LA TRADITION – Ses Origines – Son importance

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LA TRADITION – Ses Origines – Son importance

Le mot « tradition » vient du latin. C’est l’ensemble de moeurs et coutumes qui se sont   transmises de génération en génération. C’est la conservation d’éléments d’une culture, d’une philosophie, c’est le fil qui relie l’origine au futur, à l’aboutissement. C’est le rappel d’un usage ancestral, de récits tou­jours répètes qui forment le folklore d’un peuple, d’un pays ou d’une région. Les récits populaires, féeriques, les contes d’épopées ont forgé de tous temps la mythologie. La plupart de ces récits parlent de mystères et relatent l’inex­plicable, II y a aussi les secrets de métier que l’on se passe de bouche à bouche.

Tout  ceci  constitue la tradition exotérique, perceptible par tous, pratiquée même lorsque l’origine se perd dans la nuit des temps, même si les êtres n’en comprennent pas le sens,   l’origine d’un acte répété depuis toujours est sou­vent oubliée.

Mais, au fur et à mesure du développement de l’homme, nous assistons à la nais­sance de l’ésotérisme, du mysticisme. Le mysticisme permet de dévoiler les vérités extraordinaires de l’Univers. La transcendance d’une idée philosophi­que ne peut se faire que par l’intuition ou l’extase mystique. L’être se pose l’éternelle question, d’où venons-nous ? Où allons-nous ? A quoi sert notre passage sur terre ? Devant la beauté de la nature, il cherche à com­prendre la Loi naturelle, la Loi divine, et l’enchaînement des causes. Sa spiritualité s’éveille et il prend conscience d’un nouvel état. C’est aussi sa première démarche vers Dieu.

De tous temps, le monde a eu ses mystiques, ses prophètes. Ce sont eux qui prêcheront que l’infiniment grand ou l’infiniment petit ont une unique origine… Certains mystiques étaient des visionnaires. Ils voyageaient dans l’au-delà et rapportaient des enseignements provenant de l’invisible. Ils voulaient sauvegarder l’Unité de Dieu. Ils acceptaient de se sacrifier car ils pensaient que le sacrifice unit l’homme à Dieu. Ils ont donné aux hommes la notion de l’âme en leur expliquant que chacun d’eux a un corps et un esprit, qu’il est sensation et intellect, mais que pour comprendre l’invisible il fallait qu’il se perfectionne… Il arrivera alors à réaliser qu’il lui faut dépasser le dualisme qui, pour lui, sépare les deux mondes pour parvenir à l’Unité Essen­tielle… Pour découvrir les valeurs morales et spirituelles, créer cette énergie spirituelle à l’image de l’âme.

Les grands mystiques ressentaient le désert intérieur de leur coeur, leur abandon, leur solitude.   Et c’est dans cet abîme de profondeur, dans leur silence intérieur, dans leur ardeur intérieure,   qu’ils entendaient la parole de Dieu. Ils étaient transfigurés par l’illumination car le silence élève l’âme jusqu’à Dieu… Ils admettaient cette force supérieure que l’on a nommée Dieu…   que Dieu est hors de l’espace et du temps…

Qu’il est immuable… Un Tout, puissant, et qu’Il ne peut agir injustement, même dans un monde on pleine fluctuation.

On ne peut voir Dieu, ce n’est pas Lui qui apparaît car il prendrait une forme humaine, mais son reflet qui est une Lumière subtile manifestant sa Volonté et sa Sagesse nous brûlerait. Au contact de ces mystiques, certains êtres ont voulu connaître les secrets du monde. Ils ont toujours été subjugués par le feu qu’ils consi­déraient de tous temps comme une puissance divine. Ils ont senti que Àgni, le feu, est une force ignée Jaillissante. L’inspiration est ignée, toute vie est combustion, et l’on sent le feu de l’âme et du coeur… et plus tard, ils ont représenté ce feu sous la forme du cheval en lui attribuant l’idée de flamme, de lumière, et auréolé de l’inspiration divine. Le cavalier blanc monté sur un cheval blanc est devenu un symbole.

Ces mystiques, ces êtres hors du commun, formaient un groupe d’Initiés qui ont approché la Connaissance et ont voulu la transmettre pour que celle-ci ne soit pas l’apanage de quelques uns, ni le privilège d’une élite intellectuelle.

Transmettre est le fait de conserver ce qui a déjà existé, ce que les Anciens ont découvert, en particulier les textes Sacrés.

Transmettre est l’acte qui, s’adaptant aux diverses civilisations, en fait ressortir les valeurs mythiques, religieuses ou symboliques. On peut transmettre par la parole, l’écriture, l’acte liturgique, ou les symboles qui sont parlants pour tous ceux qui savent les déchiffrer ; par l’acte sacré qui permet l’intériorisation amenant à la commu­nion avec les forces qui nous entourent.

Ces mystiques ont été nombreux dans les races sémites qui ont vécu tant de siècles sur deux déserts, deux cultures, en Egypte et en Mésopotamie. Ils ont eu de nombreuses révélations réservées soit aux prêtres, soit au peuple. Ils ont compris l’harmonie entre les puissances créatrices, ces puissances qui pardonnent aux humains leurs fautes et créent ainsi les Noces Sacrées entre l’être et la Divinité.

L’enseignement secret a d’abord été transmis aux Initiés pour qu’eux-mêmes puissent transmettre à leur tour.

En Egypte, où il y avait un brassage de populations, les Initiés sémites ont découvert des peuples différents chez lesquels d’autres Initiés avaient suivi les mêmes cheminements intellectuels, les mêmes recherches depuis des générations, et ils ont comparé et approfondi leur savoir. Ils ont perçu le cosmos et le subconscient collectif dans lequel chaque peuple a puisé sans même le savoir. Certains pratiquaient l’alchimie, cette science qui traduit le mouvement, la pulsation de l’énergie, la permutation des formes baignées dans la lumière… Ils pratiquaient aussi l’astrologie sacrée…

Ils ont eu la vision de la Lumière, de la clarté des cieux, la vision directe… Et tout ceci a formé une fraternité entre les peuples. Ils ont connu la science des nombres et des lettres… Ils ont pénétré la pensée philosophique qui existait en Egypte, en Syrie, en Mésopotamie, en Iran et aux Indes. Ce sont les Éléments d’origine Syrienne, transplantés en Egypte, qui ont été le plus enrichis. Cette rencontre Orient Occident entre éléments divers a donné aux hommes le désir d’agrandir leur connaissance.

Les Sémites étaient monothéistes ainsi que les tribus de race noire qui vivaient aux confins de l’Egypte, et dont la langue était moitié hindoue, moitié égyptienne. Il y a une mystique du langage que certains initiés connaissent bien…

Les écritures pratiquées en Egypte datent de 4 à 5.000 ans Avant J.C. L’Egypte ayant subi diverses dictatures et invasions, particulièrement à cause de ses révoltes, souvent renouvelées, contre l’Assyrie, a connu de nombreuses langues parlées sur son territoire. Sa situation géographique s’y prêtait, elle avait de nombreux points de contact avec les mondes asiatique, méditerranéen, et africain. Une partie de la population d’Egypte s’est fondue avec les soudanais et les nubiens.

Les Kouchites, rameau sémite, ont été nombreux en Egypte, Ils y ont apporté leurs langues : sémite, soudanaise, berbère, langue d’Afrique Blanche, ainsi que des langues pratiquées aux Indes dont la plus importante est le sanscrit des textes sacrés constituant les Védas. Ces textes s’expriment de quatre façons mais forment un tout. On y trouve des stances, des formules magiques, des mé­lodies liturgiques, le tout transmis par leurs prophètes pour la louange des Dieux…

Tous ces Initiés, quelle que soit leur provenance ont étudié les trois plans principaux : physique, psychique, spirituel que l’homme doit connaître pour arriver à la compréhension du pourquoi des événements et des choses. Certains ont développé les dons qui étaient en eux à l’état latent, mais qu’ils ressentaient. Ces dons, force instinctive, vivent dans le coeur et dans l’esprit mais non dans l’intellect. L’homme doit dépasser son intellect par la révélation cosmique et l’Illumination.

Lorsque les Templiers ont pris part aux Croisades, ils ont rencontré ces peuples différents et ont fait une synthèse spirituelle des courants initiatiques des uns et des autres. Ils ont recherché à travers les philosophies diverses, quelles étaient les causes premières les amenant à la Connaissance, la racine de la vie, du monde passé, du monde invisible qui nous entoure… du combat du « bien et du mal. Ils ont retrouvé des symboles équivalents dans tous les centres initiatiques de l’Orient et de l’Occident. Tout en restant chrétiens, ils ont admis que le prophétisme était la marche vers la Lumière et, comme Daniel et Saint-Jean, ont reconnu que cette Lumière éclairait tous les êtres qui viennent au monde, quels qu’ils soient.

C’est dans les arcanes égyptiennes, environ 5.000 ans avant notre ère, que la marche vers la Connaissance, vers la Lumière, a pris naissance,

Les Templiers ont instruit autour deux ceux qui étaient à la recherche de « quelque chose ». Mais, comme on ne peut dire tout à tous, ils préféraient s’isoler dans une caverne pour instruire leurs disciples. Ils terminaient leurs réunions en partageant le pain.

Ils ont créé des cérémonies initiatiques, ayant des rites sacres. Ils symbolisaient Dieu par un point, origine de l’Univers. Dans l’acte rituel, la puissance cosmique st développe.

Le feu avait sa part et trois flambeaux, évoquant la Trinité, brillaient dans ces cérémonies. Ils ont appris ces pratiques, loin du monde, dans le recueillement, par la méditation et la divination accordée par Dieu à certains êtres. Au court de leurs recherches en Orient et ailleurs, les templiers ont retrouvé des connaissances jugées essentielles par d’autres Initiés,   et que ceux-ci avaient inscrites sur des parchemins ou des plaquettes d’argile. Ces inscrip­tions étaient en diverses langues telles que l’hindou, le, sanscrit, sœur de l’iranien, ou divers dialectes celtiques, germaniques, Scandinaves, etc…

Les Templiers ont été aussi en contact avec les Ismaéliens, Ces derniers ont été, au départ,   fortement influencés par le courant de pensée du creuset ira­nien et, par la suite, par les civilisations des conquérants grecs et arabes. Les Israéliens étaient très nombreux en Iran, Inde, Pakistan. Leurs prophètes prêchaient une religion parfaite comportant 7 degrés initiatiques. Leurs maî­tres de tradition – tout comme les Templiers – donnaient leur enseignement dans des grottes, vers la montagne.

Hasan, le « Seigneur de la montagne », créa un Ordre de Cavalerie spirituelle, une sorte de compagnonnage mystique, dont les membres étaient liée par des sym­boles, et devaient préparer une humanité nouvelle.

Ils recherchaient «l’île verte», lieu de la révélation de leurs prophètes. Cette notion spirituelle est à rapprocher de celles évoquées par l’Adam Kadmon des hébreux, le mont Serrât, les Chevaliers de la Table ronde et les Cathares. Cette Ile représente aussi à leurs yeux, la tradition du Graal,

Templiers et Ismaéliens avaient d’ailleurs des grades initiatiques équivalents. Les templiers étaient monothéistes comme les Sémites et les Islamiques. Ils voulaient réunir ces trois religions dont le fond de pensée était commun. Ils étaient à la recherche du Graal sous des formes différentes. Ils ont développé l’esprit chevaleresque, c’est-à-dire qu’ils ont demandé à l’homme de mieux se connaître pour bannir en lui tout sentiment bas, de développer la pureté spirituelle, la fraternité entre tous, l’amour de Dieu et du prochain, d’être toujours prêts à servir, même quand cela entraîne des sacrifices réels, et de respecter les dix commandements que toute ancienne religion prêchait. En un mot, de mettre leur force et leur amour au service des autres, de combattre le mal dans la simplicité.

Un de leurs symboles était représenté par un triangle dont les sommets étaient « Amour » – « fidélité » – « Humilité ». Puis vint ce procès inique… et la suspension de l’ordre des Templiers.

Alors un homme s’est levé. Dans le plus profond de son esprit et dans son coeur il n’a pu admettre que toutes ces valeurs, toute cette Connaissance millénaire se dispersent… que peu à peu l’oubli  fasse renaître l’égoïsme, la superstition ou même seulement le retour aux religions pratiquées sans âme, d’une façon exotérique.

Cet homme, c’est Jean de Rampillon, le frère d’âmes de ces templiers qu’il a tant aimés. C’est pour cela qu’avec ses fidèles templiers et croisés, il a créé l’Ordre de la Massenie du Saint Graal. Cet Ordre serait dépositaire de l’Esprit du temple et veillerait à ce que cette tradition ne se perde pas et se répande tout en respectant les règles de la chevalerie…

Ainsi l’a voulu Jean ce Rampillon. Durant ses vies successives il a toujours protégé les Massenies, et maintenant plus que jamais car il est devenu un grand Guide.

J’ai suffisamment parlé de la première Massenie qu’il a créée à Toury et de son fonctionnement pour ne pas y revenir.

Des siècles ont passé mais, malgré les vicissitudes de la vie, les Massenies ont survécu et ont porté le flambeau. Depuis des millénaires la Connaissance s’est infiltrée dans l’esprit des hommes, et les Massenies ont contribué à son développement. Jean de Rampillon a voulu que la Massenie de Toury renaisse… elle a créé son égrégore ainsi que son champ de Force et poursuit la route tracée.

Bien sur, les êtres qui la composent sont différents, et peut-être que tous n’ont pas perçu leur juste valeur selon leurs possibilités infinies. Mais, pour bien le réaliser, il faut d’abord se perfectionner et être pénétré de l’importance du message. Il faut éveiller en chacun de nous le «Chevalier» qui sommeille… nous rendre compte que la transmission que nous faisons est nécessaire à l’évolution. Cette même façon de penser crée une fraternité entre les hommes sur plusieurs plans.

Nos Frères en Massenie doivent se souvenir que d’âge en âge, le désir de la connaissance de l’oeuvre divine a grandi, chez les uns et chez les autres… Que ce désir ne doit pas Être une   curiosité du pourquoi des choses, ni un savoir intellectuel, mais une communion avec le cosmos… Que nos vibra­tions «esprit cœur» doivent se fondre dans le tout… que pour arriver à cela nous devons nous intérioriser par la méditation, la réflexion, la prière… oublier tout  ce qui se rapporte à notre vie et n’être plus que sen­sation. à ce moment là, notre perception s’éveillera pleinement et nous serons aptes à recevoir les messages. Nous réaliserons l’importance de la transmission de la pensée que nous répandrons dans le monde… du subconscient… collectif que nous créons… de la chaîne universelles que nous formerons entre tous… où les considérations sociales, raciales et religieuses n’existeront plus… où nous serons le maillon dans le tout… où notre vie aura un sens profond, notre attitude intérieure réagira dans notre vie courante et nous permettra d’aider nos Frères en humanité pour la gloire du Seigneur.

Publié dans : VALEURS DE FRANCE |le 29 novembre, 2006 |Pas de Commentaires »

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