Archive pour le 28 octobre, 2006

La Quête aujourd’hui

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La Quête aujourd’hui

La Quête à laquelle l’Ordre d’Arimathie invite ses membres se définit comme « la conquête du coeur spirituel de l’homme ». Elle s’exprime naturellement au travers de la vie et des oeuvres de ceux qui se sont engagés à la mener :

Témoignage inlassable d’une recherche toujours renouvelée, toujours approfondie ;

Découverte toujours émerveillée de la présence ineffable du vrai Dieu au coeur du monde, au coeur de notre vie, au coeur de nous-mêmes ;

Découverte toujours nouvelle de la vérité de la Parole biblique : « Je ne veux plus ni sacrifice, ni oblation … », car les hommes ne communiquent plus avec Dieu par des rites et des sacrifices sanglants, mais rencontrent Dieu en eux-mêmes quand ils vivent divinement leur vie d’homme ;

Affirmation toujours plus forte de la transcendance et de l’immanence de Dieu, en Jésus-Christ, seul chemin pour éviter l’évasion du monde réel et échapper au mal de la terre ;

Certitude toujours plus absolue que Dieu a voulu l’homme libre et qu’il est capable à tout moment d’obtenir sa délivrance, c’est à dire de recouvrer sa liberté primordiale.

Dès lors comment ne pas vouloir partager cette découverte avec les autres et se demander : « Que vais-je faire pour que le monde devienne plus juste et plus beau ? »

Ainsi la vocation de chaque homme est d’être sauveur du monde par :

La Pensée pure, qui est concentration de la prière et de la foi.

La Parole pure, qui est l’intelligence vouée au discernement et à la réalisation du plan divin.

L’Action pure, qui est l’engagement total de la vie dans ce combat.

De ce fait, se crée une chevalerie mystique où est vécu le seul sacrifice agréable au Dieu vivant en Jésus-Christ, sacrifice intérieur et personnel de l’homme qui sanctifie sa pensée, sa parole, son action, pour participer à la réalisation de l’avenir divin de l’homme.

Discours d’intronisation d’Antoine Feldheim, 15e Régent de l’Ordre.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 28 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Le Temple des Mystères

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Le Graal habite la terra incognita de l’âme ; mais, dans le tissu même des récits, une forme externe – le temple, ou le château du Graal – finit par symboliser l’endroit où le chercheur, s’il réussit à l’atteindre, pourra trouver l’objet de sa quête. Et parce qu’un tel lieu doit avoir ses gardiens naissent alors un Ordre des Chevaliers du Graal un roi et une cours attachés à ce lieu comme le requiert la mentalité médiévale, mais qui sont en même temps aussi lointains et mystérieux que l’objet rituel qu’il renferme.

Le nom du Roi du Graal et celui de son château varient d’un texte à l’autre, mais presque tous s’accordent sur le cadre – le château se dresse en haut d’une montagne, habituellement entouré d’eau – et sur le nom de cette montagne : Muntsalvach, la Montagne du Salut. On voulut, c’était inévitable, identifier l’endroit, et, bien qu’il semble n’avoir jamais existé de Muntsalvach, plusieurs emplacements revendiquent cet honneur. Le plus généralement retenu est une forteresse située dans les Pyrénées ariégeoises, dans le midi de la France. Le nom de la forteresse, Montségur, et son histoire en même temps que celle de la région concoururent à en faire, dans l’esprit des lecteurs médiévaux des récits du Graal, la demeure du vase sacré. Cette identification joua dans deux directions : le château ou temple du Graal s’ancra dans le monde réel, cependant que le Graal lui-même était progressivement associé à la secte hérétique des albigeois, qui tenaient leur nom de la ville d’Albi où l’hérésie aurait vu le jour, mais qui se désignaient eux-mêmes sous le nom de cathares, les « Purs ».

Les origines exactes des cathares demeurent obscures, bien que l’on sache qu’ils aient hérité de certaines doctrines issues du manichéisme. Fondée vers l’an 61 de notre ère, cette secte plongeait ses racines dans la religion de la Perse archaïque, le mazdéisme, inspirée des enseignements de Zarathoustra (dont la vie fut elle-même une recherche constante de la perfection) au VIe siècle avant Jésus-Christ. Toutefois, le mouvement cathare naquit au sein de l’Église reconnue et se démarqua de ce tronc commun par un élitisme né du choix même de son nom. Ses croyances étaient de nature dualiste, partant de l’idée que Dieu était resté à l’écart de sa création (provoquée en réalité par Lucifer) et n’avait donné qu’un fragment de Lui-même à l’homme, rendant ainsi celui-ci prisonnier de la matière. Les cathares, comme leurs prédécesseurs gnostiques, voyaient là une trahison. Pour eux, l’homme était déjà mort ; la « Chute » représentait la mort de l’esprit ; et elle n’avait pas été rachetée par les souffrances du Christ – bien qu’Il fût venu rappeler à l’homme sa vraie nature et que Ses reliques, comme le Graal, fussent tenues pour sacrées. Mais les cathares aspiraient à retourner au monde de la lumière dont ils avaient le sentiment d’avoir été coupés, et ils ne pensaient pas pouvoir y parvenir avec les secours habituels, notamment ceux que proposaient l’Église. Ils cherchaient leur propre voie, un voie austère et rigoureuse qui passait par le renoncement à la chair, le jeûne et la vie pure. Leurs prêtres, appelés Perfecti, les « Parfaits », s’efforçaient d’atteindre à la forme la plus haute de vie spirituelle – démarche analogue à celle des chevaliers du Graal, dont le style de vie était lui aussi exemplaire et exigeait la pureté du corps et de l’esprit. Le mouvement cathare comme la quête du Graal offrent l’image d’un groupe dont la manière de vivre, en reflétant l’idéal chrétien, restait à l’écart des affaires de ce monde.

L’administration corrompue de l’Église et ses richesses ostentatoires conduisirent de nombreux fidèles à ce joindre au mouvement cathare, à commencer par les milieux instruits qui lisaient déjà les romans du Graal ; peu à peu, à mesure que les prêtres cathares se mêlaient au petit peuple, leurs enseignements exercèrent un attrait puissant sur les couches plus modestes. Le catharisme, qui affirmait que chacun était responsable de son âme, parut certainement une alternative séduisante à la doctrine du péché originel proposée par l’Église. Les gens se voyaient offrir une liberté d’un type nouveau : la liberté de l’esprit. Leur réaction ne se fit pas attendre.

C’est en Languedoc et en Provence, régions les plus brillantes et les plus cultivées du monde occidental à l’époque, que le nouveau mouvement s’épanouit. Les cours étaient plus riches et bien plus somptueuses que leurs austères voisines du Nord, et l’essor de la poésie, de la philosophie et de la musique suscitait partout l’envie. Les troubadours qui fournirent aux récits du Graal, avec l’amour courtois, une partie de leur imagerie la plus puissante, étaient très vraisemblablement originaires de cette région, et l’on ne peut s’empêcher de comparer le baiser donné par l’amant courtois à sa dame au baiser du consolamentum, le seul rite ou presque autorisé par les cathares et par lequel ils se transmettaient la lumière.

Les richesses et la splendeur des royaumes occitans étaient à ce point légendaires que le roi Philippe II de France – Philippe Auguste – prit ombrage de ce voisin. Il ne lui fallait qu’un prétexte pour l’envahir et il lui fut fourni par le pape Innocent III qui, en 1208, prêcha une guerre sainte contre les albigeois et mit sur pied une des croisades les plus sanglantes de l’histoire. Lorsqu’elle s’acheva, la culture du Languedoc et de la Provence n’existait plus, les chefs et les prêtres cathares avaient péri sur bûcher avec des centaines de leurs fidèles. Ils auraient sans doute sombré dans l’oubli s’ils n’avaient laissé derrière eux tout un corpus de légendes qui ne cessaient de s’étoffer à mesure qu’elles circulaient.

L’une d’elles avait trait à Montségur, qui était devenu vers la fin des croisades l’une des ultimes places-fortes des rebelles du Sud, un bastion de la résistance cathare qui refusait de se rendre. Le bruit courut que pendant le siège de la forteresse un chevalier cathare se montra sur le chemin de ronde, vêtu d’une armure d’un blanc immaculé, et que les assiégeants s’enfuirent, convaincus que c’était un chevalier du Graal envoyé pour les combattre.

C’est là qu’une des histoires qui reliaient le Graal aux cathares, et plus particulièrement à Montségur. On savait que l’autre rite autorisé par les Perfecti outre le Consolamentum, consistait en une sorte de festin mystique connu sous le nom de manisola ; il semblerait assez voisin du festin où le Graal circulait parmi les chevaliers qui le servaient et leur procurait une nourriture à la fois matérielle et spirituelle. Muntsalvach, la montagne du Graal, était gouvernée par un personnage énigmatique, le Roi Pêcheur ; Montségur, la citadelle cathare, avait pour châtelaine Esclarmonde de Foix, une femme réputée de si haute spiritualité et perfection que même ses ennemis la respectait. Lorsqu’elle mourut, ils refusèrent de croire à sa mort et affirmèrent qu’elle reposait dans l’une des grottes dont était criblée la roche sous la forteresse. Le bruit courut aussi que, dans le trésor que l’on réussit à faire sortir clandestinement de celle-ci avant sa reddition, figurait une « riche coupe » qui aurait été utilisée pour la manisola. Quoi qu’il en soit, le trésor cathare ne fut jamais retrouvé. Il disparut dans les grottes qui s’ouvraient sous Montségur, dont on sait qu’une au moins porte un calice gravé sur ses parois.

Dans quelle mesure Wolfram von Eschenbach avait-il ces éléments présents à l’esprit lorsqu’il composa son récit du Graal, nul ne saurait le dire, encore que l’on ait avancé qu’il était peut-être lui-même cathare. Ce qui retient l’attention, toutefois, c’est la source dont il se réclamait. Il affirme avoir découvert le matériau de Parzival dans un manuscrit écrit en arabe par un astronome juif de Tolède nommé Flegetanis, et que cet ouvrage lui avait été donné par un chanteur provençal du nom de Kyot. Ce personnage fugace, dont Wolfram ne nous dit rien de plus, a résisté jusqu’ici à toutes les tentatives d’identification et l’on présume en général qu’il s’agit d’une invention. Mais rien n’autorise non plus à l’affirmer, et, si Kyot et son livre ont réellement existé, l’étrange description que fait Wolfram du Graal se trouve en grande partie élucidée.

Outre le fait que Tolède, où aurait résidé « l’astronome » juif de Kyot, catalysait les activités des alchimistes pendant la période durant laquelle furent écrits les roman du Graal, le qualificatif de « provençal » était presque synonyme d’hérétique, et la Provence comme le Languedoc étaient le foyer du catharisme et des doctrines manichéennes, et même des enseignements soufi venus d’Orient par l’Espagne et les Pyrénées. Ce serait donc par le Languedoc que les motifs orientaux de l’histoire s’infiltrèrent dans la littérature du Graal. Wolfram, recueillant le récit à son stade transmission le plus pur, semble en avoir perçu, peut-être par hasard, la nature mystique. Il y ajouta des détails de son cru, certes, peut-être même que le Graal était une pierre, mais ses descriptions de l’univers des Rois du Graal traduisent l’influence des sources orientales. Des échos du dogme cathare semblent également résonner entre les lignes, par exemple ces anges ni bons ni mauvais qui apportèrent l’Émeraude sur terre.

Une soixantaine d’année après Wolfram, mais appartenant à la même tradition, le poète allemand Albrecht von Sharffenberg (plus souvent appelé Albrecht) écrivit une oeuvre appelée Der Jüngere Titurel (« Le Jeune Titurel », 1270), qui reprenait à ses débuts l’histoire du lignage du Graal et en particulier celui de Titurel, l’aïeul de Parzival. Plusieurs strophes décrivent avec précision le temple du Graal :

« Dans la terre du Salut, dans la Forêt du Salut, se dresse une cime solitaire appelée le Mont du Salut, que le roi Titurel ceignit d’un mur et sur lequel il édifia un précieux château pour servir de temple au Graal ; parce que le Graal en ce temps-là ne résidait pas en un lieu défini, mais flottait, invisible dans l’air ».

Albrecht décrit ensuite la montagne : elle était faite d’onyx, on en avait dénudé et poli le sommet « jusqu’à ce qu’il brillât comme la lune ». Le temple avait de hauts murs, il était de forme circulaire et coiffé d’une coupole, et son toi était en or. A l’intérieur, son plafond était incrusté de saphirs pour représenter l’azur du ciel et constellé d’escarboucles. Un soleil d’or et une lune d’argent se déplaçaient dans les deux moitiés de la voûte par tout un jeu de mécanismes, et claquement des cymbales marquait le passage des heures canoniques. Tout le temple était enrichi d’or et incrusté de gemmes.

 

On crut pendant un temps qu’il ne s’agissait là que de beautés littéraires, jusqu’au jour où, au siècle passé, des spécialistes attirèrent l’attention sur un site qui présentait d’étonnants points de similitude avec la description d’Albrecht.

Au début du VIIe siècle de notre ère, le roi perse Khosrô II construisit un palais qu’il appela Takt-i-Taqdis, ou Trône des Arches – l’actuel Takt-i-Suleiman -, sur la montagne sainte de Shîz, en Iran. Cet endroit, vénéré entre tous dans le royaume, abritait un sanctuaire dédié au Feu sacré et était tenu pour le lieu de naissance de Zarathoustra. Les rois de la dynastie sassanide, à laquelle appartenait Khosrô, y procédaient à des rites saisonniers pour assurer la fertilité du pays ; et quand le sanctuaire était laissé à l’abandon, le pays paraissait dépérir, de la même manière que, dans les récits du Graal, la stérilité de la Terre Gaste découlait directement de la mort symbolique du Roi.

On a pu reconstituer, à partir de sources plus ou moins contemporaines, ce que pouvait être le Takt. Comme le temple du Graal, il portait une coupole, son toi était recouvert d’or et doublé de pierres bleues pour représenter le ciel. Il y avait des étoiles, un soleil, une lune, des cartes astronomiques et astrologiques dont les tracés étaient dessinés par des gemmes, des balustrades plaquées d’or, des escaliers dorés et de riches tentures – comme dans le temple du Graal. La masse du Takt se dressait au dessus d’une fosse invisible dans laquelle des attelages de chevaux tournaient sans trêve pour déplacer l’édifice au rythme des saisons et rendre plus aisées les observations astronomiques et astrologiques. Nous retrouvons les châteaux tournoyants du mythe, qui eux-mêmes renfermaient des objets sacrés, ainsi que l’île tournoyante sur laquelle arriva le Roi du Graal Nascien, que dépeindra le Joseph de Robert de Boron quelque six cents ans plus après que le Takt eut été rasé.

Comme beaucoup de description du temple du Graal, le Takt s’élevait au bord d’un grand lac que l’on disait sans fond – une nappe d’eau sombre et tranquille dans un ancien cratère de volcan. D’après Albrecht, le temple du Graal présentait des portes sur trois côtés. Or, on n’accédait au Takt-i-Taqdis que de trois façons, dont deux évoquent le texte graalique gallois Peredur (dans les Mabinogions) – en traversant une prairie ou en suivant un cours d’eau dans une vallée. Les deux rivières qui alimentaient le Takt et le mur qui le ceignait, ainsi que les mécanismes qui permettaient de reproduire la marche des saisons et les modifications du climat, sont autant d’échos du Paradis, souvent présenté comme la demeure du Graal.

Les membres d’une expédition organisée en 1937 par l’Institut américain d’art et d’archéologie de la Perse découvrirent sur le site du Takt « une sorte de croûte luisante déposée par les eaux du lac chargées en minéraux qui, surtout sur les rives où elle était mise à nu, avait pris l’aspect de l’onyx ». Albrecht, nous l’avons vu, affirmait aussi que le temple du Graal était construit sur un piton d’onyx.

Il existe enfin, au Staatmuseum de Berlin, un plat en bronze datant de l’ère sassanide, qui représente le Takt, y compris mes rouleaux en bois sur lesquels pivotait l’édifice, et montre qu’autour de la partie centrale couraient vingt-deux arches élégantes – le nombre même des temples secondaires qui entouraient la grande salle du château d’Albrecht.

Mais comment Albrecht, qui écrivait au XIIIe siècle, pouvait-il exposer avec une telle exactitude les caractéristiques d’un temple païen détruit plusieurs siècles auparavant ? Sans doute en lut-il une description liée à un évènement majeur de l’histoire chrétienne et que relataient de nombreux ouvrages. En 614, en effet, Khosrô, le bâtisseur du Takt, prit Jérusalem et s’empara de sa plus sainte relique, la Vraie Croix, qu’il rapporta dans le temple dont on allait faire la demeure d’un autre objet sacré, le Saint Graal. Puis, en 629, l’empereur Byzantin Héraclius marcha sur Shîz, renversa Khosrô et rasa le Takt, avant de repartir en emportant triomphalement la Croix. Ces épisodes firent l’objet de nombreuses relations, et ils continuèrent à être commentés et racontés, avec des embellissement, jusque bien avant dans le Moyen Âge – et c’est alors que de toute évidence Albrecht, ou quelque prédécesseur inconnu, , les découvrit et plaça ce site en des terres plus occidentales. On ne manque pas d’être surpris par l’existence relativement éphémère du Takt. En trente ans tout au plus, il était devenu un tel symbole de puissance qu’il participa à l’invention d’un temple du Graal, éloigné dans le temps et dans l’espace.

Bien avant que Khosrô n’eût bâti son palais de Shîz, un temple circulaire antique dédié au Feu sacré – qu’adoraient les manichéens – se dressait à cet emplacement, et il inspira peut-être la forme de l’édifice qui lui succéda. Un autre temple similaire d’origine manichéenne, le Kuh-i-sal-Chwadcha, fut construit sur le lac d’Hamun – Kuh signifie montagne, et le nom fait étonnamment songer à Muntsalvach. Les deux sites étaient sacrés : Kuh-i-sal-Chwadcha pour les disciples de Mani, Muntsalvach pour ceux du Graal, lui-même un symbole gardé au sommet d’une montagne. Et ce n’est pas l’unique exemple d’une influence manichéenne dans la légende du Graal : l’histoire de la perle, par exemple, où la quête est entreprise par un jeune garçon pauvrement vêtu, ressemble beaucoup à l’histoire de Parzival qui introduit, elle aussi, un jeune héros démuni.

Mais ces temples, qu’il s’agisse de celui de Khosrô ou des manichéens, ne sont pas les seules sources capable d’élucider les origines de Muntsalvach. Le mont Meru, la montagne mystique des récits boudhiques japonais, mérite aussi que l’on s’y arrête. Meru est parfois décrite comme une montagne comportant plusieurs niveaux et entourée d’eau, autour de laquelle tournent le soleil et la lune. Le Boudha y trône au milieu de ses Bodhisattvas, et le phénix vole au gré de sa fantaisie sous les arbres ; et, dans une autre version, nous voyons apparaître la figure du pêcheur en relation avec la montagne, tout comme le Riche Pêcheur est lié au château du Graal. Un miroir de bronze provenant du trésor de Shosui et conservé dans le monastère Todajdshi à Nara, au Japon, montre le mont Neru cerné par l’océan sur lequel flotte le pêcheur dans sa barque – sans doute un avatar du dieu Vichnou, parfois dénommé le Poisson d’Or ou le Pêcheur de Lumière. Lui aussi est le gardien de la montagne sacrée, lui aussi est son noumène, ou l’esprit du lieu.

Dans tous ces exemples, l’imagerie demeure inchangée : celle d’un emplacement sacré où est gardé un objet précieux, ou sur lequel règne un mystérieux souverain semi-divin. Ces lieux sacrés représentent pour la plupart des symboles du Paradis, le souvenir d’un état idéal ou d’un Âge d’or. Or il est une histoire qui associe ces éléments et qui les rattache au Graal, celle du Roi Prêtre.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 28 octobre, 2006 |1 Commentaire »

Le Bonheur

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Le Bonheur

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s’être marié, après avoir eu un enfant et, ensuite, après en avoir eu un autre.

Plus tard, on se sent frustré parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l’on sera mieux quand ils le seront.

Puis, on se frustre parce qu’ils sont adolescents et que c’est une étape difficile à vivre pour nous. On est alors convaincu que l’on sera plus heureux quand ils sauront passé cette étape. On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une meilleure voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite.

La vérité est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si ce n’est pas maintenant, quand? Ta vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux de toute façon.

Le Philosophe Francis Raemy, conseiller en Ressources Humaines, bientôt en reconversion professionnelle a dit:  » Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer. La Vraie Vie! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, quelque chose qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors, là, la vie allait commencer! Jusqu’à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement MA VIE. Cette perspective m’a aidé à comprendre qu’il n’y a pas un chemin qui mène au Bonheur. Le Bonheur EST le chemin.  »

Ainsi, amasse chaque moment que tu as et, plus encore, quand tu partages ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager ton temps, et rappelle-toi que le temps n’attend pas.

Alors arrête d’attendre de terminer l’école, qu’on augmente ton salaire, de perdre 5 kilos, de te marier, d’avoir des enfants, que tes enfants partent de la maison ou, simplement le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, ou de mourir, pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux. Le Bonheur est une trajectoire et non une destination.

Alors:

  • Travaille comme si tu n’avais pas besoin d’argent.
  • Aime comme si jamais personne ne t’avait fait souffrir.
  • Et danse comme si personne ne te regardait.

Nous avons des édifices plus hauts mais de moins belles vues; des salaires plus élevés mais moins de sécurité; de plus grandes maisons mais de plus petites familles; plus d’appareils ménagers mais moins de temps et de repos; plus de diplômes et de titres mais moins de bon sens; plus de savoir et d’informations mais moins de jugement; plus d’experts, plus de problèmes, plus de médecins, moins de soins, plus de remèdes mais plus de maladies.

Nous avons multiplié nos possessions mais réduit nos valeurs; réussi dans la vie mais pas notre vie; ajouté des années à la vie mais pas de vie aux années; nous allons sur la lune mais nous sommes incapable de parler à nos voisins; nous avons des revenus plus hauts mais le moral plus bas.

C’est le temps des fast-foods et des digestions lentes, des hommes plus grands et des caractères plus faibles, des loisirs plus nombreux avec moins de plaisir; des voyages éclairs et des aventures d’un soir, des pilules pour rire ou pour s’endormir, des bébés-éprouvettes, des clonages et des opérations d’un jour. C’est le temps des grandes technologies: ce message vous est parvenu à la vitesse de l’éclair. Vous pouvez le méditer doucement et changer peu à peu… ou l’oublier… aussi.

A vous de décider !!

Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 28 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Opus Dei

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La filiation divine : « La filiation divine est le fondement de l’esprit de l’Opus Dei.» affirmait le fondateur. De par son baptême, le chrétien est enfant de Dieu. C’est pourquoi la formation qui est donnée dans la prélature développe chez les fidèles chrétiens un sens authentique de leur condition d’enfants de Dieu, et les aide à se comporter en conséquence. Elle favorise la confiance dans la providence divine, la simplicité dans la relation avec Dieu, le sens profond de la dignité de tout être humain et de la fraternité entre les hommes, un réel amour chrétien du monde et des réalités créées par Dieu, la sérénité et l’optimisme.

Vie ordinaire : « C’est au milieu des choses les plus matérielles de la terre que nous devons nous sanctifier, en servant Dieu et les hommes », disait saint Josémaria. La famille, le mariage, le travail, l’occupation de chaque instant sont nos occasions habituelles de fréquenter et d’imiter Jésus-Christ, en s’efforçant de pratiquer la charité, la patience, l’humilité, l’effort dans le travail, la justice, la joie, et en général, toutes les vertus humaines et chrétiennes.

Sanctifier le travail : Rechercher la sainteté dans le travail signifie s’efforcer de bien le faire, avec compétence professionnelle, et avec sens chrétien, c’est à dire par amour de Dieu et pour servir les hommes. Ainsi, le travail ordinaire se convertit en endroit de rencontre avec le Christ.

Prière et sacrifice : Les moyens de formation de l’Opus Dei rappellent la nécessité de cultiver la prière et la pénitence propres à l’esprit chrétien. Les fidèles de la Prélature assistent tous les jours à la sainte Messe, ils consacrent un temps à la lecture de l’Evangile, ils ont régulièrement recours au sacrement de la confession, ils entretiennent la dévotion à la Vierge Marie. Pour imiter le Christ, ils s’efforcent également d’offrir des petites mortifications, tout spécialement celles qui aident à l’accomplissement du devoir et qui rendent la vie plus agréable aux autres, ainsi que le jeûne et l’aumône.

Unité de vie. Le fondateur expliquait que le chrétien ne doit pas « mener une espèce de double vie : d’un côté, la vie intérieure, la vie de relation avec Dieu ; de l’autre, une vie distincte et à part, la vie familiale, professionnelle et sociale ».Au contraire, « il n’y a qu’une seule vie, faite de chair et d’esprit, et c’est cette vie-là qui doit être — corps et âme — sainte et pleine de Dieu ».

Liberté : Les fidèles de l’Opus Dei sont des citoyens jouissant des mêmes droits que leurs semblables et soumis aux mêmes obligations. Dans leurs activités politiques, économiques, culturelles, etc., ils agissent en toute liberté et responsabilité personnelles, sans prétendre engager l’Église ou l’Opus Dei par leurs décisions et sans présenter celles-ci comme les seules qui seraient cohérentes avec la foi. Ce qui implique de respecter la liberté et les opinions d’autrui.

Charité : Celui qui connaît le Christ trouve un trésor qu’il ne peut pas garder pour lui. Les chrétiens sont témoins du Christ et diffusent son message d’espérance parmi leurs parents, leurs amis et leurs collègues, par l’exemple et la parole. Le fondateur affirmait : « En nous efforçant d’atteindre les mêmes buts au coude à coude avec nos compagnons, nos amis, nos parents, nous pouvons les aider à parvenir jusqu’au Christ ». Ce désir de faire connaître le Christ est inséparable du désir de contribuer à résoudre les nécessités matérielles et les problèmes sociaux de son entourage.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 28 octobre, 2006 |1 Commentaire »

Sodalitium Pianum (La Sapinière)

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Sodalitium Pianum    

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1 – Nous sommes des Catholiques-Romains intégraux. Comme ce mot
 l’indique, le 
Catholique-Romain intégral accepte intégralement la doctrine, la
 discipline, 
les directions du Saint-Siège et toutes leurs conséquences légitimes
 pour 
l’individu et pour la société. Il est « papiste », clérical,
 antimoderniste, 
antilibéral, anti sectaire. Donc il est intégralement
 contre-révolutionnaire, 
parce qu’il est l’adversaire non seulement de la Révolution jacobine et 
du radicalisme sectaire, mais également du libéralisme religieux et
 social. 
Il reste absolument entendu qu’en disant « Catholique-Romain intégral » 
on n’entend point modifier d’une façon quelconque le titre authentique
 et 
glorieux de « Catholique-Romain ». Le mot « intégral » signifie
 seulement 
« intégralement Catholique-Romain », c’est-à-dire pleinement et
 simplement 
Catholique-Romain sans les additions ou les restrictions correspondant
 (même 
en dehors de l’intention de ceux qui les emploient), tant aux
 expressions 
de « catholique libéral », « catholique social » et de toute autre
 semblable, 
qu’au fait de ceux qui tendent à restreindre en théorie ou en pratique
 l’
application des droits de l’Eglise et des devoirs du catholique dans la 
vie religieuse et sociale.
2 – Nous luttons pour le principe et pour le fait de l’Autorité, de la 
Tradition, de l’Ordre religieux et social dans le sens catholique de
 ces 
mots et dans ses déductions logiques.
3 – Nous considérons comme des plaies dans le corps humain de l’Eglise, 
l’esprit et le fait du libéralisme et du démocratisme soi-disant
 catholiques, 
aussi bien que du Modernisme intellectuel et pratique, radical ou
 modéré, 
avec leurs conséquences.
4 – Dans le cas pratique de la discipline catholique, nous vénérons et 
suivons les Evêques placés par le Saint-Esprit pour gouverner l’Eglise
 de 
Dieu sous la direction et le contrôle du Vicaire de Jésus-Christ, avec
 lequel 
nous voulons être toujours, avant et malgré tout.
5 - La nature de l’Eglise catholique nous enseigne, et son histoire
 nous 
le confirme, que le Saint-Siège est le centre vital du catholicisme ;
 pour 
cela même, à un certain point de vue et surtout à raison de certaines
 circonstances, 
l’attitude momentanée du Saint-Siège est aussi la résultante de la
 situation 
religieuse et sociale. Ainsi nous comprenons pleinement que Rome puisse 
quelquefois se taire et attendre, à cause de la situation elle-même,
 telle 
qu’elle se présente à ce moment-là. En de tels cas nous nous garderons
 bien 
d’en prendre prétexte pour rester inactifs devant les dommages et les
 dangers 
de la situation. Dès que, dans chaque cas, nous avons compris et
 contrôlé 
d’une façon sûre la réalité des choses, nous agissons de la meilleure
 manière 
possible pour parer à ces dommages et à ces dangers, toujours et
 partout 
selon la volonté et le désir du Pape.
6 – Dans notre observation et dans notre action nous nous plaçons
 surtout 
au point de vue « catholique », c’est-à-dire universel, - soit dans le
 temps, 
à travers les différents moments historiques, - soit dans l’espace, à
 travers 
tous les pays. Nous savons que, dans les contingences momentanées et
 locales, 
il y a toujours, au moins dans le fond, la lutte séculaire et
 cosmopolite 
entre les deux grandes forces organiques : d’un côté l’unique
 Eglise de 
Dieu, Catholique-Romaine, de l’autre côté les adversaires du dehors et
 du 
dedans. Ceux du dehors (les sectes judéo-maçonniques et leurs alliés
 directs) 
sont dans les mains du Pouvoir central de la Secte ; ceux du dedans
 (modernistes, 
démo-libéraux, etc.) lui servent d’instrument conscient ou inconscient
 d’infiltration 
et de décomposition parmi les catholiques.
7 – Nous combattons la secte du dedans et du dehors, toujours et
 partout, 
sous toutes ses formes, par tous les moyens honnêtes et opportuns. Dans 
les personnes des sectaires du dedans et du dehors et de leurs
 complices, 
nous combattons seulement la réalisation concrète de la Secte, de sa
 vie, 
de son action, de ses plans. Cela, nous entendons le faire sans rancune 
envers nos frères égarés, comme aussi sans aucune faiblesse et sans
 aucune 
équivoque, comme un bon soldat traite sur le champ de bataille tous
 ceux 
qui combattent sous le drapeau ennemi, leurs aides et leurs complices.
8 – Nous sommes pleinement :
- contre toute tentative d’amoindrir, de rendre secondaires, de
 dissimuler 
systématiquement les revendications papales pour la Question Romaine, d’
écarter l’influence sociale de la Papauté, de faire dominer le
 laïcisme 
; - pour la revendication inlassable de la Question Romaine selon les
 droits 
et les directions du Saint-Siège, et pour un effort continuel en vue de 
ramener, le plus possible, la vie sociale sous l’influence légitime
 et bienfaisante 
de la Papauté et, en général, de l’Eglise catholique ; 

9 - contre l’inter confessionnalisme, le neutralisme et le
 minimalisme religieux 
dans l’organisation et l’action sociales, dans l’enseignement,
 aussi bien 
que dans toute activité de l’homme individuel et de l’homme collectif,
 laquelle 
relève de la vraie morale, donc de la vraie religion, donc de l’Eglise ;
- pour la confessionnalité dans tous les cas prévus dans l’alinéa
 précédent 
; et si, dans des cas exceptionnels et transitoires, le Saint-Siège
 tolère 
des réunions interconfessionnelles, pour une application consciencieuse 
et contrôlée de cette tolérance exceptionnelle, et pour sa durée et son 
extension le plus possible restreintes, selon les intentions du
 Saint-Siège 
;
10 - contre le syndicalisme ouvertement ou implicitement « areligieux
 », 
neutre, amoral, qui amène fatalement la lutte antichrétienne des
 classes 
selon la loi brutale du plus fort ; contre le démocratisme, même quand
 il 
s’appelle chrétien, mais toujours plus ou moins empoisonné des idées et 
des faits démagogiques ; contre le libéralisme, même quand il s’appelle 
économico-social, qui pousse par son individualisme à la désagrégation
 sociale 
;
- pour l’harmonie chrétienne des classes entre elles, aussi bien
 qu’entre l’
individu, la classe et la société entière ; pour l’organisation
 corporative 
de la société chrétienne, selon les principes et les traditions de
 justice 
et de charité sociale, enseignés et vécus par l’Eglise et le monde
 catholique 
pendant de longs siècles, et qui par conséquent sont parfaitement
 adaptables 
à toute époque et à toute société vraiment civilisées ;
11 - contre le nationalisme païen, qui fait pendant au syndicalisme
 areligieux, 
l’un considérant les nations comme l’autre les classes, c’est-à-dire
 des 
collectivités dont chacune peut et doit pousser moralement ses intérêts 
propres, complètement en dehors et à l’encontre de ceux des autres,
 selon 
la loi brutale dont nous venons de parler ; et en même temps contre
 l’antimilitarisme 
et le pacifisme utopiste, exploités par la secte dans le but
 d’affaiblir 
et d’endormir la société sous le cauchemar judéo-maçonnique ;
- pour le patriotisme sain et moral, patriotisme chrétien dont
 l’histoire 
de l’Eglise catholique nous a donné toujours des exemples splendides ;
12 - contre le féminisme qui exagère et dénature les droits et les
 devoirs 
de la femme, en les mettant au-dehors de la loi chrétienne ; contre la
 coéducation 
des sexes ; contre l’initiation sexuelle de la jeunesse ;
- pour l’amélioration des conditions matérielles et morales de la
 femme, 
de la jeunesse, de la famille, selon la doctrine et la tradition
 catholiques 
;
13 - contre la doctrine et contre le fait profondément antichrétiens de 
la séparation entre l’Eglise et l’Etat, aussi bien qu’entre la Religion 
et la civilisation, la science, la littérature, l’art ;
- pour l’union loyale et cordiale de la civilisation, de la
 science, de 
la littérature, de l’art aussi bien que de l’Etat avec la Religion
 et donc 
avec l’Eglise ;
14 - contre l’enseignement philosophique, dogmatique et biblique «
 modernisé 
» qui, même quand il n’est pas tout à fait moderniste, est tout au
 moins 
rendu pareil à un enseignement archéologique ou anatomique, comme s’il
 ne 
s’agissait pas d’une doctrine immortelle et vivificatrice que tout le
 clergé, 
sans exception, doit apprendre surtout pour son ministère sacerdotal ; -
 pour l’enseignement ecclésiastique inspiré et guidé par la
 glorieuse tradition 
de la Scolastique, des Saints Docteurs de l’Eglise et des meilleurs
 théologiens 
du temps de la Contre-réforme, avec toutes les aides sérieuses de la
 méthode 
et de la documentation scientifiques ;
15 - contre le faux mysticisme à tendances individualistes et
 illuministes 
;
- pour la vie spirituelle intense et profonde, selon l’enseignement
 doctrinal et 
pratique des saints auteurs et des mystiques loués par l’Eglise ;
16 - en général contre l’exploitation du clergé et de l’Action
 catholique 
par tout parti politique ou social ; et en particulier contre
 l’engouement 
« social », qu’on veut inoculer au clergé et à l’Action catholique sous 
prétexte « sortir de la sacristie » pour n’y entrer que trop rarement,
 ou 
en cachette, ou tout au moins avec l’esprit absorbé par le reste ;
- pour le maintien de l’action ecclésiastique et respectivement de
 l’Action 
catholique dans son ensemble sur le terrain ouvertement religieux,
 avant 
tout, et sans engouements « sociaux » ou semblables, pour le restant ;
17 - contre la manie ou la faiblesse de tant de catholiques de vouloir 
paraître « conscients et évolués, vraiment de leur temps », et « bons
 enfants 
» en face de l’ennemi brutal ou hypocrite mais toujours implacable, -
 tout 
prêts à étaler leur tolérance, à rougir, sinon à médire, des actes de
 juste 
rigueur accomplis par l’Eglise ou pour elle, - tout prêts à un
 optimisme 
systématique envers les pièges de l’adversaire, et réservant leurs
 méfiances 
et leurs duretés pour les Catholiques-Romains intégraux ;
- pour une attitude juste et convenable, mais toujours franche,
 énergique 
et inlassable vis-à-vis de l’ennemi, de ses violences, de ses ruses ;
18 - contre tout ce qui est opposé à la doctrine, à la tradition ,à la 
discipline, au sentiment du Catholicisme intégralement Romain ; - pour
 tout 
ce qui leur est conforme

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 28 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

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