Archive pour le 17 octobre, 2006

Voici comment on faisait chevalier au Temple:

sriimg200110308882251p.jpgVoici comment on faisait chevalier au Temple:

 

  • C’est ainsi que l’on doit faire frère et recevoir au Temple  » Beaux seigneurs frères, vous voyez bien que la majorité est favorable pour faire de celui-ci un frère. S’il y avait parmi vous quelqu’un qui connût en lui une chose de nature à l’empêcher d’être un frère selon la règle, qu’il le dise, car il serait préférable qu’il le dise avant plutôt qu’après qu’il sera venu devant nous. «  Si personne ne dit rien, on le doit aller chercher et mettre en une pièce près du chapitre. Puis l’on doit lui envoyer deux ou trois prud’hommes, parmi les plus anciens de la Maison, qui sachent au mieux lui montrer ce qui convient.
  • Quand il sera devant eux, ils doivent bien lui dire :  » Frère, requérez-vous la compagnie de la Maison? «  S’il dit oui, ils doivent lui montrer les grandes duretés de la Maison et les salutaires commandements qui y sont, ainsi que toutes les autres duretés qu’ils sauront lui présenter. Et s’il dit  » qu’il souffrira volontiers tout cela pour Dieu, et qu’il veut être serf et esclave de la Maison à tout jamais, tous les jours de sa vie « , ils doivent lui demander s’il a épouse ou fiancée, s’il a jamais fait voeu ou promesse dans un autre ordre, s’il a des dettes envers quelque homme du monde qu’il ne puisse payer; s’il est sain de corps et n’a aucune maladie cachée, s’il n’est serf de personne.
  • Et s’il dit que non, qu’il est bien quitte de toutes ces choses, les frères doivent entrer en chapitre et dire au Maître ou à celui qui tient sa place :  » Sire, nous avons parlé à ce prud’homme qui est dehors et nous lui avons montré les duretés de la Maison, ainsi que nous avons pu et su. Et il dit qu’il veut être serf et esclave de la Maison, et que, de toutes les choses que nous lui demandâmes, il en est quitte et délivré ; il n’y a en lui rien qui l’empêche de pouvoir et de devoir être frère, s’il plaît à Dieu et à vous et aux frères.  »
  • Le Maître doit demander derechef que s’il y avait quelqu’un qui sût contre lui autre chose, qu’il le dise, car mieux vaudrait l’entendre maintenant qu’après. Si personne ne répond rien, il doit dire :  » Voulez-vous qu’on le fasse venir de par Dieu ?  » Les prud’hommes diront :  » Faites-le venir de par Dieu. «  Alors ils doivent retourner vers celui à qui ils parlèrent et lui demander :  » Etes-vous encore en votre bonne volonté?  » S’il dit oui, ils doivent lui dire et enseigner comment il doit requérir la compagnie de la Maison. C’est qu’il doit venir en chapitre, et il doit s’agenouiller devant celui qui le tient les mains jointes, et doit dire :  » Sire, je suis venu devant Dieu et devant vous, et devant les frères, et vous prie et vous requiers, par Dieu et par Notre-Dame, que vous m’accueilliez en votre compagnie et me donniez part aux bienfaits de la Maison, comme celui qui à tout jamais veut être serf et esclave de la Maison.  »
  • Celui qui préside le chapitre doit lui dire :  » Beau frère, vous requérez une bien grande chose, car de notre ordre vous ne voyez que l’écorce qui est au-dehors. Car l’écorce, c’est que vous nous voyez avoir de beaux chevaux et de beaux équipements, et bien boire et bien manger, et avoir de belles robes, et il vous semble ainsi que vous y seriez bien aise. Mais vous ne savez pas les durs commandements qui sont par-dedans : car c’est rude chose que vous, qui êtes sire de vous-même, vous vous fassiez serf d’autrui. Car à grand’ peine ferez-vous jamais ce que vous voudrez : car, si vous voulez être en la terre deçà la mer, l’on vous mandera delà, ou si voulez être à Acre, l’on vous enverra en la terre de Tripoli, ou d’Antioche, ou d’Arménie, ou l’on vous mandera en Pouille, ou en Sicile, ou en Lombardie, ou en France, ou en Bourgogne, ou en Angleterre, ou en plusieurs autres terres où nous avons des maisons et des possessions. Et si vous voulez dormir, on vous fera veiller; et si vous voulez quelquefois veiller, on vous commandera que vous alliez vous reposer en votre lit.  »
  • S’il est frère sergent et qu’il veuille être frère conventuel, on peut lui dire qu’on l’affectera aux plus vils travaux que nous avons, par aventure au four, Ou au moulin, ou à la cuisine, ou sur les chameaux, ou à la porcherie, ou sur plusieurs autres offices que nous avons. Et celui qui préside lui dira :  » Vous aurez souvent à souffrir d’autres durs commandements : quand vous serez à table et que vous voudrez manger, l’on vous ordonnera que vous alliez où l’on voudra, et vous ne saurez jamais où. Et pour beaucoup de grondeuses paroles que vous entendrez maintes fois, il vous conviendra de souffrir. Or, regardez, beau doux frère, si vous pourrez bien souffrir toutes ces duretés.  »
  • Et s’il dit :  » Oui, je les souffrirai toutes, s’il plaît Dieu « , le Maître ou celui qui le remplace doit dire :  » Beau frère, vous ne devez requérir la compagnie de la Maison ni pour posséder des seigneuries ou des richesse, ni pour avoir l’aise de votre corps, ni pour recueillir des honneurs. Mais vous la devez requérir pour trois choses : l’une pour fuir et abandonner le péché de ce monde ; l’autre pour faire le service de Notre-Seigneur; et la troisième pour être pauvre et pour faire pénitence en ce siècle, afin de sauver votre âme; et telle doit être l’intention pour laquelle vous la devez demander.  »
  • Et il doit aussi lui demander : » Voulez-vous être, tous les jours de votre vie, serf et esclave de la Maison ? «  Et il doit dire :  » Oui, s’il plaît à Dieu, sire.  »  » Voulez-vous laisser votre propre volonté, tous les jours de votre vie, pour faire ce que votre commandeur vous commandera? «  Et il doit dire :  » Sire, oui, s’il plaît à Dieu.  »
  • Et le Maître dira :  » Or veuillez sortir, et priez Notre-Seigneur qu’il vous conseille.  » Alors quand il sera dehors, celui qui préside le chapitre peut dire :  » Beaux seigneurs, vous voyez que ce prud’homme a grand désir de la compagnie de la Maison et dit qu’il veut être, à tout jamais de sa vie, serf et esclave de la Maison. J’ai déjà demandé s’il y avait l’un de vous qui sût en lui une chose pour laquelle il ne dût être frère avec droiture; qu’il le dise, car après que le postulant serait devenu frère, il n’en serait rien cru.  »
  • Si personne ne dit rien, le Maître dira :  » Voulez-vous qu’on le fasse venir de par Dieu?  » Les prud’hommes diront alors :  » Faites le venir de par Dieu. «  L’un des prud’hommes qui lui avait parlé auparavant le doit aller quérir et lui montrer derechef comment il doit demander la compagnie de la Maison, comme il l’avait fait précédemment.
  • Quand il sera venu en chapitre, il doit s’agenouiller, joindre les mains et dire :  » Sire, je viens devant Dieu, devant vous et devant les frères, et vous prie et vous requiers, pour Dieu et pour Notre Dame, que vous m’accueilliez en votre compagnie et aux bienfaits de la Maison, spirituellement et temporellement, comme celui qui veut être serf et esclave de la Maison tous les jours de sa vie. «  Celui qui préside le chapitre lui doit demander :  » Etes-vous bien résolu, beau frère, à vouloir être serf et esclave de la Maison, à laisser votre propre volonté tous les jours pour faire celle d’autrui? Voulez-vous souffrir toutes les duretés qui sont d’usage en la Maison et faire tous les commandements que l’on vous fera?  » Il doit dire  » Sire, oui, s’il plaît à Dieu.  »
  • Ensuite celui qui préside le chapitre doit se lever et dire  » Beaux seigneurs, levez-vous et priez Notre-Seigneur et Madame sainte Marie pour qu’ils lui donnent de bien faire.  » Chacun doit dire une fois le Pater noster, s’il lui plaît, et le frère chapelain doit dire après l’oraison du Saint-Esprit. Puis celui qui préside le chapitre doit prendre les Evangiles et les ouvrir; celui qui doit être reçu frère doit les prendre à deux mains et être à genoux. Celui qui préside le chapitre doit lui dire :  » Beau frère, les prud’hommes qui vous ont parlé ont fait les demandes nécessaires, mais, quoique vous ayez répondu à eux et à nous, ce sont paroles vaines et oiseuses, et vous ni nous ne pourrions avoir grand dommage de choses que vous nous ayez encore dites. Mais voici les saintes paroles de Notre Seigneur, et sur les choses que nous vous demandons, répondez la vérité, car si vous mentiez, vous seriez parjure et vous pourriez perdre la Maison, ce dont Dieu vous garde. »
  •  » Premièrement, nous vous demandons si vous avez épouse ou fiancée, qui pourrait vous demander par le droit de sainte Eglise. Car, si vous mentiez et s’il advenait que demain, ou après-demain, ou plus tard elle vînt ici et pût prouver que vous fussiez son baron et vous demander par le droit de sainte Eglise, l’on vous ôterait l’habit, on vous mettrait aux fers et l’on vous ferait travailler avec les esclaves. Et quand on vous aurait fait assez de honte, on vous prendrait par le poing, on vous rendrait à la femme, et vous auriez perdu la Maison à tout jamais.
  •  » Deuxièmement, avez-vous été dans un autre ordre où vous auriez fait vœu ni promesse. Car si vous l’eussiez fait, qu’on pût le prouver et que cet ordre vous réclamât pour son frère, on vous ôterait l’habit et l’on vous rendrait à cet ordre, mais avant on vous aurait infligé assez de honte et vous auriez perdu la compagnie de la Maison à tout jamais.
  •  » Troisièmement, avez-vous une dette envers quelque homme du monde, que vous ne puissiez payer par vous-même ou par vos amis, sans avoir recours aux aumônes de la Maison? Sinon, on vous ôterait l’habit et l’on vous rendrait au créancier, puis la Maison ne serait tenue en rien ni envers vous, ni envers le créancier.
  •  » Quatrièmement, êtes-vous sain de votre corps, atteint d’aucune maladie cachée, sauf de ce qui peut être apparent? Car s’il était prouvé que vous en étiez atteint dans la vie séculière avant que vous ne fussiez notre frère, vous en pourriez perdre la Maison, dont Dieu vous garde !
  •  » Cinquièmement, avez-vous promis ou donné à quelque homme du monde ou à un frère du Temple, ou à tout autre, de l’or, de l’argent ou autre chose, pour qu’il vous aide à entrer dans cet ordre? Car ce serait simonie et vous ne pourriez vous en disculper à l’égard de notre Maison; si vous en étiez convaincu, vous en perdriez la compagnie de la Maison. Ou si vous étiez serf de quelqu’un et qu’il vous demandât, on vous rendrait à lui et vous auriez perdu la Maison. «  Si le postulant est frère chevalier, on ne lui demande rien de cela, mais on peut lui demander s’il est fils de chevalier et de dame, si ses pères sont de lignage de chevaliers et s’il est né de loyal mariage.
  • Après on doit lui demander, qu’il soit frère chevalier ou frère sergent, s’il est prêtre, diacre ou sous-diacre, car s’il avait l’un de ces ordres et qu’il le cachât, il en pourrait perdre la Maison. S’il est frère sergent, on doit lui demander s’il est chevalier. On doit alors lui demander s’il est excommunié, qu’il soit frère chevalier ou frère sergent. Puis celui qui préside le chapitre peut demander aux anciens de la Maison s’il y a autre chose à demander; s’il disent que non, celui qui préside le chapitre dira :  » Beau frère, à toutes les demandes que nous vous avons faites, veillez bien à nous avoir dit la vérité, car, si peu que vous nous ayez menti, vous en pourriez perdre la Maison, dont Dieu vous garde ! « 
  •  » Or, beau frère, or entendez bien ce que nous vous dirons. Promettez-vous à Dieu et à Notre-Dame que tous les jours de votre vie vous serez obéissant au Maître du Temple et à n’importe quel commandeur que vous aurez ? «  Et il doit dire :  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que tous les jours de votre vie, vous vivrez chastement de votre corps ?  » Et il doit dire :  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à notre Dame sainte Marie que vous, tous les jours de votre vie, vous vivrez sans avoir rien en propre ?  » Et il doit dire :  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à notre Dame sainte Marie que vous observerez tous les jours de votre vie les bons usages et les bonnes coutumes de notre Maison, ceux qui y sont et ceux que le Maître et les prud’hommes de la Maison y mettront?  » Et il doit dire :  » Oui, s’il plaît à Dieu, sire.  »
  •  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que vous, tous les jours de votre vie, vous aiderez à conquérir, avec la force et le pouvoir que Dieu vous a donnés, la sainte terre de Jérusalem, et que vous aiderez à garder et à sauver celles qui sont tenues par les chrétiens, selon votre pouvoir?  » Et il doit dire :  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que jamais vous ne quitterez cet ordre pour plus fort ni pour plus faible ni pour pire ni pour meilleur, à moins que vous ne le fassiez par congé du Maître et du couvent qui en ont pouvoir? «  Et il doit dire  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »  » Encore promettez-vous à Dieu et à Madame sainte Marie que jamais vous ne serez en lieu ou place où nul chrétien ne soit privé à tort et sans raison de ses biens, ni par votre force ni par votre conseil?  » Et il doit dire :  » Oui, sire, s’il plaît à Dieu.  »
  •  » Et nous, de par Dieu et de par notre Dame sainte Marie, et de par monseigneur saint Pierre de Rome, et de par notre père le pape et de par tous les frères du Temple, nous vous admettons à tous les bienfaits de la Maison, qui lui ont été faits dès le commencement et qui lui seront faits jusqu’à la fin, et vous, et votre père, et votre mère et tous ceux de votre lignage que vous voudrez accueillir. Et vous aussi, admettez-nous à tous les bienfaits que vous avez faits et que vous ferez. Et ainsi nous vous promettons du pain et de l’eau et la pauvre robe de la Maison, et beaucoup de peine et de travail. « 
  • Puis celui qui préside le chapitre doit prendre le manteau, le lui mettre au cou et nouer les cordons. Le frère chapelain doit dire le psaume ci-après : Ecce quam bonum , et l’oraison du Saint Esprit, et chacun des frères doit dire le Pater noster. Celui qui le fait frère doit le relever et le baiser sur la bouche; et il est d’usage que le frère chapelain le baise aussi. Puis celui qui le fait frère doit le faire asseoir devant lui et lui dire :  » Beau frère, notre Sire a satisfait votre désir et vous a mis en aussi belle compagnie comme est la chevalerie du Temple, par quoi vous devez faire grand effort pour vous garder de ne jamais faire chose par laquelle il vous arriverait de la perdre. Dieu vous en garde! Et nous vous dirons certaines des choses qui vous reviendront à l’esprit à propos de la perte de l’appartenance à la Maison et, consécutivement, de la perte de l’habit.
  • Or, beau frère, vous avez bien entendu les choses qui vous feraient perdre la Maison, et celles qui vous feraient perdre l’habit, mais non pas toutes; les autres, vous les apprendrez et les garderez, s’il plaît à Dieu; vous les devez demander et vous en enquérir auprès des frères. Car il y a d’autres choses établies, dont on ferait justice si vous les commettiez. C’est que vous ne devez jamais blesser un chrétien, ni le frapper par colère ou par courroux, du poing, de la paume ou du pied, ni le tirer par les cheveux, ni le renverser. Si vous le frappiez d’une pierre, d’un bâton ou d’une arme tranchante, comme je vous l’ai dit ci-dessus, desquels vous le pourriez tuer ou blesser grièvement, votre habit serait en la merci des frères qui vous en priveraient ou vous le laisseraient à leur gré. Vous ne devez jamais jurer par Dieu ou Notre-Dame, par saint ou sainte. Vous ne devez jamais prendre de femme à votre service, sauf si vous êtes malade et avec permission de celui qui peut vous la donner. Jamais vous ne devez embrasser de femme, ni mère, ni sœur, ni parente que vous pourriez avoir, ni aucune autre femme. Jamais vous ne devez appeler un homme lépreux, ni puant, ni traître, ni d’autres vilaines paroles, car toutes les vilaines paroles nous sont défendues, et nous devons pratiquer toute courtoisie et bien faire en tout.
  •  » Or, nous vous dirons comment vous devez dormir. Vous dormirez désormais en chemise, braies et chausses de drap, et ceint d’une petite ceinture. Vous aurez en votre lit trois draps, à savoir un sac pour mettre la paille et deux linceuls. Au lieu d’un des linceuls, vous pouvez avoir une étamine si le drapier vous la veut donner. Le gros drap rayé est une faveur, si vous trouvez quelqu’un pour vous le donner. Vous ne devez avoir que les vêtements que le drapier vous donnera; si vous en achetiez, il en serait fait grande justice.
  •  » Or, nous vous dirons comment vous devez venir à la table, et comment vous devez venir aux heures. Vous devez venir à tous les appels de la cloche. Quand la cloche du manger sonne, vous devez venir à table et devez attendre prêtres et clercs pour le bénédicité, puis vous asseoir et trancher votre pain. Et si vous vous trouvez en un lieu où il n’y a pas de prêtre, vous devez dire un Pater noster en paix, avant que vous vous asseyiez et tranchiez votre pain; ensuite vous pouvez manger votre pain en paix et en silence, et ce que Dieu vous aura donné; vous ne devez rien demander, sauf du pain et de l’eau, car on ne vous promet autre chose. Mais, si les frères mangent autre chose, vous pouvez en demander privément. Si la viande et le poisson étaient crus, mauvais ou gâtés, vous pouvez demander qu’on les remplace; mais il est plus belle chose que votre compagnon le demande à votre place. S’il en a trop, il vous le changera, et s’il n’en a pas assez, il vous donnera autre chose à la place, soit de la viande de la Maison, soit ce qui sera disponible, et sinon vous devez vous tenir coi et patienter.
  •  » Quand vous avez mangé, vous devez aller à la chapelle après les prêtres et rendre grâce à Notre-Seigneur en silence. Vous ne devez pas parler avant d’avoir dit un Pater noster, et le prêtre les grâces. S’il n’y a point de prêtre dans la maison même ou en la plus honnête place à proximité, vous pouvez allez à votre service. Quand vous entendrez sonner none, vous devez venir à la chapelle : s’il y a un prêtre, vous devez l’écouter et, s’il n’y en a pas, vous devez dire quatorze Pater noster, sept pour Notre-Dame et sept pour le jour. Vous devez aussi entendre les vêpres et, s’il n’y a pas de prêtre ni d’église, vous devez dire dix-huit Pater noster, neuf pour Notre-Dame et neuf pour le jour. Ensuite vous devez aller souper. Quand vous entendrez sonner la cloche des complies, vous devez venir prendre la collation de ce qu’on vous apportera : le vin ou l’eau, selon la volonté du Maître. Puis, si on vous donne un ordre, vous devez l’écouter et faire ce qui vous sera commandé. Après quoi, vous entendrez complies S’il y a un prêtre et, sinon, vous direz quatorze Pater noster, sept pour le jour et sept pour Notre-Dame. Puis vous irez vous coucher. Si vous voulez donner un ordre à vos serviteurs, vous pourrez privément leur commander ce qu’il vous plaira. Quand vous serez couché, vous devez dire une patenôtre.
  •  » Lorsque vous entendez sonner matines, vous devez vous levez et, s’il y a un prêtre, les ouïr et, s’il n’y a pas de prêtre, dire vingt-six patenôtres, treize pour Notre-Dame et treize pour le jour. Ensuite, vous devez dire trentre patenôtres pour les morts et trente pour les vivants, avant que vous buviez et mangiez, ne serait-ce que de l’eau. Et vous ne devez vous en dispenser, si ce n’est par maladie de corps, car ils nous sont établis pour nos confrères, nos consoeurs, nos bienfaiteurs et nos bienfaitrices, afin que Dieu les conduise à bonne fin et leur fasse un vrai pardon. Quand vous aurez entendu les matines s’il y a un prêtre, ou dit vous-même matines s’il n’y en a pas, vous pouvez aller vous recoucher.
  •  » Quand vous entendez sonner prime, tierce et midi, l’un après l’autre, vous devez écouter le prêtre s’il y en a un, et, s’il n’y en a pas, dire quatorze patenôtres, sept pour Notre-Dame et sept pour le jour; à tierce, autant, et à midi, autant, et vous devez les dire à la suite avant de manger.
  •  » Toutes les choses que je vous ai dites, vous les devez dire. Mais vous devez dire avant les heures de Notre-Dame, et celles du jour, après, pour la raison que nous fûmes établis en l’honneur de Notre-Dame; vous devez dire celles de Notre-Dame debout et celles du jour assis. Et si vous êtes dans une maison du Temple où un frère du Temple trépasse, ou que vous mangiez du pain de la maison où le frère meurt, vous devez dire cent patenôtres pour le repos de son âme, dans les sept jours qui suivent quand vous le pourrez. Et si Dieu rappelle le Maître à lui, vous devez dire deux cents patenôtres, en quelque lieu que vous soyez, et dans les sept jours. Et vous ne devez vous dispenser des patenôtres des morts, sauf malaise, maladie de corps, comme il a été dit auparavant.
  •  » Or, nous vous avons dit les choses que vous devez faire et celles dont vous devez vous garder au risque de perdre la Maison et de perdre l’habit, ou de vous exposer aux autres peines. Si nous ne vous avons pas tout dit, quoique nous le dussions, vous demanderez le surplus. Dieu vous laisse bien dire et bien faire. Amen.  »

La  » Formule de profession  » correspond aux articles (en latin) 274 à 278 de la Règle:

  •  » Renoncez-vous au siècle? R. Je le veux. V. Déclarez-vous obéissance suivant l’institution canonique et selon les préceptes du seigneur pape? R. Je le veux. V. Promettez-vous la conversion des mœurs? R. Je le veux. «  A ce moment, on lui adresse la parole et, après, il dit tout le psaume : Que Dieu nous aide et qu’il nous bénisse (10).
  • Après, il déclare sa profession :  » Moi, N…, je veux servir avec l’aide de Dieu la règle fraternelle du Christ et de sa milice et je promets pour la vie éternelle de subir tous les jours de ma vie le joug de la règle. Et afin que je puisse tenir fermement cette promesse, je présente perpétuellement cette obéissance, en présence des frères, que je dépose de ma main sur l’autel qui est consacré à Dieu tout-puissant et à la Bienheureuse Marie et à tous les saints. Et, ensuite, je promets obéissance à Dieu et à cette Maison, de vivre sans biens propres, et de tenir la chasteté suivant les préceptes du seigneur pape et de tenir la conversion des frères de la maison de la milice du Christ.  »
  • Ensuite il se renonce sur l’autel , et, prostré, il dit  » Recevez-moi, Seigneur, selon votre parole et votre esprit. «  A ce moment-là les autres : R.  » Et ne me confonds pas dans mon espérance.  » Il dit ensuite : V.  » Le Seigneur est ma lumière. R. Le Seigneur est le protecteur de ma vie .  » Ensuite :  » Kyrie eleison, Christe eleison, Kyrie eleison. Notre Père…  » Le prêtre dit :  » Et ne nous induis pas en tentation…  » Psaumes : Je lève les yeux (121/120) ; Accorde-nous Seigneur (85/84); Sauve ton serviteur (86/85); Que ma supplication vienne à ta présence,Seigneur (119/118) ; Je suis errant comme une brebis perdue (119/118); Voici qu’il est bon (133/132); Que le nom du Seigneur soit béni (113/112); Seigneur exauce ma prière (39/38) Oraison.
  • Prions. Reçois, nous t’en prions, Seigneur, ton serviteur. Eloigne de lui l’orage de ce siècle et la couverture du diable afin que tu le défendes et le sauves des instances du siècle et qu’il se réjouisse au siècle futur et que tu lui accordes la félicité, par le Christ…
  • Prions. Dieu, qui par toi et par tous nos saints pères gardes la régularité, nous t’implorons avec bienveillance afin que par l’intercession de tous tes saints tu accordes la clémence à ton serviteur et que tu reçoives sa renonciation au siècle; que tu conserves son coeur de la vanité du siècle, que tu le fasses accéder à l’amour de sa vocation et qu’il persévère dans ta grâce, pour qu’il soit rempli de la grâce que tu lui as promise et qu’il puisse exécuter sa profession pour que, par elle, il mérite d’arriver dignement aux persévérances qu’il t’a promises. Par Jésus-Christ notre Seigneur, ton fils, qui avec toi vit et règne…
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 17 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Le rituel de « bénédiction du nouveau chevalier »

templaredituttovestito2abc.gifLe rituel de  »bénédiction du nouveau chevalier » (XIIIe
 siècle) ne peut être attribué à aucun ordre de chevalerie en
 particulier. Le rituel qui suit, correspondant à l’adoubement, en
 mode ecclésiastique, du nouveau chevalier, fait partie du premier
 livre, chap. XXVIII du Pontifical de Guillaume Durand, évêque de
 Mende, canoniste et curialiste, qui rédigea un recueil de rituels et
 textes liturgiques divers (ce Pontifical est considéré comme un miroir
 idéal de la chrétienté au Moyen âge. Ce rituel est complété par le
 chap. XXXVIII, De benedictione armorum (« bénédiction des
 armes ») du second livre.

Bénédiction du Nouveau Chevalier 

1- Dans la bénédiction du nouveau chevalier, on procède de la façon que
 voici. Le pontife, avant que ne soit dit l’évangile, bénit son
 épée en disant: 

2- Bénédiction de l’épée.  » Exauce nous t’en prions,
 Seigneur, nos prières; que la dextre de ta Majesté daigne bénir cette
 épée dont ton serviteur ici présent désire être ceint; que dans la
 mesure de ta bénédiction il puisse être le défenseur des églises, des
 veuves, des orphelins et de tous les serviteurs de Dieu contre la
 cruauté des païens; qu’il épouvante et terrifie ceux qui lui
 tendraient des pièges; accorde lui de les poursuivre dans l’équité
 et de nous défendre dans la justice. Par le Christ… » on répond:
  »Amen. » 

3- Autre bénédiction:  »Seigneur Saint, Père tout-Puissant, dieu
 éternel, par l’invocation de ton saint nom, par la venue du
 Christ, ton fils, notre Seigneur, et par le don du Saint Esprit
 défenseur, bénis cette épée afin que ton serviteur que voici, qui en
 ce jour en est ceint comme le lui accorde ta bonté, foule aux pieds
 les ennemis invisibles, soit victorieux en tout combat et demeure
 toujours sans blessure; nous te le demandons par Jésus Christ… »
 On répond:  »Amen. » 

4- On pourrait aussi dire ici les autres bénédictions des armes, que
 l’on trouve à la rubrique bénédiction des armes. Les armes ainsi
 bénites, le pontife, avant de ceindre l’épée, entonne: 

5-  »Béni soit le Seigneur mon Dieu qui éduque mes mains pour le
 combat. » Et quand on a dit les trois premiers versets suivis du
  »Gloria Patri… » le pontife dit:  »Sauve ton serviteur.
 Sois pour lui, Seigneur, une tour. Seigneur exauce… Le seigneur soit
 avec vous… Prions. » 

6- Oraison :  » Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel,
 toi qui seul mets toutes choses en ordre et les disposes comme il
 convient, toi qui, pour réprimer la malice des méchants et pour
 protéger la justice, as permis aux hommes par une règle salutaire
 l’usage du glaive sur la terre, toi qui as voulu que soit institué
 l’ordre militaire pour la protection du peuple, toi qui as fait
 que soit dit par le bienheureux Jean, alors que des soldats venaient à
 lui au désert, qu’ils n’extorquassent de l’argent à
 personne mais qu’ils se contentassent de leur propre solde, nous
 te supplions, Seigneur, et implorons ta clémence : de même que tu as
 accordé à ton serviteur le petit David le pouvoir de dominer Goliath,
 de même que tu as fait triompher Judas Macchabée de la barbarie des
 nations qui n’invoquaient pas ton nom, de la même façon accorde
 aussi à ton serviteur ici présent, qui vient de placer son cou sous le
 joug de la chevalerie, les forces de la piété céleste et l’audace
 pour défendre la foi et la justice. Accorde-lui un accroissement de sa
 foi, de son espérance et de sa charité; dispose comme il convient
 toutes choses en lui: crainte autant qu’amour de Dieu, humilité,
 persévérance, obéissance et patience en bonne mesure, afin qu’il
 ne blesse injustement personne avec ce glaive ou avec un autre,
 qu’avec lui il défende ce qui est juste et droit; lui-même est
 promu d’un état inférieur au nouvel honneur de la chevalerie; que,
 de la même façon, il dépouille le vieil homme avec ses manières
 d’agir et qu’il revête l’homme nouveau afin de te craindre
 et de t’honorer comme il faut, d’éviter la compagnie des
 infidèles, d’étendre sa charité sur son prochain, d’obéir avec
 droiture en toutes choses à sa mission et de s’acquitter
 jusqu’au bout de sa fonction au service de tous selon la justice.
 Nous t’en prions par…  » On répond :  » Amen.  » 

7- Après cela le pontife prend sur l’autel l’épée nue et la
 pose dans la dextre du récipiendaire en disant:  »Reçoit ce glaive
 au nom du Père et du fils et du Saint-Esprit et sers-t’en pour ta
 propre défense, pour celle de la sainte Église de Dieu, pour la
 confusion des ennemis de la Croix du Christ et de la foi chrétienne
 ainsi que la couronne du royaume de France(ou tel autre). Autant que
 l’humaine fragilité te le permettra, ne blesse personne
 injustement avec lui. Qu’il daigne t’accorder cela, Celui qui
 vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des
 siècles  » On répond  »Amen » 

8- Ensuite, l’épée ayant été remise au fourreau, le pontife ceint
 le récipiendaire de l’épée avec son fourreau, et l’en ceignant
 il dit:  »Sois ceint de ton glaive sur ta cuisse, ô toi qui es
 tout puissant dans le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, mais sois
 attentif au fait que ce n’est pas par le glaive, mais par la foi,
 que les saints ont vaincu les royaumes  » 

9- Ceint donc de l’épée, le nouveau chevalier la sort du fourreau
 et, dégainée, il la brandit trois fois dans sa main de façon virile,
 puis il l’essuie sur son bras et la rengaine. 

10- Cela fait, le pontife, distinguant ce nouveau chevalier à son
 caractère militaire, lui donne le baiser de la paix en disant:  »
 sois un soldat pacifique, actif, fidèle et soumis à Dieu . » 

11- Puis il lui donne un léger soufflet en disant:  »Réveille-toi
 du sommeil du mal, et sois vigilant dans la foi en Christ et dans une
 réputation louangeuse  ».  »Amen » 

12- Alors les nobles de l’assistance lui remettent ses éperons, là
 où il est de coutume que cela se fasse, et l’on chante
 l’antienne:  »Ton allure te fait remarquer parmis les fils des
 hommes; ceins ton épée sur ta cuisse, ô toi qui es très puissant.
  » 

13- Oraison :  » Dieu éternel et tout-puissant, répands la grâce de
 ta bénédiction sur ton serviteur N… ici Présent, qui désire
 d’être ceint de cet estoc remarquable (ou : que tu nous a Ordonné
 de ceindre de … ); rends-le confiant dans la force de ta dextre;
 qu’il soit armé Par tes célestes défenses contre toutes les forces
 adverses afin qu’ainsi dans ce siècle il ne soit troublé par
 aucune des tempêtes guerrières. Par le Christ…  » 

14- Enfin le pontife lui donne son étendard, là où l’on a
 l’habitude de le faire. Pour la bénédiction de cet étendard,
 chercher plus bas, après la bénédiction des armes.

Bénédiction des Armes

1. On fait de la façon suivante la bénédiction des armes et de
 l’étendard de guerre :  » Notre secours est dans le Nom du
 Seigneur… Le Seigneur soit avec vous… Prions.  » Oraison :
  » Que le signe et la bénédiction de Dieu tout-puissant, Père,
 Fils et Saint-Esprit, soit sur ces armes et sur celui qui les revêt.
 Qu’il les revête Pour protéger la justice. Nous te demandons,
 Seigneur Dieu, de le protéger et de le défendre, toi qui vis pour les
 siècles des siècles.  » On répond :  » Amen.  » 

2. Oraison :  » Dieu tout-puissant, en la main de qui se trouve
 toute pleine victoire, toi qui as même accordé des forces miraculeuses
 à David pour mettre hors de combat le rebelle Goliath, dans notre
 humble prière nous implorons ta clémence afin que par une Piété
 sanctificatrice tu daignes bénir ces armes. Accorde à ton serviteur
 N…. qui désire porter ces mêmes armes, de s’en servir librement
 et victorieusement pour la protection et la défense de notre Sainte
 Mère l’Église, des orphelins et des veuves, contre l’assaut
 des ennemis visibles et invisibles. Par le Christ…  » On répond
  » Amen.  » 

3. Bénédiction du glaive.  » Daigne bénir, nous t’en prions,
 Seigneur, ces épées et tes serviteurs que voici, qui sous ton
 inspiration désirent s’en charger, que leur piété pour toi leur
 soit un rempart et les garde sans blessure. Par le Christ ….  »
 On répond  » Amen.  » 

4. Bénédiction de l’étendard de guerre. Oraison :  » Dieu
 tout-puissant et éternel, qui es la bénédiction et la force de tous
 ceux qui triomphent, jette un regard propice sur nos humbles prières
 et, de ta céleste bénédiction, sanctifier cet étendard qui a été
 préparé pour servir à la guerre; qu’il soit fort contre les
 nations ennemies et rebelles et qu’il soit entouré du rempart de
 ta protection; qu’il soit terrible aux ennemis du peuple chrétien;
 qu’il soit assurance et confiance dans leur victoire certaine pour
 ceux qui mettent en toi leur foi. Tu es, Dieu, celui qui détruit les
 guerres et tu accordes le secours de ta céleste protection à ceux qui
 mettent en toi leur espoir. Par le Christ…  » On répond :  »
 Amen.  » 

5. Enfin il l’asperge avec l’eau bénite. 

6. Dans la remise de l’étendard on dit aussi  » Reçois cet
 étendard sanctifié par la céleste bénédiction. Que le Seigneur te
 donne la grâce, pour son nom et pour son honneur, de pénétrer
 puissamment sain et sauf avec cet étendard les bataillons ennemis.
  » On répond :  » Amen.  » 

7. Quand on le remet au porte-étendard, que celui-ci lui donne le
 baiser de paix . 

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 17 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

Saint-Matthias.

templarchurcht3.jpgLE SERMENT DES CHEVALIERS

Le monde est entraîné dans une ronde infernale. Si nous ne voulons pas être pris nous-mêmes dans cette ronde, il nous faut avoir conscience d’une autre façon de penser. 

L’être humain fonctionne à différents niveaux, génétique, culturel et personnel. Ce sont des aspects dont les racines proviennent d’un fond ancestral dont notre subconscient garde le souvenir. Nous vivons dans un tout planétaire, dans un espace qui nous entoure. Tant d’êtres désincarnés vivant et se déplacent dans cet espace. 

Pour le réaliser, il nous faut nous souvenir de notre omni conscience originelle, voir la réalité profonde de toute chose, car toute chose est Vie et Lumière. Dieu est l’âme de l’éternité. L’âme du monde qui produit les variations du devenir. L’homme est appelé par son essence divine à dominer toute chose spirituellement. 

Puisque la société actuelle est à son déclin, devant les événements ou les sentiments, nous devons remplacer la logique naturelle par une logique transcendantale, retrouver notre lumière, notre raison agissante par son pouvoir intérieur. 

En unifiant les pouvoirs de l’âme et de l’esprit, nous pouvons être certains que nous sommes sur le chemin initiatique. Soyons en harmonie avec l’univers mais surtout transformons notre désir en vouloir. C’est une longue route parfois bien difficile. II arrive que la nostal­gie de nos origines nous étreint et il se forme un arrêt en nous,… Réfléchissons que le sommeil et la mort portent en eux l’aube et l’éveil, qu’ils nous amèneront à la Connaissance si nous avons en nous assez d’amour. L’amour nous sauvera toujours de nous-mêmes et de notre indif­férence. 

L’homme a soif de divin et voudrait suivre le chemin initiati­que qui est science, foi, intelligence et sensibilité. L’être animé d’un feu vivant et d’un feu sexuel, est parfois débordé par la vie. 

Les religions peuvent nous aider maïs les religions établies se sont socialisées, sont devenues traditionnelles et peuvent être ressenties comme un simple code racial. Nous oublions trop souvent leurs origines qui expliquent presque toujours le temps présent. 

La voie ésotérique est plus simple à mon avis. On ne peut la réaliser que dans notre inconscient. Dans cet inconscient, on trouve des éléments rejetés par le conscient, refoulés par l’éducation en nous-mêmes. II peut y avoir dialectique entre le moi et l’inconscient jusqu’à former une synthèse, mais n’oublions pas que tout en étant relié au moi, l’inconscient baigne dans l’inconscient collectif ! II a un tel pouvoir sur nous dans des domaines si différents, comme la volonté de puissance, la sexualité… qu’il donne aux êtres un potentiel énergétique parfois très puissant. 

Il faut que l’inconscient passe avec ordre dans notre conscient pour que nos structures mentales communiquent avec les sphères dans lesquelles la notion de temps ou d’espace nous apparaît. 

Plus que jamais il nous faut nous accrocher à la Tradition qui est la conscience véritable de notre unité intérieure, cette Tradition que des Êtres supérieurs nous ont léguée sous des formes différentes. On la retrouve dans les mythes… dans les histoires : il était une fois… dans les images, les tableaux, ou une page musi­cale. Tout cela fait partie du message spirituel. 

A travers la science des nombres ou des idéogrammes des anciens, transformés en langage, on retrouve la révélation antique ou la révéla­tion directe que certains initiés ont reçue. Tout cela fait partie du Secret inhérent à la Connaissance qui, elle, est la communion avec l’ineffable. 

Les templiers 1avaient bien compris et ont oeuvré sur les trois plans ; physique, psychique, spirituel. Ils ont eu la révélation cosmique. 

II nous faut dépasser notre intellect pour recevoir cette révélation cosmique, le sens vital des émanations. Cela nous amènera à la libération. La recherche des étapes de cette libération et sa découverte seront le premier éveil. C’est dans la profondeur de notre âme et le silence de notre être que se fera l’union mystique et que nous la réaliserons. ! 

Je vous ai parlé assez souvent de la Tradition et particulière­ment de la tradition templiers pour ne pas revenir là-dessus. 

Je vais vous donner le serment que faisaient les Templiers, en renouvelant leurs voeux au mois de Février de notre calendrier, le jour de la Saint-Matthias. 

Ils se mettaient à genoux, formaient un cercle et réunissaient les pointés de leurs épées vers le centre. Ils pouvaient le faire par groupe de cinq ou individuellement et commençaient à l’apparition de la première étoile. 

« Dans notre âme et conscience, nous renouvelons le serment de servir Dieu et les hommes jusqu’au sacrifice de notre vie si cela était nécessaire,de relier la chevalerie au sacerdoce, A l’exemple d’un de nos maîtres Gormon 1′arménien, d’obéir à notre église Johannite en sauvegardant la tradition, d’avoir conscience de notre unité intérieure, de travailler dans l’ombre, de ne pas répandre ce qui ne doit pas être dit, d’aider notre prochain quand il est dans l’ennui. Notre fraternité d’armes doit être unie par le pouvoir et le savoir, de ne jamais faillir à l’honneur.Nous jurons de garder l’honneur, la probité, l’amour de Dieu et des hommes et de respecter notre serment. Amen » 

Vous vous souvenez certainement d’une vision que j’avais eue où vous étiez cinq réunis, il y avait Jean parmi vous et une femme que je ne connais pas, transformée en homme. 

Tous vous souvenez aussi qu’au début de notre séjour à Hermé, j’avais vu ce serment des chevaliers mais que je n’avais pas entendu les paroles échangées. 

J’ai rencontré ces jours-ci une personne qui a une propriété à Coursegoule, dans la montagne des Alpes Maritimes. En creusant son jardin, elle a trouvé une croix templière ayant une minuscule gravure au dos représentant le Temple. A côté de cette médaille, un étroit bijou en ovale fait d’un alliage, avec deux barres de séparation. Dans un petit carré une pierre rouge, dans le second une plaque de métal, dans le troisième plus rien. J’ai demandé à ce que l’on pousse les investigations mais il y a eu tant de commanderies et maisons templières dans une France pas très grande, que cela n’est pas anormal. 

Les Templiers n’ont été que deux siècles parmi nous et leur empreinte est encore visible de nos jours. Pourquoi ? Ce n’est pas le fait d’avoir souffert pendant leurs guerres. D’autres combattants depuis, ont subi aussi des guerres très meurtrières et lorsque rarement quelqu’un parle d’eux, cela n’attire qu’un sourire ému et l’on dit : c’est le passé ! Ce n’est pas non plus parce qu’ils ont édifié des églises et des bâtiments. Des bâtisseurs de cathédrales nous ont laissé des merveilles…. 

Je pense que la cause est le fait de leur initiation. J’ai ren­contré à plusieurs reprises en voyage des initiés templiers qui sont devenus au cours des âges des guides, d’autres se réincarneront encore et suivent leur Karma. Parmi eux, il y a eu de grands initiés qui étaient en contact avec des Maîtres vivant dans l’astral qui les ins­truisaient dans l’ombre. Certains de vous ont des réminiscences de ce lointain passés qu’ils voudraient faire revivre…. Un jour des documents provenant d’endroits divers comme Argigny par exemple, nous apprendront ce qu’était leur vie ésotérique réelle. 

Recherchez en vous par la méditation ou par d’autre voie le pourquoi de ce que voua sentez confusément. Vous arriverez à percer le véritable mystère des Templiers que certains connaissent mais ne peuvent dire tant que les documents n’apporteront pas la preuve irréfutable.

Publié dans:L'ordre des Templiers |on 17 octobre, 2006 |Pas de commentaires »

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