Archive pour octobre, 2006

DOMUS OBSERVANTIAE MILITIAE COMILITONUM CHRISTI SANCTAEQUE TRINITATIS

carcassonne.jpg
La vocation de l’OBSERVANCE est de SERVIR et de VIVRE une RÈGLE sous un Maître le CHRIST
dans une MAISON

- La protection des voies d´accès à la Sainte Terre du Royaume de Paix …
- La progression de chacun sur les chemins de la Jérusalem d´en Haut dont le Temple est l´Agneau …
- Contribuer à maintenir pour les Chrétiens la liberté : 

- Du culte … Par le rayonnement … 

- D´enseigner … Par l´entraide 

- D´expression publique … Par la vigilance … 

- D´action … Par la persévérance … 

- Développer la vie intérieure de nos compagnons par la prière liturgique¸ la voie sacramentelle en vivant une éthique basée sur la règle de Saint-Benoît adaptée en une Observance de Chevalerie …
- Augmenter notre connaissance de l´enseignement du Christ pour être meilleurs vassaux
de Dieu et du Pape et ainsi mieux servir et aimer l´Église du Seigneur …
- S´encourager fraternellement et s´entraider au sein de la Maison …
- Donner l´exemple de l´être et non du paraître¸ du chevalier au service : 

- Des faibles … 

- Des pauvres … 

- Des pèlerins … 

- Des veuves …

- Des orphelins …

PRIER 

COMBATTRE 

PROTÉGER

VEILLER

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 9 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

LA PRIÈRE

order-of-templars.gifLA PRIÈRE
SAINT-MICHEL ARCHANGE 

QUI NOUS DONNE L´INSPIRATION DE VOTRE FRATERNITÉ

SOIS POUR TOUJOURS NOTRE CHEF ET NOTRE SOUTIEN 

CHEF DE LA CHEVALERIE CÉLESTE
 PORTE ÉTENDARD DE DIEU

VEILLE TOUJOURS SUR NOTRE OBSERVANCE
ET GARDE NOUS FORTS DANS LE COMBAT
POUR QUE NOUS NE SUCCOMBIONS PAS AU JOUR DU JUGEMENT.

NOUS TE LE DEMANDONS À TOI QUI CONTEMPLE DIEU LE PÈRE
SON FILS JÉSUS CHRIST NOTRE MAÎTRE ET LE SAINT ESPRIT
PROTECTEUR¸ DIEU UNIQUE EN TRINITÉ DANS L´ÉTERNITÉ…

AMEN

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 9 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

L’Observance du Christ et de la Sainte Trinité

image002.jpgL’Observance du Christ et de la Sainte Trinité

Le chapitre général des Chevaliers et des Compagnons Militant en l’Observance du Christ et de la Sainte Trinité décide de rendre publique ce manifeste.

Que ce manifeste soit reçu comme :

. une réplique aux diverses dérives dont certaines sont tristement célèbres;

. un appel aux vocations contemporaines.

A tous ceux qui désirent :

. servir de garde au Souverain Roy des rois avec pur courage;

. vivre comme serf et esclave de Notre Dame en la Maison de sa Présentation au Temple de Salomon;

. se mettre en marche en vérité, vers la Sainte Cité, la Jérusalem d’en haut;

. tailler en eux la Pierre Vivante qui s’inclura dans sa fortification pour, à leur tour, devenir le Temple de la Sainte Trinité.

Nous Chevaliers et Compagnons Militant en l’Observance du Christ et de la Sainte Trinité, agissant pour la gloire du Saint Nom, pour que, aujourd’hui, ceux qui désirent servir dans la Chevalerie du Souverain Roy des rois, le Christ Notre Seigneur, puissent le suivre, revêtent l’armure de l’obéissance, et répondant parfaitement aux besoins du temps présent : le suivre pour sa Glorification.

Nous présentons en ce manifeste les principes qui guident toujours l’action de notre Maison, afin que nul ne s’égare ou ne soit trompé! Pour que, appuyés sur ces fondations, tous agissent en vérité, pour l’honneur de Notre Dame et la Gloire du Saint Nom.

Nous rappelons d’abord, avant tout autre considération, il faut bien discerner aujourd’hui jusqu’où va la concrétisation des symboles que nous avons toujours employés et en conséquence fixer les limites exactes entre l’utilitaire et l’idéologique. La première observation, bien évidente, en ce qui concerne notre Observance est que : son idéologie ne peut être révélée, ni par les ruines et sites archéologiques, ni par les documents publics, les chroniques ou donations, c’est la règle constitutive qui en montre l’esprit en son commencement.

Il en découle que l’idéal transcendant des chevaliers du XIIè siècle est : « qu’en cette Maison le membre doit se considérer comme servant en la garde rapprochée du Christ ». Chacun doit y vivre : « Comme une hostie vivante dont le sacrifice pour la défense de ses frères, quand l’heure s’en présente, est bien reçue de Dieu à l’exemple de celui du Christ ». Principe valant pour les chevaliers d’aujourd’hui!

Cependant compte tenu du fait que chaque stade culturel obéit à des motifs, des modes, des comportements précis et particuliers; bien qu’un idéal de transcendance puisse s’incarner dans n’importe quel cycle historique, il importe de ne pas oublier que ce qui change ce sont les moyens d’atteindre cet idéal. Prétendre le conserver dans son contexte et le décalquer au pied de la lettre amène irrémédiablement au déséquilibre de l’idée motrice elle-même!

Agir ainsi aboutit à une obsession, une idée fixe, à une cristallisation fossilisée de la Tradition vivante; mais aussi, à manquer la réponse qu’il faut donner, au dépassement recherché par l’être humain des époques passées ou de tout temps.

C’est à cause de cette inobservation que, nous dénonçons aujourd’hui les nombreux « ténébreux » qui tentent de développer un prétendu messianisme solaire, alors qu’en fait, ils cherchent à établir un millénarisme lunaire nostalgique.

Sous la couverture ancienne du « manteau » qui ne leur appartient pas ! Ils prétendent créer un type surhumain et ils baptisent leur oeuvre au noir « édification de l’homme nouveau ». Cette manipulation spirituelle est pire que celle du clonage et des manipulations génétiques.

Nous dénonçons ces manipulateurs et naufrageurs qui falsifient l’Ordre et prétendent s’arroger le droit de nous imposer leur très « terrestiel » « messie » et leur monde paradisiaque.

Nous savons, nous, depuis les origines de notre Tradition, que ce monde, dit St-Jean : « est dominé par une triple convoitise : le désir effréné des biens de la fortune; l’avidité sans cesse renaissante et parfois obsédante des plaisirs de la chair et des sens; l’ambition dans la recherche de la puissance et des honneurs ». Si nous y ajoutons ce qui en dit St-Paul dans ses épîtres : « Certes ce monde falsifié ne nous plait pas outre mesure, aussi savons-nous que nous devons tout tenter pour participer à sa Rédemption; car à l’origine le Créateur fit ce monde bel et bon ».

Voici quelques observations permettant de reconnaître « l’arbre à ses fruits »; de plumer les geais qui se parent des plumes du paon; de dépouiller les pirates et naufrageurs qui se déguisent des habits usurpés et de la cotte de maille en paille et plastique d’une chevalerie dont ils ignorent : le code, l’éthique et la spiritualité.

Ils espèrent à l’aide de ces oripeaux promouvoir des idéaux dangereux et contraires à l’éthique chevaleresque. Qu’il soit bien compris que cette mise à nu ne vise pas les personnes abusées, mais seulement l’esprit de ces groupements naufrageurs qui prétendent bâtir sur des idéaux traditionnels, tout en les déviant de leur finalité.

Ceci posé, voici les huit épines qu’on trouve à leur prétendue croix rayonnante octogonale qu’ils prétendent du Temple :

1 – La croyance en une mission providentielle.
2 – Assumer l’immédiat du passé comme une fascination nostalgique.
3 – La manie à peine voilée de la persécution.
4 – Comportement essayant d’imiter les militaires.
5 – Les manipulations de l’histoire.
6 – L’utilisation de termes supposés secrets.
7 – La déclaration qu’ils sont apolitiques, areligieux, spiritualistes, christiques et traditionnelles.
8 – L’ambiguïté entretenue par la gnose et le moyen-âge vécu par des templiers théoriques et parfaits.

En opposition à ce buisson d’épines venimeuses, manifestons les principes qui régissent depuis toujours l’Observance du Temple et qui découlent de toutes les études historiques sérieuses connues :

1 – L’Observance des Chevaliers du Christ et de la Sainte Trinité en l’Eglise Notre Dame de la Présentation au Temple de Salomon en Jérusalem est de droit pontifical ce qui fonde son exemption mais aussi, que ses membres professent exclusivement la doctrine de la foi catholique.

2 – Qu’ayant été fondé exclusivement par des laïcs ayant juridiction indépendante comme maître souverain de principautés acquises sur l’ennemi d’alors, cette institution est souveraine, n’étant vassale que de Dieu et du Pape. « De facto », c’est un ordre du laïcat qui n’admet que des chevaliers dûment ordonnés par le sacramental. Il admit d’autres laïcs au titre des métiers en harmonie avec l’action qui, alors, était la sienne et correspondait au besoin de sa logistique; qu’enfin pour ses besoins spirituels, il reçut des clercs qui furent soumis en tout à la Règle et eurent le Maître Général pour supérieur, il est donc nullement clérical.

3 – En vertu du principe « Numquam renovatum qui numquam deviatum » (ce qui n’a jamais dévié n’a nullement besoin d’être réformé) l’ordre n’a pas à être réhabilité en droit canonique, n’ayant jamais dévié, s’il se trouvait (et il s’en est toujours trouvé) quelque part dans l’Église Catholique des hommes qui désiraient se réclamer de lui – il serait toujours vivant et dans la communion de la Sainte Église Catholique, Apostolique et Romaine.

4 – L’héroïsme historique des frères composant l’Observance ancienne au service de la liberté d’accès aux Lieux Saints donne un cadre idéal à des perspectives nouvelles dépassant les lieux géographiques qui peut avoir une signification contemporaine précise relevant de l’interprétation spirituelle. Tout ceci s’harmonisant dans l’horizon de Jérusalem, sanctuaire de Paix, qui se construit sur la tranquillité dans l’Ordre, laquelle est chaque créature, à sa place dans l’harmonie des fonctions, cette dernière découlant de la concorde des diverses parties du tout ce qui est la Justice, l’une n’allant pas sans l’autre !

5 – Une entreprise qui prétendrait à la résurgence du Temple et ne veillerait pas à la priorité de ces données primitives et structurelles ferait naître une hypothèque sur son avenir spirituel.

6 – L’aspect chevaleresque ne doit pas être confondu avec l’état militaire, car la chevalerie est un don gratuit de tout son être sans esprit de récompense, alors que le militaire est une personne qui s’engage moyennant une solde ce qui en fait un « soldat » et non un « Miles ».

7 – Les Chevaliers du Christ, depuis toujours, sont en guerre pour défendre et libérer le christianisme ainsi que la Sainte Terre du Royaume de Paix d’une conquête qui, par violence, s’imposait et s’impose encore en bien des lieux qui nous sont proches. Sans oublier la priorité d’hier, le combat d’aujourd’hui, porte ses coups en direction du modernisme et du subjectivisme résultant du matérialisme ambiant dont il faut commencer par libérer les chrétiens eux-mêmes. L’ennemi d’aujourd’hui c’est l’hédonisme militant en forme de gorgone échevelée aux multiples têtes de serpents venimeux.

8 – Les compagnons d’arme du Christ et de la Sainte Trinité d’aujourd’hui doivent savoir :

Que le défi des temps actuels du troisième millénaire s’adresse à notre savoir, à notre force d’âme, à notre intelligence.

Qu’il nous impose de vaincre notre peur de l’avenir, des chemins inconnus, de sortir de notre tour d’ivoire et d’oser franchir, plein d’assurance, le seuil d’un autre âge de la Foi et de la Connaissance.

Que l’esprit de croisade n’a pas à être rejeté, bien au contraire, qu’il est parfois nécessaire, à condition d’être seulement un instrument de stratégie intellectuelle qui prend en compte l’esprit de dialogue, lequel mène à la connaissance de l’adversaire et, par de là, à son respect ce qui est plus que tolérance en laquelle on peut condescendre.

Qu’au 21ème siècle – en tant que successeurs des chevaliers du 12ème siècle – ils en recueillent – bien-sûr tout l’héritage mais sans le dénaturer et qu’ils le fassent fructifier, ensemençant pour les temps à venir. Qu’ils revivent les Saintes Écritures et s’imprègnent de l’exemple du Haut Maître le Christ. Qu’ils en extraient la substantifique moelle et en distillent la « quinte essence », qu’ils atteignent ainsi la plus vaste plénitude qu’accorde le don d’Intelligence et de Science, et qu’enfin ils accèdent à la plus grande profondeur des mystères de la Sagesse, celle que seulement Salomon réclama – et qui n’est pleinement reçue que par Notre Dame.

Et que tous comprennent que la Chevalerie du Temple, qu’ils désirent de toute leur âme, existe mais qu’ils n’oublient par que celle-ci fut et se situe toujours – résolument – au sein de l’Église Catholique et qu’il ne peut en être autrement. Mais qu’il soit bien clair aussi, que – catholique – signifie universelle, il est encore plus certain qu’être catholique, en vérité, signifie de professer sans aucune restriction mentale les quatorze articles de la Foi, ceci dans une fidélité sans faille aux enseignements traditionnels de l’Église, à la Sainte Écriture inspirée de Dieu, à la liturgie de l’Église Catholique, dans le refus du modernisme et du subjectivisme passagé contemporain.

Qu’ils doivent être conscients qu’il leur faudra se sacrifier à l’exemple des anciens croisés. Que nouveaux chevaliers crucifères et croisés de cette lutte « pro bene et soli Deo »(par le bien et pour Dieu) ils y risquent leur vie et qu’aujourd’hui comme hier « glorieux sont les héros mais plus encore les martyrs ».

Qu’ils ne doutent pas aussi que s’ils sont écrasés, leurs successeurs et descendants reprendront la lutte et que leurs idées renaîtront du sang de leur martyre.

Qu’ils soient certains que Dieu se rit du nombre et de la grosseur, des divisions ou de tout moyen de puissance, car, enfin de compte, c’est lui qui donne la victoire, et hier comme aujourd’hui : « un en vaut cent et mil peuvent en faire fuir dix milles » à condition d’agir pour et par lui pour le bien.

Qu’ils sachent qu’en ce combat rien ne sera plus utile que la pratique des trois vertus théologales : la Foi pour rester inébranlable dans la détermination; la Charité pour commander avec Amour et être sans haine, pour traiter l’adversaire qu’il faut combattre; enfin l’Espérance pour savoir qu’enfin de compte, Dieu donnera la Victoire.

Qu’ils sachent pratiquer les quatre vertus cardinales : Prudence, Justice, Force, Tempérance sans lesquelles la pratique de la chevalerie n’existe pas, mais qu’ils pratiquent par-dessus toutes : celle de Justice pour que, dans le chaos subversif d’alors, ils évitent les tentations de violence multiforme, car la fin que nous défendons ne permet pas l’emploi de moyen blâmable; si la victoire était ainsi obtenue, elle ne serait pas celle de l’Europe et de la chevalerie chrétienne, mais celle des Athés.

Qu’ils sachent aussi que dans ce combat idéologique, avec beaucoup de bonne volonté, ils peuvent grossir nos rangs du moment que leur raison et leur cœur sont droits. Bien qu’ils n’aient pas la Foi que donne le baptême, ils peuvent se joindre à notre combat car la doctrine de l’Observance que nous venons proposer reste absolument valable pour tous.

Mais aussi qu’unis tous ensembles, ils travaillent à la victoire sur le Malin et ses Serviteurs. Qu’ils agissent avec le détachement des héros martyrs qui bataillaient, se sacrifiaient et proclamaient toujours : nous agissons « Non pas pour notre gloire, non pas pour notre profit mais pour que la Gloire en revienne au Saint Nom du Seigneur » .

Qu’ils sachent répondre, à leur exemple, l’âme en Paix : « Notre Dieu est au Ciel et sur Terre tout ce qui existe n’est que par sa Volonté. Lui tout ce qu’il veut, où que ce soit, il le fait ».

C’est alors qu’en Vérité, ils seront les héritiers de la « Gens » des « Pagani », des « Tous Saints » qui ont toujours eu la fierté d’être Compagnons d’Arme du Christ et de la Sainte Trinité.

Ainsi quoiqu’il arrive, nous tous, le servons et servirons, nous le bénissons et bénirons, nous rendons et rendrons grâce à son Saint Nom « Usque ad Finem » (du début jusqu’à la Fin) « Memento Finis » (souviens-toi de la Fin).

AMEN

Le Conseil des Chevaliers et Compagnons d’Armes du Christ et de la Sainte Trinité.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 9 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Omne datum optimum

pikk012bigab.jpg« Nous vous exhortons de combattre avec ardeur les ennemis de la croix, et en signe de récompense, Nous vous permettons de garder pour vous tout le butin que vous aurez pris aux sarrasins sans que personne aie le droit de vous en réclamer une part. Et nous déclarons que votre maison, avec toutes ses possessions acquises par la libéralité des princes, demeure sous la protection et la tutelle du saint siège »

« Nous prohibons à toute personne d’exiger de vous des serments ou des hommages tels qu’ils se pratiquent parmi les gens du siècle. Nous défendons aussi à vos frères d’abandonner l’habit de votre maison ou de se rendre dans un autre ordre sans la permission du maître et du chapitre. Personne ne peut vous forcer à payer les dîmes, mais Nous vous confirmons la possession et la jouissance des dîmes qui vous auront été données avec l’assentiment des évêques. Afin que vous ayez la plénitude du salut et du soin de vos âmes, vous pouvez adjoindre à votre collège des clercs et des prêtres, pour la célébration des offices divins et pour donner le sacrement ecclésiastique. Vous pourrez les recevoir sans l’assentiment des évêques du diocèse, mais par l’autorité de la sainte église de Rome. Avant d’entrer dans votre maison, les clercs devront faire un an de probation et, s’ils se montrent des fauteurs de trouble ou seulement inutiles à la maison, vous pouvez les renvoyer et en choisir de meilleurs. Ils ne devront pas se mêler du gouvernement de votre maison, si ce n’est de l’assentiment du maître. Ils ont la charge du soin des âmes. Ils ne sont assujettis à personne, sinon au chapitre. Ils te doivent obéissance, cher fils robert, ainsi qu’à tes successeurs. En dehors des réserves que nous formulons au droit des évêques, en ce qui concerne les dîmes, les offrandes et les sépultures, nous vous concédons la faculté de construire des oratoires dans tous les lieux rattachés au temple, afin que vous et vos familiers puissiez entendre les offices et y être enterrés car il est mauvais pour votre conversion des mœurs, que les frères du temple, en allant à l’église se mêlent à la tourbe des pêcheurs et des fréquentateurs de femmes. »

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Batailles des Croisades en Orient

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Batailles des Croisades en Orient

Batailles de la Croisade des Albigeois

Batailles des Croisades baltes

Batailles des Croisades balkaniques

Batailles des Croisades Hussites

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Liste des principaux chefs croisés

templar-logo.gifPremière croisade (1097-1098)

croisés

religieux

croisades de secours (1101)

venus entre la première et la seconde croisade

Deuxième croisade (1147-1149)

croisés

barons de Terre-Sainte

venus entre la seconde et la troisième croisade

Troisième croisade (1189-1192)

croisés

barons de Terre-Sainte

partis avec la quatrième croisade (1204), mais arrivés en Terre-Sainte

venus entre la quatrième et la cinquième croisade

Quatrième croisade (1202-1204)

croisés

Cinquième croisade (1217-1221)

croisés

barons de Terre-Sainte

venus entre la cinquième et la sixième croisade

Sixième croisade (1228-1229)

croisés

barons de Terre-Sainte

venus entre la sixième et la septième croisade

Septième croisade (1248-1254)

croisés

religieux

barons de Terre-Sainte

venus entre la septième et la huitième croisade

  • 1269 : Robert de Crésèque, baron picard, chef d’un contingent français, sénéchal du royaume de Jérusalem († Acre 19 décembre 1269)

Huitième croisade (1270)

croisés

barons de Terre-Sainte

Neuvième croisade (1271)

croisés

  • La continuation de la huitième croisade ne peut être dénommée neuvième croisade alors qu’elle n’est que les soubresauts d’une petite armée qui avait tardé à rejoindre Louis IX. Edouard est un dur combattant certes mais autant dire seul avec pour seul espoir rejoindre Saint Jean d’Acre. Cette opération n’a reçut aucun aval des rois, elle n’est menée que par le fils du roi d’Angleterre.

venus après la Neuvième croisade

  • Octobre 1275 : Guillaume de Roussillon seigneur d’Annonay et autre places, chef du contingent français en Terre Sainte envoyé avec une ordonnance de Philippe III le Hardi et l’assentiment du Pape Grégoire X après le concile de Lyon de 1274. A disparu mystérieusement (assassinat) en 1277 suite à un coup d’état sur Saint Jean d’Acre d’une flotte sicilienne envoyée par Charles d’Anjou en mai 1277 et dirigée par le Comte Roger de San Severino.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 octobre, 2006 |2 Commentaires »

L’appel à la croisade du pape Urbain II

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L’appel à la croisade du pape Urbain II

L'appel à la croisade du pape Urbain II dans L'ordre des Templiers cale
  fdhaut dans L'ordre des Templiers
 
      Le 27 novembre 1095, à l’issue du concile de Clermont, le pape s’adresse aux évêques, pour demander d’aller au secours des chrétiens orientaux. Cet appel a été retranscrit, plusieurs années après, par Foucher de Chartres, sans doute témoin de l’homélie (allocution sur des matières religieuses).
Présent en Terre sainte en 1096, ce dernier est devenu le chapelain de Baudouin de Boulogne avant de mourir à Jérusalem en 1127. De 1100 à 1127, il a rédigé un récit de la première croisade, Historia Hierosolymitana, pour inciter les chevaliers occidentaux à se croiser. La croisade est conçue comme un pèlerinage pénitentiel pour racheter les chrétiens désunis, mais aussi comme un moyen de détourner la violence des chevaliers vers une lutte contre les « païens »
       
   
Ô fils de Dieu ! Après avoir promis à Dieu de maintenir la paix dans votre pays et d’aider fidèlement l’Église à conserver ses droits, et en tenant cette promesse plus vigoureusement que d’ordinaire, vous qui venez de profiter de la correction que Dieu vous envoie, vous allez pouvoir recevoir votre récompense en appliquant votre vaillance à une autre tâche. C’est une affaire qui concerne Dieu et qui vous regarde vous-mêmes, et qui s’est révélée tout récemment 
1. Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide.
En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges 2. Dans le pays de Romanie 3, ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.
Si vous demeuriez encore quelque temps sans rien faire, les fidèles de Dieu seraient encore plus largement victimes de cette invasion. Aussi je vous exhorte et je vous supplie – et ce n’est pas moi qui vous y exhorte, c’est le Seigneur lui-même – vous, les hérauts du Christ 4, à persuader à tous, à quelque classe de la société qu’ils appartiennent, chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, par vos fréquentes prédications, de se rendre à temps au secours des chrétiens et de repousser ce peuple néfaste loin de nos territoires. Je le dis à ceux qui sont ici, je le mande à ceux qui sont absents : le Christ l’ordonne.
À tous ceux qui y partiront et qui mourront en route, que ce soit sur terre ou sur mer, ou qui perdront la vie en combattant les païens, la rémission de leurs péchés sera accordée. Et je l’accorde à ceux qui participeront à ce voyage, en vertu de l’autorité que je tiens de Dieu.
Quelle honte, si un peuple aussi méprisé, aussi dégradé, esclave des démons, l’emportait sur la nation qui s’adonne au culte de Dieu et qui s’honore du nom de chrétienne ! Quels reproches le Seigneur Lui-même vous adresserait si vous ne trouviez pas d’hommes qui soient dignes, comme vous, du nom de chrétiens !
Qu’ils aillent donc au combat contre les Infidèles – un combat qui vaut d’être engagé et qui mérite de s’achever en victoire –, ceux-là qui jusqu’ici s’adonnaient à des guerres privées et abusives, au grand dam des fidèles ! Qu’ils soient désormais des chevaliers du Christ, ceux-là qui n’étaient que des brigands ! Qu’ils luttent maintenant, à bon droit, contre les barbares, ceux-là qui se battaient contre leurs frères et leurs parents ! Ce sont les récompenses éternelles qu’ils vont gagner, ceux qui se faisaient mercenaires pour quelques misérables sous. Ils travailleront pour un double honneur, ceux-là qui se fatiguaient au détriment de leur corps et de leur âme. Ils étaient ici tristes et pauvres ; ils seront là-bas joyeux et riches. Ici, ils étaient les ennemis du Seigneur ; là-bas, ils seront ses amis !

Foucher de Chartres, Historia Hierosolymitana,
dans Recueil des historiens des croisades, historiens occidentaux.
Cité par M. Balard, A. Demurger, P. Guichard dans Pays d’Islam et monde latin Xe-XIIIe siècles. Hachette, Paris, 2000. . Hachette, Paris, 2000.

      Notes
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  1. Allusion possible à la venue d’une ambassade byzantine au concile de Plaisance en mars 1095.
  2. Le Bosphore.
  3. L’Empire byzantin en tant que seul héritier de l’Empire romain.
  4. Le pape s’adresse aux évêques.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 8 octobre, 2006 |1 Commentaire »

Code Moral

croix.gifCode Moral

Aime ce qui est bien.
Ignore ce qui est mal.

Sois bonté, justice et compassion.
Ne critique jamais.

Sois patient, calme et mesuré.
Ne t’abandonne jamais à la colère ou à l’orgueil.

Sois pur, sensible et doux.
Ne pratique jamais l’ironie.

Sois confiant, satisfait et ouvert aux autres.
Ne doute pas et ne sois jamais envieux.

Sois modéré en toutes choses.
Evite les excès.

Sois humble, aimable, modeste, généreux
et respectueux d’autrui.
Ne sois jamais malveillant.

Sois vrai en paroles et en actes, dis la vérité.
Ne mens et ne médis jamais.

Sois serviable et bienveillant envers tout ce qui est.
Ne trompe et ne trahis personne.

Aime et protège la vie, répands la paix et l’harmonie.
Sur aucun plan ne manifeste d’agressivité.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 6 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

LES GRANDS MAITRES DE L’ORDRE DU TEMPLE

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LES GRANDS MAITRES DE L’ORDRE DU TEMPLE

Hugues de PAYENS 1119-1136 Guillaume de CHARTRES 1210-1218
Robert de CRAON 1136-1147 Pierre de MONTAIGU 1219-1232
Evrard des BARRES 1147-1151 Armand de PERIGORD 1232-1244
Bernard de TREMBLAY 1151-1153 Guillaume de SONNAC 1245-1250
André de MONTBARD 1154-1156 Renaud de VICHIER 1250-1252
Bertrand de BLANQUEFORT 1156-1169 Thomas BERAUD 1252-1273
Philippe de MILLY 1169-1170 Guillaume de BEAUJEU 1273-1291
Eudes de SAINT AMAND 1170-1180 Thibaud GAUDIN 1291-1292
Arnaud de la TOUR ROUGE 1180-1184 Jacques de MOLAY 1292-1314
Gérard de RIDEFORT 1184-1189 Sidiel de SCHOENING 1982-1990
Robert de SABLE 1189-1193 Noria des BAUX 1990-1999
Gilbert ARAIL 1193-1200 Emmanuel de MORACK 1999-…….
Philippe du PLAISSIEZ 1201-1218

EN BREF…..

1119

Fondation de l’Ordre du Temple par Hugues de Payens et Geoffroy de Saint-Omer.

1128

Approbation de la règle du Temple au concile de Troyes.

1134

Traité de Saint Bernard sur la milice du Temple.

1306

Le roi de France se réfugie au Temple pendant une émeute.

1307

Ouverture d’une enquête sur les Templiers par Clément V, sur la demande de Jacques de Molay.
- 13 octobre : à l’aube les Templiers sont arrêtés sur l’ordre de Philippe le Bel.
- 17 novembre : bulle de Clément V ordonnant l’arrestation des Templiers du monde.

1313

Procès de Jacques de Molay.

1314

Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay sont brûlés à la pointe de l’île aux Juifs à Paris.

1318

Rencontre templière en Dalmatie sous l’autorité de Geoffroy de Gonneville, Grand Prieur d’Aquitaine.

1318/1320

Un groupe directeur templier siège pendant deux ans à Corfou.
A partir de ce moment là, le mouvement templier est divisé en trois groupes (pouvoir, savoir, sagesse). Il va agir dans le monde entier.

1968

La résurgence du Temple est décidée à partir du choix fait par les groupes Savoir (F.S.) et Sagesse (F.A.).

1973

Les travaux de préparation terminés, la phase active de cette renaissance commence et doit durer 9 années.

1982

Ouverture de l’Ordre sur l’extérieur et élection du 23ème Grand Maître lors du Chapître Général de Pentecôte.

1990

Election du 24ème Grand Maître lors du Chapître Général de Pentecôte.

1999

Election du 25ème Grand Maître lors du Chapître Général de Pentecôte.

2002 et +

…/…
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 6 octobre, 2006 |1 Commentaire »

LA FONCTION CHEVALERESQUE

sect_03.jpgLA FONCTION CHEVALERESQUE

 

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a Chevalerie est une fonction sociale permanente, c’est une constante de l’histoire. C’est une erreur de ne voir en elle qu’une institution : l’Esprit Chevaleresque est beaucoup plus important que les formes variables dans lesquelles il s’est incarné, s’incarne ou s’incarnera. A l’intérieur même de ses institutions, c’est d’abord une Chevalerie Spirituelle et monastique qui ne relève et n’obéit qu’à sa propre autorité intérieure. C’est aussi une Chevalerie « savante » avec ses « initiations », ses sciences sacrées et son ésotérisme, qui sont l’inspiration et le fondement même de son action et de sa pensée.

Elle est, comme les ordres monastiques, « dans le monde, tout en n’étant pas du monde », poursuivant des objectifs d’un autre ordre, avec des moyens d’un autre ordre. La Chevalerie apparaît toujours non comme une victoire d’un pôle sur un autre, ni comme une synthèse arrêtant le mouvement, mais au contraire comme le moteur dynamique d’un progrès qui n’est pas une ligne droite continue, mais toujours un dépassement et un changement de plan. La Chevalerie a toujours tenté de résoudre trois problèmes qui n’en font qu’un : l’unité du Pouvoir, l’unité du Savoir avec la « mathèse » et la hiérarchie des sciences et l’unité de l’Amour, avec la Fraternité Universelle.

La Chevalerie est Une, car elle est le chemin de l’Unité, au sein même du jeu de l’apparente diversité. Elle est le lien de l’unité dans la diversité, tout en étant respectueuse de la diversité dans l’unité. Elle est une fonction de catalyse, d’arbitrage, d’équilibre d’un vaste ensemble fonctionnel, par une infime minorité créatrice qui oeuvre à établir un système d’échanges et de coopérations fraternelles entre tous. La fonction de la Chevalerie est de réaliser la synthèse de l’Amour, du Savoir, et du Pouvoir, celui d’un équilibre pacifique mais dynamique entre le Temporel et le Spirituel, la Raison et l’Intuition religieuse de l’Unité.

Elle a toujours été une Force Spirituelle qui peut être définie comme un lien, un troisième terme de conciliation, d’arbitrage et d’harmonie entre les divers couples d’opposés, les nombreuses dualités « manichéennes » qui s’affrontent depuis la nuit des temps. C’est une Fonction Spirituelle d’intégration du particulier dans le général, c’est un lien qui rapproche les êtres et les choses en soulignant leur individualité originale en une vision du monde, où chacun apparaît comme un élément solidaire d’un ensemble.

Elle est la Conscience de la Fraternité entre toutes les créatures des différents règnes de la nature.

Le but de la Chevalerie est d’être ce lien et de jeter ce pont dont elle construit les Arches. C’est le lien vivant entre toutes les dualités et polarités, le régulateur et le transformateur des énergies venues d’en bas et de celles venues d’en haut.

Elle est aussi le gardien de cette Tradition du Temple Universel, une force d’Unité, d’Ordre et de Justice. A chaque minute, en chaque circonstance de notre vie privée et de nos relations humaines, chacun de nous fait pencher la balance de l’histoire dans le sens de la Justice Chevaleresque ou de l’injustice, même si son choix est inconscient. Chacun porte la lourde responsabilité des sentiments les plus secrets de son coeur, car rien n’est insignifiant dans ce qui s’y passe; c’est là que s’écrit l’Histoire, avant de se manifester au dehors dans le reflet des faits objectifs.

Tous ceux qui travaillent à unir, non à diviser, à faire comprendre, estimer, aimer et non à faire haïr et mépriser, à élever l’homme en l’intéressant à ses semblables, à sa vie intérieure, au monde et à la vie de la nature, tous ceux-là sont animés de l’ Esprit Chevaleresque. Ils en sont les serviteurs, conscients ou non.

Avant l’Institution Chevaleresque, il y a l’Esprit Chevaleresque: l’âme crée le corps. C’est pourquoi le postulant à la Chevalerie, l’aspirant Chevalier, doit être conscient de sa nature propre et du rôle qu’il entend jouer au sein des diversités de la vie universelle.

Pour ce combat Chevaleresque, il doit être parfaitement préparé et être armé des « Armes de Lumière », qui sont l’Epée à double tranchant du Discernement et du Détachement, la Lance du Courage et la Lumière de l’Intelligence qui est Sagesse et Intuition. Il devient ainsi un adepte de l’Art Royal, qui est l’Art Chevaleresque. C’est la connaissance des Lois qui régissent l’évolution et la mise en ordre des cités. Tout Chevalier doit être ainsi initié à cet Art Royal par ceux qui sont les gardiens de cet Enseignement: les Ordres Chevaleresques et Monastiques.

Lorsqu’il est intégré à la plus grande vie de son ordre, le Chevalier participe avant tout à la dimension sacrée du monde et de l’homme. C’est pour lui le moyen d’éveiller sa conscience à une réalité plus haute que celle du monde ordinaire; il sert ainsi le Spirituel et non plus le Temporel.

Le pouvoir de cette « Chevalerie de l’Esprit », c’est le pouvoir de l’Intelligence, c’est cette science des sciences, cette mathèse qui est la Tradition Universelle et dont nous constatons l’existence en toute Chevalerie, en tous temps et en tous lieux. La science des sciences, Tradition Universelle ou Tradition Primordiale, est la base et la condition d’un véritable pluralisme de pouvoirs associés, c’est-à-dire la véritable synarchie. Cette science de l’Unité est le moyen, le véhicule qui permet le dépassement de notre conscience ordinaire; elle relie la raison à l’intuition, la science moderne à l’homme de demain, l’homme à Dieu, l’homme à la Science de la Vie qui est le Coeur de l’Unité. Son but, c’est la réalisation et l’Harmonisation des êtres et des choses et l’épanouissement de l’homme total, Corps, Âme et Esprit.

Voici la nouvelle Croisade des temps modernes, vers ce que nous, Templiers, appelons : l’Age d’or et la Religion Universelle de l’Esprit Saint.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 6 octobre, 2006 |Pas de commentaires »
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