Les querelles théologiques.

CXQE.jpgLes querelles théologiques.



 

Hérésie: opinion contraire au dogme.

Schisme: opinion contraire à la discipline.

Gnoticisme: né au IIème siècle en Egypte: révélation intérieur qui permet d’accéder à la connaissance du divin et à la Rédemption.

Marcionisme: né au IIème siècle en Mésopotamie: dualisme qui oppose Dieu des Juifs à la justice vindicative et le Dieu des chrétiens + miséricordieux.

Montanisme: né au IIème siècle en Afrique: Montanus prêtre phrygien se veut la voix du Saint-Esprit apportant le message complémentaire à l’Evangile pour préparer à la fin du monde imminente. Une morale rigoriste.

Novatianisme: prêtre romain Novatien du IIème siècle qui s’oppose au pardon des lapsi (ceux qui ont renié leur foi lors des persécutions) au contraire du pape.

Le concile de Nicée en 325 le condamne.

Ebionites: IIIème siècle, ils nient la divinité de Jésus.

Artotyrites: IIIème siècle, ils célèbrent le repas eucharistique avec du pain et du fromage.

Cyrénaïques: IIIème siècle, ils nient l’utilité de la prière.

Donatisme: en Afrique de nombreux traditores (ceux qui ont livré les Livres lors des persécutions de Dioclétien), or en 311 Cécilien nouvel évêque de Carthage a été ordonné prêtre par un évêque traditores, l’Eglise d’Afrique considère que le sacrement n’est pas valable. En 312 70 évêques numides rejettent l’Eglise des pécheurs pour l’Eglise des saints et élisent Majorinus puis Donat évêque de Carthage provoquant un schisme. Cependant les autres Eglises et l’empereur Constantin reconnaissent Cécilien.

Les donatistes en appellent à un jugement par les évêques Gaulois, Constantin en 313 réunit le concile du Latran (pape préside avec des évêques Italiens et Gaulois) qui condamne Donat mais ce dernier refuse la sentence. Constantin décide de réunir un tribunal épiscopal au concile d’Arles en 314 qui condamne le donatisme + expulse du Clergé les traditores si prouvé par des actes officiels + pénitence pour les lapsi + pas rebaptiser les hérétiques + évêque > confesseur (celui qui a subit des sévices lors des persécutions sans en mourir). Donat fait appel au tribunal impérial, Constantin en 316 condamne le donatisme et par un édit en 317 ordonne aux donatistes de rendre les lieux de culte mais refus, alors Cécilien demande l’intervention de l’Etat provoquant une persécution contre les donatistes. En 321 édit d’unité de Constantin qui laisse aux donatistes les églises et la liberté de culte. Le schisme durera jusqu’au VIIIème siècle.

Arianisme: débat trinitaire: 320 opposition entre Alexandre évêque d’Alexandrie et Arius un de ses prêtres. Il reprend les doctrines subordinationistes en prétendant que les 3 personnes de la Trinité ne sont pas = ni confondus: Dieu le Père est incréé et inengendré et par là est > au Christ Fils et Verbe de Dieu car celui-ci a été créé avant la création du temps mais n’est pas éternel mais une créature exceptionnelle et pas de même substance (nature) que le Père.

Alexandre réunit en 320 un synode (les évêques d’Egypte et de Libye dépendant du patriarcat) à Alexandrie qui excommunie et chasse Arius mais celui-ci à l’appui des évêques palestiniens (tel Eusèbe de Nicomédie). Constantin essaye de réconcilier Alexandre et Arius mais n’y arrive pas, il réunit en 325 un concile œcuménique (l’épiscopat en entier) à Nicée I dont il fixe l’ordre du jour et préside.

Décision: condamnation de l’arianisme + novatianisme + paulicianisme, rédaction du symbole de Nicée (ou Credo) qui résume la doctrine officielle (Jésus engendré et non créé, de même substance que le Père donc éternel (consubstantialité)), date de Pâques établie d’après le calendrier solaire romain et non plus d’après le calendrier lunaire juif, interdiction des transferts épiscopaux, des métropolitains dans chaque chef-lieu de province. Les évêques ariens sont obligés par Constantin de signer le texte, ceux qui refusent (2 dont Eusèbe + Arius) sont exilés.

Macédonianisme: Macédonius (mort en 370) nie la divinité et la consubstantialité du Saint-Esprit.

Le concile de Constantinople I en 381 le condamne et le patriarcat de Constantinople est mis en deuxième position d’honneur après celui de Rome.

Nestorianisme: débat christologique: Nestorien (a étudié à l’école d’Antioche) évêque de Constantinople prône que Marie n’est la mère que de la nature humaine (Christotokos et non Théotokos), les 2 natures (divine et humaine) se sont unies à la naissance. Il y a donc 2 personnes dans le Christ, l’homme et le Dieu, et Marie n’est pas la mère de Dieu.

Le concile d’Ephèse (431) condamne et dit qu’il n’y a qu’une personne dans le Christ et donc Marie est mère de Dieu. Le concile de Constantinople (II (553) confirme cela en condamnant les écrits de 3 nestoriens (« Trois Chapitres »).

Monophysisme: débat christologique: en réaction au nestorianisme Eutychès (mort en 453), soutenu par l’école d’Alexandrie, a appuyé sur l’idée de l’unicité de la personne du Christ, on en est arrivé à ne plus distinguer les 2 natures. Donc 1 seule nature dans le Christ, la nature humaine a été absorbée par celle divine.

A l’intérieur de cette hérésie domine le courant Sévèrien qui admet que le Christ soit consubstantiel à Dieu et à l’homme (donc dérive de 2 natures), mais dans le Christ ne subsiste qu’une nature.

Le concile de Chalcédoine (451) condamne et définit que les 2 natures sont distinctes mais unies dans 1 seule personne. Jacques Baradaï (mort en 578) fonde l’Eglise jacobite qui reprend les thèses monophysites.

Monoénergisme (1 énergie) et monothélisme (1 volonté): débat christologique dont le but est, en 630, de refaire l’unité religieuse de L’Empire. Le patriarche de Constantinople Sergius contourne l’obstacle des natures en disant que le Christ n’a qu’une seule énergie (1 action) et l’édit impérial Psèphos en 633 interdit toute discussion (en raison de l’opposition du patriarche de Jérusalem Sophronios). Le pape Honorius I accepte Psèphos mais relance le débat avec l’unique volonté. En 638 Ekthésis définit officiellement le Foi (d’après la lettre d’Honorius I) et en 648 Typos interdit toute discussion.

Mais opposition du patriarche de Jérusalem (reprend Aristote en disant que l’on ne peut affirmer unicité de l’activité sans affirmer l’unicité de nature) + perte des provinces monophysites + opposition de Maxime Le Confesseur (prend l’exemple de La Trinité pour montre que la volonté se rattache à la nature et non à la personne, donc le monothélisme = monophysisme) + l’opposition des papes (pape Martin, avec l’aide de Maxime Le Confesseur, convoque le concile de Latran qui condamne le monothélisme mais l’empereur ne le reconnaît pas car ne l’a pas convoqué ni présidé).

L’empereur Constantin IV convoque et préside le concile de Constantinople III (680-681) qui condamne le monothélisme. Donc 2 natures + 2 volontés + 2 énergies + 1 personne (hypostase). C’est la fin de l’unité chrétienne, les monophysites se séparent. L’empereur affaiblit doit accepter que sur les monnaies le droit est l’image du Christ, on a remplacé le culte impérial par le culte de l’image.

Pélagianisme: moine breton Pélage (mort en 422) attribue un caractère tout-puissant à la volonté humaine, perfection possible sur Terre, nie la grâce et le péché originel.

Premier iconoclasme: (attention pas une hérésie car porte sur le dogme) l’empereur Léon III veut recentre l’autorité sur l’empereur (ainsi remettre l’image de l’empereur sur les 2 côtés de la monnaie) + il voit dans l’anarchie civile et le siège de Constantinople par les Arabes et l’éruption du Santorin la colère de Dieu contre le culte des images et ses excès (on prête aux images des vertus miraculeuses), dans l’Ancien Testament colère divine contre les idoles donc il faut faire une nouvelle Alliance pour éviter la déportation et l’empereur a le devoir de protéger les chrétiens. La critique ne porte pas sur la représentation mais sur la relation qu’elle suggère avec le divin.

En 730 l’édit impérial Silention condamne les images, le patriarche Germanos refuse de le signer car la décision d’interdire le culte des images ne peut se faire que par un concile et il démissionne (dès avant 730 Germanos s’était opposé à Constantin de Nacoleia sur ce sujet: le second voit dans le culte des saints un polythéisme, à quoi Germanos répond que le Christ est pleinement homme et que les saints ne participent pas à la nature divine et donc ne peuvent être confondus avec des dieux). Le nouveau patriarche suit Léon III mais pas le pape.

L’empereur Constantin V propose une doctrine iconoclaste dans Interrogations: une critique externe en montrant que la vénération des icônes est une idolâtrie, une critique interne en montrant que le Christ est 1 hypostase unissant de façon indissociable les 2 natures à la fois en les confondant et il ne peut donc être représenté (comme représentée la nature divine) donc si l’on est pour le culte des images l’on est soit monophysite (1 nature) soit nestorianiste (en représentant que la nature humaine en la séparant de celle divine), l’image est de même nature que son prototype. Le concile de Hiereia (pas de patriarches présents donc pas œcuménique) s’appuie sur la Bible + Pères + Actes des conciles + thèse impériale pour lancer un anathème contre les images. Constantin V le fait appliqué.

Les réactions hostiles: iconoclasme met en cause l’Incarnation, dénoncée l’ingérence impériale. Germanos continue à lutter, Rome, Jean Damascène est le principal défenseur des images car il vit en terre d’Islam (Palestine) pour qui le culte des images n’est pas une idolâtrie mais une référence à l’Incarnation qui rend Dieu représentable, donc le Christ parfaitement homme peut être représenté car sinon on est monophysiste (on confond les 2 natures), il distingue l’image du prototype (les honneurs rendus remontent au prototype par la vénération, et non l’adoration, de l’image), il propose une échelle de l’image.

Le concile de Nicée II (787): le pouvoir impérial revigoré amène un apaisement, Taraise accepte de devenir patriarche si un concile est réuni. L’impératrice Irène réunit un concile œcuménique qui condamne l’iconoclasme à partir de l’étude des textes sacrés (Bible, Pères, Canons, Vies des saints, récits de miracle) et des lettres de Germanos mais sans faire appel à la pensée damascienne. On assimile les iconoclastes aux Arabes et aux Juifs. On a montré quantitativement la valeur du culte des images mais sans un débat de fond, on est allé très loin en inventant une religion avec le culte des images (au départ la doctrine du pape Grégoire Le Grand semble accepté puis elle est dépassée: les images ne sont pas seulement destinées à l’enseignement des illettrés mais l’on doit les vénérer comme moyen de communiquer avec le prototype, ce n’est plus l’icône qui est à la ressemblance du prototype mais l’inverse).

Deuxième iconoclasme: retour de l’iconoclasme car défaites militaire + anciens évêques iconoclastes sont encore en place + schisme moechien + invocation de Constantin V par la foule et l’armée. L’empereur Léon V veut sauver l’Empire et pense que Dieu l’a abandonné (constate que les empereurs iconoclastes ont gagné leurs batailles et ont fondé une dynastie) et il restaure l’horos de Hiereia (Actes), le patriarche Nicéphore démissionne. Les seules persécutions touchent des moines intransigeants.

Nicéphore s’oppose en disant que le Verbe s’est circonscrit en prenant nature humaine, on peut donc le représenter, si refuser de circonscrire le Verbe s’est nier l’Incarnation et être monophysite. Pour le moine Théodore Stoudite il existe une différence entre l’image réelle (Fils image du Père) qui ne diffère pas de son modèle et l’image art ; l’icône représente le prototype pour celui qui le contemple ; le Christ est circonscrit en tant qu’homme et incirconscrit en tant que Dieu, si pas d’image on nie l’Incarnation, le Christ s’est fait homme et s’est rendu visible, il n’est pas Christ si il ne peut être représenté car alors il n’est pas homme. Donc les images ne sont pas des idoles car elles renvoient à autre chose qu’à elles-mêmes. Constantin V a confondu image et être, l’image est une simple ressemblance, la seule image consubstantielle à son prototype est celle du Fils image du Père dans la Trinité.

L’empereur met fin à l’iconoclasme en 843.

Schisme photien: le patriarche de Constantinople Ignace est élu et s’oppose aux partisans de l’ancien patriarche Méthode (il dépose Grégoire Asbestas). Asbetas fait appel à Rome pour qui l’archevêques n’est plus alors déposé mais suspendu. Or Ignace est remplacé par Photios qui est ordonné par Grégoire Asbestas encore suspendu et il reçoit tous les ordres en 5 jours (déjà des précédents mais pas conforme aux canons).

Un concile anti-ignatien, où présence des légats du pape, confirme la condamnation car désigné par un laïc sans élection. Donc si papauté approuve déposition d’Ignace alors Ignace n’a jamais été patriarche et donc Grégoire jamais déposé donc appel au pape nul et intronisation de Photios valable. Mais le pape Nicolas I confirme l’élection d’Ignace (ses partisans ont fait appel à lui) et condamne Photios car élévation trop rapide et consécration par un évêque suspendu, rejet du synode anti-ignatien. Photios envoie alors une encyclique aux patriarches orientaux où dénoncent les erreurs latines (divergences sur la discipline et la pratique) et convoque un concile qui excommunie Nicolas I en 867. Mais Photios est déposé et le concile de Constantinople IV (869-870) rétablit Ignace d’où réconciliation. Après la mort d’Ignace Photios redevient patriarche et le concile de 879-880 le réhabilite. Le pape accepte ce concile car a besoin de l’armée byzantine face aux Arabes mais la réconciliation n’est que de façade, le concile admet que chaque patriarcat conserve ses pratiques + partage du monde chrétien en 2 hiérarchies égales avec appel réciproque.

Filioque: à partir de la pensée de saint Augustin (l’Esprit procède en premier du Père qui communique au Fils son pouvoir) l’Occident de Charlemagne dit que le Saint Esprit procède du Père et du Fils, l’Orient dit que le Saint Esprit procède du Père à travers le Fils. L’Orient refuse le Filioque comme la destruction de l’équilibre de la Trinité (risque que le Père et le Fils soient 2 principes distincts et indépendants du Saint Esprit) + violation du principe voté à Constantinople I et à Ephèse interdisant de modifier le symbole de Nicée + négation de l’enseignement évangélique (Jean XV, 26 je vous enverrai l’esprit de la Vérité qui procède du Père.

Tétragamie: Début X l’empereur Léon VI interdit les quatrièmes mariages, mais avec ses 3 premières femmes il n’a pas de fils. Sa maîtresse lui en donne un, le patriarche accepte de baptiser l’enfant mais force Léon VI à se séparer de sa maîtresse. Cependant ce dernier la fait revenir et l’épouse, la patriarche lui ferme alors le portes de Sainte-Sophie et Léon VI fait appel à Rome qui lui envoie une dispense. Léon Vi force la patriarche à démissionner. A la mort de Léon VI son frère Alexandre rappel le patriarche qui excommunie tout le Clergé qui a soutenu Léon VI dont le pape. Donc schisme interne en Orient et rupture avec Rome, mais vite les liens se refont.

Schisme de 1054:

Pourquoi: pape couronne Henri II avec le globe d’or symbolisant le monde + encyclique de Photios a mis en évidence des divergences + début de la réforme ecclésiastique en Occident + querelle pour le titre de patriarche œcuménique + Italie du Sud byzantine menacée par les Normands + en Italie du Sud archevêchés de Trani (promut par Byzance) et de Bari (capitale de l’Italie byzantin) passent à l’obédience romaine.

Un lettre de Léon d’Ochrida condense les erreurs liturgiques romaines (pain azyme, carême le samedi, pas mariage des prêtres), le cardinal Humbert y voit une lettre faite par Léon et le patriarche Michel Cérulaire. Le pape Léon IX répond par une lettre adressée à Cérulaire où énumère les hérésies orientales + primauté romaine issue de la donation de Constantin (un faux) + attaque le patriarche. Cérulaire fait alors fermé les églises latines de Constantinople.

Une ambassade, sur la demande de l’empereur Constantin et de Michel (pape  et Humbert pensent alors que Cérulaire a reculé car l’empereur l’y contraint donc la situation est favorable à Constantinople pour que l’empereur lâche le patriarche), avec le cardinal Humbert de Moyenmoutier + Frédéric de Lorraine chancelier + Pierre archevêque d’Amalfi. L’ambassade apporte une lettre pour l’empereur et une lettre pour le patriarche. Le Basileus la ménage car a besoin de la Papauté contre les Normands et l’entrevue se passe bien la lettre plaisant au Basileus, mais le patriarche est hostile et l’entrevue est mauvaise:

    – sur la forme: il les reçoit entouré de son synode, on les place au rang en fonction de leur poste non en tant qu’envoyé du pape (problème de la place d’Humbert qui est placé comme titulaire du petit évêché de Silva Candida car le titre de cardinal est inconnu).

    – sur la forme: Michel ignore, ou feint d’ignorer, qu’Humbert lui a attribué la lettre de Léon d’Ochrida, pour lui il n’a écrit que la lettre de concorde jointe à celle de l’empereur, or la lettre de réponse de Léon IX condamne les rites orientaux avec des menaces d’excommunication. Il est impensable que Léon IX ait répondu ainsi à sa lettre, la lettre est donc une fausse destinée à nuire au patriarche auprès de l’empereur, le crime profite au duc byzantin d’Italie son ennemi d’où tout un roman (Argyros a confisqué la véritable lettre et remplacé par la fausse lors du passage des légats qui ne sont donc que des hommes de paille du duc) qui est faux mais Michel le croira et ne recevra plus les légats d’autant plus que la mort de Léon IX vient le conforter dans son erreur.

Humbert va alors affronter, au sujet des pratiques, le moine Nicolas Stéthatos (le patriarche évite de discuter), mais l’empereur ne peut sacrifier ses objectifs politiques et donc il force le moine à se rétracter, ceci confirme Humbert dans son appréciation erronée des rapports de force (le souci politique de l’empereur l’amènera à faire plier le patriarche).

L’ambassade excommunie le patriarche (dépose le samedi 16 juillet sur le maître-autel de Sainte-Sophie la charte), le lundi l’ambassade s’en va, Michel n’informe l’empereur que le mardi (attente de 3 jours pour avoir le soutien de la foule et du Clergé), le Basileus fait ramener l’ambassade. Le jeudi les légats doivent comparaître devant le synode qui est dévoué au patriarche, Humbert veut la présence impériale (l’empereur ne peut accepter pour des raisons politiques leurs condamnations) mais Michel refuse car ce n’est pas un concile et pas de base canonique à la présence impériale, l’empereur fait alors partir l’ambassade pour sa sécurité. Le synode se réunit et fait comparaître les interprètes, l’empereur fait porter un lettre qui recommande l’excommunication des légats et c’est ce qui arrive. Les légats ont fait une erreur d’appréciation des rapports de force. Le dimanche lecture de la sentence d’excommunication à Sainte-Sophie, elle frappe les légats et leurs conseillers mais pas le pape.

Donc la double excommunication frappe le patriarche et les légats du moment, donc entre hommes (il n’est pas rare que 2 évêques s’excommunient mutuellement). Il ne s’agit donc pas d’un schisme, mais le fossé se creuse de + en + au niveau des rites. C’est 1204 (prise de Constantinople par la quatrième croisade) qui sera la véritable rupture.

Néomessalianisme: apparaît en Anatolie au Xème siècle et est nanichéenne: la nature humaine est mauvaise, les sacrements s’ont aucun pouvoir pour le salut. Après un épreuve les initiés peuvent s’unir à qui ils veulent. Refus de la Croix et de la Vierge.

Secte des Souniens: en Orient, débat trinitaire: Fils et Saint Esprit attributs du Père.

Athinganes: en Orient, secte judaïsante mais refusant la circonsition.

Phoundagiagites: en Orient, secte dualiste.

Paulicianisme: VII-IXème siècles, manichéenne, en Orient. Refus du Clergé, de la Croix, des saints, du mariage. Le Pater est la seule prière. La communion se fait pas l’enseignement du Christ et non par l’Eucharistie. 2 branches: en Arménie Christ adopté par Dieu, en Grèce manichéenne avec Dieu mauvais créateur du monde et Dieu bon créateur du ciel). Les pauliciens sont persécutés.

Bobomiles: Xème siècle, manichéenne, en Bulgarie. Le monde terrestre est mauvais car œuvre de Satan, il faut renoncer au monde matériel. Le Christ pur esprit n’est pas mort sur la Croix mais seulement l’homme Jésus. Seul un noyau dur de fidèles peut se séparer du monde.

Orléans: en Occident, contre le sacrements, ascétisme strict.

Pélagianisme: en Occident, nie pêché originel.

Adoptianisme: en Occident à la suite de Félix évêque d’Urgel en 794.

Bérenger de Tours au XIème siècle refuse la Transsubstantiation.

Schisme d’Aquilée: VI-VIIème siècles les métropolitains d’Aquilée et de Milan (Italie du Nord) refusent de communier avec le pape nommer par l’empereur.

Ratramne nie la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, le corps du Christ dans l’Eucharistie est une figure à la ressemblance du corps historique du Christ. I

Prédestinationisme: Gottschalk moine (mort en 868) , nie le libre arbitre de faire du bien sans la grâce de Dieu qui sait à l’avance et prédestine. L’homme est prédestiné avant sa naissance au salut ou à la damnation.

Le concile de Mayence le condamne en 848.

Dulcinistes ou Apostoliques: Gérard Segarelli (1300) et Dulcrin (1307) disent qu’au règne du Père, puis du Fils, doit succéder celui du Saint Esprit qui mènerait les hommes à la perfection.

Les Vaudois: Pierre Valdès, vers 1180, marchand lyonnais, veut vivre une vie évangélique (imiter la vie des Apôtres). Il vend ses biens, vit d’aumône, sans domicile fixe, reçoit (bien que non prêtre) le droit de prêcher. Mais des abus dans sa prédication amène en 1184 son excommunication par le pape, les Vaudois critiquent le Clergé et les sacrements. Ils fondent une Eglise hérétique.

En 1205 schisme entre les Vaudois Lombards qui veulent faire un travail manuel et les Vaudois autour de Pierre Valdès qui veulent vivre des dons (pauvreté et mendicité).

Catharisme: 1170 papa Nicetas convertit en Lombardie et Languedoc en installant une hiérarchie (diacre, évêque). Un dualisme absolu (Dieu est le Bien et l’Esprit, Satan est le Mal et la Matière) en Languedoc et dans une partie de Lombardie, dualisme mitigé dans le reste de la Lombardie. Ils sont opposés aux sacrements, à la résurrection des morts (l’âme va de corps en corps jusqu’à son retour au ciel), tout ce qui est matériel est l’œuvé du démon. Par le consolamentum (imposition des mains alors que le croyant récite le Pater Noster) on met un terme à la réincarnation de l’âme, on devient un parfait pratiquant l’ascétisme (pauvreté, abstinence, chasteté).

L’Eglise tente d’abord de convaincre, puis croisade des Albigeois et Inquisition.

Jean Wyclif: théologien qui vers 1375 écrit des traités de théologie qui donnent au prince un pouvoir sans limite: seul Dieu commande et possède, le Christ a vécu pauvre pour ne pas s’approprier ce qui est à Dieu, donc l’homme n’a pas le droit de commander et posséder de biens, donc un idéal de pauvreté qui ruine l’édifice social, mais l’imperfection des hommes fait qu’une loi civile est nécessaire et le roi dirige tout même l’Eglise visible. Il va plus loin en acceptant la prédestination (distingue Eglise invisible des Sauvés et Eglise visible (institutions, sacrements) inutile), la Bible est la seule source de foi donc chaque chrétien doit y avoir accès sans intermédiaire pour atteindre l’état de grâce permettant de devenir un Sauvé, il nie la transsubstantiation.

Le concile de Constance en 1414 condamne la pensée de Wyclif et interdit la lecture de la Bible en langue vulgaire. Les Lollards sont les disciples de Wyclif.

Jean Huss: participe à la réforme de l’Eglise de Bohême, mais en 1411 hausse le ton pour critiquer le Clergé et rejette la papauté. Il pousse plus loin la pensée de Wyclif en disant que seuls les prédestinés font partie de l’Eglise.

Le concile de Constance en 1414 le juge comme partisan de Wyclif et il est brûlé. Ses disciples se divisent entre taborites (extrémistes), calixtins ou utraquistes (modérés).

Grand Schisme d’Occident: les ambitions politiques des cardinaux provoquent une division de la Papauté de 1378 à 1417. Angleterre + Saint-Empire + Flandre soutiennent le pape de Rome ; France + Espagne + Portugal soutiennent le pape d’Avignon.

Publié dans : VALEURS DE FRANCE |le 17 septembre, 2006 |Pas de Commentaires »

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