lequel serait, paraît-il, connu pour avoir appartenu à une loge nazie…, mais ceci est encore une autre histoire… à prendre au pur conditionnel. 

  

Pour être plus précis encore, la filiation LARMENIUS est également revendiquée par d’autres groupes, et notamment la filiation dite « Suza Fontès », renforcée de « formes » Hispanisantes, ou encore la voie PELADAN qui prit davantage forme Maçonnique. 

  

L’Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem, dont l’actuel S…G…M… est Pierre, Denis, Joseph, Ghislain PASLEAU ( Avènement en 1965 à HUY, Belgique ) en est également descendant via la succession « Constantin PLATOUNOFF ». 

  

Nous n’aborderons pas les filiations Apostolique, « Lignée Vieille Catholique Romaine », ou la « Lignée Syrienne Orthodoxe d’Antioche », le folklore a ses limites que nous ne franchirons pas, surtout parce que nous nous sentons au moins partiellement alliés moralement à l’ensemble de l’oeuvre de Frère P.P. PASLEAU, dont la quête Chevaleresque n’est plus à démontrer au delà, justement, de tout folklore. 

  

PROPOS FINAL SUR LA MAçONNERIE 

  

Il n’est pas question ici, une fois encore, de reprendre tout ce qui a été déclaré, dit, écrit ou publié sur le sujet mais d’être radicale : 

  

La Franc-Maçonnerie n’est pas la continuité du Temple

  

Si le Temple a largement inspiré cette Vénérable Confrairie et spécifiquement dans ses hauts-grades (le mot de Passe du 33ème degré du REAA n’est-il pas YALOM ED SEUQCAJ ?), il n’est pas pour autant question d’autre chose que de recherche d’inspiration et aucune légende sur le sujet ne peut apporter quelque commencement de preuve que ce soit , inclus les légendes de la Stricte Observance et du Baron de Hund. 

  

Il n’ y a rien d’autre à dire ici sur le sujet sinon que de rappeler l’une des devises de la Chevalerie du Temple : 

  

Un Chevalier Arabe n’est pas un Chevalier, c’est un Arabe. 

Un Chevalier Teuton n’est pas un Chevalier, c’est un Teuton. 

Une chevaleresse n’est pas un Chevalier, c’est une Femme. 

Un Chevalier d’un ordre maçonnique n’est pas un Chevalier, c’est un maçon.

Publié dans : L'ordre des Templiers |le 22 janvier, 2007 |Pas de Commentaires »

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