Archive pour octobre, 2006

Sodalitium Pianum (La Sapinière)

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Sodalitium Pianum    

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1 – Nous sommes des Catholiques-Romains intégraux. Comme ce mot
 l’indique, le 
Catholique-Romain intégral accepte intégralement la doctrine, la
 discipline, 
les directions du Saint-Siège et toutes leurs conséquences légitimes
 pour 
l’individu et pour la société. Il est « papiste », clérical,
 antimoderniste, 
antilibéral, anti sectaire. Donc il est intégralement
 contre-révolutionnaire, 
parce qu’il est l’adversaire non seulement de la Révolution jacobine et 
du radicalisme sectaire, mais également du libéralisme religieux et
 social. 
Il reste absolument entendu qu’en disant « Catholique-Romain intégral » 
on n’entend point modifier d’une façon quelconque le titre authentique
 et 
glorieux de « Catholique-Romain ». Le mot « intégral » signifie
 seulement 
« intégralement Catholique-Romain », c’est-à-dire pleinement et
 simplement 
Catholique-Romain sans les additions ou les restrictions correspondant
 (même 
en dehors de l’intention de ceux qui les emploient), tant aux
 expressions 
de « catholique libéral », « catholique social » et de toute autre
 semblable, 
qu’au fait de ceux qui tendent à restreindre en théorie ou en pratique
 l’
application des droits de l’Eglise et des devoirs du catholique dans la 
vie religieuse et sociale.
2 – Nous luttons pour le principe et pour le fait de l’Autorité, de la 
Tradition, de l’Ordre religieux et social dans le sens catholique de
 ces 
mots et dans ses déductions logiques.
3 – Nous considérons comme des plaies dans le corps humain de l’Eglise, 
l’esprit et le fait du libéralisme et du démocratisme soi-disant
 catholiques, 
aussi bien que du Modernisme intellectuel et pratique, radical ou
 modéré, 
avec leurs conséquences.
4 – Dans le cas pratique de la discipline catholique, nous vénérons et 
suivons les Evêques placés par le Saint-Esprit pour gouverner l’Eglise
 de 
Dieu sous la direction et le contrôle du Vicaire de Jésus-Christ, avec
 lequel 
nous voulons être toujours, avant et malgré tout.
5 - La nature de l’Eglise catholique nous enseigne, et son histoire
 nous 
le confirme, que le Saint-Siège est le centre vital du catholicisme ;
 pour 
cela même, à un certain point de vue et surtout à raison de certaines
 circonstances, 
l’attitude momentanée du Saint-Siège est aussi la résultante de la
 situation 
religieuse et sociale. Ainsi nous comprenons pleinement que Rome puisse 
quelquefois se taire et attendre, à cause de la situation elle-même,
 telle 
qu’elle se présente à ce moment-là. En de tels cas nous nous garderons
 bien 
d’en prendre prétexte pour rester inactifs devant les dommages et les
 dangers 
de la situation. Dès que, dans chaque cas, nous avons compris et
 contrôlé 
d’une façon sûre la réalité des choses, nous agissons de la meilleure
 manière 
possible pour parer à ces dommages et à ces dangers, toujours et
 partout 
selon la volonté et le désir du Pape.
6 – Dans notre observation et dans notre action nous nous plaçons
 surtout 
au point de vue « catholique », c’est-à-dire universel, - soit dans le
 temps, 
à travers les différents moments historiques, - soit dans l’espace, à
 travers 
tous les pays. Nous savons que, dans les contingences momentanées et
 locales, 
il y a toujours, au moins dans le fond, la lutte séculaire et
 cosmopolite 
entre les deux grandes forces organiques : d’un côté l’unique
 Eglise de 
Dieu, Catholique-Romaine, de l’autre côté les adversaires du dehors et
 du 
dedans. Ceux du dehors (les sectes judéo-maçonniques et leurs alliés
 directs) 
sont dans les mains du Pouvoir central de la Secte ; ceux du dedans
 (modernistes, 
démo-libéraux, etc.) lui servent d’instrument conscient ou inconscient
 d’infiltration 
et de décomposition parmi les catholiques.
7 – Nous combattons la secte du dedans et du dehors, toujours et
 partout, 
sous toutes ses formes, par tous les moyens honnêtes et opportuns. Dans 
les personnes des sectaires du dedans et du dehors et de leurs
 complices, 
nous combattons seulement la réalisation concrète de la Secte, de sa
 vie, 
de son action, de ses plans. Cela, nous entendons le faire sans rancune 
envers nos frères égarés, comme aussi sans aucune faiblesse et sans
 aucune 
équivoque, comme un bon soldat traite sur le champ de bataille tous
 ceux 
qui combattent sous le drapeau ennemi, leurs aides et leurs complices.
8 – Nous sommes pleinement :
- contre toute tentative d’amoindrir, de rendre secondaires, de
 dissimuler 
systématiquement les revendications papales pour la Question Romaine, d’
écarter l’influence sociale de la Papauté, de faire dominer le
 laïcisme 
; - pour la revendication inlassable de la Question Romaine selon les
 droits 
et les directions du Saint-Siège, et pour un effort continuel en vue de 
ramener, le plus possible, la vie sociale sous l’influence légitime
 et bienfaisante 
de la Papauté et, en général, de l’Eglise catholique ; 

9 - contre l’inter confessionnalisme, le neutralisme et le
 minimalisme religieux 
dans l’organisation et l’action sociales, dans l’enseignement,
 aussi bien 
que dans toute activité de l’homme individuel et de l’homme collectif,
 laquelle 
relève de la vraie morale, donc de la vraie religion, donc de l’Eglise ;
- pour la confessionnalité dans tous les cas prévus dans l’alinéa
 précédent 
; et si, dans des cas exceptionnels et transitoires, le Saint-Siège
 tolère 
des réunions interconfessionnelles, pour une application consciencieuse 
et contrôlée de cette tolérance exceptionnelle, et pour sa durée et son 
extension le plus possible restreintes, selon les intentions du
 Saint-Siège 
;
10 - contre le syndicalisme ouvertement ou implicitement « areligieux
 », 
neutre, amoral, qui amène fatalement la lutte antichrétienne des
 classes 
selon la loi brutale du plus fort ; contre le démocratisme, même quand
 il 
s’appelle chrétien, mais toujours plus ou moins empoisonné des idées et 
des faits démagogiques ; contre le libéralisme, même quand il s’appelle 
économico-social, qui pousse par son individualisme à la désagrégation
 sociale 
;
- pour l’harmonie chrétienne des classes entre elles, aussi bien
 qu’entre l’
individu, la classe et la société entière ; pour l’organisation
 corporative 
de la société chrétienne, selon les principes et les traditions de
 justice 
et de charité sociale, enseignés et vécus par l’Eglise et le monde
 catholique 
pendant de longs siècles, et qui par conséquent sont parfaitement
 adaptables 
à toute époque et à toute société vraiment civilisées ;
11 - contre le nationalisme païen, qui fait pendant au syndicalisme
 areligieux, 
l’un considérant les nations comme l’autre les classes, c’est-à-dire
 des 
collectivités dont chacune peut et doit pousser moralement ses intérêts 
propres, complètement en dehors et à l’encontre de ceux des autres,
 selon 
la loi brutale dont nous venons de parler ; et en même temps contre
 l’antimilitarisme 
et le pacifisme utopiste, exploités par la secte dans le but
 d’affaiblir 
et d’endormir la société sous le cauchemar judéo-maçonnique ;
- pour le patriotisme sain et moral, patriotisme chrétien dont
 l’histoire 
de l’Eglise catholique nous a donné toujours des exemples splendides ;
12 - contre le féminisme qui exagère et dénature les droits et les
 devoirs 
de la femme, en les mettant au-dehors de la loi chrétienne ; contre la
 coéducation 
des sexes ; contre l’initiation sexuelle de la jeunesse ;
- pour l’amélioration des conditions matérielles et morales de la
 femme, 
de la jeunesse, de la famille, selon la doctrine et la tradition
 catholiques 
;
13 - contre la doctrine et contre le fait profondément antichrétiens de 
la séparation entre l’Eglise et l’Etat, aussi bien qu’entre la Religion 
et la civilisation, la science, la littérature, l’art ;
- pour l’union loyale et cordiale de la civilisation, de la
 science, de 
la littérature, de l’art aussi bien que de l’Etat avec la Religion
 et donc 
avec l’Eglise ;
14 - contre l’enseignement philosophique, dogmatique et biblique «
 modernisé 
» qui, même quand il n’est pas tout à fait moderniste, est tout au
 moins 
rendu pareil à un enseignement archéologique ou anatomique, comme s’il
 ne 
s’agissait pas d’une doctrine immortelle et vivificatrice que tout le
 clergé, 
sans exception, doit apprendre surtout pour son ministère sacerdotal ; -
 pour l’enseignement ecclésiastique inspiré et guidé par la
 glorieuse tradition 
de la Scolastique, des Saints Docteurs de l’Eglise et des meilleurs
 théologiens 
du temps de la Contre-réforme, avec toutes les aides sérieuses de la
 méthode 
et de la documentation scientifiques ;
15 - contre le faux mysticisme à tendances individualistes et
 illuministes 
;
- pour la vie spirituelle intense et profonde, selon l’enseignement
 doctrinal et 
pratique des saints auteurs et des mystiques loués par l’Eglise ;
16 - en général contre l’exploitation du clergé et de l’Action
 catholique 
par tout parti politique ou social ; et en particulier contre
 l’engouement 
« social », qu’on veut inoculer au clergé et à l’Action catholique sous 
prétexte « sortir de la sacristie » pour n’y entrer que trop rarement,
 ou 
en cachette, ou tout au moins avec l’esprit absorbé par le reste ;
- pour le maintien de l’action ecclésiastique et respectivement de
 l’Action 
catholique dans son ensemble sur le terrain ouvertement religieux,
 avant 
tout, et sans engouements « sociaux » ou semblables, pour le restant ;
17 - contre la manie ou la faiblesse de tant de catholiques de vouloir 
paraître « conscients et évolués, vraiment de leur temps », et « bons
 enfants 
» en face de l’ennemi brutal ou hypocrite mais toujours implacable, -
 tout 
prêts à étaler leur tolérance, à rougir, sinon à médire, des actes de
 juste 
rigueur accomplis par l’Eglise ou pour elle, - tout prêts à un
 optimisme 
systématique envers les pièges de l’adversaire, et réservant leurs
 méfiances 
et leurs duretés pour les Catholiques-Romains intégraux ;
- pour une attitude juste et convenable, mais toujours franche,
 énergique 
et inlassable vis-à-vis de l’ennemi, de ses violences, de ses ruses ;
18 - contre tout ce qui est opposé à la doctrine, à la tradition ,à la 
discipline, au sentiment du Catholicisme intégralement Romain ; - pour
 tout 
ce qui leur est conforme

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 28 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Dans l’Unité de notre Divin Maître

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Je sais que la vie et la Voie sont souvent antinomique dans l’esprit de chacun ; qu’il faut d’abord se frayer un chemin dans la vie avant de pouvoir aborder la Voie avec la sérénité nécessaire à une véritable recherche intérieure… Du moins, c’est ce que beaucoup diront sans prendre le temps de s’apercevoir de leur bévue. Car la question reste posée : La Voie est elle un complément de la vie ou la vie est elle une matérialisation de la Voie ?

Et, c’est à vous frères et sœurs sur le sentier, Cherchants du monde entier qu’il appartient de répondre !

Votre tête regorge de mots savants… Vous faites de votre vie une accumulation de mots encycliques ou encyclopédiques que vous étalez consciencieusement lors de réunions mondaines, de Tenues bleue, blanche ou arc en ciel sans que nul ne s’inquiète du modus operandi, de ce qu’impliquent ces savoirs dans votre vie de tous les jours…

Car quoi qu’en disent les livres en tout genre qui foisonnent aujourd’hui dans les grandes surfaces de l’ésotérisme… Un savoir ne sert à rien s’il n’est intégré et mis en pratique en toute conscience… Nul savoir n’est utile s’il n’est Con-naissance !

Du savoir, je vous en livre régulièrement depuis plus d’une année… Mais qu’en faites vous ? Vous a-t-il permis d’entrer sur la Voie ? Vous a-t-il permis d’être plus tolérant ? De vivre dans l’Amour ? Vous a-t-il permis d’essayer de comprendre avant de porter tel ou tel jugement et de devenir pire que ceux que vous détractez ?

Certains souriront en lisant ces lignes, d’autres rugiront… mais là n’est pas le but… J’aimerais mieux réveiller vos âmes, vos Esprits, vos consciences de Cherchants !

Nous vivons dans un monde de lois, de règlements, de jugements censés nous protéger mais, plus nous emplissons les codes juridiques et plus nous générons une société d’irresponsables, plus nous avons peur…. Ce savoir accumulé, année après année ne nous a permis que de nous rendre compte que la seule chose que nous savons est que nous ne savons rien ! Et cela parce que nos lois n’ont servi qu’à museler les Maîtres véritables et à laisser le champ libre aux charlatans en tout genre ou à emplir les tiroirs caisses des grandes surfaces de l’ésotérisme…

Les Ordres Traditionnels n’étaient qu’une trentaine dans le monde au début du siècle dernier, ils sont plus de 300.000 qui se réclament pour tel aujourd’hui si l’on compte dans le lot, les groupes new age ne tout genre… Et alors qu’il n’y avait qu’une trentaine d’églises, elles sont aujourd’hui plus de 3000… Que vous le vouliez ou non, nous sommes bien entré dans ce que les anciens appelaient l’age noir… Ce savoir que vous accumulez si consciencieusement vous éloigne chaque jour un peu plus de la Connaissance !

Qui allez-vous choisir aujourd’hui pour accompagner votre Voie ?

  • Un Ordre dit Traditionnel bardé de Hiérarchie à la discipline militaire ?
  • Un courant new age faiseur d’anges, de fées ou d’esprit en tout genre ?
  • Un autre éveilleur de Maîtres es catégories ?
  • Ou même retrouver votre bonne et chère église couverte d’or et aux discours discordants et sectaires ?

Que vous voilà dans l’embarras !

Alors, laissez moi vous donner un conseil… mettez de côté tout ce savoir qui vous encombre, ôtez toutes vos croyances, tout ce que d’autres vous ont dit… et commencez par reprendre toutes vos conceptions une à une, essayez de les mettre en pratique dans votre vie, ainsi se construira votre foi ! Fuyez tous les lieux de savoir… Ce savoir n’est utile que si vous pouvez l’allier au savoir-faire et au savoir-faire-faire ! et recherchez la con-naissance, ce avec quoi vous êtes naît, ce avec quoi vous renaîtrez ! Et œuvrez à votre réalisation. La vie et la Voie sont une seule et même chose ! Si vous devez vous cacher pour la réaliser, vous êtes dans l’erreur ! Si vous ne pouvez mettre en pratique avec vos voisins, vos amis, vos collègues de travail, vous n’êtes plus dans la vie, donc plus dans la Voie ! Ne recherchez pas la piqûre hebdomadaire ou mensuelle de connaissance mais devenez opératif, actif, présent dans la Voie comme dans la vie ! Ainsi vous trouverez la Paix et l’Amour !

Dans l’Unité de notre Divin Maître

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 26 octobre, 2006 |1 Commentaire »

Charles de Gaulle

perso.gifCharles de Gaulle

Discours à Rome, le 27 juin 1959 :

«  Nous avons une responsabilité, celle de jouer la rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est, c’est presque banal de le dire, s’il n’était pas d’abord un pays catholique. Partout où il m’est donné de passer, non seulement dans la métropole, mais à travers les pays de la Communauté, et souvent aussi en terre étrangère, les Françaises et les Français religieux sont présents. Je constate et salue leurs efforts, leurs mérites, et je prends acte de ce que servant Dieu, il servent aussi notre patrie. De tout cela je voudrais vous remercier très simplement, en ajoutant comme dernier mot, l’affirmation de mon entière confiance dans les destinées de notre pays. Je pense que si Dieu avait voulu que la France mourût, ce serait fait/ Il ne l’a pas voulu, elle vit, l’avenir est à elle ;  »

Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 24 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Testament de saint Louis

fleurdelysbut.jpgTestament de saint Louis
«  Beau Fils, la première chose que je t’enseigne est que tu mettes tout ton coeur à aimer Dieu. Car sans cela nul ne peut se sauver.
«  Garde-toi de faire chose qui à Dieu déplaise, c’est-à-dire mortel péché. Tu devrais même souffrir toutes manières de tourment plutôt que de pécher mortellement.
«  Si Dieu t’envoie adversité, souffre-la en bonne grâce et en bonne patience, et rends-Lui en grâce et pense que tu l’as bien desservi et qu’il tournera tout à ton profit.
«  S’il te donne prospérité, L’en remercie humblement, en sorte que tu n’en sois pas pire ou par orgueil ou par autre manière, de ce dont tu dois mieux valoir. Car l’on ne doit pas Dieu de ses dons guerroyer.
«  Confesse-toi souvent, et élis confesseurs prud’hommes qui te sachent enseigner ce que tu dois faire et de quoi tu dois te garder…
«  Le service de Sainte Église écoute dévotement sans bourder et rire, regarder çà et là ; mais prie Dieu de bouche et de coeur en pensant à Lui dévotement et spécialement à la Messe à l’heure que la Consécration est faite.
«  Le coeur aie doux et pitoyable aux pauvres et à ceux qui souffrent de coeur et de corps, et les conforte et leur aide selon ce que tu pourras.
«  Maintiens les bonnes coutumes du royaume et les mauvaises abaisse.
«  Ne convoite pas sur ton peuple, ne le charge pas de toltes (impôts) ni de taille, et si ce n’est par trop grand besoin.
«  Si tu as quelque affliction de coeur, dis-la aussitôt à ton confesseur ou à quelque prud’homme. Ainsi tu la porteras plus légèrement.
«  Gardes que tu aies en ta compagnie tous prud’hommes, soit religieux, soit séculiers ; aie souvent parlement avec eux et fuis la compagnie des mauvais.
«  Et écoute volontiers les semons ou publics ou privés ; et recherche volontiers prières et pardons.
«  Aime tout bien et hais tout mal en quoi que ce soit.
«  Nul ne soit si hardi qu’il dise devant toi parole qui attire ou pousse à pécher, ou qu’il médise par détraction.
«  Ne souffre que l’on dise devant toi nulle vilenie de Dieu ni de ses saints, que tu n’en fasses tantôt vengeance.
«  Rends souvent grâces à Dieu de tous les biens qu’Il t’a faits, afin que tu sois digne d’en plus avoir.
«  Pour justice et droiture garder, sois raide et loyal envers tes sujets, sans tourner ni à droite ni à gauche, mais toujours droit.
«  Et si un pauvre a querelle contre un riche, soutiens le pauvre plus que le riche jusques à temps que la vérité soit éclaircie.
«  Si quelqu’un a querelle contre toi, sois toujours pour lui et contre toi jusque l’on sache la vérité. Car ainsi jugeront les conseillers plus hardiment selon droiture et selon vérité.
«  Si tu retiens rien d’autrui, ou par toi ou par tes devanciers, si c’est chose certaine, rends sans tarder. Si c’est chose douteuse, fais enquérir par sages hommes en hâte et diligemment.
«  À cela tu dois mettre toute ton attention que tes gens et tes sujets vivent en paix et en droiture sous toi, mêmement les bonnes villes et les bonnes cités de ton royaume ; et les garde en l’état et en la franchise où tes devanciers les ont gardées. Et s’il y a choses à amender, amende-les et les redresse, et les tiens en faveur et amour.

Car par la force et la richesse de tes bonnes villes, les particuliers et étrangers redouteront de se mal conduire envers toi, spécialement les pairs et les barons. Il me souvient de Paris et des bonnes villes de mon royaume, qui m’aidèrent contre les barons quand je fus nouvellement couronné.
«  Honore et aime particulièrement les religieux et toutes personnes de sainte Église.
«  L’on raconte du roi Philippe, mon aïeul, qu’une fois un de ses conseillers lui dit que la sainte Église lui faisait grands torts et forfaits, en ce que les clercs lui ôtaient de son droit et empiétaient sur sa justice ; que c’était grande merveille qu’il le souffrît. Et le bon roi répondit qu’il le croyait bien. Mais quand il regardait les bontés et les courtoisies que Dieu lui avaient faites, il aimait mieux laisser son droit aller que susciter contestation ou scandale à la Sainte Église.
«  À ton père et à ta mère tu dois honneur et révérence porter, et garder leurs commandements.
«  Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et tiens leur lieu de père pour les enseigner sur tout bien. Garde-toi que, par amour pour eux, tu te détournes de faire droit et que tu ne fasses à autrui chose que tu ne dois.
«  Donne les bénéfices de sainte Église à personnes bonnes et dignes, et sur le conseil de prud’hommes. Et donne à ceux qui n’ont rien de sainte Église.
«  Garde-toi d’exciter guerre sans très grande délibération et surtout contre tout homme chrétien. S’il faut la faire, garde sainte Église et ceux qui n’ont en rien méfait, de tout dommage.
«  Apaise au plus tôt que tu pourras guerres et conflits soit tiens, soit de tes sujets comme Saint Martin faisait ; car, au temps que par Notre Seigneur il savait qu’il devait mourir, il alla pour mettre la paix entre les clercs de son archevêché ; et lui fut avis que, ce faisant, il faisait bonne fin.
«  Sois diligent d’avoir bons prévôsts et bons baillis et enquiers souvent d’eux et de ceux de ta maison, comme ils se conduisent.
«  Cher Fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévôt à l’Église de Rome et au souverain pontife, notre père, et que tu lui portes révérence et honneur comme tu dois à ton père spirituel. Travaille-toi à empêcher tout péché et principalement vilain sermon et fais détruire les hérésies suivant ton pouvoir.
«  Encore je te requiers que tu reconnaisses les bienfaits de Notre-Seigneur et que tu lui rendes grâces et merci.
«  Prends garde que les dépenses de ton hôtel soient raisonnables et mesurées.
«  Enfin, doux fils, je te conjure et requiers que, si je meurs avant toi, tu fasses secourir mon âme en messes et oraisons, par tout le royaume de France, et que tu m’accordes une part spéciale et plénière dans tout le bien que tu feras.
«  En dernier, cher fils, je te donne toutes bénédictions que bon père et pieux peut donner à son fils, et que benoîte Trinité et tous les saints te gardent et te défendent de tout mal ; et que Dieu te donne sa grâce de faire sa volonté toujours, de sorte qu’il soit honoré par toi.
«  Et que nous puissions après cette mortelle vie être ensemble avec Lui et Le louer sans fin. Amen. »

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 24 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

APERÇU SUR LES ORIGINES DE LA TRADITION DU TEMPLE

banderoletemplier.pngAPERÇU SUR LES ORIGINES DE LA TRADITION DU TEMPLE

Vous savez tous que l’Ordre du Temple est né en 1118 en Champagne. II y fut créé par neuf Chevaliers. A l’origine, l’Ordre s’est appelé «Les pauvres Chevaliers du Christ». On dit que sa principale mission était la protection des routes suivies par les Croisés et les pèlerins en Orient.  

Dans un coffre, enfoui au château d’Argigny, il existe un parchemin qui relate qu’Hugues de Payns était disciple de Saint Bernard. C’est Saint Bernard qui aurait suscité la création de l’Ordre, et le départ vers Jérusalem des premiers Chevaliers. Il les aurait chargés d’une mission secrète, religieuse et politique très importante. C’est lui qui, plus tard, a établi les règles de l’Ordre qui, on le sait, ont été approuvées par le Concile de Troyes, en 1128. 

L’Ordre s’est rapidement développé, tant en France qu’à l’étranger, créant de nombreuses « Préceptories » appelées plus communément « Commanderies » et des Maisons du Temple. L’objet principal de mon travail est de montrer comment s’est développé en Orient l’ésotérisme de l’Ordre du Temple. 

Mais, avant d’aborder cela, je vais vous rappeler qu’en Irlande les templiers ont crée un centre important vers la fin du XIIème siècle dans le Comté de Dublin, à Clontarf, préceptoire de Saint-Congal. Avant eux vivaient de nombreux Jomvikings. Ils faisaient partie d’une association de l’Occident, importée de Scandinavie. 

Ils croyaient au troisième oeil donnant la clairvoyance et la connaissance. Ils possédaient une statuette à trois faces appelée « Mimère ». Sur chaque face, une pierre était insérée entre les yeux à l’emplacement du troisième œil. Mimère, en mythologie, était le gardien de la «fontaine cachée», de l’esprit et de la sagesse. Leur écriture était runique. Ils étaient dépositaires de la tradition primordiale.  

Après avoir été persécutés et chassés par l’Eglise, les Jomvikings se sont, pour la plupart, réfugiés dans des Ordres secrets, particulièrement dans celui du Temple. En s’incorporant aux Templiers, ils leur ont confié la tradition primordiale, de nombreux symboles et l’explication des lettres sacrées de leur écriture runique. Les Templiers ont ajouté cette tradition à la leur. On trouve encore des traces des Jomvikings en Chaldée, en Irlande et en Ecosse. 

Revenons à l’Orient. Pendant les Croisades, les Templiers ont été très unis aux Compagnies de maçons, à certains Chevaliers de Terre Sainte appartenant principalement à l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (1) et à l’Ordre de Saint Lazare fondé en Palestine en 1120. Cet Ordre a créé en Orient d’importantes léproseries appelées maladreries. Leur maison la plus importante pour l’Ecosse et l’Irlande était celle de Burton Lazare, dans le Comté de Leicester. Les Chevaliers de Saint Lazare connaissaient la transmission des mystères venus d’Egypte et d’Orient. Ils disaient que la Maçonnerie a été fondée dans la haute antiquité et renouvelée en Terre Sainte par les Croisés réunis. Le protecteur de l’ordre de Saint Lazare était le Prêtre Jean qui devint évêque, et qui était d’origine cypriote. Il est certain que les Ordres médiévaux avaient une source chevaleresque et palestinienne. 

Quand l’Ordre du Temple a été dissous, l’Eglise a occulté volontairement tout ce qui s’y rapportait. Par contre, de nombreux croisés ont reconnu qu’il y avait un lien étroit entre la Franc-maçonnerie, le christianisme et le peuple d’Israël, en se référant aux enseignements de Moïse, de Salomon et de Zorobadel, prince de la Maison de David. Une élite de Chevaliers d’origines diverses a créé en Terre Sainte une fraternité entre les différents Ordres et le christianisme, et a fait revivre les mystères initiatiques. Cette fraternité formait un centre spirituel en Terre Sainte. 

La doctrine des Templiers, celles de l’Orient et celles des origines du christianisme se rencontrèrent et se scellèrent, particulièrement à Chypre. On dit que ce sont les  »liens’ Qui ont   existé entre le monde oriental la chevalerie du Temple qui auraient introduit dans la franc-maçonnerie des grades tels que « chevalier kaddosh ». Beaucoup d’initiés templiers étaient francs-maçons. Leur Saint protecteur était le même que celui de l’Ordre des Hospitaliers. Il y avait en Orient, un homme du nom de Jean Elemosynaire, né à Chypre, devenu évêque vers 608, qui a eu une grande influence. Il avait la vocation de la pauvreté, avait une vision élevée de la charité et comme le dit Dante dans son chant II du Paradis :

« La charité fut si constante et farouche que, là où resta Marie auprès de la croix, elle y monta pour pleurer avec le Christ »                                                         Elemosynaire Mourut en 6X7à l’âge de 64 ans à Âmathos, ayant prêché et pratiqué la tolérance. L’Eglise orthodoxe d’Orient honore sa mémoire le 11 Novembre et l’Eglise romaine le 23 Janvier en tant que martyr. 

Après lui, Jean l’Aumônier a instruit par ses prêches des personnes appar­tenant à diverses  ethnies, de l’Orient à l’Occident, et particulièrement les colonies arméniennes. Celles-ci ont influencé l’Orient chrétien durant toute l’époque des croisades. L’Arménie a été la terre d’élection du proche Orient où se sont rencontre les civilisations perse, caucasienne et méditerranéenne. Elle a facilité leur interpénétration et les a enrichies de ses propres traditions tout en respectant les leurs. Elle est devenue un foyer de rayonnement spirituel. A ce moment là, le siège de la milice templière à Chypre regroupait l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean, l’Ordre de Saint Lazare et les Knight templars de la maçonnerie britannique. Mais les liens entre les Templiers et tous ces êtres ne pouvaient être compris que par des initiés. Par leurs contacts humains, ils ont échangé des rites et ont développé la doctrine ésotérique des Templiers, et cela s’est perpétué jusqu’à l’heure actuelle. Il existait dans ces divers pays deux tendances différentes : 

- les nestoriens, en relation avec le lamaïsme et l’Islam, - les sabéens qui ont influencé le monde arabe au temps des Khalifes. L’église grecque, le monarchisme égyptien, les coptes développaient le courant « hésychaste » pratiqué par des sémites d’Orient qui poussaient jusqu’à l’outrance, arrivant même à créer une hérésie. Ils ont troublé l’Eglise grecque du XIème au XIIIème siècle. 

Les Templiers ont été imbus de l’ésotérisme de ces communautés orientales. Cela explique l’incompréhension de l’Occident à leur égard, Après la chute d’Acre en 1291, les Templiers ont transporté leur quartier général au château de Limassol, à Chypre, où existait une chapelle templière. C’est l’arrivée de Richard Coeur de Lion, un siècle avant, qui avait mis en lumière l’Implantation templier. En 1191 Richard devînt possesseur de Chypre qu’il vendra plus tard au Grand-Maître du Temple Robert de Sablé. En 1228, l’empereur Frédéric II part en croisière à Chypre. Un an après, il entre à Jérusalem et abandonne la croisade. Durant son séjour à Chypre, il n’a pas admis certaines défaites, et a répandu des calomnies sur les Templiers, Ces calomnies seront reprises au procès. Apres le départ de Chypre de l’empereur, Jean d’ibelin empêche les impériaux d’Investir l’île. Il écrasera le maréchal Ricardo Filanghierri. 

La couronne de l’île appartiendra à un neveu d’ibelin, Henri de Lusignan. Celui-ci recevra Louis IX et ses croisés, la chevalerie cypriote, la Syrienne et l’anglaise. Les Templiers étaient unis à Jean d’ibelin qui deman­dera son entrée dans l’Ordre du Temple.

 

(1) Cet Ordre a été créé en 1099 et a été ensuite appelé Ordre de Rhodes en 1310, et Ordre de Malte à partir de 1536.  La présence templière à Chypre a permis un étroit contact avec la communauté chevaleresque et religieuse orientale. Certains de ces chevaliers se sont unis par mariage avec des françaises.   Les Ibelin, protecteurs des Templier, se sont aussi unis par mariage à des femmes des communautés orientales. Les Templiers avaient leur quartier général à BAFFO, sur la côte occidentale de l’île. Le peuple de la ville adorait une idole, « Baffometus »… 

II payait un tribu à Baffo avec une pierre de meule appelée « méta » dont la forme était celle de leur idole. 

On retrouve dans le procès l’accusation contre les Templiers d’adorer une idole, le Baphomet.  Et, si cela signifiait Baffométus ? 

Dante dit que c’est de l’Orient que vient « Lucie » ou « la lumière ». La gnose, la Kabbale et tout le syncrétisme alexandrin y ont leur origine. En Egypte, les chevaliers templiers furent initiés par des prêtres coptes sur les bords du Nil. La rencontre Orient-Occident a une expression symbolique : celle de l’usage de 1′ésotérisme. … 

Dans leurs réunions secrètes les Templiers utilisaient pour s’exprimer la fameuse « langue des oiseaux », la langue des initiés. Elle touche au chant, à la versification, à la langue rythmée.  L’oiseau initiateur du chant est le Rossignol dont on parle dans les cours d’amour, dans les poèmes de Dante. C’est l’invocation du Nom divin dans une langue sacrée, selon une technique numérale et rythmique. C’est aussi l’harmonisation des divers éléments de lÊtre qui ouvre une communication avec les états supérieurs. La légende copte et la syrienne disent que ce sont trois oiseaux paradisiaques qui ont donné au diacre d’Axoum les hymnes de l’Eglise éthiopienne en l’emmenant dans la Jérusalem céleste où il reçut la doctrine des 24 vieillards et les trois modes du temps sacré : grave pour le Père, mélancolique pour le Fils, et léger et fleuri pour le Saint Esprit. 

A l’époque l’écriture syriaque était en usage. C’était l’écriture sainte des chrétiens de langue syriaque. Les arabes chrétiens de Syrie et de Mésopotamie se rapprochaient des chrétiens d’Arménie. Leurs Eglises accordaient une grande importance à la figuration du centre. Ils établissaient une correspondance entre le centre et l’édifice, la clé de voûte solaire et la valeur du mot hébraïque « Amen » qui vaut 91= 9+1 = 10 …  

Les chrétiens terminaient leur signe de croix en ramenant les mains au centre du corps.   Certains documents assurent que le christianisme primitif Utilisait ce signe de croix, et que les croisés et les Templiers l’avais adopté, Les templiers ont trouvé en Orient des vestiges de l’ancien christianisme gallo hispanique encore en usage au XIIème siècle. Les liturgies orientales de Chypre, la liturgie syrienne, le culte angélique et l’angéologie Juive rendaient Dieu présent en sauvegardant sa transcendance. Sous le règne de Constantin, les formulations dogmatiques de l’Eglise catholique se sont créées. L’Eglise décrète « portion de vérité d’Eglise ou hérésie ».ce qui se pratiquait. 

On a pu dire plus tard que les Templiers étaient opposés au christianisme de Rome, donc hérétiques. 

Dans les siècles qui suivirent les contacts entre Templiers et Orientaux, certains concepts ont été déformés par les soldats du Temple non initiés et ont perdu leur spiritualité. Mais, malgré les différences conciliaires, plusieurs points communs unissaient les Eglises de courants différents. 

Les Templiers et les Hospitaliers disposaient à Famagouste de nombreuses églises et cette ville était réputée pour être un carrefour entre Europe et Orient, Asie Mineure, Syrie et Egypte. Jusquà la chute de Saint Jean d’Acre, en 1291, dominicains, franciscains et éthiopiens avaient d’étroites relations ! Les confréries de maçons, les constructeurs arméniens et leurs frères latins gravitaient autour de l’Ordre du Temple, principal, maître d’oeuvre à Chypre et en Méditerranée. 

II en allait de même au sein des organisations de chevalerie entre arméniens, coptes, abyssins et mongols. Le chanoine Prèmontré Hethoun demande au roi Léon III d’Arménie une croisade des nubiens convertis à la foi du Christ par l’apôtre Saint Thomas, les coptes, égyptiens convertis disposaient de nombreux couvents entre le Nil et la mer Rouge. Les plus anciens et les plus illustres sont ceux de Saint Antoine et Saint Paul. Ces fidèles convertis refusaient le culte des images ou de la représentation par la sculpture. Ils avaient le culte de la croix mais non du crucifix. 

Là où les croisées et Templiers assuraient leurs fonctions chevaleresques, est née une représentation spirituelle, l’élaboration d’une notion divine commune au judaïsme, au mazdéisme perse, au christianisme et à l’Islam est née. En acceptant certaines traditions des première églises chrétiennes et même des traditions antérieures, les Templiers initiés les ont incorporées et introduites dans l’Occident médiéval et latin. Ceci se retournera contre eux au moment de leur procès. Les Templiers ont bâti des églises rappelant les églises arméniennes. Tous les arts et bien des techniques ont été inspirés par l’Orient grâce surtout aux Templiers. La floraison des édifices templiers en terre Sainte date de la première moitié du XIIIème siècle. Les confréries de maçons opératifs étaient très structurées chez les arméniens, les abyssins et s’inspiraient du point de vue spirituel d’un christianisme légendaire et d’un judéo-christianisme propre aux coptes. Pour les Templiers, grands constructeurs, l’apport des arts orientaux était d’importance particulièrement à Chypre et en Palestine. Le Temple a couvert 1′Europe de maisons, chapelles et églises, soit octogonales, soit en rotonde. Exemple à Paris, Londres, Tortose, Tomar et Jérusalem, etc. … II y aurait un très long chapitre à écrire sur toutes les constructions templières en Orient et en Occident. On trouve dans des écrits mystiques éthiopiens relatifs à la « perle immaculée » plusieurs textes qui ont trait à un symbolisme numéral biblique, applicable à l’architecture et à la science alchimique. Le livre des « mystères du ciel et de la terre » d’Isaac le moine, ainsi que bien d’autres ouvrages mystiques circulaient et témoignaient de l’existence d’une sève ésotérique. Parmi les croisés, l’Ordre le plus ouvert à tout cela était bien l’Ordre du Temple, apte à recevoir, à comprendre et à garder le secret. L’Ordre du Temple n’est pas à négliger dans la transmission de France en Orient et réciproquement. En Orient, on trouve fréquemment une représentation de cynocéphale identique à celle des égyptiens. Les cynocéphales qui ornent le tympan de l’église de Vézelay en sont un exemple bien connu. On en trouve aussi en Arménie, en Syrie, en Inde et en Libye,   à Axoum. Dans toutes les traditions, les cynocéphales se rattachaient au Dieu Hermès, II en est ainsi dans toutes les traditions ésotériques de l’alchimie, de l’hermétisme et des mystères templiers. La chevalerie templière détenait dit-on la représentation du visage du Dieu des mystères le fameux «Janus» 

A ce moment on trouvait des chrétiens de Saint Thomas dans le Sud-ouest l’Inde, en particulier sur la côte de Malabar et à Tromapatan où existe encore une de leurs églises, à Ceylan, et au Yémen, comme en toutes régions dans lesquelles vivaient en bons termes chrétiens, juifs et musulmans. (II) C’est à cette époque que les « maître tisseurs » sillonnaient les routes de Syrie, d’Iran et d’Arménie, reliant Trébizonde aux plaines mongoles. 

Ils étaient porteurs de nouvelles, révélateurs de sources secrètes, émissaires du prêtre Jean, chanteurs d’incantation, affiliés aux confréries de ces pays, dans la queste d’une chevalerie célestielle. Ils faisaient halte dans les commanderies templières. Certains disaient que le temple mystique du. Saint Graal était dans la résidence du prêtre Jean. Le Templier instruit de la langue du Rossignol gravira le chemin qui y conduit. Dans les apports orientaux, au début du christianisme, on représente la croix nue comme symbolisme du Signe Victorieux. Cela a duré un certain temps. On pourrait par cela expliquer que les soldats templiers ont confondu la non-représentation corporelle du Christ avec un reniement de la croix. Le début du christianisme ne vénérait qu’une croix brillante et glorieuse, symbole d’éternité. Beaucoup plus tard, il y a eu sur la croix un Christ impassible et serein, puis finalement le Christ de souffrance que nous connaissons fait à l’image de l’homme. C’est en souvenir de la figuration glorieuse de la croix quelle est recouverte d’un voile le Vendredi Saint comme s’il s’agissait de masquer l’homme de douleur. Le symbolisme chrétien de la croix, la non-figuration du corps humain, n’est pas une négation de ce dernier, mais de ce qui demeure dans la lumière transfiguratrice de la croix, c’est le corps divin dans sa perfection et non le corps humain. C’est le corps « UN » d’une élection spirituelle, unique et personnelle. L’Eternel ne peut être assimilé à ce qui a un commencement et une fin. Les gnostiques placent Jésus sur la croix cosmique afin qu’il fasse tourner l’univers dans une nouvelle direction. 

Ce n’est qu’en 692, au Concile de Constantinople que l’Eglise romaine décida que la croix devait cesser d’être un symbole positif pour représenter une réalité historique, celle de la Passion. 

Au commencement du XIIIème siècle, Saladin a été fait chevalier par Hugues de Tabarieh, renforçant ainsi les relations secrètes des Templiers avec le Soudan. Les Templiers étaient aussi en relation avec la chevalerie initiatique des Rose-Croix. 

La relation entre le Templier du Graal, « Parzifal, et le « Prêtre Jean » se polarise dans le Johannisme. D’autre part le Templarisme et la Maçonnerie ont une vénération pour Patmos,   terre d’élection de Saint Jean. C’est pourquoi ils ont donné à certaines de leurs loges le nom de Saint Jean. La maçonnerie a emprunté au Temple de nombreux symboles… 

Pour terminer, je livre à vos méditations ce qui a été dit de la milice templière :  » L’aigle fait son nid à la cime d’un arbre élevé, mais quand il s »attarde au loin, les oiseaux bien inférieurs à lui tentent de dévorer ses oeufs ou ses aiglons «  

Pour les templiers, l’ancien temps se termine lorsque les huit pointes de leur croix illuminent les marches de I’0rient, en même temps que s’achève le moyen Age. 

Le nouveau temps brille dans les ténèbres au XIVème siècle lorsque le Temps des Fidèles d’Amour prépare l’éclosion d’initiations dépositaires de l’héritage éternel et unique, comme le trésor divin.

(II) La sépulture de l’apôtre Thomas se trouve dans l’île d’Egrisola, au pays des Ourgours.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 24 octobre, 2006 |3 Commentaires »

Vendredi 13 octobre 1307 !

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L’histoire française n’a pas à être fier de cet événement tragique qui coûta la vie de nombreuses personnes mais l’histoire est souvent faite de drames, de barbaries malheureusement. Alors voilà ce qui donna la superstition du maléfique vendredi 13 : Philippe le Bel fit arrêter tous les templiers le vendredi 13 octobre 1307. Un compte rendu paru dans « les grandes chroniques de France » explique assez bien ce qu’il s’est passé ce jour-là : « En cet an, également, tous les templiers du Royaume de France, par le commandement de ce même roi de France, avec la permission et l’assentiment du souverain évêque Pape Clément, le jour du vendredi après la fête de Saint Denis, comme en l’espace d’une heure, soupçonnés de détestables et diffamatoires crimes, furent pris par tout le royaume de France, et en diverses prisons mis et emprisonnés ». On accuse à l’époque les Templiers :

  de crimes de sodomie,

  de reniement de Jésus lors de rituel d’initiation où le nouveau templier est censé cracher trois fois sur la croix,

  d’idolâtrie car les templiers sont accusés de porter une cordelette ayant été en contact avec un soi-disant objet d’un culte secret,

  la non-consécration car les prêtres de l’ordre omettent les paroles de la consécration pendant la messe, etc…

Voici la lettre envoyée par Philippe Le Bel pour l’arrestation des templiers :Une chose amère, une chose déplorable, une chose assurément horrible à penser, terrible à entendre, un crime détestable, un forfait exécrable, un acte abominable, une infamie affreuse, une chose tout à fait inhumaine, bien plus, étrangère à toute l’humanité a, grâce au rapport de plusieurs personnes dignes de foi, retenti à nos oreilles, non sans nous frapper d’une grande stupeur et nous faire frémir d’une violente horreur ; et, en pesant sa gravité, une douleur immense grandit en nous, d’autant plus cruellement qu’il n’y a pas de doute que l’énormité du crime déborde jusqu’à être une offense pour la Majesté divine, une honte pour l’humanité, un pernicieux exemple du mal et un scandale universel… Cette gent (les templiers) est comparable aux bêtes de somme dépourvues de raison ; bien plus, dépassant leur déraison par sa bestialité étonnante, elle s’expose à tous les crimes souverainement abominables qu’abhorrent et que fuit la sensualité des bêtes déraisonnables elles-mêmes… Non seulement par leurs actes et les œuvres détestables, mais même par leurs discours imprévus, ils souillent la terre de leur saleté, suppriment les bienfaits de la rosée, corrompent la pureté de l’air et déterminent la confusion de notre foi. »

Durant des années, Philippe le Bel fait une campagne de désinformation sur les templiers, leur ordre et leurs pratiques. Quelques temps avant le grand jour il est question d’hérésie, d’idolâtrie et de sodomie en rapport avec l’ordre des Templiers et l’initiation qui précédait l’admission à l’ordre. Philippe Le Bel fit donc arrêter à l’aube du vendredi 13 Octobre 1307, dans toute la France, plusieurs centaines de templiers, heureusement une petite vingtaine en tout pour tout dans toute la France purent échapper à cette arrestation injustifiée de masse. Tous les prisonniers furent alors livrés à l’inquisition qui les emprisonna et les tortura pour leur faire avouer ce dont ils étaient soupçonnés et pas coupables pour autant mais malheureusement on avoue n’importe quoi sous la torture, les privations et l’intimidation ! Ce massacre resta dans les mémoires du peuple français mais aussi européen ce qui donnant donc naissance au maléfique vendredi 13 que nous connaissons encore de nos jours.

Il faut reconnaître tout de même que de nos jours, le vendredi 13 ne perturbe pas plus que ça la plupart d’entre nous mais il reste tout de même un jour un peu à part, spécial car il n’en a très peu dans une année. Cette année, le seul vendredi 13 est tombé le vendredi 13 septembre. Le vendredi 13 est devenu avec la loterie nationale un jour de chance pour peut-être oublier et exorciser les atrocités du vendredi 13 octobre 1307 !

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 21 octobre, 2006 |50 Commentaires »

L’ordre du Temple tout entier se divisait en plusieurs langues ou nations

ordres.jpg« Ils vivent sans avoir rien en propre, pas même leur volonté; vêtus simplement et couverts de poussière, ils ont le visage brûlé des ardeurs du soleil, le regard fier et sévère. A l’approche du combat, ils s’arment de foi au dedans et de fer au dehors; leurs armes sont leur unique parure. »

L’ordre du Temple tout entier se divisait en plusieurs langues ou nations, les possessions territoriales en plusieurs provinces, correspondant aux principaux pays ou régions, dont trois en Palestine (Jérusalem, Tripoli, Antioche), et les autres en Europe (France, Angleterre, Poitou, Aragon, PortugalL'ordre du Temple tout entier se divisait en plusieurs langues ou nations dans L'ordre des Templiers btimc, Pouille, Hongrie), avec un commandeur (preceptor), à la tête de chacune d’elles. Ces provinces, à leur tour, se subdivisaient en grands prieurés, prieurés et commanderies. Les templiers, appelés « frères » comme les moines, se composaient de chevaliers (milites) et de servants, beaucoup plus nombreux et formant probablement les neuf dixièmes de l’ordre. Les affaires étaient discutées dans des assemblées ou chapitres, à la pluralité des voix. L’ordre ne relevait que du pape et était exempt de toutes taxes. Quoique soumis aux voeux monastiques, les templiers pouvaient posséder des terres et avoir des vassaux, mais la règle primitive leur interdisait la chasse, sauf celle du lion.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 18 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Magister Milicie Templi

templ06.gif« Vous allez prendre de grands engagements. Vous serez exposé à beau coup de peines et de dangers. Il vous faudra veiller quand vous voudriez dormir, supporter la fatigue quand vous voudriez vous reposer; souffrir la soif et la faim quand vous voudriez boire et manger; passer dans un pays quand vous voudriez rester dans un autre. Vous y soumettez vous?-» 

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 18 octobre, 2006 |1 Commentaire »

Les douze commandants du Templier moderne

desertntemplar02b.jpgLes douze commandants du Templier moderne

-Souviens-toi toujours de l’exemple des anciens Templiers et des principes de notre Charte.

-Combats sans relâche pour les droits de la personne humaine et la défense des plus faibles et des opprimés.

-Combats aussi pour la sauvegarde des valeurs humaines universelles.

-Commence par t’améliorer toi-même avant de prétendre améliorer les autres et le monde autour de toi.

-Conforme ta vie à tes convictions profondes, sans hypocrisie et en respectant toujours les convictions d’autrui.

-Sois toujours franc dans tes propos et loyal dans ta conduite.

-Sois toujours fidèle à tes engagements et honore la parole que tu as donnée.

-Ne chéris vraiment rien autant que l’amitié et la fraternité.

-Préfère toujours le dialogue et la concertation à l’affrontement et à la guerre.

-Affronte avec courage toutes les difficultés, sachant que c’est d’abord en toi-même que tu trouveras la force nécessaire.

-N’oublie jamais que tes droits et libertés s ‘arrêtent là où commencent ceux d’autrui.

-N’oublie jamais que la valeur d’un être humain repose dans ce qu’il est vraiment, non dans ce qu’il possède ou paraît être.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 18 octobre, 2006 |4 Commentaires »

Vie des soldats du Christ.

templari.gifVie des soldats du Christ. 

1. Mais pour l’exemple, ou plutôt, à la confusion de nos soldats qui e servent le diable bien plus que Dieu, disons, en quelques mots, les mœurs et la vie des chevaliers du Christ; faisons connaître ce qu’ils sont en temps de paix et en temps de guerre, et on verra clairement quelle différence il y a entre la milice de Dieu et celle du monde. Et d’abord, parmi eux, la discipline et l’obéissance sont en honneur; ils savent, selon les paroles de la sainte Ecriture, «que le fils indiscipliné est destiné à périr (Eccli., XXII, 3), » et que « c’est une espèce de magie de ne vouloir pas se soumettre, et une sorte d’idolâtrie de refuser d’obéir (I Reg., XV, 23). » Ils vont et viennent au commandement de leur chef; c’est de lui qu’ils reçoivent leur vêtement et, soit dans les habits, soit dans le nourriture, ils évitent toute superfluité et se bornent au strict nécessaire. Ils vivent rigoureusement en commun dans une douce mais modeste et frugale société, sans épouses et sans enfants; bien plus, suivant les conseils de la perfection évangélique, ils habitent sous un même toit, ne possèdent rien en propre et ne sont préoccupés que de la pensée de conserver entre eux l’union et la paix. Aussi dirait-on qu’ils ne font tous qu’un coeur et qu’une âme, tant ils s’étudient, non-seulement à ne suivre en rien leur propre volonté, mais encore à se soumettre en tout à celle de leur chef. Jamais on ne les voit rester oisifs ou se répandre çà et là poussés par la curiosité; mais quand ils ne vont point à la guerre, ce qui est rare, ne voulant point manger leur pain à ne rien faire, ils emploient leurs loisirs à réparer, raccommoder et remettre en état leurs armes et leurs vêtements, que le temps et l’usage ont endommagés et mis en pièces ou en .désordre; ils font tout ce qui leur est commandé par leur supérieur, et ce que réclame le bien de la communauté. Ils ne font, entre eus, acception de personne, et sans égard pour le rang et la noblesse, ils ne rendent honneur qu’au mérite. Pleins de déférence les uns pour les autres, on les voit porter les fardeaux les uns des autres, et accomplir ainsi la loi du Christ. On n’entend, parmi eux, ni parole arrogante, ni éclats de rire, ni le plus léger bruit, encore moins des murmures, et on n’y voit aucune action inutile; d’ailleurs aucune de ces fautes ne demeurerait impunie. Ils ont les dés et les échecs (a) en horreur; ils ne se livrent ni au plaisir de la chasse ni même à celui généralement si goûté de la fauconnerie (b) : ils détestent et fuient les bateleurs, les magiciens et les conteurs de fables, ainsi que les chansons bouffonnes et les spectacles, qu’ils regardent comme autant de vanités et d’objets pleins d’extravagance et de tromperie. Ils se coupent les cheveux (c), car ils trouvent avec l’Apôtre que c’est une honte pour un homme de soigner sa chevelure. Négligés dans leur personne et se baignant rarement, on les voit avec une barbe inculte et hérissée et des membres couverts de poussière, noircis par le frottement de la cuirasse et brûlés par les rayons (d) du soleil.

8. Mais à l’approche du combat, ils s’arment de foi au dedans et de fer, au lieu d’or, au dehors, afin d’inspirer à l’ennemi plus de crainte que d’avides espérances. Ce qu’ils recherchent dans leurs chevaux, c’est la force et la rapidité, non point la beauté de la robe ou la richesse des harnais, car ils ne songent qu’à vaincre, non à briller, à frapper l’ennemi de terreur, non point d’admiration. Point de turbulence, point d’entraînement inconsidéré, rien de cette ardeur qui sent la précipitation de la légèreté. Quand ils se rangent en bataille, c’est avec toute la prudence et toute la circonspection possibles qu’ils s’avancent au combat tels qu’on représente les anciens. Ce sont de vrais Israélites qui vont livrer bataille; mais en portant la paix au fond de l’âme. A peine le signal

 

a Les échecs tirent leur nom de l’arabe ou du persan Scach, roi, parce que le roi est la principale pièce de ce jeu, ou de l’allemand Scach, larron, voleur, ce qui l’a fait appeler aussi le jeu des voleurs. Voir sur ce sujet le dictionnaire de Ducange et le Polycratique de Jean de Salisbury, livre I, chapitre V.

b Cela leur est défendu par le chapitre quarante-sixième de leur règle; et la chasse à courre leur est interdite par le chapitre quarante-septième.

c Ce qui concerne la chevelure est réglé par les chapitres vingt-huitième et vingt-neuvième.

d Le mot latin que nous rendons ainsi vient du grec kauma, chaleur ardente du soleil qui brunit le teint.

 

d’en venir aux mains est-il donné qu’oubliant tout à coup leur douceur naturelle, ils semblent s’écrier avec le Psalmiste : Seigneur, n’ai-je pas haï ceux qui vous haïssaient, et n’ai-je pas séché de douleur à la vue de vos ennemis (Psalm. CXXXVIII, 21)? » puis s’élancent sur leurs adversaires comme sur un troupeau de timides brebis, sans se mettre en peine, malgré leur petit nombre, ni de la cruauté, ni de la multitude infinie de leurs barbares ennemis; car ils mettent toute leur confiance, non dans leurs propres forces, mais dans le bras du Dieu des armées à qui ils savent, comme les Machabées, qu’il est bien facile de faire tomber une multitude de guerriers dans les mains d’une poignée d’hommes, et qu’il n’en coûte pas plus de faire échapper les siens à un grand qu’à un petit nombre d’ennemis, attendu que la victoire ne dépend pas du nombre et que la force vient d’en haut. Ils en ont souvent fait l’expérience, et bien des fois il leur est arrivé de mettre l’ennemi en fuite presque dans la proportion d’un contre mille et de deux contre dix mille. Il est aussi singulier qu’étonnant de voir comment sils savent se montrer en même temps, plus doux que des agneaux et plus terribles que des lions, au point qu’on ne sait s’il faut les appeler des religieux ou des soldats, ou plutôt qu’on ne trouve pas d’autres noms qui leur conviennent mieux que ces deux-là, puisqu’ils savent allier ensemble la douceur des uns à la valeur des autres. Comment à la vue de ces merveilles ne point s’écrier . Tout cela est l’œuvre de Dieu; c’est lui qui a fait ce que nos yeux ne cessent d’admirer? Voilà les hommes valeureux que le Seigneur a choisis d’un bout du monde à l’autre parmi les plus braves d’Israël pour en faire ses ministres et leur confier la garde du lit du vrai Salomon, c’est-à-dire la garde du Saint-Sépulcre, comme à des sentinelles fidèles et vigilantes, armées du glaive et habiles au métier des armes.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 18 octobre, 2006 |Pas de commentaires »
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